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Publié par Rosaly le 20 février 2019

Après l’Italie, l’Espagne pourrait devenir le nouveau cauchemar de G. Soros, J.C. Juncker et Angela Merkel.

L’Espagne se prépare pour les élections législatives anticipées du 28 avril prochain et Vox, le parti souverainiste de la droite décomplexée ou conservatrice, qualifié d’extrême-droite par les commentateurs politiques occidentaux, a le vent en poupe.

Dimanche dernier, Vox a participé à la manifestation contre le gouvernement de Pedro Sanchez. Fort de son succès en Andalousie, Vox se voit comme la troisième force d’une éventuelle coalition de centre-droit composée de Ciudadanos (parti de centre-gauche) et du Partido Popular (parti de centre-droit).

Stratégie de Santiago Abascal, leader de Vox

Santiago Abascal, chef du parti souverainiste, a commencé depuis longtemps sa campagne électorale. En appelant à manifester à Madrid dimanche dernier – rassemblement qui a réuni des dizaines de milliers de personnes sur la place de Colon – non pour Vox, mais pour l’unité de l’Espagne contre les mouvements sécessionnistes, Abascal a réussi non seulement à se faire légitimer comme dirigeant d’un parti entièrement constitutionnel, mais aussi à anticiper et à contraindre les autres partis de l’opposition à le suivre.

Les discours durs de Santiago Abascal – un avant-goût de ceux qui caractériseront la campagne électorale de Vox à peine lancée – ont émaillé la manifestation de Madrid.

Son intérêt est celui de construire un narratif qui fera de Vox le parti de référence du souverainisme espagnol, à l’instar d’autres pays européens où la vague souverainiste a conquis le débat électoral en s’imposant comme la principale force d’opposition ou du gouvernement. Vox vise à cela : c’est son objectif.

Afin d’obtenir un consensus, Abascal a d’abord voulu porter un coup très net au politiquement correct qui prévaut en Espagne comme dans une grande partie du monde occidental. Et c’est aussi pour cette raison que la campagne électorale promet d’être unique dans l’histoire démocratique du pays : pour la première fois, il existe un parti qui utilise le narratif, les thèmes et les slogans de rupture par rapport à ce qui s’est passé au cours de décennies de monarchie constitutionnelle.

Et c’est une méthode qui semble porter ses fruits, comme l’attestent les résultats. En juin 2016, lorsque les Espagnols votèrent pour la dernière fois, le parti souverainiste obtint un résultat pour le moins décevant : un misérable 0,2%. Aux yeux de nombreuses personnes, ce score minable reflétait l’image d’un parti destiné à s’éteindre avant même d’éclore.

Prévision erronée ! Vox, qui a depuis poursuivi une campagne intensive, a non seulement obtenu un excellent résultat en Andalousie, mais les sondages prévoient un score de 11% à l’échelle nationale aux prochaines élections. Parti de rien, Vox pourrait devenir l’allié incontournable avec lequel il faudra compter pour gouverner.

Le programme de Vox

Le programme avec lequel le parti se présente aux urnes est un mix de nationalisme tendance conservatrice – profondément enraciné dans l’Espagne profonde – et de slogans de matrice souverainiste.

VOX mélange le passé et le futur de la droite espagnole. Dans son programme coexistent les vestiges d’un passé que l’Espagne gauchiste a essayé d’oublier – l’Espagne catholique, traditionaliste et fortement unioniste – et les exigences du souverainisme européen et international de ces derniers mois.

La lutte contre l’immigration clandestine est l’élément clé des élections du 28 avril prochain. En effet, suite à la fermeture des ports italiens aux navires des ONG, l’Espagne était devenue le principal pays de débarquement de migrants en provenance d’Afrique, suscitant le mécontentement d’une grande partie de la population.

Lutte contre les indépendantistes

Sur le front des différents mouvements indépendantistes, le parti d’Abascal présente une proposition très dure. Il suffit de lire les deux premiers poins du programme électoral pour saisir toute l’importance accordée à ce thème par le parti souverainiste.

Premier point : « suspension de l’autonomie catalane jusqu’à la défaite totale du putsch et la « purification » des responsabilités civiles et pénales, en référence à ce qui est arrivé en Catalogne et au procès des leaders sécessionnistes.

