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Publié par Magali Marc le 18 mars 2019

Depuis que Catherine Fournier, une jeune députée de 27 ans, dynamique et ambitieuse, a décidé de claquer la porte du Parti Québécois et de siéger à l’Assemblée Nationale comme Indépendante, nombreux sont les intervenants à avoir l’impression qu’en réalité, elle cherche à démolir le parti qui l’a lui a permis d’être élue. Le Parti Québécois est-il arrivé au bout de sa route ?

Mme Fournier, en période électorale, donnait l’impression de vouloir mobiliser les gens de sa génération. Sa sortie rajoute une couche aux déboires électoraux du PQ, puisque les députés péquistes sont maintenant moins nombreux à l’Assemblée Nationale que les représentants de Québec Solidaire !

Elle a dit se demander si ce parti était toujours le bon véhicule pour faire la promotion de la souveraineté. Mais des chroniqueurs dans les médias se demandent pourquoi elle n’a pas choisi de soulever ses questions dans le cadre de la démarche de remise en question qui doit s’amorcer sous peu au sein des instances du parti ?

Pendant ce temps, la co-porte-parole de Québec Solidaire (QS), Manon Massé, s’est empressé de saisir la balle au bond et de déclarer que c’est son parti qui va réaliser l’indépendance du Québec.

Les milléniaux, qui s’intéressent parfois à autre chose qu’aux nombreuses applications de leurs téléphones cellulaires, semblent attirés par QS, un parti socialiste, multiculturaliste, qui a ajouté l’indépendance à son programme pour voler des électeurs au PQ.

L’histoire du PQ

Le Parti québécois a été fondé en 1968 par René Lévesque, un reporter qui a été correspondant de guerre dans l’armée américaine pendant la Deuxième Guerre Mondiale et la Guerre de Corée.

Lévesque a assisté en avril 1945 à la libération du Camp de Dachau. Devenu journaliste à Radio-Canada dans les années 50, il se joint au Parti Libéral du Québec en 1960.

Élu député, Lévesque est nommé ministre dans le gouvernement de Jean Lesage. Tour à tour ministre des Ressources hydrauliques et des Travaux publics, des Richesses naturelles, puis de la Famille et du Bien-être social, il est réélu député libéral en 1966.

Il travaille à l’élaboration d’une position constitutionnelle qu’il désire voir adoptée par le Parti libéral. Après le refus en 1967 de la part des membres du Congrès du Parti libéral du Québec de débattre de sa proposition, Lévesque quitte le parti et fonde le Mouvement Souveraineté-Association (MSA) afin de promouvoir sa vision d’un Québec indépendant et formellement associé au Canada dans le cadre d’une nouvelle union.

En 1968, les congressistes élisent René Lévesque à la présidence du Parti Québécois (PQ), lors du premier congrès national du nouveau parti né de la fusion entre le MSA et le Rassemblement National (RN).

À l’élection du 15 novembre 1976, Lévesque mène le Parti Québécois au pouvoir pour la première fois, face aux Libéraux de Robert Bourassa en recueillant 41,37% du vote et 71 des 110 circonscriptions.

Devenu Premier ministre du Québec, il s’engage entre autres choses à tenir un référendum avant d’enclencher le processus d’accession à l’indépendance.

Dans son histoire, le Parti québécois a tenu deux référendums sur la souveraineté du Québec. Le premier en 1980 et le second en 1995. Les Souverainistes ont été battus les deux fois, mais par une marge très mince la deuxième fois (49% pour le Oui, contre 50% pour le Non). La faiblesse de la victoire du Non a encouragé les Souverainistes à persister.

Ce que le PQ est devenu au fil du temps

Au départ, le Parti québécois était donc un parti nationaliste souhaitant réaliser la souveraineté du Québec. Son programme est historiquement une combinaison de nationalisme québécois et de social-démocratie, ce qui le place traditionnellement au centre gauche de l’échiquier politique.

Parmi ses réalisations, on compte, notamment, la Charte de la langue française, la Loi sur la protection du territoire et des activités agricoles, la création d’un ministère de l’Environnement, la Loi sur le financement des partis politiques, la mise sur pied de la Société de l’assurance automobile du Québec, la Commission de la santé et sécurité au travail, la Loi sur l’équité salariale et le réseau des centres de la petite enfance.

