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Publié par Hélios d'Alexandrie le 18 mars 2019

Il est peut-être trop tôt pour tirer toutes les leçons du récent attentat de Christchurch en Nouvelle-Zélande, mais puisque les médias et la gauche se sont emparés de la nouvelle pour l’exploiter à des fins politiques, j’estime important de dégager ce qui à mes yeux constitue « les sources du malheur ».

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Les tragédies de ce type ne surviennent pas par hasard, elles ont pour causes profondes la dénégation de l’Histoire (ancienne et récente) et la perversion de la nature humaine, la tragédie de Christchurch les réunit toutes les deux.

Une Histoire lourde à porter

L’Histoire est celle du conflit multiséculaire qui oppose l’islam à tout ce qui n’est pas lui. L’hégémonisme islamique n’est pas un simple impérialisme, il est à la base un messianisme violent qui ne se reconnaît pas de limite, ni dans l’espace ni dans la durée, d’où cette idée, voire ce besoin exprimé de conquérir et d’assujettir les terres des mécréants, afin de les transformer, à plus ou moins brève échéance, en territoires islamiques. Ce rêve de conquête et de domination, un grand nombre de musulmans le portent en eux, ce qui explique pourquoi ceux qui se réfugient en Occident s’évertuent à reproduire le même type de société qu’ils viennent de quitter. L’aveu d’échec est impensable en islam, du fait qu’Allah a achevé sa révélation et l’a placée au-dessus de toutes celles qui l’ont précédée (judaïsme et christianisme). Fortes de cette certitude, les sociétés islamiques, arriérées et en faillite, n’attribuent aucunement leur arriération et leur échec à l’islam ; pour elles les causes sont ailleurs, en premier lieu le défaut d’appliquer le véritable islam, celui des origines, et surtout les effets pernicieux de l’impérialisme occidental.

C’est ainsi que la plupart des musulmans qui vivent en Occident se retrouvent constamment à la case départ. N’ayant rien appris de l’échec de l’islam et surtout refusant de l’admettre, ils se condamnent à le reproduire encore et encore. Cependant, leur responsabilité et celle de l’islam ne sont jamais mises en cause, le doigt est pointé sur le même coupable, c’est à dire l’Occident, son racisme et sa « haine » séculaire des « lumières de l’islam », laquelle se cache sous le masque de l’islamophobie. Mais cet Occident qui semble avoir si bien réussi, est en fait une source de tentation à laquelle une minorité succombe, mais chez la majorité c’est plutôt l’ambivalence qui domine avec son va-et-vient incessant entre l’attirance et le rejet, entre l’admiration et le mépris, entre la reconnaissance et la haine. Pris dans ce tourbillon il est difficile pour les musulmans de ne pas se réfugier dans l’autoglorification et les fantasmes, en particulier celui d’un passé glorieux qu’il s’agit simplement de faire revivre, un passé où la conquête et l’humiliation des peuples chrétiens tient une place de premier plan.

Il existe très peu de musulmans lucides et bien informés qui reconnaissent être les descendants de peuples vaincus, humiliés, et forcés de se convertir à l’islam. La majorité croit ou s’efforce de croire qu’il a suffi aux conquérants arabes de paraître pour que les peuples les reçoivent comme des libérateurs et se dépêchent d’embrasser leur religion. C’est ainsi que dans les manuels d’Histoire que lisent les écoliers égyptiens, la période copte est complètement occultée, alors que le sujet de la conquête arabe du septième siècle est introduit par cette phrase : « le soleil de l’islam se lève sur l’Égypte » ! Image aussi pompeuse que mensongère, qui fait table rase des fleuves de sang que cette conquête a coûtés aux Égyptiens majoritairement coptes. Tunisiens algériens et marocains ignorent que leurs ancêtres ont été soit massacrés, soit forcés de se convertir ou réduits à l’esclavage, et que les harems de Médine et de Damas se sont enrichis de centaines de milliers de jeunes femmes et d’enfants amazighs. Or cette information est facilement disponible, et il est notoire que les musulmans en Occident choisissent de l’ignorer. Descendants de peuples vaincus, ils préfèrent s’identifier à leurs vainqueurs et ainsi se privent de la chance qui leur est offerte, de découvrir leurs origines et se réapproprier leur identité.

