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Publié par Jean-Patrick Grumberg le 18 février 2019

Le Premier ministre israélien vient de bloquer 139 millions de dollars destinés à l’Autorité palestinienne, parce qu’ils servent à salarier les terroristes, leurs familles, et à encourager d’autres « vocations ».

Le Cabinet de sécurité israélien a décidé hier (dimanche 17 février 2019) d’appliquer la loi sur le gel des fonds de l’Autorité palestinienne, approuvée par la Knesset en juillet 2018, et de déduire 502 697 000 de shekels (139 millions de dollars) des fonds que l’État d’Israël doit transférer à l’Autorité palestinienne.

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Les responsables de la sécurité ont présenté des données selon lesquelles, en 2018, l’Autorité palestinienne a transféré ce montant aux terroristes emprisonnés en Israël et à leur famille ainsi qu’aux prisonniers libérés. Il a donc été décidé de geler le même montant de fonds provenant des recettes fiscales qu’Israël perçoit pour l’Autorité palestinienne.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahou a chargé les responsables de la sécurité d’intensifier les contrôles sur les paiements supplémentaires de l’Autorité palestinienne liés au terrorisme, y compris ceux aux terroristes et à leurs familles. Le montant gelé sera mis à jour en fonction des informations reçues.

A cela, les dirigeants palestiniens ont déclaré que, s’ils devaient choisir entre le financement des écoles, des hôpitaux, des salaires du gouvernement, des infrastructures ou des terroristes, les terroristes étaient la priorité absolue. (Bien entendu, ils ne les appellent pas terroristes, mais vous savez, un chat, c’est un chat).

La paix, quelle paix ?

Parce que le terrorisme est considéré comme le mode de fonctionnement banal des Arabes de Palestine, une question importante n’est plus posée : quels signes concrets, quelles indications les Arabes palestiniens donnent-ils à leurs voisins israéliens qu’ils veulent la paix avec les Juifs ? Quelle preuve avons-nous qu’ils cherchent à faire la paix ? La réponse : aucune.

La communauté internationale parle de paix, Jared Kushner, le gendre du président Trump et envoyé au Moyen-Orient parle de paix, l’UE et l’ONU parlent de paix, Netanyahu parle de paix et les Israéliens veulent la paix. Mais les Arabes ? L’OLP ? Je n’ai pas vu leurs efforts et leurs appels à la paix. Et ne parlons pas du Hamas et du Jihad islamique qui contrôlent la bande de Gaza…

Notre ami et spécialiste géopolitique Albert Soued résume bien cette réalité.

Les obstacles fondamentaux [au plan de paix] sont de taille :
• idéologie : de nombreux versets du Coran sont anti-judaïques et préconisent l’élimination des Juifs.
• société : les écoles de la plupart des pays arabo-musulmans enseignent la haine du juif et d’Israël. »

 » A ces obstacles, précise Albert Soued, s’ajoutent les problèmes de souveraineté, de territoire, de frontière … d’un éventuel état palestinien. »

La décision de bloquer des fonds destinés à encourager le terrorisme, le gouvernement Netanyahu aurait dû la prendre depuis longtemps. Les contraintes géopolitiques – essentiellement l’hostilité forte de l’ex-président Obama, et le danger létal que lui et son clown maléfique John Kerry ont fait peser sur Israël et la région en signant un terrible accord avec l’Iran – ne le lui permettaient pas.

Cette page noire pour l’Amérique a été tournée. Le Congrès américain a voté en mars 2018 une loi (Taylor Force Act) qui interdit de verser une aide financière tant que l’Autorité palestinienne donnera de l’argent à des terroristes. Trump l’a signée parce qu’il est le président le plus pro-israélien et le plus grand ami des juifs que l’Amérique ait porté (et si Bernard Henri Levy n’était pas si aveuglé par l’idéologie, son intelligence lui serait largement assez suffisante pour examiner les faits au lieu de raconter des âneries). Obama lui, aurait refusé de signer la Taylor Force Act.

Un Etat palestinien ? Mon œil !

La gauche se dit « inquiète » sur l’avenir. Elle s’imagine que la solution à deux Etats est la clef du problème. Elle agite l’épouvantail d’une solution à un seul Etat mixte qui signera la fin d’Israël parce que les juifs se retrouveront en minorité. Elle joue sur les peurs – au fait, cela s’appelle de la démagogie – pour forcer la majorité des Israéliens à penser comme elle. Elle dit qu’il n’y a pas de troisième solution. Elle se trompe. Il existe de nombreuses solutions, mais la gauche ne veut pas – ou ne peut pas les voir. Et la droite ne peut pas ou ne veut pas les formuler. Surtout, ils ignorent – ou font mine d’ignorer s’ils ont un peu d’éducation politique – que les Arabes ne veulent pas d’un Etat juif.

