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Publié par Magali Marc le 13 mars 2019

L’Union Européenne s’efforce de continuer à faire des affaires avec l’Iran malgré les sanctions américaines et malgré son bilan désastreux en matière des droits de l’homme. Pendant ce temps, les Iraniens s’emploient à établir leur hégémonie dans tout le Moyen-Orient, par procuration en Irak, au Yémen, en Syrie et au Liban.

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Pour les lecteurs de Dreuz, j’ai traduit cet article de *Seth Frantzman du Jerusalem Post, paru le 11 mars sur le site du Middle East Forum

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Le président iranien en visite à Bagdad pour mettre au point son propre «pacte du siècle»**

Le président iranien Hassan Rouhani est arrivé à Bagdad lundi matin. Il a souligné l’alliance étroite entre l’Iran et l’Irak dans ses commentaires à l’aéroport Mehrabad de Téhéran. De son côté, le président irakien Barham Salih a également déclaré que l’Irak s’efforçait de faire en sorte que les sanctions américaines à l’encontre de l’Iran, qui pourraient réduire le commerce Iran-Irak, ne porteraient pas préjudice à l’Iran. Cette visite souligne les difficultés auxquelles Washington est confronté dans sa politique irakienne et les défis que pose la tentative du président américain Donald Trump d’isoler l’Iran.


La visite en Irak arrive au moment où la coalition dirigée par les États-Unis tente d’en finir avec ISIS en attaquant son dernier bastion en Syrie. ISIS a mené des attaques sporadiques dans tout l’Iraq au cours de l’année dernière, et l’on craint qu’une nouvelle insurrection ne se développe l’an prochain. Des dizaines de milliers de membres d’ISIS se sont échappés de Baghuz ou se sont rendus et peuvent représenter un danger. L’Iran a souligné qu’il était l’un des principaux soutiens de l’Irak contre ISIS et que Téhéran souhaite franchir une nouvelle étape dans les relations Téhéran-Baghdad.

Les Unités de mobilisation populaire (UMP), un groupe de miliciens pour la plupart chiites qui sont devenus des paramilitaires du gouvernement en 2016, constituent un élément clé de ces relations. Ces unités jouent un rôle majeur pour assurer la sécurité en Irak, mais alimentent également les tensions sectaires dans les zones sunnites. Elles suscitent également la controverse dans les régions chiites où l’on craint qu’elles ne monopolisent les fonds gouvernementaux destinés aux infrastructures dans des endroits comme Bassorah.

Les groupes UMP sont étroitement liés à l’Iran, et le Département du Trésor américain a récemment inscrit l’un d’entre eux – Harakat Hezbollah al-Nujabaa – sur une liste de groupes terroristes. Cela a accru les tensions entre le groupe désigné et les forces américaines. En fait, l’Alliance du Fatah irakien, le deuxième plus grand parti au parlement, veut maintenant faire pression pour que les troupes américaines quittent le pays.

Trump avait indiqué que les États-Unis pourraient utiliser l’Irak afin de surveiller l’Iran, mais maintenant les États-Unis sont sur le mauvais pied en Irak alors que l’Iran fait cette visite d’envergure. Le président irakien a souligné que le pays ne doit pas être une zone de tension entre Washington et Téhéran.


Les alliés des Américains en Irak, en particulier au sein du gouvernement régional kurde dans le nord du pays, s’interrogent aujourd’hui sur l’engagement américain. La manière dont les États-Unis envisagent leurs objectifs à long terme en Irak n’est pas claire.

Cependant, l’Iran est plus clair. Il veut augmenter les échanges commerciaux à 13 milliards de dollars par année et il veut signer d’autres accords. Le chef des Gardiens de la Révolution Islamique, Qasem Soleimani, le chef de l’armée de Quds qui a joué un rôle clé en Iran en étendant son influence en Irak et en Syrie, a reçu l’Ordre de Zulfaqar de l’Ayatollah Khamanei ce week-end. C’est la plus haute décoration militaire de l’Iran et un symbole de la puissance de Soleimani.


En même temps, le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, qui avait en quelque sorte menacé de démissionner le mois dernier, se trouvait en Irak pour ouvrir la voie à la visite de Rouhani. De toute évidence, Zarif est maintenant de retour sur le devant de la scène et il essaie d’améliorer son image en mettant en évidence l’alliance Iran-Iraq.

Washington reste silencieux face à la visite de Rouhani, sachant que les médias iraniens s’en serviront pour publiciser ce que Press TV appellera un «coup porté à Trump». L’objectif principal de l’Iran est de montrer sa puissance et son influence dans la région et de revendiquer une autre partie de l’échiquier du Moyen-Orient. Avec la défaite d’ISIS, une pièce a été retirée du jeu, et l’Iran veut combler ce vide.

* Seth Frantzman est rédacteur en chef du Jerusalem Post, boursier du Middle East Forum et fondateur du Middle East Center for Reporting and Analysis.
** Allusion de Frantzman au «Deal of the Century» de Donald Trump censé apporter la paix entre Israéliens et Palestiniens.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Traduction de Magali Marc (@magalimarc15) pour Dreuz.info.


Sources:

  • https://www.gatestoneinstitute.org/13841/iran-executions-amputations-floggings
  • https://www.meforum.org/57976/iranian-president-own-deal-of-the-century
  • https://www.france24.com/fr/20190311-visite-iran-hassan-rohani-irak

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