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Publié par Magali Marc le 20 mars 2019
La sénatrice irlandaise Frances Black, initiatrice du projet de loi

Le Parlement irlandais a approuvé, le 29 janvier dernier, un projet de loi interdisant les produits des implantations de « Cisjordanie ». L’opposition irlandaise a déclaré qu’elle espérait que l’adoption de la loi « marquerait le début d’une nouvelle étape grâce à laquelle Israël commencera à payer un prix politique, économique et moral international pour ses actions » et « une nouvelle étape dans le traitement du lobby sioniste, qui est un danger pour les valeurs que l’Europe représente. »

Pour les lecteurs de Dreuz, j’ai traduit l’article de Lawrence A. Franklin*, publié le 17 mars sur le site du Gatestone Institute.

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Dérive anti-israélienne de l’Irlande : comment en est-on arrivé là ?

Le 29 janvier, la Chambre basse du Parlement irlandais (Dáil) a approuvé un projet de loi qui criminaliserait l’importation ou la vente par les citoyens irlandais de tout produit fabriqué par les Israéliens dans les zones situées au-delà des lignes d’armistice de 1949, dont la plupart, comme Jérusalem, ont été libérés par Israël pendant la guerre des six jours de 1967, après avoir été occupés illégalement en 1948-49 par la Jordanie, après l’attaque perpétrée par cinq armées arabes qui avaient littéralement l’intention de le détruire le jour de sa création. En 1967, l’Égypte, espérant vraisemblablement terminer le travail qu’elle avait commencé en 1948, a créé un casus belli (cause de guerre en droit international) en annonçant un blocus de l’accès d’Israël à la mer Rouge par le détroit de Tiran.

Ainsi, l’Irlande tente d’inverser l’histoire : elle se range du côté des agresseurs et diabolise la victime, le tout sous le prétexte bien-pensant de prendre une pose vertueuse, moralement supérieure. La loi irlandaise proposée interdirait la commercialisation en Irlande des biens produits par les Israéliens en Cisjordanie et à Jérusalem-Est.

Le vote a été de 78 voix pour, 45 contre et trois abstentions. Le Projet de loi 2018 sur le contrôle de l’activité économique dans les territoires occupés a reçu le soutien des deux principaux partis d’opposition du gouvernement : Sinn Fein et Fianna Fáil. Le Sinn Fein est un partisan de longue date du mouvement dirigé par les Palestiniens pour tenter de détruire Israël en l’étouffant économiquement. Le parti au pouvoir minoritaire, le Fine Gael, s’oppose au projet de loi.

Précédemment approuvé par la chambre haute (le Sénat) par 25 voix contre 20 le 11 juillet 2018, le projet de loi n’a pas encore été promulgué par le Premier ministre irlandais.

Jusqu’à présent, l’Union Européenne (UE) ne s’est pas prononcée sur la légalité du projet de loi dans le cadre de ses réglementations commerciales actuelles. L’Irlande, en tant qu’État membre de l’UE, est soumise à ses règles commerciales. Les règles commerciales de l’UE peuvent interdire l’action unilatérale de l’Irlande, car un traité de l’UE exige une politique commerciale commune pour tous les États membres.

Ce projet de loi pourrait avoir des conséquences juridiques et politiques pour les sociétés américaines affiliées en Irlande. Si les entreprises américaines refusent de respecter le boycott des biens produits par les colonies juives, elles pourraient se retrouver en infraction de la loi irlandaise.

En outre, le projet de loi pourrait avoir des répercussions négatives sur le commerce de l’Irlande avec les États-Unis, car le gouvernement américain s’oppose strictement aux entreprises qui participent à tout boycott étranger qu’il n’a pas approuvé.

Selon Orde Kittrie, professeur de droit à l’Université d’État de l’Arizona, cette situation pourrait « obliger les entreprises américaines ayant des filiales irlandaises à choisir entre enfreindre la loi irlandaise ou enfreindre la réglementation américaine sur l’administration des exportations ».

Si le projet de loi est adopté, des peines sévères pourraient être imposées aux contrevenants, y compris une amende de 250 000 euros (285 000 $) ou cinq ans de prison.

Les sentiments de l’électorat irlandais à l’égard du conflit israélo-palestinien sont peut-être influencés par les manifestations publiques continuelles d’hostilité irlandaise à l’égard d’Israël, comme la Campagne de solidarité entre l’Irlande et la Palestine (IPSC), qui aide à organiser des manifestations anti-Israël en Irlande.

La « Semaine contre l’apartheid israélien » annuelle s’est tenue cette année du 23 février au 3 mars. D’autres ont lieu tout au long de l’année. En juin 2018, par exemple dans un supermarché Tesco à Dublin, des militants anti-israéliens ont retiré les légumes israéliens des rayons du magasin.