Second point : la mise au ban des partis, associations ou ONG qui poursuivent la destruction de l’unité territoriale de la nation et de sa souveraineté.

Ce sont les deux premiers points du programme, avant l’économie, la sécurité ou la politique internationale.

Lutte contre l’immigration clandestine

Après la défense de la souveraineté nationale, le programme de Vox se concentre sur l’immigration clandestine, autre élément essentiel pour comprendre les prochaines élections. Vox demande le renvoi de tous les migrants clandestins vers leur pays d’origine, ainsi que celui des migrants entrés légalement, mais ayant fait l’objet d’une condamnation pénale. En outre, le parti d’Abascal veut sévèrement réprimer les ONG engagées en Méditerranée et mettre fin à l’appel d’air.

Tout migrant entré illégalement en Espagne ne pourra jamais au cours de sa vie espérer régulariser sa situation et dès lors bénéficier de quelque aide que ce soit de l’administration.

Enfin, dans le programme de Vox figure aussi la construction d’un « mur infranchissable » à Ceuta et Melilla. Un mur non seulement physique, mais aussi juridique, vu que l’intention d’Abascal est de fournir à la police tous les moyens techniques et légaux pour contrôler et défendre les frontières avec le Maroc, violemment prises d’assaut par les clandestins en provenance du Maroc ces derniers mois.

Islam

Ascabal n’a jamais caché son hostilité envers la religion d’amour, de tolérance et de paix.

Vox souhaite partir à la Reconquista de l’Espagne, à nouveau menacée par l’islam : « une religion qui porte atteinte à notre profonde identité catholique ».

Dans son programme électoral, Vox présente plusieurs propositions de lutte contre l’islam radical et/ou « modéré. »

En premier lieu, il appelle à la fermeture de toutes les mosquées fondamentalistes et à l’expulsion des imams prônant le radicalisme religieux, le mépris de la femme et le djihad.

Il prône la suppression des subventions à toute association musulmane et l’élimination de l’enseignement de l’islam dans les écoles.

Ensuite, il souhaite réprimer sévèrement le financement des mosquées sur le territoire espagnol par des pays tiers. Un point important du programme puisqu’au cours de ces derniers mois, sous le gouvernement socialiste de Sanchez, le nombre de lieux de culte financés par les monarchies du Golfe ou autres pays musulmans a connu une forte hausse.

Vox exige aussi de modifier « le jour de l’Andalousie » actuellement fêté le 28 février, et de le célébrer le 2 janvier, le jour où s’acheva la Reconquista, à savoir le 2 janvier 1492, date à laquelle Grenade fut libérée du joug musulman, mettant fin à l’occupation arabo-musulmane de la péninsule commencée en 711.

Une exigence qui ne manquera pas d’offenser la communauté musulmane présente en Espagne, cette communauté qui rêve aussi de reconquérir Al-Andalus, ce paradis islamique perdu, de faire revivre cet Al-Andalus idyllique, symbole d’une époque glorieuse, témoin de la toute puissance et de la splendeur musulmane, avant qu’il ne soit écrasé par les armées des Rois très catholiques Isabelle de Castille et Ferdinand d’Aragon. Humiliation suprême qui demeure plantée dans le coeur des musulmans telle une épine de ronce depuis des siècles.

Lors d’un meeting à Cordoue, Abascal avait salué l’esprit de Gonzalo Fernandez de Córdoba El Gran Capitán de la Reconquista d’Al-Andalus. Cela a dû profondément choquer les islamophiles, à l’âme si compatissante envers les pauvres musulmans, si honteusement discriminés par les Occidentaux.

Gonzalo Fernandez de Córdoba El Gran Capitán.

L’Espagne, même si la présence musulmane n’y est pas aussi importante qu’ailleurs en Occident, occupe une place très spéciale dans le cœur des musulmans. Sur la liste des « devoirs » à accomplir par les musulmans, il y a la reconquête des pays qui autrefois faisaient partie du Dar al-Islam. Ne jamais oublier : une terre, une fois occupée par les musulmans, devient pour eux terre musulmane et le demeure pour l’éternité.

