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Publié par Magali Marc le 20 mars 2019

Les médias de masse rapportent que le Danemark est fermé à l’immigration. La revue La Croix, ainsi que France Info, Le Point, le New York Times et bien d’autres ont fait état de la soi disant fermeture des frontières danoises aux migrants l’an dernier. Selon le Danois *Ole Hasselbalch, la réalité est toute autre.

Quand même le Danemark tourne le dos aux migrants» a titré Radio Canada Nouvelles en novembre dernier. La Croix, y est allé d’un article publié le 20 décembre 2018, selon lequel le Danemark est « gouverné par une coalition de centre-droit soutenue par la droite populiste anti-immigration qui s’enorgueillit d’avoir adopté près de 100 amendements restreignant les droits des étrangers


Pour les lecteurs de Dreuz, j’ai traduit (de l’anglais) l’article de Ole Hasselbalch*, paru le 14 mars dernier sur le site du Gatestone Institute.

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Le Danemark est dans un état d’effondrement ignoré des médias

La représentation médiatique du Danemark en tant que pays hostile et inhumain envers les migrants est trompeuse, voire complètement fausse.

L’une des raisons de cette image inexacte est qu’elle est la projection des préjugés politiques des journalistes. Une autre raison est que des statistiques officielles danoises fiables concernant le problème de l’immigration dans le pays sont à la fois difficiles à trouver et encore plus difficiles à interpréter. Un autre problème est l’absence de recherches fiables, au mieux, et l’existence de données volontairement déformées, au pire.

L’analyse qui suit montre qu’au lieu d’être relativement plus à l’abri des conséquences des migrations massives que les autres pays européens en général, et les pays scandinaves en particulier, le Danemark se trouve dans un état d’effondrement sociétal. Malgré les nombreuses lois de Copenhague qui régissent la migration et affectent les immigrants, le peuple danois a connu un changement culturel et politique majeur.

Projections démographiques

En 1960, le Danemark comptait 4 580 708 habitants. Aujourd’hui, ce nombre s’élève à 5 768 712. Cette croissance semble être due en grande partie à l’immigration.
En 2016, Statistics Denmark prévoit que le pays comptera 507 000 immigrants «non occidentaux» d’ici 2060, et 342 000 descendants « non occidentaux ».
Les «descendants», cependant, n’incluent que la première génération après la personne qui a émigré. Les chiffres officiels ne donnent donc pas une image réelle de la situation.

En 1989, une organisation privée, «The Danish Association », a publié une projection alternative dans le cadre d’une édition spéciale de son périodique Danskeren (septembre 1989, p. 3, non disponible sur Internet.) L’article, publié anonymement – révélant le degré de correction politique et d’autocensure requis au Danemark même alors – prévoyait que l’immigration resterait relativement statique, malgré des tentatives suffisantes prévisibles pour renforcer la législation. Cette prédiction s’est avérée presque correcte jusqu’à présent.

L’article prévoyait environ 1,1 million d’immigrants vers 2020, conformément à ce que l’on peut voir dans les statistiques actuelles si l’on inclut la troisième génération de nouveaux venus ainsi que le nombre probable d’étrangers non enregistrés.

Si les statistiques démographiques continuent de suivre cette tendance, les Danois de souche – dont le taux de natalité est bien inférieur à celui des immigrants non occidentaux – deviendront une minorité vers 2065. En fait, cela risque fort de se produire, car les immigrants définis comme «réfugiés» continuent d’entrer dans le pays et d’autres, comme les membres des familles et les migrants irréguliers, sont rarement susceptibles d’être renvoyés dans leur pays d’origine.

Emploi et protection sociale

Selon un rapport publié en 2017 par Statistics Denmark, seulement la moitié environ des immigrants non occidentaux âgés de 16 à 64 ans ont un emploi (53 % des hommes et 45 % des femmes). Toutefois, lorsqu’on les ventile par pays d’origine, on constate des différences importantes entre les migrants, le taux d’emploi étant particulièrement faible chez ceux qui viennent d’Iraq, du Liban, de Somalie et de Syrie.

