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Publié par Ftouh Souhail le 17 mars 2019

La mémoire du peuple du Kurdistan est remplie d’images de la mort et des massacres commis à son encontre par les occupants de sa terre. Parmi ces images figurent les souvenirs de Halabja, dans le nord-est de l’irak, tels que l’image du bébé que son père a embrassé avant sa mort.

Le peuple kurde commémore cette semaine le 31ème anniversaire de la plus grande attaque chimique arabe sur la ville de Halabja, qui eu lieu le 16 mars 1988 en Irak, et à qui Saddam Hussein donna le nom d’une sourate au Coran AlAnfal ( Le butin).

Le 16 mars 1988, la ville kurde située à environ 240 km au nord-est de Bagdad est bombardée par l’aviation irakienne aux ordres de Saddam et sous la direction de son cousin le général Ali « le chimique ».

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Loin des caméras et des médias, des bombes traditionnelles puis des bombes aux gaz moutarde sont larguées sur la ville et ses alentours, rendant toute fuite presque impossible.

Halabja sera ravagée par les « tueurs baasistes ». Il y aura 5000 victimes, sans compter les centaines de morts suite aux blessures occasionnées par les gaz, principalement des femmes, des enfants et des vieillards sans armes et sans défense, car aucun peshmerga (combattants kurdes) ne s’y trouvait à ce moment.

Diverses organisations de défense des droits de l’Homme avaient condamné l’attaque. Deux mille villages seront détruits et plusieurs centaines de milliers de personnes déplacées.

200 000 soldats irakiens sont affectés à cette campagne de génocide qui a recours à des offensives terrestres, des bombardements aériens, des destructions systématiques de zones d’habitation civile, des déportations massives, la mise en place d’immenses camps de détention, des exécutions sommaires et bien sûr l’utilisation massive d’armes chimiques, ce qui a valu à Ali Hassan Al-Majid le surnom d’Ali le chimique.

Le cousin et homme de main de Saddam Hussein, le général Ali Hassan al-Majid, surnommé « Ali le chimique », avait été pendu en 2010 notamment pour le massacre de Halabja. Saddam Hussein, lui a été condamné à mort et pendu en 2006.

Aujourd’hui encore le traumatisme est profond

Des centaines de Kurdes d’Irak ont commémoré, ce samedi 16 mars 2019 à Halabja, les 31 ans de cette attaque.

Comme chaque année, des proches de victimes ont brandi des photos des membres de leur famille décimés par l’aviation arabe.

Trente et un ans plus tard, habitants et responsables locaux de la ville de 200.000 habitants ont de nouveau plaidé pour des dédommagements et des prises en charge des nombreuses personnes souffrant encore de problèmes respiratoires dus aux gaz inhalés.

En raison d’un soutien tacite avec les massacre contre les Kurdes, les gouvernements des pays arabes et la Ligue arabe n’ont jamais reconnu ce génocide chimique.

Ce massacre irakien a été à peine mentionné dans les journaux télévisées en 1988 et n’a suscité aucune déclaration éditoriale de la part des principaux médias arabes au Moyen-Orient.

On ne peut qu’imaginer les éditoriaux indignés, les commentaires et les éditions spéciales qui inonderaient les médias imprimés et audiovisuels si quelque chose de similaire était réalisé contre les Palestiniens.

Les mêmes élites arabes tiennent naturellement pour acquis que les Kurdes soient abattus et assassinés, comme s’ils étaient des insectes.

Un des plus fidèles alliés de la « Palestine »

La générosité de Saddam Hussein envers les terroristes palestiniens a été estimée à 35 millions de dollars.

Saddam Hussein était surtout « l’ami » de la Palestine et de l’Union soviétique, pas des États-Unis, qui lui reprochaient son soutien à la cause terroriste palestinienne. Ce tyran démoniaque et sanguinaire représentait, sans aucun doute, un de leurs plus fidèles alliés.

Contrairement au reste du monde civilisé qui considérait Saddam comme un brutal dictateur ayant opprimé son peuple et initié des guerres locales, les Palestiniens voient en lui un généreux bienfaiteur qui n’avait pas peur de se battre pour la cause terroriste palestinienne, et ce, jusqu’au bout. Les derniers mots de Saddam n’ont-ils pas été : « la Palestine est arabe » ?

Saddam n’a pas hésité à soutenir financièrement les Palestiniens et encourager leur lutte contre Israël en accordant 25 000 dollars à chaque famille de terroriste suicidaire et 10 000 dollars aux proches des Palestiniens « morts aux combats ». Sa générosité envers les terroristes a été estimée à 35 millions de dollars.

Le soutien de Saddam pour les Palestiniens – dont la cause est particulièrement populaire parmi les Arabes du Moyen-Orient – était en fait en partie destiné à récolter l’adhésion du monde arabe.

