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Publié par Magali Marc le 20 février 2019

Andrew McCarthy a analysé l’interview accordée par McCabe à l’émission télévisée 60 Minutes.

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Mais avant même que l’émission ne soit diffusée dimanche passé, Andrew McCarthy avait déjà remarqué que Rosenstein avait tenté de nier qu’il aurait proposé, comme le raconte McCabe, d’enregistrer clandestinement les propos du Président Trump afin de prouver qu’il serait incompétent.

Pour les lecteurs de Dreuz, j’ai traduit l’article d’Andrew McCarthy* paru sur le site de Fox News, le 16 février.

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McCabe, Rosenstein et la vérité sur leur tentative de Coup d’État s’appuyant sur le 25e Amendement

Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi les gens détestent les avocats ? Prenez, par exemple, le faux démenti du procureur général adjoint, Rod Rosenstein, concernant sa participation aux discussions sur une tentative de coup d’État contre le président dûment élu des États-Unis. Cette histoire resurgit à cause du battage médiatique autour du lancement d’un nouveau livre d’Andrew McCabe, l’ancien directeur adjoint du FBI.

M. McCabe a évidemment été congédié après qu’une enquête de l’inspecteur général eut révélé qu’il avait divulgué des renseignements d’enquête et qu’il avait ensuite menti à ce sujet. Son cas a été déféré au Ministère de la Justice afin de déterminer s’il doit être poursuivi pour fausses déclarations.

Il ne fait aucun doute que, lorsqu’il était directeur intérimaire du FBI, après que le président Trump eut congédié le directeur James Comey en mai 2017, McCabe s’est acoquiné avec Rosenstein afin de réfléchir à divers scénarios envisageables de destitution du président.

Mais cela nous le savons depuis six mois – depuis que le New York Times a publié son reportage explosif.

En fait, à l’époque, j’avais écrit une chronique à ce sujet pour le National Review intitulée « Rod Rosenstein’s Resistance – weasel words, weasel moves from an emotionally overwrought deputy AG eager to ingratiate himself with Democrats » [La Résistance de Rod Rosenstein – les mots et les actions ambigus d’un procureur général adjoint, sur les nerfs, désireux de s’insinuer dans les bonnes grâces des Démocrates].

Les reportages de cette semaine n’apportent pas vraiment de nouvelles révélations. Cette histoire est du remâché, qui ressort parce que cette fois, CBS espère générer des cotes d’écoute pour son interview de McCabe qui sera diffusée lors de l’émission « 60 Minutes » dimanche soir, à l’occasion de la tournée qu’il entame pour promouvoir son livre.

Mettons les choses en perspective.

Il y a eu beaucoup de commentaires cette semaine sur la question de savoir si McCabe et Rosenstein se préparaient sérieusement à une tentative de coup d’État ou si, au lieu de cela, les discussions sur l’invocation du 25e amendement et peut-être l’usage d’un micro caché afin d’enregistrer secrètement les propos du Président étaient simplement de l’humour noir.

La vérité est quelque part entre les deux : ces conversations n’étaient pas pour blaguer, mais l’idée était farfelue.

Personne ne semblait d’humeur à plaisanter lorsque ces discussions ont eu lieu. McCabe était en train d’ouvrir officiellement une enquête criminelle sur le président, et Rosenstein s’inquiétait de la nomination possible d’un avocat spécial.

McCabe et les dirigeants du FBI tentaient depuis des mois d’intenter une action pénale contre Trump, et McCabe pensait – à tort – que le licenciement de Comey pourrait constituer une base juridique solide afin de poursuivre Trump pour obstruction.

Rosenstein, pendant ce temps, était sous le choc. Il avait bêtement pensé que la note de service qu’il avait rédigée pour justifier le congédiement de M. Comey remporterait un grand succès auprès des deux partis (NdT: pour bien des analystes, la lettre du 28 octobre de James Comey au Congrès, faisant état de la poursuite de l’enquête concernant ses courriels, a démoli les chances d’Hillary Clinton d’être élue).