Ayant analysé les données de Statistics Denmark, la Confédération danoise des employeurs a révélé qu’en 2016, 41,5 % des immigrants non occidentaux recevaient de l’aide sociale, alors que seulement 17,5 % des Danois de souche bénéficiaient des mêmes prestations. En 2017, un tiers des personnes prises en charge par le système de protection sociale de base du Danemark étaient des immigrés, ce qui représente une augmentation de 82% en seulement sept ans.
Ces chiffres montrent qu’à long terme, les dépenses publiques liées à l’immigration mettront un terme à l’État-providence.

L’éducation

Selon le même rapport de 2017 de Statistics Denmark, 49 % des descendants non occidentaux de sexe masculin et 70 % des descendants non occidentaux de sexe féminin ont terminé leurs études dans un domaine employable, contre 73 % des Danois de souche de sexe masculin et 81 % des Danois de souche de sexe féminin.
En outre, les enfants d’origine danoise ont obtenu de meilleurs résultats aux examens finals que les enfants d’immigrants et leurs descendants de première génération (notes de 6,7 pour les garçons et de 7,4 pour les filles, contre 5,3 respectivement 5,9 pour les descendants non occidentaux de première génération). Ceux qui ont obtenu les résultats les plus faibles étaient les descendants de la première génération de parents immigrants turcs et libanais.
Un rapport publié en 2018 par le ministère danois de l’Éducation a constaté une différence similaire, même parmi les descendants de la troisième génération de migrants. L’étude a été contestée, mais les résultats factuels restent valables. Ils indiquent que bon nombre des descendants à long terme d’immigrants non occidentaux auront de la difficulté à satisfaire aux exigences d’une société occidentale moderne et hautement industrialisée.

Malheureusement, les rapports au Danemark finissent de plus en plus souvent comme celui-ci : si les fonctionnaires publient quelque chose qui contredit les contes de fées des bien pendants, les journalistes prendront des mesures et effrayeront le transgresseur – il reformulera donc ce qu’il a dit sans réellement se corriger.

L’économie

Selon un rapport du ministère danois des finances datant de février 2018, les dépenses annuelles nettes du gouvernement pour les immigrants non occidentaux en 2015 étaient de 36 milliards de couronnes danoises, soit environ 5 milliards de dollars américains. Comme il y a environ 5 millions de Danois de souche, le coût du contribuable supporté par chaque individu s’élevait en fait à 1 000 $ par année, ou 4 000 $ pour une famille de quatre personnes.
Ce chiffre ne concerne toutefois que les budgets publics directement liés aux immigrants. Il n’inclut pas les fonds publics indirects supplémentaires consacrés à l’application de la loi, aux écoles, à l’administration de la sécurité sociale et à d’autres questions connexes, en raison de la présence d’immigrants non occidentaux.
Il ne sera pas possible à long terme de financer ces dépenses qui augmentent rapidement.

La Criminalité

Selon le rapport de Statistics Denmark, le taux de criminalité en 2017 était de 35 % plus élevé chez les hommes immigrants non occidentaux et de 145 % plus élevé chez les descendants masculins d’immigrants non occidentaux que dans la population générale masculine danoise. Il convient de noter que les chiffres sont trompeurs, puisque les descendants de la troisième génération d’immigrants sont également considérés comme danois dans ce contexte.
Les descendants masculins d’immigrants du Liban – dont beaucoup étaient, selon le rapport, des Palestiniens apatrides – suivis des descendants masculins d’immigrants de Somalie, d’Irak, du Pakistan, du Maroc et de Syrie – ont le taux de criminalité le plus élevé.