Un Etat ? Les Arabes ont refusé 7 fois

  • En 1917, la Déclaration Balfour a non seulement créé une patrie juive, mais a également exigé que rien ne soit fait pour porter préjudice ou perturber les communautés arabes sortantes. Les Arabes se sont-ils réjouis de l’opportunité ? Non. Ils ont fait ce qu’ils ont toujours fait et continuent à faire jusqu’à … cette semaine en fait : ils ont déclenché l’émeute de Nebi Musa en avril 1920. Des Palestiniens des villes voisines ont afflué en masse et fomenté un djihad contre les Juifs de Jérusalem. Le maire de Jérusalem (qui était musulman) aurait déclaré : « Si nous n’utilisons pas la force contre les sionistes et contre les Juifs, nous n’en serons jamais débarrassés. »
  • En 1937, la Commission Peel, sous la direction de Chaim Weizmann, a fait pression en faveur d’une solution à deux États. Les Juifs se sont vus offrir un petit territoire sur la côte, de Tel-Aviv au nord, représentant environ un cinquième du territoire du mandat restant. Les Arabes palestiniens, ont reçu la proposition, pour leur propre État, de prendre les quatre cinquièmes restants. Cela ne les a pas satisfaits. Ils ont rejeté le plan. Puis ils ont de nouveau eu recours au djihad, que les Britanniques ont ensuite réprimé.
  • En mai 1948, l’ONU a recommandé un plan de partage à l’Assemblée générale et la création de deux Etats : un pour les juifs, un pour les Arabes. Les sionistes, de bonne volonté, ont déclaré leur accord presque immédiatement. Fidèles à eux-mêmes, (certains disent à tort qu' »ils ne ratent jamais une occasion de rater une occasion » – comme s’ils voyaient les choses avec les mêmes yeux que les Occidentaux !), les Palestiniens refusèrent le plan de partage et un pays, et dirent que des « fleuves de sang » vont noyer les juifs. L’Armée de libération arabe nouvellement formée fut envoyée pour annihiler les Juifs.
  • En 1993 lors des Accords d’Oslo, les Palestiniens se sont vu offrir tout ce qu’ils désiraient par des lettres de reconnaissance mutuelle. Arafat a claqué la porte et refusé de signer.
  • En 2000 à Camp David, Ehud Barak a accepté les frontières proposées par Bill Clinton. L’accord aurait établi un État palestinien en Judée Samarie et Gaza avec Jérusalem-Est comme capitale palestinienne. Une fois de plus, Arafat s’est rétracté et a déclenché la seconde Intifada.
  • En 2005, Ariel Sharon décidait qu’il n’était ni économiquement ni militairement possible pour Israël de gouverner 1,1 million de Palestiniens à Gaza. Sharon a démantelé toutes les communautés juives et rappelé l’armée israélienne aux frontières de 1967. Il a laissé derrière et en bon état les serres construites par Israël pour que les gens créent une industrie d’exportation agricole et relancent leur économie. Fidèles à eux-mêmes, les Palestiniens n’ont pas profité de l’Etat qu’ils pouvaient créer à Gaza. Ils ont détruit les serres, et ont déclenché une vague de milliers d’attaques à la roquette contre des cibles civiles en Israël, puis un interminable conflit. Et ils n’ont certainement pas construit un pays.
  • En septembre 2008, Ehud Olmert a présenté au président palestinien Abbas un autre plan de partition. Il y avait une carte détaillée d’un futur État palestinien, avec un échange de terres convenu d’un commun accord. Les Palestiniens obtenaient toute la Judée Samarie et Gaza d’avant la guerre de 1967. Olmert leur a même proposé de diviser Jérusalem. Abbas a pris la carte avec lui, il est rentré à son bureau pour un examen plus approfondi et il n’a jamais – ne serait-ce que répondu à la proposition – et de sept refus.

Pourquoi la solution n’est pas une solution

Rechercher une « solution » au conflit est fondamentalement anachronique et décalé de la réalité. Poser la question d’une solution, que ce soit 0, 1, 2 ou 3 Etats n’a pas de sens. Le concept même de solution est faux aux oreilles des Arabes.