Au lieu de cela, les Démocrates ont stratégiquement présenté le licenciement de Comey comme une tentative d’obstruction à l’enquête sur la soi-disant collusion de Trump avec la Russie, et ils s’en sont pris à Rosenstein pour son rôle dans cette enquête.

Le procureur général adjoint était découragé : convaincu que Trump avait fait de lui un bouc émissaire, il voulait désespérément retrouver les bonnes grâces de l’establishment anti-Trump à Washington avec lequel il avait, jusque-là, entretenu de bonnes relations. (À une époque où il était difficile pour Trump d’obtenir la confirmation de ses candidats par le Sénat, la nomination de Rosenstein au poste d’adjoint au procureur général avait été approuvée par un vote disproportionné de 94-6).

C’est dans ce contexte que s’inscrit la discussion McCabe-Rosenstein concernant le 25e amendement. Il n’y avait pas de quoi rire.

Juste après avoir viré Comey, Trump a intensifié la controverse en réprimandant l’ancien directeur lors d’une réunion à la Maison-Blanche avec des diplomates russes.

Rosenstein et McCabe ont tous deux conclu que le président était soit désarçonné, soit qu’il avait peut-être renvoyé Comey afin de faire dérailler l’enquête sur la Russie (nonobstant le fait que McCabe avait déclaré au Sénat, lors de son témoignage, juste après le renvoi de Comey, qu’«il n’y a eu jusqu’ici aucun effort pour empêcher notre enquête»).

C’est pourquoi les deux hommes ont parlé d’utiliser un micro clandestin contre Trump – c’est à dire, de faire en sorte que quelqu’un l’enregistre secrètement. Ce n’était ni des paroles oiseuses ni de l’humour noir. C’était un aspect logique de leur remue-méninges concernant le 25e amendement.

Si vous voulez convaincre les gens que le président est inapte, vous avez besoin de preuves de son inaptitude. McCabe et Rosenstein se demandaient s’ils pouvaient secrètement saisir des propos de Trump disant des choses incriminantes ou folles (ou les deux). Ils pourraient alors utiliser ces enregistrements pour tenter de convaincre les membres de l’Exécutif que le président devait être chassé de son poste.

Par contre, si parler d’invoquer le 25e amendement était sérieux, c’était aussi ridicule.

L’amendement n’a rien à voir avec la situation à laquelle McCabe et Rosenstein pensaient être confrontés : un président qui fait potentiellement obstruction à une enquête ou qui n’est pas à la hauteur des obligations inhérentes au Bureau Ovale ne peut pas être destitué par le biais du 25e Amendement.

Le 25e amendement a été adopté dans les années qui ont suivi l’assassinat du président John F. Kennedy en 1963, pour régler le problème potentiel d’un président physiquement ou mentalement incapable d’exercer ses fonctions – comme, par exemple, le président Woodrow Wilson l’a été à cause d’un accident vasculaire cérébral.

L’amendement ne remplace pas le processus de destitution de la Constitution : Si vous croyez qu’un président est coupable de mauvaise administration – d’un comportement criminel, abusif ou incompétent – c’est le Congrès qui est chargé de le destituer, et donc ça ne sert à rien de le déclarer physiquement ou psychologiquement inapte.

De plus, McCabe et Rosenstein n’étaient pas en mesure d’invoquer le 25e amendement. Cet amendement ne peut être invoqué que par le président lui-même, ou par le vice-président conjointement avec la majorité des membres du Cabinet (ou un comité autorisé par le Congrès).

Ni McCabe ni Rosenstein n’étaient membres du Cabinet. Tout ce qu’ils pouvaient faire, c’était spéculer sur lesquels parmi les membres de l’Exécutif seraient prêts à envisager le stratagème visant à utiliser le 25e Amendement. Ils ont rapidement rejeté l’idée parce qu’ils se rendaient compte qu’ils étaient loin d’une majorité ministérielle et encore moins du feu vert du vice-président.