Les Sondages

Des sondages ont été effectués auprès des immigrants. Exemples : En 2006, les jeunes musulmans adultes au Danemark se sont révélés plus religieux que leurs parents ; la moitié d’entre eux pensaient même que la liberté d’expression devrait céder la place à la prise en compte des règles et traditions religieuses (rapporté dans Jyllands-Posten 21/5 2006). Seulement 59% des musulmans pensent que la constitution à elle seule devrait servir de base à la législation danoise. Plus d’un tiers des musulmans au Danemark se sentaient plus liés à leur pays d’origine qu’au Danemark (Jyllands-Posten 13/5 2006). Quatre garçons sur dix d’origine turque et libanaise s’attendent à ce que leur mère reste à la maison pour s’occuper de leur famille et de leurs enfants (Jyllands-Posten 12/11 2008).
Environ la moitié des musulmans interrogés pensent qu’Israël n’a pas le droit d’exister. D’autres sondages montrent le même tableau déprimant.

Les Retombées politiques

Ne vous laissez pas berner par l’interdiction de la burqa qui est entrée en vigueur au Danemark en août 2018. D’une part, elle a rarement été appliquée – seulement 13 amendes en six mois. De plus, ceux qui souhaitent s’opposer à l’idée de l’égalité entre les hommes et les femmes sont libres d’aller dans les pays où de tels codes vestimentaires sont les bienvenus.

Ne vous fiez pas non plus à d’autres reportages médiatiques qui vont dans le même sens. Les réfugiés malades ne sont pas obligés de vivre sur une île isolée. Seuls les criminels étrangers « reconnus coupables de crimes et condamnés à l’expulsion en vertu de leur peine » y seront hébergés. Et on leur fera même faire des traversées en ferry vers le continent, sous prétexte que c’est nécessaire en raison des «conventions internationales».

Les réfugiés ne sont pas «dépouillés» de leurs objets de valeur à la frontière. Les bijoux et les biens d’une valeur supérieure à 10 000 couronnes danoises (1 500 USD) doivent être remis aux autorités pour aider à payer les demandeurs d’asile. Tout comme les Danois ne reçoivent pas d’argent de l’aide sociale s’ils ont des objets de valeur qui leur permettent de subvenir à leurs besoins. Les actions des autorités de contrôle des frontières à cet égard sont soumises au contrôle des tribunaux.

D’autres exemples de désinformation médiatique sur le Danemark abondent.

Le climat politique au Danemark est tel que même le premier ministre Poul Schlüter (en poste de 1982 à 1993), un conservateur, à l’époque où l’on discutait, en 1989, de l’annulation de la loi catastrophique sur l’immigration récemment adoptée, n’a pu rencontrer un représentant de la plus importante organisation anti-immigration, l’organisation privée mais fortement subventionnée, le Danish Refugee Council. [1]

Surtout, en grande partie à cause des médias de gauche, la plupart des Danois ne comprennent pas à quel point le problème est grave car le pays est confronté à l’afflux de non-occidentaux, dont les enfants et petits-enfants en nombre inquiétant ne semblent pas adopter la culture et les valeurs danoises, et qui semblent résister à leur assimilation. Il est donc très peu probable qu’un parti politique qui s’oppose à l’immigration trouve auprès des électeurs le soutien nécessaire pour influencer la législation afin de répondre aux besoins urgents du pays.

* Ole Hasselbalch est professeur de droit à l’Université d’Aarhus, au Danemark.

[1] Par souci de transparence, nous devons mentionner que l’auteur a été fonctionnaire de la Couronne occupant un poste universitaire supérieur. Il a raconté son histoire dans un livre: Opgøret med indvandringspolitikken: en personlig beretning (Résultat de la politique d’immigration: un compte-rendu personnel, publié en 2003, Holkenfeldt , ISBN 87-91014-73-5)

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Traduction de Magali Marc (@magalimarc15) pour Dreuz.info.

Sources:
Gatestone Institute
La Croix

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