Publié par Jean-Patrick Grumberg le 7 mars 2019

Jason Hill, professeur de philosophie à l’Université DePaul de Chicago et auteur du livre We Have Overcome – lettre d’un immigrant au peuple américain*, est la perle rare politiquement incorrecte d’un monde académique devenu marxiste et révolu-tionnaire.

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Il défend l’idée que les universités sont la « menace interne la plus grave pour notre pays », une préoccupation que je partage amplement, et que « les principes fondamentaux et les fondements qui maintiennent les États-Unis intacts, qui fournissent à nos citoyens leur personnalité civique et leur identité nationale, sont en train d’être anéantis » par les universités.

« La menace interne la plus grave pour ce pays n’est pas l’immigration clandestine ; ce sont les professeurs de gauche qui mènent une guerre contre l’Amérique et enseignent à nos jeunes à haïr ce pays. »

Il fallait oser le dire.

Mais c’est un autre sujet, tout aussi tabou, que Hill abordait au micro de Tucker Carlson sur Fox news : il s’agit de l’approche antiraciste et du comportement victimaire.

Etre une victime, c’est revêtir le manteau de l’innocence permanente

Le tribalisme antiraciste l’emporte sur l’obligation de dire la vérité. La subjectivité a remplacé le journalisme, et les médias ont placé la vérité et l’objectivité dans une impasse. Ils ont considéré que la politique identitaire supplante leur éthique professionnelle et la recherche de la vérité, et cela a eu pour effet de leur revenir en boomerang, comme cela devait arriver.

Le journaliste est censé être là par procuration pour les téléspectateurs et les lecteurs. Il est supposé poser les questions que les gens se posent, des questions aussi honnêtes que possible – c’est la condition de base du journalisme.

Je pense que cela fait partie d’un sujet plus vaste.

Les journalistes ont adhéré au culte de la victimologie, qui est devenu un gros business, car être une victime, c’est revêtir le manteau de l’innocence permanente. C’est devenir une icône morale certifiée. Et quand vous devenez une icône morale certifiée, vous devenez un innocent permanent. Et le transgresseur ou celui qui est prétendu coupable, devient un coupable permanent, dont on peut tirer une sorte de réparation permanente.

Les journalistes ont adhéré au culte de la victimologie, comme beaucoup d’Américains.

Il y a aussi un sens plus profond de la victimologie.

Ceux qui se prennent pour des victimes s’épanouissent dans un sens d’infantilisation. Ils ne veulent pas vraiment grandir. Ils ne veulent pas vraiment se faire exproprier de ce statut par d’autres et être amenés à prendre soin d’eux-mêmes.

Parce que ne pas être victime signifie « je ne veux pas être l’exception, je ne veux pas être pris comme une personne spéciale, un cas spécial, je veux prendre soin de moi ».

Ce dont je parle aussi dans mon livre « Nous avons surmonté », c’est que depuis la fin de l’oppression légale dans ce pays, et avec l’adoption de la Loi sur les droits civiques de 1964, beaucoup de gens qui ont été des victimes légales de l’État ne savent tout simplement pas quoi faire d’eux-mêmes.

Alors ce qu’ils font, c’est qu’ils créent une identité de victime, comme Jussie Smollett [NDLR Acteur noir de la série Empire qui a inventé son agression par des blancs pro-Trump], qui fait partie, comparativement parlant, des 1% du monde [NDLR Par rapport aux 99% du slogan d’Occupy Wall Street].

Tucker Carlson : Vous avez raison. Ce sont les puissants qui aujourd’hui prétendent être impuissants.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

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