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Publié par Jean-Patrick Grumberg le 9 mars 2019

Nous sommes arrivés à ce point. Même les spécialistes de la désinformation, du mensonge et de l’occultation – médias et politiciens – évoquent l’explosion des actes antisémites.

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La presse ose maintenant lever certains tabous. Elle parle des banlieues que les juifs ont fui. Le Figaro, Le Monde, L’Obs, Libération, tous évoquent ces juifs qui ont fui la violence des banlieues (1).

«Ça fait trop, ils [les musulmans] vous ont repérés, partez !», conseille la police à cette famille juive de Romainville qui a retrouvé un matin de mai 2017 sa voiture pneus crevés, taguée au tournevis en grosses lettres : «Juif», «Israël», et une étoile de David. Et ils peuvent s’estimer heureux – rien de plus grave ne leur est arrivé, contrairement à ces familles de Créteil ou de Livry-Gargan qui ont été agressées, violentées chez eux, dans leur maison, par des musulmans.

Ces familles de Romainville ont suivi les autres. Il n’y a plus beaucoup de juifs dans les banlieues. Cela fait baisser les statistiques de l’antisémitisme. Quand il n’y aura plus de juifs, il n’y aura plus d’agressions antisémites.

Les médias ne parlent plus de « sentiment d’insécurité », mais du danger concret, réel

Selon une étude de la Fondation pour l’innovation politique (Fondapol), 60 % des Français juifs disent qu’ils sont maintenant «inquiets d’être agressés physiquement dans la rue parce que juifs».

Les juifs ont peur dans la rue, «et depuis quelque temps au sein même de leur domicile», souligne le président du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), Francis Kalifat.

Au sein de leur domicile ! Arrêtez-vous un instant et imaginez-vous à leur place : plus aucun endroit pour se sentir en sécurité. Ni dans la rue, ni chez soi.

En Seine-Saint-Denis, particulièrement touchée, les actes antisémites seraient «encore plus nombreux» dans les communes communistes, selon Sammy Ghozlan, président du BNVCA.

Résultat : 60.000 juifs d’Île-de-France ont déménagé ces dix dernières années» pour déménager à Paris, au Canada et dans quelques pays moins compliqués pour les juifs, et bien entendu en Israël. «Il y a cinq ans, il y avait trois restaurants casher dans le XVIIe, précise Sammy Ghozlan. Aujourd’hui, il y en a une centaine.»

Que feraient les juifs européens si Israël n’existait pas ?

  • Les juifs ont quitté les banlieues françaises. Un peu partout, ils ne peuvent plus envoyer leurs enfants dans les écoles publiques : les directeurs des établissements les en dissuadent, pour la sécurité de leurs enfants, et pour ne pas faire de vagues.
  • Dans plusieurs pays européens, l’abattage casher est maintenant interdit, et il n’est pas scientifiquement démontré au-delà du doute raisonnable qu’il soit plus cruel que l’abattage traditionnel – mais chut ! Des élus français voudraient faire de même. Peut-être demain ? Comptez sur eux pour essayer. La haine des juifs est un moteur puissant.
  • En Suède, des villes comme Malmö se sont vidées de leurs juifs.
  • En Grande-Bretagne, l’antisémitisme de Jeremy Corbyn divise le parti travailliste (le même phénomène prend forme aux Etats-Unis avec le parti Démocrate et les propos antisémites d’Ilhan Omar).
  • En 2017, un sondage montra qu’un tiers des juifs britanniques songeaient à quitter le pays en raison de l’explosion des agressions. Un an plus tard, ils sont 40 % à y songer (2).
  • Au Danemark, le parlement a évoqué l’idée d’interdire la circoncision (3).
  • Et en Belgique, des chars avec des caricatures antisémites ont défilé durant le carnaval 2019. Pas 1929, 2019.

L’enquête menée en décembre 2018 par l’agence de l’Union européenne pour les droits fondamentaux dans 12 pays qui abritent 96 % des Juifs d’Europe, a révélé le malaise généralisé face à l’augmentation des crimes haineux que les communautés juives attribuent en partie aux commentaires antisémites des politiciens qui alimentent un climat d’impunité. (4)

  • 9 juifs européens sont 10 disent que l’antisémitisme a progressé ces cinq dernières années.
  • Plus d’un tiers d’entre eux songent émigrer parce qu’ils ne se sentent plus en sécurité.

