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Publié par Ftouh Souhail le 15 février 2019

Il y a assurément deux discours de la Tunisie à l’étranger, un pour l’Occident et un autre pour les Iraniens. Son nouvel ambassadeur à Téhéran affirme, devant le président iranien, que son pays s’est inspiré en 2011 de la Révolution iranienne de 1979. 

Le président iranien Hassan Rowhani a reçu, samedi 2 février 2019, une copie des lettres de créance du nouvel ambassadeur de Tunisie à Téhéran, Tariq al-Batayeb. Les deux parties ont discuté de questions d’intérêt commun, a rapporté l’Agence de presse Defa.

Hassan Rowhani a souligné qu’il n’y avait pas d’obstacle pour l’Iran au développement des relations entre les deux pays dans tous les domaines économique, politique et international dans le cadre de la coopération avec la Tunisie en tant que pays ami et musulman.

Le président Rouhani a déclaré que l’Iran et la Tunisie pouvaient coopérer dans divers domaines de la culture, de la science et des communications, soulignant la nécessité d’utiliser les capacités des deux pays pour développer leurs relations économiques et d’encourager le secteur privé iranien et tunisien à développer leur coopération.

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La Tunisie espère relancer son économie moribonde en faisant du business avec les mollahs qui détournent tous les revenus iraniens pour soutenir le terrorisme régional.

Pour sa part, le nouveau ambassadeur tunisien Tariq al-Batayeb a évoqué «la victoire de la révolution tunisienne de 2011, considérant qu’elle s’inspirait de la Révolution islamique iranienne, qui tirait son pouvoir du peuple basé sur la rationalité, la paix et la logique islamique».

Il a également évoqué les efforts déployés pour développer les relations entre l’Iran et la Tunisie afin de protéger les intérêts des deux pays et de défendre les intérêts des musulmans et du monde islamique.

Les deux pays affirment qu’ils vont cordonner leurs efforts pour soutenir la cause terroriste palestinienne, sachant que la Tunisie est candidate au poste de membre non permanent du Conseil de Sécurité de l’ONU pour le mandat 2020-2021.

Le choix se fera en juin 2019 et la Tunisie compte sur les efforts iraniens pour convaincre tous les pays musulmans de l’Assemblée générale lors du vote.

Tunis veut un sommet arabe pour la Palestine

Le président tunisien, Baiji Kayed Al-Sibsi, a déclaré clairement le dimanche 10 février 2019, lors de sa rencontre avec le président palestinien Mahmoud Abbas, que le prochain sommet arabe prévu en Tunisie sera une occasion pour discuter les moyens de soutenir les Palestiniens.

Il a ajouté que la cause palestinienne sera au centre des préoccupations lors du sommet arabe qui se tiendra en mars 2019 à Tunis.

La Tunisie rêve de désolidariser les riches pays arabes sunnites du Golfe du rapprochement récent avec Israël.

Sur les campus en Tunisie, les ONG pro-iraniennes banalisent la haine de l’Occident

Le nouveau ambassadeur tunisien ne se trompe pas. La chute du régime modéré de Zine el- Abidine Ben Ali a été une occasion, durant ces huit dernières années, pour renforcer l’entrisme iranien.

On voit désormais de plus en plus, dans les établissements universitaires de ce pays méditerranéen autrefois modéré, que la haine des pays occidentaux est totalement banalisée. L’idéologie iranienne gagne du terrain auprès des étudiants en Tunisie qui reprennent le narratif palestinien.

Au final, c’est toute une génération de jeunes adultes qui adopte ce bagage idéologique.

Le puissant courant idéologique iranien est également adopté et relayé par les “progressistes” laïques. Dans ces milieux, l’Etat juif est contesté, conspué, accusé de la persécution des Palestiniens qu’on compare à l’Occupation.

La cause palestinienne est bien la locomotive de haine de l’Occident chez les islamistes comme chez les laïques en Tunisie, entraînant dans son sillage d’autres formes d’extrémisme, comme l’extrémisme de gauche.

Des tracts, en arabe, soutenant la politique du régime autoritaire iranien sont distribués dans les universités tunisiennes. Ils font la promotion de l’Ayatollah Ali Khamenei, le Guide suprême iranien

Chaque fois qu’un événement pro-palestinien est organisé dans les universités tunisiennes, des tracts sont diffusés sur les campus.Vous y regardez de plus près, vous trouvez des citations du Guide iranien contre « la soumission aux Américains », « la lutte contre l’Etat juif » et « la résistance contre les sionistes », ainsi qu’on peut le lire sur le trac ci-dessus.

Les tracts sont offerts par des ONG locales téléguidées par Téhéran et distribués par des petites équipes de jeunes étudiants qui suivent et soutiennent la cause terroriste palestinienne.

Le message sur ces prospectus n’est pas répréhensible aux yeux du gouvernement tunisien et ne représente pas une infraction à la loi en tant que telle.

Un événement à Tunis organisé par la Commission nationale de soutien à la résistance arabe, à l’anti-normalisation et au sionisme, une ONG proche de l’Iran.

Le plus grave est qu’un parti politique en Tunisie, le Courant populaire, ayant des députés au Parlement, a envoyé depuis 2013 des jeunes pour combattre aux cotés du Hezbollah en Syrie.

Ce parti laïque de gauche, qui est clairement à la solde du régime des
mollahs, dispose d’une branche militaire active en Syrie qui est sous les ordres des forces pro-Iran fidèles à Bachar Assad.

La député Mahrzeya Al-Obeidi, membre de l’Assemblée du peuple, a dénoncé l’année dernière l’enrôlement des mercenaires tunisiens dans des milices pro-Assad en Syrie.

Elle avait déclaré à une radio locale Radio Med, le 9 novembre 2018, que des « bataillons secrets de gauche » avaient été formés pour combattre avec le régime syrien.

En fait référence à une brigade portant le nom de « Mohamed Brahmi » (leader de la gauche tunisienne assassiné en 2013) qui est impliquée dans la guerre syrienne comme soi-disant « mouvement de la Résistance ».

L’Iran et son allié chiite libanais procéderaient à la formation militaire et à l’armement des combattants de cette brigade tunisienne.

Cette milice est active dans la zone Est d’Al Bukamal, sur le frontière Est de la région de Deir Ezzor près de la frontière avec l’Irak, sur les rives de l’Euphrate. Elle est sous le commandement d’un officier haut gradé d’origine iranienne et des combattants de la Division afghane Fatemiyoun, qui est financée, équipée et entraînée par les Gardiens de la Révolution iranienne.

Une des rares photos de cette brigade tunisienne laïque en Syrie soutenue par l’Iran

Cette brigade, qui compte entre 45 et 55 éléments, est susceptible de tomber sous les sanctions américaines pour son soutien aux dirigeants terroristes iraniens et leurs alliés comme le Hezbollah. De plus elle se retrouve complice des massacres contre la population sunnite syrienne locale.

La Tunisie est, bien sûr, un enjeu géopolitique de moindre importance que ne peut l’être l’Iran. Mais en dépit de sa taille modeste, la Tunisie pourrait devenir une base avancée du terrorisme iranien en méditerranée.

Dans les deux pays, la jeunesse est confrontée d’ailleurs à des conditions de vie toujours plus dures. Dans les deux nations les jeunes de moins de 30 ans représentent presque 50 % de la population totale.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Ftouh Souhail pour Dreuz.info.

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