Alors oui, c’était une discussion sérieuse, mais c’était aussi une idée boiteuse.

Cela nous amène au déni de Rosenstein de l’histoire racontée par McCabe au sujet de leur bavardage concernant le 25e amendement. Comme l’a rapporté le Washington Examiner (les mots en gras sont de moi) :

« En ce qui concerne les parties précises de cette entrevue fournies d’avance au Ministère de la Justice par « 60 minutes », le procureur général adjoint rejette encore une fois le récit de M. McCabe comme étant inexact et erroné sur le plan des faits », a dit un porte-parole du Ministère de la Justice dans une déclaration. « Le procureur général adjoint n’a jamais autorisé aucun des enregistrements auxquels M. McCabe fait référence. Comme le procureur général adjoint l’a déjà dit, en se basant sur ses rapports personnels avec le président, il n’y avait aucune raison d’invoquer le 25e amendement, et le PGA n’était pas en mesure d’envisager d’invoquer le 25e amendement. »

Cette déclaration pourrait-elle être plus mensongère ? Pensez-y bien :

  1. Rosenstein dit qu’il n’a jamais autorisé des enregistrements. Mais personne ne prétend qu’il l’a fait. La question est de savoir si lui et McCabe ont discuté de la possibilité de les autoriser. S’il pouvait le faire, Rosenstein nierait que cette discussion ait eu lieu. Mais il ne peut pas le faire parce que le FBI l’a prise en note à l’époque. Puisqu’il ne peut nier de façon crédible l’aveu de McCabe selon lequel les deux hommes auraient parlé d’enregistrer le président, Rosenstein recourt à la tactique usée qui consiste à déformer l’allégation.
  2. Rosenstein affirme qu’« il n’y a aucune raison d’invoquer le 25e amendement ». Sans blague. Mais la question n’a jamais été de savoir s’il existe actuellement une base pour invoquer l’amendement. La question est de savoir si Rosenstein et McCabe ont bel et bien entretenu l’idée d’invoquer l’amendement en mai 2017, après que Comey eut été congédié. Manifestement, ils l’ont fait.
  3. Rosenstein déclare qu’il n’était pas « en mesure d’envisager d’invoquer le 25e amendement ». Encore une fois, il joue sur les mots. Bien sûr qu’il n’était pas en mesure d’envisager d’invoquer lui-même l’amendement. Le 25e amendement ne permet pas au procureur général adjoint de déclencher le processus de destitution d’un président frappé d’incapacité. Mais la question est de savoir si Rosenstein et McCabe ont envisagé la possibilité de réunir une majorité de membres du Cabinet, lesquels seraient constitutionnellement qualifiés pour invoquer l’amendement.

M. McCabe dit qu’ils y ont réfléchi et qu’ils se sont vite rendu compte qu’il n’y avait aucune possibilité de former une majorité au Cabinet. Rosenstein est maintenant embarrassé de s’être engagé dans cette discussion, mais, encore une fois, il ne peut la nier de façon crédible. Alors il bafouille et déclare ne pas avoir été en mesure d’invoquer l’amendement, c’est-à-dire de ne pas être qualifié sur le plan constitutionnel. Mais là n’est pas la question.

On peut comprendre que le procureur général adjoint aurait préféré ne pas avoir parlé de destituer le président. Sur le plan légal, c’était une idée insensée.

Sur le plan du civisme – des bureaucrates non élus qui réfléchissent à la façon d’annuler une élection démocratique – c’était remarquablement arrogant. Mais c’est quand même arrivé. Les avocasseries de Rod Rosenstein ne peuvent rien y changer.

Sources : Fox News, Fox News

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Traduction de Magali Marc (@magalimarc15) pour Dreuz.info.

*Me Andrew C. McCarthy, avocat, est membre principal de l’Institut national d’examen et rédacteur en chef adjoint du National Review.

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