Rien n’est aussi déroutant que ceux, parmi les conquis de longue date, qui se laissent conquérir une seconde fois, non physiquement mais, ce qui est encore plus grave, psychologiquement et spirituellement, par le wahhabisme saoudien. Cette seconde conquête les amène à nier ce qui leur reste de leur identité, et que l’islam de la première conquête n’est pas parvenu à effacer complètement ; désastre doublement tragique du fait qu’il est auto-infligé. À ce niveau, la victoire du mal semble totale parce qu’elle transforme la victime en vecteur et propagateur du mal. Il n’est pas de spectacle plus navrant que celui de wahhabites ou de salafistes sous l’emprise de leur idéologie.

Les musulmans vivant en Occident ignorent ou préfèrent ignorer que ce qui les distingue des Occidentaux relève principalement des aléas de la conquête islamique. L’Europe a été envahie par l’islam mais a réussi à le repousser, elle a failli subir durablement le joug islamique et son sort aurait pu être identique à celui de l’Afrique du Nord. Le succès de la rive nord de la méditerranée comparé à l’échec de sa rive sud, pourrait aux yeux de tous servir d’indice quant à l’effet délétère de l’islam sur les sociétés où il constitue la religion de la majorité. Ce fait aurait pu amener les musulmans à prendre de la distance par rapport à leur religion sans toutefois l’abandonner, non seulement pour mieux vivre en Occident mais autant pour guérir des séquelles psychologiques de la première conquête.

L’erreur des Occidentaux

L’Occident aurait pu fournir aux musulmans qu’il a accueillis en son sein l’aide dont ils avaient un urgent besoin pour s’en sortir ; elle leur a été refusée sous prétexte de respect des différences. Il s’agissait alors de leur mettre sous les yeux la vérité historique et leur demander de l’assumer pleinement. Non seulement l’Occident a laissé les musulmans se complaire dans leur ignorance mais il en a rajouté, tantôt en glorifiant le passé islamique et tantôt en se reprochant des fautes imaginaires, dont la colonisation, sans laquelle les pays islamiques ne seraient jamais sortis du profond marasme où le califat ottoman les avait plongés. La colonisation occidentale quoiqu’on en dise a été une bénédiction pour les pays islamiques, et si ces derniers ont dilapidé le capital de civilisation que les Européens leur ont apporté, la responsabilité leur incombe entièrement. Ce devoir de vérité dont l’Occident ne s’est pas acquitté, il l’a également esquivé pour lui-même, en niant le caractère hégémonique et totalitaire de l’islam. Quand les leaders occidentaux affirmaient avec assurance que l’islam est une religion de paix, ils mentaient aux peuples et se mentaient à eux-mêmes. Et quand ce mensonge a servi de base à leur politique migratoire, la catastrophe que par aveuglement ils invitaient devenait du coup inévitable.

Cependant le mensonge proféré par les dirigeants occidentaux, concernant la nature pacifique de l’islam, n’avait absolument rien de pieux, il découlait naturellement d’un marché sordide, au cours duquel l’Europe occidentale a vendu son corps et son âme en échange d’hydrocarbures. Eurabia est la fille adultère de ce pacte qui consacre la prostitution de l’Europe. Les souteneurs ont fait leur travail et ont empoché leur commission, livrant le continent à l’invasion islamique. Ils se sont donnés pour couverture morale, la dépendance de l’Europe dans le champ de l’énergie, et l’absolue nécessité d’assurer au continent un approvisionnement régulier de pétrole, il y allait de sa sécurité et même de la survie de ses habitants. Et pour se donner bonne contenance face à leurs électeurs, ils ont prétendu que l’immigration islamique était un enrichissement.

Les leaders politiques européens ont consenti au déshonneur mais ils ont également fait fi de l’Histoire, par orgueil ils ont décrété qu’elle n’avait aucune chance de se reproduire. Préférant les sirènes aux prophètes de malheur, ils ont décrété que tout irait bien parce qu’il est impossible que les choses aillent mal. Le déni de la réalité s’est joint à la pensée magique pour perpétuer et aggraver ce qui se révèle aujourd’hui être une erreur historique irréversible. Ce n’est pas le refus des musulmans de s’intégrer qui constitue le gros du problème, mais plutôt leur volonté bien arrêtée d’imposer morceau par morceau leur programme totalitaire. Le cheval de Troie islamique est bicéphale, il est populationnel et idéologique, il n’est pas content qu’on lui fasse de la place, il veut occuper toute la place. Il poursuit son but ultime à coup d’accommodements et de concessions et il use tour à tour de la supplication et de la menace. Plus il fait sentir sa présence et plus les leaders politiques s’évertuent à le satisfaire, pour eux c’est le prix à payer pour maintenir la paix.