Ce qui est le plus remarquable, bien sûr, c’est qu’il n’y a pas d’hostilité comparable envers un autre pays, comme la Turquie pour son invasion et son occupation de Chypre en 1974 ou du nord de la Syrie en 2018 ; envers la Chine pour son invasion et sa destruction du Tibet en 1950, ou envers le Pakistan pour ses incursions continues au Cachemire.

Ce vote infect de l’Irlande mérite d’être comparé au silence des Irlandais à l’égard de pays qui commettent quotidiennement des crimes contre l’humanité, tels que l’Iran, la Chine, la Turquie, la Syrie, la Corée du Nord, la Russie, l’Arabie saoudite, le Nigeria, la Mauritanie, Cuba, le Venezuela ou le Soudan.

Pourquoi s’en prendre uniquement à Israël ? Ce qui est ainsi mis à jour, c’est une condamnation hypocrite de la part de l’Irlande de la seule démocratie au Moyen-Orient qui octroie des droits égaux à tous ses citoyens.

Des institutions de la société civile irlandaise, telles que The Union of Students in Ireland ou l’Irish National Teachers Organization, ont publié des mémoires concernant des allégations de violations des droits de l’homme à l’encontre de Falestiniens, sans tenir compte de plus de 70 ans de violations de ces droits par les mêmes Falestiniens, qui vont du massacre de sportifs aux JO de Munich aux détournements de vols, au fait de jeter dans l’océan un vieux Juif en fauteuil roulant pour le noyer ou au fait de tirer des centaines de roquettes sur Israël comme l’an dernier.

Des militants irlandais ont également tenté de mobiliser les Irlandais afin qu’ils boycottent le concours Eurovision de la chanson qui sera organisé par Israël en mai prochain.

Des citoyens irlandais se sont aussi activés contre Israël en Irlande du Nord : le Congrès irlandais des syndicats de Belfast a voté en faveur de mesures visant à étouffer économiquement Israël dès 2007.

Qui plus est, l’Irlande abrite des organisations telles que Trócaire et Christian Aid.

Trócaire, en particulier, a un lourd bilan d’activités anti-israéliennes, y compris son lobbying afin d’empêcher l’État juif d’adhérer à l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).

En novembre 2017, Trócaire a signé une déclaration écrite par l’Institut d’études des droits de l’homme du Caire, très critique à l’égard des violations présumées des droits de l’homme commises par Israël dans les territoires, alors que les véritables violations contre les Falestiniens ont été commises par leurs propres dirigeants : Mahmoud Abbas en Cisjordanie et l’organisation terroriste Hamas dans la bande de Gaza.

Rien ne prouve que les activités «pro-falestiniennes» de l’Irlande aident en aucune façon les Falestiniens, qui continuent d’être arrêtés, torturés et privés de tout avenir viable par leurs propres dirigeants corrompus.
La plupart des activités européennes semblent davantage axées sur la destruction d’Israël.

La fausse image narrative de colons juifs se déplaçant sur des terres soi-disant «falestiniennes» – bien que les Juifs aient vécu sur ces terres sans interruption, malgré les efforts incessants pour les déloger pendant plus de 3 000 ans – continue de circuler.

Pourtant, il n’y a jamais eu de «Palestiniens» – à part les Philistins bibliques et tous les autres : juifs, musulmans, chrétiens. Tous étaient présents pendant le mandat britannique (1923-1948), quand la région était appelée « Palestine ».

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Comme l’a noté un chef de faction arabe de l’OLP, Zuheir Moshen, dans le journal néerlandais Trouw en 1977, le mot «Palestiniens» a été inventé :
« Il n’y a pas de différence entre Jordaniens, Palestiniens, Syriens et Libanais. Nous faisons partie d’une seule nation, le peuple arabe. J’ai moi-même des parents de nationalité palestinienne, libanaise, jordanienne et syrienne. Nous sommes un seul peuple. Pour des raisons simplement politiques, nous soutenons notre identité palestinienne. C’est parce qu’il est dans l’intérêt national arabe de stimuler l’existence des Palestiniens par opposition au sionisme. Oui, la création d’une identité palestinienne distincte est fondée sur des raisons tactiques. La création d’un État palestinien est un nouveau moyen de poursuivre la lutte pour l’unité arabe et contre Israël. »

Si l’on veut haïr, bien sûr, toute rationalisation fera l’affaire. Il peut être commode pour les Irlandais d’imaginer qu’il existe une similitude entre les Anglais en Irlande et les Juifs en Israël, à condition de l’adapter rétrospectivement pour servir de prétexte.