Sa chute – sa défaite contre les Américains, sa capture, son procès et son exécution – est considérée comme une grande tragédie par les Palestiniens qui louaient Saddam et son courage de tenir tête aux Etats-Unis et à Israël, quand d’autres leaders arabes faisaient profil bas. Son exécution en décembre 2006 avait plongé les Palestiniens dans un deuil profond.

Le silence des pays arabes reste un acte de complicité dans les crimes de guerre de Saddam Hussein, que ce soit par un soutien ouvert ou tacite à la politique homicide d’un régime de gangsters.

Face à tout le verbiage cynique des médias arabophones sur les « droits de l’homme » — lorsqu’ils servent de couverture au terrorisme palestinien — le vieil adage arabe dit : « Soutiens ton frère, qu’il soit juste ou injuste » !!

Saddam Hussein a été, avec Gamal Abdel Nasser en Egypte, un des personnages les plus cruels dans la région contre les minorités non arabes.

Les souffrances de Halabja reflètent celles des Kurdes toujours oubliées

Saddam Hussein, depuis les années 1970 jusqu’à sa chute en 2003, avait procédé à des déplacements forcés, voire des déportation de population des
régions kurdes d’Irak, riches en pétrole. Ces opérations ont été opérées en trois grandes vagues successives (1).

La population kurde, quand elle ne fut pas massacrée par les Arabes, fut envoyée dans des camps de regroupements ou dans des camps de transit créés par le gouvernement, situés dans des zones kurdes contrôlées par le régime de Bagdad (2).

Au total, plus d’un million de personnes sont déportées et regroupées dans des camps.

Le massacre de Halabja n’était pas le premier crime commis contre le peuple kurde et ne sera certainement pas le dernier. Il a été précédé par les massacres des années 1930, par la République Turque.

Plus de 13 000 Kurdes furent assassinés par des forces armées turques pendant l’opération de Dersim, en mai 1938, dans ce qui est actuellement la province de Tunceli en Turquie. Des enfants restés orphelins furent soumis à la politique de turquification dans des orphelinats.

L’opération fut exécuté pour Mustafa Kemal Ataturk lui-même. Elle a été d’abord planifiée depuis 1920, la loi liée à l’opération fut votée en 1935 et l’action exécuté en 1938.

En 2013 seulement, Ankara s’excuse pour le meurtre de ces milliers de Kurdes.

Malgré l’énormité et l’horreur de ces massacres turcs et arabes ignobles et les destructions qui ont suivi, les Kurdes, qui sont des groupes minoritaires, ne sont pas reconnus comme peuple.

Les États musulmans (Turquie, Irak, Syrie, Iran) entre lesquels la population kurde est partagée ont cherché à effacer l’identité nationale de ce peuple.

Le Kurdistan a enregistré plusieurs vagues de déplacements forcés et de massacres. Les Empires ottoman ou perse ont déplacé aussi les Kurdes vers des régions relativement éloignées comme l’Anatolie centrale ou le Khorasan iranien.

Si l’occupation a appris quelque chose aux populations Kurdes, c’est que tous ces pays musulmans jouiront toujours de l’impunité, qu’ils continueront à violer les lois internationales et que les civils Kurdes continueront à en subir les terribles conséquences.

Malgré les massacres et les déportations, la volonté de ce peuple est toujours plus forte car il n’a plus rien à perdre.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Ftouh Souhail pour Dreuz.info.

Notes :
(1). *La première a lieu suite à l’échec de Barzani et aux accords d’Alger : les zones touchées sont les régions pétrolifères de Kirkouk et Khanaqin au moins deux cent cinquante mille personnes auraient été déplacées dans les zones frontalières allant de Khanaqin sur la frontière iranienne à Sinjar sur la frontière syrienne selon Human Rights Watch (2002, p. 8).

*La seconde vague est celle de l’ Anfal : deux mille villages détruits, plusieurs milliers de personnes déplacées et 5000 tuées, notamment par l’utilisation des gaz chimiques.

*La troisième vague commence après 1991 et l’établissement d’un État kurde fédéré d’Irak du Nord ; elle concerne surtout Kirkouk et sa région.Cent vingt mille personnes auraient été déplacées des régions sous contrôle du Baath entre 1991 et 2000 (HRW, 2002, p. 15)

(2) Une partie de la population kurde a également été réinstallée plus loin, hors des zones kurdes, dans le sud du pays et notamment dans les provinces de Diwaniyya, Samawa, Nasiriyya et Al Ramadi. Après les accords d’Alger, plusieurs centaines de milliers de Kurdes ont été déportés dans le sud vers Kout, Amara et Nasiryya (FIDH, 2002, p. 6).

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