Ce désir de maintenir la paix à n’importe quel prix s’est naturellement mué en trahison. D’arbitres supposément neutres, les politiciens sont devenus complices des conquérants. Du moment que ces derniers ont joui du droit de vote, ils devenaient une clientèle à courtiser et à satisfaire. Peu importe le caractère dysfonctionnel des communautés islamiques et leur refus de s’adapter à la culture et aux valeurs de l’Occident, en tant que clients ils se sont donné le droit d’exiger et doivent par conséquent être servis. Sous couvert de liberté religieuse et des droits qui lui sont attachés, politiciens et juristes se font concurrence, à qui ferait le plus pour combler l’appétit du Gargantua islamique.

Mais à cette première trahison, une seconde devait suivre, elle eut lieu au plus fort de la tyrannie mondialiste, alors que le monde islamique amorçait sa chute. Le moment était bien choisi pour inonder l’Europe, des millions de migrants musulmans se pressaient aux frontières et il suffisait de presque rien pour que les vannes du barrage s’ouvrent et déversent leurs flots de migrants. L’évènement déclencheur survint comme par hasard, sous la forme d’une photo, celle d’un enfant de quatre ans mort noyé et gisant sur le sable, victime innocente de cette poussée migratoire qui l’emportait, lui et sa famille, vers l’Europe. Il n’en fallait pas plus pour qu’une campagne de culpabilisation sans précédent frappe la conscience tourmentée des Européens. La manipulation des esprits eut raison des réticences : parlant au nom de son pays et de l’Europe, la chancelière d’Allemagne lança une invitation aux envahisseurs, sans consulter ses électeurs et sans s’assurer de la disponibilité des ressources. Le reste de l’histoire est connu, sous le choc migratoire et son cortège de viols, d’attentats sanglants et d’insécurités, l’Europe peine à se remettre ; elle constate avec effroi l’état consternant où la trahison de ses élites l’a réduite.

L’inévitabilité du conflit

Les peuples occidentaux ont mis leur sort entre les mains des politiciens qui les ont trahis. Ces derniers n’ont pas daigné les consulter sur le sujet de l’immigration, et les populations désinformées et culpabilisées n’ont pas osé leur demander de rendre des comptes. La gauche et la droite se sont partagé la tâche, qui pour nier l’évidence et culpabiliser les mécontents, et qui pour annoncer des changements et des correctifs avec l’intention secrète de ne pas les appliquer ; d’une échéance électorale à l’autre, la situation n’a fait qu’empirer. Une inquiétude profonde mêlée de colère a fini par gagner la population, l’État en qui elle avait confiance se montrait indifférent ou non désireux de prendre les moyens nécessaires pour conjurer le danger. Comme prédit par les prophètes de malheur, la violence et l’insécurité se sont installées à demeure, tandis que des pans entiers du territoire national passaient sous contrôle islamique, et que l’immigration se muait en colonisation.

À force de vouloir éviter le conflit, les dirigeants politiques l’ont rendu inévitable. À un certain moment, ils ont pris conscience de leurs erreurs mais sans les avouer publiquement et surtout sans exprimer la volonté de les corriger ; à l’insécurité physique et culturelle ressentie par les citoyens, ils n’ont proposé aucun remède. Liant leur sort à celui du mondialisme, ils ont minimisé les graves problèmes qu’ils ont contribué à créer. Réfractaires à toute décision correctrice, ils ont choisi de sévir, non sur les envahisseurs, mais sur ceux qui s’opposaient à leur présence. Les ressources policières ont été mobilisées, non pour sécuriser les citoyens et leurs biens, mais pour dépister et punir les mécontents. Pour assurer la paix, il ne suffisait plus de fermer les yeux sur les forfaits commis par les migrants, il fallait en plus réprimer leurs victimes, tâche des plus faciles, sachant que nul parmi les honnêtes gens ne désire subir l’opprobre public et se voir doté d’un casier judiciaire. La criminalisation de la parole libre a forcé les gens à taire leur colère, mais ne l’a certainement pas calmée. Quand de surcroît les grands médias à la solde du mondialisme, s’acharnent sur les victimes du crime migratoire, sous prétexte de combattre l’islamophobie et la haine, la colère des citoyens augmente davantage et ne trouve que les urnes pour s’exprimer.