La question à ne pas poser : « émigrer oui, mais où ? »

Posez-leur la question, les juifs vous diront qu’ils ne voient pas d’avenir pour leurs enfants en Europe. Et ils sont à court d’endroits où aller pour se sentir en sécurité. L’un des seuls points du monde où ils peuvent être 100 % juifs et vivre leur judéité en toute liberté, sans crainte, est Israël. Avec pourtant 20 % d’Arabes, des groupes terroristes au nord, au nord-est et au sud, et des Palestiniens en Judée Samarie qui rêvent d’égorger les juifs.

C’est sous l’angle de cette réalité que l’on doit examiner les appels à la destruction d’Israël des groupes antisémites comme BDS et pro-palestiniens. Sans Israël, les juifs n’ont pas de solution de repli. Ils seraient pris au piège. Combien de fois d’ailleurs avons-nous entendu des Français nous dire qu’ils aimeraient partir, mais n’ont pas où aller, la situation étant la même un peu partout.

Oui. Sans Israël, les antisémites pourraient nourrir l’espoir d’un nouvel holocauste. Le sionisme est né de ce constat qu’il était la seule muraille pour que « plus jamais ça ».

Bis repetitas

Pendant les trois décennies d’après-guerre, les historiens, intellectuels et experts se sont posé la question. Comment en est-on arrivé à ce point que le génocide de 6 millions de juifs a été considéré comme une bonne chose, dans l’indifférence de ceux qui savaient et regardaient ailleurs. Qu’est ce que a précédé l’horreur et lui a permis de prendre forme ?

L’idéologie antisémite développée par Hitler n’est ni venue du néant, ni arrivée aux oreilles de gens étrangers à l’idée d’antisémitisme, contrairement à ce que certains auteurs laissent entendre.

  • Quand Hitler prend le pouvoir en 1933, les gens font peu attention à ses attaques antisémites. Ils ne sont ni choqués ni vraiment dérangés. Quand Corbyn ou Houria Bouteldja lancent leurs attaques, les médias n’y prêtent pas attention. Ca ne les dérange pas vraiment.
  • Quand les graffitis antisémites apparaissent sur les murs, le public est bienveillant ou indifférent. Les graffitis antisémites ont réapparu, le public affiche la même indifférence.
  • Les appels au boycott contre les biens juifs, en 1933, se font avec l’assentiment des élites et l’approbation des intellectuels. Aujourd’hui le boycott a réapparu, il se fait au grand jour dans les grandes surfaces et sur les places publiques, avec la bienveillance des salles de rédaction, des artistes et de nombreux élus.
  • Le but est le même qu’avant-guerre : pousser les juifs à l’exil. Exil des banlieues, puis exil tout court.
  • Le 30 janvier 1939, le Führer évoque pour la première fois en public devant le Reichstag le projet d’exterminer les Juifs et non plus seulement de les chasser. Personne ne réagit. Personne ne prend à la lettre ses propos. Les dirigeants iraniens promettent d’exterminer les Juifs israéliens, et les politiques, loin de prendre leurs propos à la lettre, les ignorent totalement, et font des affaires avec la dictature islamiste. Les médias regardent ailleurs et parlent du président comme d’un « modéré ».

Comment en est-on arrivé à ce point que le génocide de 6 millions de juifs a été possible ? La réponse est sous nos yeux, chaque jour.

  • L’indifférence des médias qui nomment un ennemi fantôme pour cacher l’ennemi réel,
  • La complicité de l’Etat qui donne instruction à la police et à la justice de minimiser autant que possible les actes antisémites (il aura fallu des mois pour que la motivation antisémite derrière la défenestration de Sarah Halimi soit à contrecœur reconnue. Elle était pourtant criante.)
  • Les paroles creuses du gouvernement, qui cachent mal leur indifférence.
  • Et probablement le plus glaçant, le sentiment d’agir pour le bien commun derrière la propagande antisioniste des médias qui excitent la banlieue, comme les élites allemandes étaient certaines qu’elles agissaient pour le bien commun en se débarrassant de ses juifs.

Sans l’Etat d’Israël, tout cela recommencerait. Tous les éléments sont en place : les tags ; la parole libérée ; le boycott devant les mairies ; la justification par les élites, les journalistes et les intellectuels de la « résistance » palestinienne lorsque des bébés juifs sont égorgés dans leur lit ; les accusations mensongères que les juifs d’Israël tuent intentionnellement des enfants pour le plaisir ; les appels devant l’ONU à l’éradication de l’Etat juif.

Tout est en place, mais le sionisme y avait pensé, Israël a été créé, et la haine du juif peut être neutralisée.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

  1. Le Figaro
  2. Israel hayom
  3. Times of Israel
  4. Businessinsider

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