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Publié par Gilles William Goldnadel le 11 février 2019

Gilles-William Goldnadel revient sur le passage de Neill Irvin Painter, écrivain américaine, dans l’émission Quotidien, expliquant que «le blanc est stupide, il ment, il est corrompu, il harcèle les femmes…» (sic).

L

e racisme anti-blanc, ou la détestation anti-occidentale, pour l’appeler moins crûment, présente une triple spécificité.

  • La première, il est nié telle une pure chimère.
  • La deuxième, celui qui l’évoque est réprouvé et frôlerait le racisme.
  • La troisième, est qu’il est véhiculé largement par les blancs eux-mêmes.

Dans mes derniers ouvrages («Réflexions sur la Question Blanche»*, «Névroses médiatiques»*), j’ai tenté de montrer que cette spécificité a pour fondement la redoutable croyance moderne que l’homme blanc, couleur d’Adolf Hitler, avait inventé le racisme et qu’il ne pouvait donc en être la victime puisqu’il en était l’unique auteur. J’ai également suggéré que ladite croyance, d’origine traumatique, avait pénétré profondément l’inconscient collectif occidental.

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Deux événements médiatiques de la semaine écoulée sont de nature à donner quelque chair à mon ingrate thèse.

Le plus terrible, le plus consternant, habite dans le fait que les animateurs et le public se pâmaient extatiquement.

La dernière fois que je tentais une telle démonstration appuyée sur un exemple, il s’agissait de ce rappeur nommé Nick Conrad qui se proposait en chantant de pendre les enfants blancs.

Mais un journaliste du soir, sans doute rebuté par ma thèse, me fit le reproche d’avoir rendu public un geste isolé commis par un total inconnu. Étrange reproche de la part de gens qui ne répugnent pas à publiciser le moindre tag raciste ou les éructations antisémites de deux gilets jaunes avinés dans le métropolitain.

En réalité, qu’il s’agisse de Nick Conrad ou de «Nique la France», tous les prétextes sont bons pour ne pas les entendre et interpréter les indignations qu’ils suscitent pour les fantasmes pervers de la fâcheuse sphère.

Au passage, on remarquera que la justice française, une fois encore, semble bonne fille avec les méchants propos sur les blancs, puisque le rappeur lyncheur se voit menacé par le parquet de la condamnation très platonique à 500 € d’amende avec sursis.

Mais cette fois, mes détracteurs vespéraux auront quelques difficultés à prétendre que les exemples que je vais prendre auront été commis en catimini.

Le premier dévoiement médiatique à décrire se situe en effet le 8 février dans le cadre de l’émission télévisée à succès «Quotidien» animée , on le sait, par Yann Barthès.

Celui-ci recevait Neill Irvin Painter, écrivaine noire américaine et auteur d’une «Histoire des Blancs».

Dans un français bien châtié, la dame noire fustigea bien les blancs.

À partir de sa description de Donald Trump et des nombreuses turpitudes qu’elle lui prête, elle en déduisit expressément qu’on pourrait en conclure que: «le blanc est stupide, il ment, il est corrompu, il harcèle les femmes…»

Mon imagination est impuissante à décrire la réaction médiatique, politique ou intellectuelle si, à partir des actes reprochés à l’acteur noir américain Bill Cosby ou plus récemment encore à l’élu démocrate afro-américain Justin Fairfax, tous deux poursuivis pour viols, une personnalité blanche prêtait les mêmes turpitudes à l’ensemble des noirs.

Je gage, qu’à bon droit, sa réputation serait perdue à jamais.

Or le plus terrible, le plus consternant, habite dans le fait que les animateurs et le public se pâmaient extatiquement.

Pour faire bonne mesure, l’écrivaine célébrée expliqua ensuite tranquillement à son public acquis que les blancs, aux visages trop pâles pour se protéger du réchauffement climatique, devaient impérativement se croiser sans tarder avec des êtres à la peau plus brune.

Cette scène tristement ridicule aura au moins le mérite de mettre le doigt très exactement sur le mal névrotique de l’époque présente.

Et le gentil public, antiraciste forcément antiraciste, s’interdisant ordinairement d’accorder quelque importance à la couleur de peau ou à toute notion de race interdite de cité ou même d’être citée, d’applaudir à tout rompre cette injonction thérapeutique à la disparition d’une vile espèce humaine devenue trop fragile pour nos temps difficiles.

En réalité, et à ce degré d’indigence intellectuelle et morale, cette scène tristement ridicule aura au moins le mérite de mettre le doigt très exactement sur le mal névrotique de l’époque présente.

Une époque qui à la fois et en même temps traque le moindre soupçon, la moindre imputation d’a priori raciste lorsqu’il s’agit des peuples supposés victimes du racisme blanc et s’autorise les préjugés les plus grossiers et stéréotypés jusqu’à l’appel à la disparition lorsqu’il s’agit de ces gens supposément détenir le monopole du racisme pour l’avoir inventé.

La même semaine, un autre exemple montre que cette pathologie névrotique de la dilection pour l’altérité ne concerne pas, loin s’en faut, la télévision populaire mais que le monde intellectuel ou qui se prétend tel est également frappé. C’est ainsi que France Culture considère désormais que le racialisme est une pensée politique dont on devait débattre tranquillement le 7 février, y compris avec cette dame noire d’Amérique qui n’aime pas trop les blancs. Mieux encore : sur son Twitter, notre radio culturelle de service public reprenait à son compte la théorie racialiste : «Penser la question Blanche, c’est être capable de se questionner sur une partie de l’identité française. Prendre conscience par exemple qu’être blanc est un privilège, le blanc n’ayant jamais eu à se poser la question de la couleur de sa peau.».

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Racialisme obsessionnel, racisme anti blanc stupide sur la radio d’État : un «babtou» qui se fait frapper en banlieue ou des policiers blancs lynchés comme cela est arrivé un 31 décembre à Champigny, des fermiers blancs assassinés en Afrique du Sud ou au Zimbabwe, des privilégiés, vraiment ?

Et inversement, un noir au Togo se pose donc tous les jours la question de sa couleur de peau ?

Bref, pour mesurer cet indigénisme indigent qui s’étend, je recommande la lecture édifiante de l’article publié le 6 décembre 2018 par Matthieu Aron dans l’Obs et intitulé «Menace décoloniale à l’université». Je citerai l’introduction: ««Racialisé», «Racialisation» «Islamophobie»… Ce vocabulaire qui s’est installé dans le débat public, est issu d’une mouvance qui gagne du terrain dans les facs. À tel point que les opinions divergentes n’osent plus s’exprimer…»

Le pire du pire, ce sont ces sombres idiots à la peau pâle qui tirent un masochiste et raciste plaisir à se haïr la peau.

D’évidence, cette menace «décoloniale» a pris confortablement ses quartiers à Radio France.

Mais le pire, dans ces théâtres de la sottise populaire ou prétentieuse, n’est pas que telle raciste noire anti-blanc ou telle militante islamo-gauchiste des Indigènes de la République puisse exprimer ses méchancetés.

Le pire du pire, ce sont ces sombres idiots à la peau pâle qui tirent un masochiste et raciste plaisir à se haïr la peau.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Gilles-William Goldnadel. Publié avec l’aimable autorisation du Figaro Vox.

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