Quantcast
FLASH
[16/06/2019] Dr Michael Evans (conférence Jerusalem Post – New-York): « Le président Trump est plus sioniste que beaucoup de juifs américains de gauche »  |  Dr Michael Evans : « la gauche tue l’âme, les terroristes tuent le corps »  |  [12/06/2019] Yemen : les rebelles attaquent un aéroport saoudien, 26 blessés  |  Hong Kong: la manifestation vire à l’affrontement avec la police  |  [11/06/2019] L’Alabama signe un projet de loi qui exige qu’une personne coupable d’infraction sexuelle avec une mineure de moins de 13 ans subisse une castration chimique avant d’être libérée de prison  |  [10/06/2019] Bel aveu de biais anti-israélien : Le porte-parole de l’organisation israélienne controversée Breaking the Silence, a pris le poste de porte-parole du chef de la liste arabe Hadash-Ta’al  |  [05/06/2019] Sondage : #Biden a + de 10 points devant #Trump dans les Etats clé. Ca vous rappelle les sondages sur Clinton ?  |  [04/06/2019] Paris : Un homme armé d’un couteau a attaqué des policiers, il a été neutralisé par balle  |  [02/06/2019] Suite à la débâcle des Républicains aux élections européennes, Laurent #Wauquiez annonce qu’il démissionne de la présidence du parti  |  Le socialisme a causé la mort de plus de 100 millions de personnes sous Lénine, Staline et Mao. Maintenant, les jeunes veulent réessayer  |  Le Conseil des députés des Juifs britanniques dénonce les commentaires antisémites de la candidate travailliste aux élections de Peterborough, Lisa Forbes  |  L’Assemblée a rémunéré 52 épouses, 28 fils et 32 filles de députés en 2014, et le seul qui a été nommé risquait d’empêcher l’élection de Macron  |  Syrie: le nouveau bilan de la contre offensive israélienne est de 10 morts syriens  |  Si Dreuz n’en parle pas qui le fera? L’état de la victime juive d’un attentat islamiste au couteau à #Jérusalem s’améliore  |  Selon le dernier sondage Harvard CAPS/Harris Poll, #Trump n’a jamais vu son taux d’approbation de son action aussi élevé depuis deux ans, sous l’impulsion de l’optimisme des électeurs à l’égard de l’économie  | 
Rafraichir régulierement la page
Publié par Gaia - Dreuz le 12 mars 2019

Source : Libération

Pour contribuer à Dreuz.info en utilisant votre carte de crédit sans vous inscrire à Paypal, cliquez sur ce lien Paypal.Dreuz, et indiquez le montant de votre contribution.

Logement, pouvoir d’achat, santé… Dans le sillage du grand débat, des délégations de personnes en précarité sont venues discuter avec les fédérations de solidarité au Conseil économique social et environnemental (Cese), à Paris ce lundi.

Depuis cet automne, la place d’Iéna à Paris (XVIe arrondissement), surplombée par le Conseil économique, social et environnemental (Cese), voit parfois défiler le samedi des manifestants flanqués d’un gilet jaune. Il était donc naturel que le Cese ouvre ses portes afin de participer au grand débat national, annoncé en janvier par le Président comme une amorce de réponse au mouvement. «Les pouvoirs publics doivent écouter les cris, les demandes, les propositions de la société civile. La grande pauvreté bien souvent se conjugue avec l’absence de parole, et l’absence d’écoute», estime ainsi Patrick Bernasconi, qui préside l’institution.

Ce lundi, la Fédération des acteurs de la solidarité, l’Armée du Salut et l’Uniopss (Unir les associations pour développer les solidarités) ont donc accueilli au Cese une dizaine de délégations de personnes en situation de précarité, venues de Marseille, de Belfort, de Mulhouse, des Hauts-de-France, d’Occitanie ou de région parisienne, pour échanger autour de leurs besoins et restituer les discussions et préconisations auxquelles elles ont travaillé en amont. Logement, pouvoir d’achat, autonomie des adultes handicapés, précarité des jeunes, réinsertion après un accident de parcours, santé des femmes précaires, hébergement d’urgence… à travers les sujets évoqués, ce sont leurs vies que les délégués ont racontées.

Partir du vécu

«Les minima sociaux ne suffisent pas pour vivre dignement. Nous demandons que les élus effectuent des stages de pauvreté pour qu’ils prennent véritablement conscience de la vie sans argent», martèle Ferdinand, l’un des délégués. Hochements de tête approbateurs dans l’assemblée. Parmi les propositions des délégations, plusieurs s’opposaient à la politique menée par le gouvernement : augmenter les aides personnalisées au logement (APL), quand le gouvernement va dans le sens inverse, développer l’hébergement d’urgence, alors que son budget a été amputé de 57 millions d’euros, augmenter l’impôt des ménages les plus riches, quand les mesures fiscales prises par le gouvernement leur sont en fait plus favorables, interdire le glyphosate, quand Emmanuel Macron reste flou sur le sujet… Ce qui n’a pas empêché le ministre Julien Denormandie, qui assistait à la restitution des échanges, de qualifier les propositions de «pertinentes». «Je ne vous promets absolument pas que tout ce que vous avez dit sera repris», a-t-il prudemment ajouté.

«Comme solution, nous proposons d’abord de respecter la loi.» Le sens de la formule de la déléguée de l’association Aurore fait mouche. Sur le logement social ou sur l’accessibilité pour les personnes handicapées, les participants l’ont rappelé : des décisions ont déjà été prises, des lois ont déjà été votées, mais elles restent trop peu, ou trop lentement, appliquées. Pour améliorer l’ordinaire, les participants ont aussi proposé des solutions très concrètes, parfois créatives – c’est l’avantage de partir du vécu. Ainsi l’idée d’étendre le pass culture à tous, et non pas qu’aux jeunes, celle d’ouvrir les bibliothèques le soir et le week-end, de généraliser le wifi dans les centres d’hébergement, de faire rénover les logements vacants par des personnes sans domicile fixe en échange d’un hébergement, de sensibiliser au harcèlement de rue au collège et au lycée, de développer les épiceries solidaires…

Droit à la dignité

D’autres préconisations étaient davantage des grandes orientations : prioriser les actions de développement durable, augmenter le parc de logements sociaux et le nombre de places d’hébergement d’urgence, renforcer l’accueil physique dans les administrations afin d’éviter la déshumanisation du tout-numérique, recréer du lien social sur les territoires, réduire les loyers, augmenter les salaires, donner plus la parole aux jeunes… Mais qu’il s’agisse de créer un revenu individuel d’existence pour les adultes handicapés sans prendre en compte les revenus du conjoint pour préserver leur autonomie, de faire en sorte que personne ne sorte des centres d’hébergement sans solution pérenne, de permettre de bénéficier du RSA dès 18 ans, d’augmenter la participation citoyenne aux décisions publiques, ou d’autoriser les demandeurs d’asile à travailler dès le début de leurs démarches, les propositions revenaient à revendiquer une sorte de droit à la dignité, et surtout à l’autonomie. Comme un tacle aux discours paternalistes sur «l’assistanat».

Ne ratez aucun des articles de Dreuz, inscrivez-vous gratuitement à notre Newsletter.

Loading...
Merci de cliquer sur J'aime pour soutenir Dreuz