Trop peu et trop tard pour renverser la vapeur, les changements espérés à la gouvernance des nations européennes permettront de mieux gérer la situation sans toutefois la modifier en profondeur. Le mal est fait et il n’y a pas de remède en vue pour l’atténuer ou même freiner sa progression. L’Europe occidentale se trouve désormais confrontée à des choix extrêmes : capituler face à l’islam ou s’engager dans une guerre civile. Sept décennies de paix ont ramolli les Européens, peu d’entre eux sont prêts à se sacrifier pour sauver l’Europe de la tyrannie islamique. L’hédonisme ouvre la porte au pacifisme qui sert de masque moral au défaitisme et à l’esprit de soumission. Hommes de peu de foi, les Européens ont face à eux des fanatiques prêts à mourir pour faire triompher la leur. Le combat semble à première vue inégal, comme il le fut lors des premières conquêtes islamiques, car la volonté de vaincre, de soumettre et d’humilier l’ennemi, constitue l’arme la plus efficace pour qui veut triompher. L’islam, qui n’a rien à offrir à l’humanité en dehors de la soumission et de la terreur, joue son existence à quitte ou double ; il n’a rien à perdre à s’engager dans un combat à mort, sachant que la simple survie de la civilisation occidentale lui sera fatale, et qu’il lui reste très peu de temps pour conjurer le sort.

L’Occident, pétri de doute et de remords, s’en veut d’avoir réussi et offert à l’humanité la civilisation la plus achevée et la plus humaine de son Histoire. Séduit par le marxisme culturel, il a laissé croître en son sein une mouvance pernicieuse adepte du dénigrement, de la haine de soi et de l’exaltation de l’autre ; héritière de la morale chrétienne, cette mouvance a dévoyé et corrompu son héritage. L’amour chrétien pour l’ennemi s’est mué en alliance avec lui ; désormais l’islam conquérant est en mesure de s’appuyer sur une cinquième colonne, dont la haine pour la civilisation occidentale n’est certes pas moindre que la sienne.

Le sentiment d’impuissance et la violence qui en découle

Du point de vue des Occidentaux, le combat contre l’islam ne se présente pas sous les meilleurs auspices, le terrain est miné d’avance et la volonté de vaincre fait défaut. Dans ce contexte il n’est pas surprenant que des individus, en butte à la frustration et à la colère, se prennent pour des justiciers ou des héros et décident de passer à l’acte, non sans avoir au préalable établi les bases idéologiques et psychologiques de leur coup d’éclat. Ce fut le cas d’Anders Breivik qui en 2011, à Oslo en Norvège, perpétra un massacre de jeunes activistes de gauche favorables à l’immigration. Il fit le choix de tuer, non des musulmans mais ceux qui a ses yeux sont responsables de leur présence en Norvège. Il croyait par son crime administrer à l’État norvégien un choc salutaire qui le pousserait à changer radicalement de politique.

C’est aussi le cas de Brenton Tarrant, le tueur de masse de Christchurch, dont les motivations sont on ne peut plus claires. Il se perçoit comme l’héritier des combattants européens qui à travers les siècles, se sont opposés à la déferlante islamique en Europe, ils lui ont en quelque sorte indiqué le chemin à suivre. Il ne lui est pas venu à l’esprit que ces combattants affrontaient d’autres combattants sur le champ de bataille, et non des civils désarmés en train de prier ; non plus qu’en massacrant des civils innocents, il ne ferait qu’imiter les jihadistes qu’il abhorre. Esprit pervers il a cru légitime d’appliquer la loi du talion et le principe de châtiment collectif, pour lui les musulmans en prière devaient payer pour les crimes des jihadistes.

Brenton Tarrant n’est pas fou au sens propre du terme, c’est un solitaire qui a longuement réfléchi, pris le temps de bâtir son argumentaire et préparé l’attentat qu’il allait perpétrer. Il était donc conscient de la gravité et de l’importance du crime qu’il projetait commettre. Cet attentat il l’a inscrit dans la continuité historique de la lutte multiséculaire qui oppose l’Occident à l’islam conquérant, une bataille qu’il a décidé de mener personnellement, mais qui à ses yeux n’est pas différente de celles qui l’ont précédée tout au long de l’Histoire. Son objectif n’était pas de gagner mais d’accomplir son destin, de choquer le monde et de servir d’exemple ; l’idée qu’il allait plonger des gens dans l’horreur et détruire des dizaines de vies innocentes ne l’a pas retenu, non plus le fait qu’il se condamnait lui-même, soit à la peine de mort, soit à la prison à perpétuité.