Au moment de la fondation du MSA, la division entre la gauche et la droite au sein du mouvement naissant se faisait déjà sentir. Lévesque se méfiait des gauchistes, tout en étant lui-même considéré comme un homme de gauche, allié à la droite nationaliste.

Cette division se maintiendra entre René Lévesque, Jacques Parizeau et Camille Laurin, sans amener de scission au sein du PQ lors de son premier mandat de 1976 à 1980.

Après la défaite du premier référendum, apparaît un véritable schisme entre la gauche et la droite péquiste.

En 1984, les Conservateurs de Brian Mulroney remportent la victoire aux élections fédérales et adoptent une politique d’ouverture à l’égard du Québec. Lors du Discours du Trône, à Ottawa, Mulroney s’engage à rouvrir le débat constitutionnel afin d’obtenir l’adhésion du Québec à l’entente de 1981. Lévesque lui tend la main, et accepte ce qu’il qualifie de «Beau Risque», et la mise en veilleuse de l’option indépendantiste.

Cette décision de Lévesque amorce l’une des crises les plus graves que le PQ ait connues. Plusieurs ministres et députés démissionnent dont des têtes d’affiche du gouvernement telles que Jacques Parizeau, Camille Laurin, Louise Harel et Denis Lazure.

Lévesque, désormais à la tête d’un gouvernement sérieusement affaibli, convoque, en janvier 1985 un congrès spécial où il met officiellement en veilleuse l’option indépendantiste. Six mois plus tard, fatigué, amer et probablement poussé par plusieurs membres de son caucus, Lévesque annonce qu’il démissionnera après le Congrès à la chefferie de son Parti.
Lévesque décède le 1er novembre 1987.

L’échec de l’Accord du Meech en 1987 (le projet de réforme constitutionnelle négocié en 1987 entre le Premier ministre du Canada Brian Mulroney et les Premiers ministres des dix provinces canadiennes dont l’objectif était de faire adhérer le Québec à la Loi constitutionnelle de 1982), amène Jacques Parizeau à prendre le leadership du Parti jusqu’au référendum de 1995.
Après la défaite référendaire de 1995, Parizeau démissionne et Lucien Bouchard prend le leadership du PQ.

Les divisions se multiplieront, d’abord par la création du Rassemblement pour l’alternative politique (RAP), un mouvement souverainiste alternatif de gauche, né de l’opposition aux politiques de droite de Lucien Bouchard, qui fusionnera en 2002 avec le Parti Communiste pour former le parti Québec Solidaire.

Un autre péquiste gauchiste, Jean-Martin Aussant, créera le parti Option Nationale qui finira aussi par se joindre à QS.

Lors des élections de 2018, le PQ, mené par Jean-François Lisée, obsédé par le plan d’action de Québec Solidaire , a effectué un virage à gauche. Lisée a proposé de considérer sérieusement la gratuité scolaire totale, même au collégial et à l’université. Il a également promis le nivellement pour tous des frais de garde, sans égard au revenu.

Ce virage à gauche et la mise en veilleuse de l’option souverainiste ont convaincu plusieurs d’aller voir ailleurs.

Les ex-péquistes de gauche ont rejoint QS et les ex-péquistes centristes ont suivi François Legault, lui même un ex-ministre péquiste qui a fondé la Coalition Avenir Québec (CAQ) en 2011.

Élu Premier Ministre du Québec l’an dernier, François Legault a tenu lors de la campagne électorale, un discours ouvertement nationaliste, axé sur la défense des valeurs québécoises, proposant notamment une réduction de 20% de l’immigration au Québec et l’imposition d’un test de valeurs et de français aux immigrés afin d’attester leur bonne intégration à la société québécoise.

Legault refuse de défendre l’indépendance du Québec, mais rejette également le fédéralisme, proposant une «troisième voie». Certains voient dans son profil un caractère davantage pragmatique qu’idéologique.

La CAQ a formé en octobre 2018, un gouvernement largement majoritaire, une probable indication que les Québécois, dans leur ensemble, sont toujours nationalistes, et pas vraiment portés à voter pour des socialo-communistes!

Ayant donné naissance à plusieurs partis, le Parti Québécois est peut-être arrivé au bout de sa route.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Magali Marc (@magalimarc15) pour Dreuz.info.

Sources :

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