Depuis plusieurs années, des associations musulmanes en Espagne menaient une campagne sur les médias sociaux en soutien à l’État islamique, tandis que l’EI de son côté continuait à appeler au retour de l’Espagne sous la domination musulmane :

« Je dis cela au monde entier comme un avertissement. Nous vivons sous la bannière islamique, le califat islamique. Nous mourrons pour lui jusqu’à ce que nous libérions les pays occupés de Jakarta à l’Andalousie. Et je déclare : l’Espagne est le pays de nos ancêtres et nous allons le reprendre avec l’aide puissante d’Allah. »

Déclaration d’un porte-parole de l’EI

Depuis, Allah a abandonné l’EI à son triste sort, mais le rêve de la reconquête d’Al-Andalus demeure dans le coeur des musulmans. Les touristes arabes affluent en masse dans le sud de l’Espagne pour visiter l’ancienne et espèrent-il… la future Al-Andalus.

Politique familiale

A l’instar de la Pologne, de la Hongrie et de l’Italie, Vox souhaite également s’engager dans une politique plus nataliste par un soutien financier aux familles nombreuses et une protection accordée à l’être humain dès sa conception, ce qui implique un rejet de la législation sur l’euthanasie, que comptait mettre en place Pedro Sanchez.

Le rôle du père serait également revalorisé par une défense systématique de la garde alternée et par l’interdiction des mères porteuses.

Le programme prône aussi la promulgation d’une loi organique de protection de la famille naturelle qui la reconnaisse comme une institution antérieure à l’État.

L’Union Européenne

Vox ne se présente pas comme un parti profondément eurosceptique, mais il s’inspire clairement du Groupe Visegrad, comme indiqué dans son programme électoral.

Le parti d’Abascal demande la suspension de l’espace Schengen jusqu’à ce que l’UE garantisse qu’il ne sera pas utilisé par des criminels pour fuir la justice, comme ce fut le cas des putschistes séparatistes catalans, ni par les mafias de l’immigration illégale pour y introduire des personnes.

En outre, Vox entend promouvoir « un nouveau traité européen à Bruxelles, selon les lignes défendues par les pays du groupe de Visegrad en termes de frontières, de souveraineté nationale et de respect des valeurs de la culture européenne, afin d’accroître significativement le poids de l’Espagne dans la prise de décision, tout au moins autant que le prévoyait le Traité de Nice. »

Le parti Vox consolide ses relations avec les partis patriotes européens, qualifiés par les progressistes « d’extrême-droite » car ils promeuvent la défense de la culture européenne menacée par une immigration musulmane massive. Pure fantaisie rétorquent les défenseurs d’une Europe « porte ouverte » à toutes les migrations ! De même, le doux rêve des musulmans de reconquérir Al-Andalus ne serait qu’un fantasme et Vox a tort de le voir comme une réalité. Il attise par là la haine envers les musulmans.

Si, à l’avenir, Vox devait rejoindre la majorité gouvernementale, l’Espagne ne serait plus le troisième pays de l’axe progressiste franco-allemand mais une nation bien plus proche des adversaires de l’Union européenne actuelle. Et les élections européennes se dérouleront un mois plus tard !

L’Espagne de Sanchez, la France de Macron et l’Allemagne de Merkel représentaient le bloc progressiste anti-Italie de Matteo Salvini. Ce bloc s’était opposé ces derniers mois au gouvernement Conte-Salvini-Di Maio. L’Espagne, la troisième roue de l’axe franco-allemand, espérait atteindre un objectif : exclure l’Italie du grand échiquier européen grâce à certains points de discorde entre l’Italie et l’UE, notamment sur le thème des migrants. Le gouvernement Sanchez souhaitait avec l’aide de la France et de l’Allemagne obliger l’Italie à revoir sa politique de fermeture de ses ports et contrer sa volonté de modifier les règles de débarquement et de distribution des migrants. Un bel esprit de solidarité de la part de Sanchez and Co. Oui à l’accueil illimité de clandestins, mais à condition que l’Italie se charge seule du fardeau ! La chute du gouvernement Sanchez et l’essor de Vox ont changé la donne.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Rosaly pour Dreuz.info.

Source: « Vox alla conquista della Spagna. Ecco il programma dei sovranisti » (Gli Occhi della guerra/Il Giornale.It)

 

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