Mais ce qui attire le plus l’attention dans le manifeste qu’il a publié est son habileté à détruire d’avance le récit convenu de la gauche islamophile. Se disant écofasciste (écologiste donc de gauche et fasciste donc de droite), il joue sur les deux tableaux et démontre qu’il n’y a rien d’aussi proche de l’extrême droite que la gauche totalitaire. Pour ajouter à la confusion il se dit admirateur de la République Populaire de Chine, ce qui semble à première vue absurde mais qui fait sens, attendu que la Chine, officiellement communiste donc de gauche, est considérée comme le pays le plus raciste au monde.

Par son action Brenton Tarrant met les projecteurs sur la présence de l’islam en terre occidentale. Les élites politiques et bien pensantes se trouvent à présent face à un dilemme : si elles profitent de l’attentat pour salir la droite nationaliste en l’amalgamant avec le tueur, elles reconnaîtront implicitement l’existence de tensions et le risque de confrontation violente entre l’islam et l’Occident. Comme elles détiennent le pouvoir depuis des décennies, elles ne pourront pas décliner leur responsabilité dans la genèse de ces tensions. Si par contre elles considèrent l’attentat comme un geste isolé et le fruit d’un esprit dérangé, elles ne pourront pas justifier les mesures répressives additionnelles, qu’elles aimeraient prendre à l’encontre du nationalisme.

« Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes. » (Bossuet). Les bien-pensants ont suspendu arbitrairement la loi de la causalité. Pour eux l’islam n’a rien à voir avec la violence et le désordre ; les tensions et l’insécurité ressenties par les citoyens sont le fruit de leur intolérance et de leur imagination. Il ne faut surtout pas s’attendre à un mea culpa de la part des élites, leur trahison n’est pas une preuve de bassesse mais le fruit de leur humanisme inclusif. Ingénieurs sociaux ou apprentis sorciers, ils ont jeté les bases des conflagrations futures, grâce à eux l’engin explosif est bien garni et fin prêt, il n’y manque que la mèche et le briquet, que d’aucuns blâmeront quand la catastrophe surviendra.

La revanche de l’Histoire

Par son crime Brenton Tarrant nous rappelle que l’Histoire compte et qu’elle est plus actuelle que jamais. Ceux qui la nient ou qui affirment qu’elle s’est arrêtée et qu’elle ne reviendra plus jamais mentent ; l’édifice théorique qu’ils ont bâti pour justifier leur trahison ne tient pas devant l’évidence. Ayant méconnu l’Histoire ils réalisent avec stupeur qu’elle les rattrape, leur crime est non seulement d’en avoir sous-estimé l’importance, mais de l’avoir délibérément et bêtement ressuscitée.

La sagesse la plus élémentaire interdit de marier l’huile avec le feu. On aura beau clamer et répéter que l’huile n’est pas inflammable, on ne l’empêchera pas de s’enflammer au contact du feu. Ignorer l’Histoire, s’aveugler, prétendre que tout ira bien alors que l’expérience du passé indique que tout ira mal, tout cela est de la faute des élites. Il ne s’agit pas seulement de trahison, il s’agit aussi d’un crime, qui plus est ces mêmes élites ont refusé obstinément de le reconnaître, de faire amende honorable et de corriger ses effets alors qu’il en était encore temps. Ces élites se pavanent encore et nous font des sermons, preuve supplémentaire de leur perversité et de l’incapacité du peuple à la reconnaître et à la dénoncer.

L’émoi et l’indignation générale face à l’attentat de Christchurch sont une réaction naturelle et saine face à l’horreur ; mais une autre indignation devrait se manifester pour condamner de la même façon la perversité de ceux qui ont depuis des décennies contribué à ressusciter l’Histoire et réactualiser la guerre que l’islam mène contre l’Occident. Le crime commis par Tarrant ne doit pas nous faire oublier les dizaines de milliers d’attentats perpétrés par des musulmans à travers le monde, ces crimes sont bien souvent commis dans l’impassibilité des élites occidentales et des médias qui leur servent de caisse de résonnance. L’horreur, hélas attire l’horreur : à l’indifférence affichée par les élites face aux crimes perpétrés par les jihadistes, répond comme un écho le sang froid meurtrier du terroriste de Christchurch.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Hélios d’Alexandrie pour Dreuz.info.

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