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Publié par Jean-Patrick Grumberg le 13 février 2019


« Comment je suis devenue la lesbienne détestée des LGBT de Baltimore », raconte Julia Beck sur le blog After Ellen (1), parce qu’elle a eu le courage d’affronter le politiquement correct de son milieu, et refusé de dire « elle » pour un transsexuel.

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La communauté LGBT ne peut même pas échapper à la fureur qui accompagne l’utilisation incorrecte des pronoms de genre.

Julia Beck, la lesbienne activiste qui défend la réalité biologique contre la propagande LGBT

Julia Beck, militante lesbienne et ancienne membre de la Commission LGBTQ à la mairie de Baltimore, s’est volontairement mise dans le pétrin après avoir intentionnellement appelé un violeur masculin « il » quand « il » se considère comme une femme transgenre.

« J’ai été renvoyée de la commission LGBTQ du maire de Baltimore en tant que seule lesbienne, explique Beck, simplement pour avoir énoncé des faits biologiques. « Après un mois de chasse aux sorcières, j’ai été reconnu coupable de « violence ». Mon crime ? « Utilisation de pronoms masculins pour parler d’un violeur condamné qui s’identifie comme transgenre et préfère les pronoms féminins. »

Beck explique que la folie de la commission LGBTQ de Baltimore est à ce point délirante que pour ses membres, utiliser des pronoms de genre incorrects est plus violent et plus grave qu’un violeur masculin qui a infiltré une prison pour femmes en réclamant s’identifier en tant que femme, pour ensuite perpétrer d’autres viols.

Peu importe qu’il ait agressé sexuellement deux femmes dans une prison pour femmes après y avoir été transféré en raison de son « identité sexuelle », a-t-elle poursuivi. « C’est bien plus criminel d’appeler un violeur « il » que pour lui de violer. »

La militante lesbienne a été traînée devant la Baltimore Transgender Alliance (BTA) pour faire évaluer sa « capacité physique en tant que leader » et elle a décrit son expérience comme « la pire qu’on puisse imaginer ». Le président du BTA, Ava Pipitone, un homme qui s’identifie comme une femme et une lesbienne, et dont le mot favori est « inclusion » a accusé Beck de « transphobie », il l’a excommuniée et tout est parti de là.

« Le sexe biologique, c’est du passé, ça n’existe plus », a dit le président.

Beck a alors répondu : « Comment peut-on être homosexuel, si le sexe n’existe plus ? »

Après son expérience à la réunion du BTA, Beck a accusé la lettre « T » de LGBTQ d’ « éclipser entièrement les L, les G et les B ».

Beck explique :

Il n’y a pas d’endroit sur la côte Est aussi « Queer » que Baltimore, dans le Maryland. Dans cette ville, les micro-identités sont aussi courantes que les rats. La teinture bleue des cheveux et les tatouages agissent comme capital social. Ils garantissent des amitiés et la protection politique.

Se dire « Queer » [un terme complexe qui recouvre différents sens selon qui le prononce, et qui récemment encore était péjoratif et voulait dire pédé], c’est s’assurer une table avec les huiles locales.

Et si vous n’êtes pas au courant, sachez qu’être gay, ce n’est plus assez cool. Bien sûr, les gays se sont battus pour être acceptés comme normaux, et non comme des « bizarreries déviantes », ce qui est une des définitions littérales de « queer ».

Elle continue :

Les lesbiennes sont des femmes homosexuelles, des femmes qui aiment les femmes, mais nos espaces, nos ressources et nos communautés sont sur le point de disparaître. Notre définition même a été capturée et rendue insignifiante par des gens qui se disent « queer ».

Cette année, pour vérifier, je me suis rendue dans les cafés du quartier et les soirées souterraines et j’ai demandé : « Qu’est-ce qu’une femme ? ». Les réactions que j’ai eues ont été plus dures que ce à quoi je m’attendais. Je suis devenue la lesbienne la plus détestée de Baltimore.

Des gens en qui j’avais confiance m’ont dit de « mourir dans un incendie » parce que j’ai nommé des hommes « hommes »

Les coups, ce n’est pas nouveau pour moi. Après l’université, j’ai été mise à l’écart de plus de milieux sociaux que le violeur de femmes qui s’est fait passer pour un transsexuel.

Mon crime était de poser des questions comme : « Pourquoi on appelle un homme : « Femme de l’année » ? ».

J’ai même perdu ma meilleure amie après avoir refusé de m’appeler « cisgender ».

Les membres de ma fraternité mixte m’ont qualifiée de « dangereuse » et ont encouragé les nouveaux initiés à m’éviter à tout prix.

Des gens en qui j’avais confiance m’ont dit de « mourir dans un incendie » parce que j’ai nommé des hommes « hommes ».

Conclusion

Julia Beck, avec un courage rarissime dans son milieu finalement bien tristement conformiste, a également dénoncé les tactiques de la gauche pour inclure les enfants dans cette opération de destruction du genre.

J’ai toute ma vie, à la fois facilement accepté l’homosexualité des autres, et détesté les hommes homosexuels aux manières outrancièrement féminines, tout comme les lesbiennes hommasses. Etrangement, Julie Beck tient le même raisonnement que le mien, et nous ne pouvons pas être plus éloignés l’un de l’autre. Elle écrit, pour décrire Ava Pipitone : « Il ressemble à une caricature de la féminité, avec des maniérismes ouvertement démesurés et des trémolos forcés dans la voix.

Le témoignage de Julia Beck nous apprend que lorsqu’on s’écarte de la nature de l’homme, il n’existe plus de limites, et ceux qui poussent l’homme dans la mauvaise direction ne s’arrêtent jamais. Enivrés par leur obsession à remplacer Dieu pour faire un monde à leur image, fabriquer un homme, une nature, un univers nouveaux, rien ne sera jamais assez pour eux, parce que les limites de la norme et de la morale ne s’appliquent plus, les digues sont brisées.

Son témoignage nous dit autre chose : à force de totalitarisme politiquement correct, plus personne, dans les jeunes générations, n’a la force d’oser avoir ses propres mots et ses propres pensées, et le risque d’être socialement rejeté est devenu leur seconde nature.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

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  1. After Ellen
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