Après la diplomatie, l’empathie, les concessions, Israël a lancé un défi astucieux : il a demandé en 2010 aux créatifs israéliens, aux agences de marketing et de publicité, de proposer des idées pour régler le conflit. Rien n’est sorti des cartons.

Puis quelques années plus tard, Tel-Aviv a organisé une rencontre informelle, un face à face entre jeunes Israéliens et Arabes, en leur demandant de proposer leurs solutions. Ce fut une impasse.

Vouloir la paix avec les Palestiniens, c’est exactement le même travers que les néoconservateurs qui voulaient installer ou imposer la démocratie en Irak et ailleurs dans les pays arabes : la démocratie est un concept occidental qui ne correspond pas plus à leur culture que l’idée de « solution » et de paix avec les juifs.

Les Frères musulmans égyptiens étaient à deux doigts de déchirer le traité de paix avec Israël. Ils envisageaient de le remettre en cause lors d’un référendum (1). Leurs plans ont échoué car ils ne sont pas restés au pouvoir, mais il montre que pour les musulmans, le concept de paix n’a pas la signification durable qu’il a pour l’Occident. En fait, le concept n’existe même pas…

Après un an de négociations indirectes par l’intermédiaire de la Turquie, il est apparu qu’Erdogan a fait capoter les négociations et n’a pas laissé Assad faire la paix avec Israël – ce qui aurait débouché sur une paix avec le Liban.

Le peuple jordanien exige régulièrement la fin du traité de paix avec Israël, et le roi le ferait peut-être, s’il n’avait pas si peur de la menace islamiste d’un côté, et de la crainte de perdre le soutien et les milliards d’aide américains de l’autre.

Dans l’islam, la paix n’existe pas

Pour les arabes, il existe trois concepts seulement pour couvrir les relations internationales, et la paix avec les juifs n’en fait pas partie.

  1. dar al-islam (littéralement, territoire de l’Islam), qui indique les régions où la loi islamique prévaut.
  2. dar al-sulh (territoire du traité), qui désigne des terres non islamiques qui ont conclu un armistice – un arrêt temporaire des hostilités – avec un gouvernement musulman.
  3. dar al-harb (territoire de guerre), désignant les terres non islamiques adjacentes, qui devront accepter l’Islam.

Vous voyez la paix, dans une de ces trois catégories ?

Pour nous, un traité de paix est un accord entre deux ou plusieurs parties hostiles, généralement des pays ou des gouvernements, qui met officiellement fin à un état de guerre entre ces parties. La religion n’entre pas en considération. Il n’est pas requis d’une des parties d’adopter la loi religieuse de l’autre.

Des deux côtés du spectre politique – et même en dehors des cercles politiques, nous sommes tous faussés par au moins deux travers.

  1. Nous éprouvons d’immenses difficultés à raisonner totalement par nous-mêmes et de façon indépendante, car nous sommes influencés par nos affinités politiques et la confiance que nous accordons à ceux, dans notre camp, qui sont supposés « savoir mieux que nous ».
  2. Pire encore, nous prenons pour argent comptant que nos vœux raisonnables sont tellement évidents, que les Arabes, forcément, les voient pour ce qu’ils sont ; qu’ils sont assez raisonnables pour être acceptés par les Arabes de bonne foi. Et si nous nous trompions ? Et s’ils étaient considérés comme un signe de faiblesse dont ils doivent profiter en exigeant toujours plus ? Rien ne confirme que les Palestiniens trouvent raisonnable de faire la paix : les sondages effectués chez les Palestiniens que j’ai lus depuis 10 ans disent tous le contraire (2). Les déclarations publiques des dirigeants traduites de l’arabe par Memri ne laissent aucune place à l’interprétation : aucun Arabe palestinien ne veut faire la paix avec un Etat juif en Palestine.

Conclusion

Alors que la conférence de Varsovie sur le Moyen-Orient vient de se terminer par l’annonce que le tant attendu plan de paix historique de Trump sera présenté le 9 avril prochain, il n’est pas très politiquement correct de le rappeler, mais les Arabes n’aiment déjà pas beaucoup les juifs, et l’idée qu’ils soient revenus s’installer sur leurs terres ancestrales, alors que l’islam doit régner sur cette région, cela leur est religieusement impossible à accepter.

Et c’est hélas le plus petit dominateur commun du conflit.

Le reste est du bavardage.

Je ne déteste pas bavarder – de tout, de rien dans l’air du vent – aussi léger que la solution de paix avec les Palestiniens.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

  1. Haaretz
  2. pcpsr.org

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