Il fut un temps où les sympathies irlandaises étaient résolument pro-sionistes.

Au début du XXe siècle, les cercles sionistes et les nationalistes irlandais ont fait de nombreux commentaires sur la similitude de la lutte que les Juifs et les Irlandais ont menée pour obtenir des États-nations indépendants.
Cette romance historique entre les Juifs et les Irlandais remonte au moins aux années de famine de l’Irlande (1845-1852) lors desquelles environ un million de citoyens irlandais ont péri, un autre million émigrant à l’étranger. Le plus grand contributeur à soulager la famine pendant la «Grande Faim» fut le financier juif britannique, le Baron Lionel de Rothschild.

Certains Juifs de New York, dont un certain nombre vivent dans des quartiers adjacents à des immigrants irlandais dans le Lower Manhattan, se sont aussi montré généreux. En 2010, Mary McAleese, alors présidente de l’Irlande, a rendu hommage à cette générosité en visitant la synagogue de la Congrégation Shearith Israel, maintenant située dans le centre-ville de Manhattan, pour remercier les fidèles juifs de leur bonté, 163 ans auparavant.

Les liens entre les Juifs et l’Irlande remontent à des époques encore plus anciennes, lorsqu’en 1712, des Juifs séfarades fuyant le Portugal catholique ont trouvé refuge, ironiquement, en Irlande catholique. Un refuge similaire a été étendu aux Juifs fuyant les pogroms de l’Empire russe à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle.

Certains Juifs d’Irlande ont également joué un rôle important pour aider l’Irlande à devenir indépendante de la Grande-Bretagne.

Eamon de Valera, l’un des dirigeants politiques de la rébellion irlandaise de 1916 et futur premier ministre et président d’une Irlande indépendante, entretenait des relations étroites avec le «Sinn Fein Rebbe», le rabbin Isaac Halevi Herzog.

Herzog devint Grand Rabbin d’Irlande et son fils Chaim devint le sixième Président de l’État d’Israël (1983-1993). Un autre juif irlandais vénéré est l’ancien maire de Dublin élu deux fois, Robert Briscoe. Il a été le principal acheteur d’armes à feu de l’armée républicaine irlandaise aux États-Unis et en Allemagne pendant la guerre d’indépendance de l’Irlande contre la Grande-Bretagne.

Les fils et les filles de Saint-Patrick qui sont de bonne volonté envers les fils et les filles d’Abraham peuvent se demander : que peut-on faire pour rétablir l’amitié entre ces deux peuples ?

Un financement substantiel de la part d’amis de l’Irlande et d’Israël pour soutenir les efforts de plusieurs lobbys pro-israéliens en Irlande pourrait considérablement contribuer à cet effort. Ces groupes pourraient inclure le Mouvement de solidarité Irlande-Israël, les Amis chrétiens irlandais d’Israël, l’Alliance Irlande-Israël et les Amis d’Israël de l’Oireachtas (Parlement national).

L’Irlande ferait bien de mettre fin à son attaque injuste contre une autre démocratie et de travailler à améliorer sa propre image, ainsi que celle d’un pays qui a commencé il y a 70 ans n’ayant rien d’autre que du sable et la malaria et qui, à l’échelle des pays, mérite certainement une place honorable.

Ni Israël ni l’Irlande ne sont parfaits – quel pays peut se dire parfait ? – mais Israël a apporté beaucoup de bien au monde, ainsi qu’à ses propres citoyens arabes. Si vous trouvez un Israélien arabe qui préférerait partir, en fait personne ne l’en empêche. Où est donc l’exode que certains Irlandais pourraient imaginer dans un pays supposément si épouvantable ?

Enfin, qui, en Irlande, demande quelle est la source de l’aide financière accordée aux Irlandais qui voudraient détruire Israël ? Une source de financement possible pourrait être les Frères Musulmans.

Ceux qui doutent de l’existence de valeurs communes entre Israël et l’Irlande, devraient se rappeler que le nom de code de l’ancien combattant clandestin juif en Palestine Mandataire, devenu éventuellement Premier ministre israélien, Yitzhak Shamir, était «Michael Collins» – le grand héros militaire irlandais.

Ce qui est sûr, c’est qu’il faut mettre fin à cette politique de deux poids, deux mesures – une série de règles pour Israël et une série d’autres règles pour les pays qui commettent des atrocités.

*Le Dr Lawrence A. Franklin était le responsable du bureau iranien pour le secrétaire à la Défense Rumsfeld. Il a également servi dans l’armée américaine en tant que Colonel dans la Réserve de l’armée de l’air. Il est aussi catholique pratiquant.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Traduction de Magali Marc (@magalimarc15) pour Dreuz.info.

Sources :

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