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Publié par Christian Larnet le 24 mars 2019

Le président Macron a donné l’ordre : les autorités ont fait une rare démonstration de force, lors de l’acte XIX des #giletsjaunes, samedi 23 mars.

A Paris, les « Champs-Élysées ont un air « post-apocalyptique », écrivent les journalistes Hortense de Montalivet et Pierre Tremblay dans le HuffPost (1). Le secteur a été quadrillé par un imposant dispositif policier et interdit aux manifestants.

Le Fouquet’s, sur les Champs-Elysées
  • De nombreux fourgons, blindés et canons à eau des forces de l’ordre avaient pris place tôt dans la matinée de samedi au milieu des Champs-Elysées,
  • Des marqueurs chimiques ont été préparés pour tagguer les black blocs,
  • Les soldats de la force Sentinelle ont été affectés à la sécurité des institutions et bâtiments emblématiques de la capitale,
  • Le dispositif était appuyé par l’usage de drones,
  • Une nouvelle unité « anti-casseurs » a été mise sur pieds,
  • Sur décision du nouveau préfet de police, Didier Lallement, aucun gilet jaune n’était autorisé à défiler sur et autour de la célèbre artère, ni sur la place de l’Étoile, ni dans un périmètre incluant le palais de l’Élysée et l’Assemblée nationale.
  • Des policiers ont été positionnés en faction sur le toit de l’Arc de Triomphe,
  • Des fouilles et des contrôles systématiques de la circulation ont été imposés,
  • Les brigades de patrouille étaient « libres d’agir en cas de violence, sans attendre les ordres de la préfecture ».

Rien de cela ne ressemble à l’idée que je me faisais, depuis l’étranger, du pays des droits de l’homme, et encore moins à celle d’un président bon chic bon genre, lisse et souriant.

Cela laisse l’impression étrange que tant que les voyous restent dans leurs banlieues, brûlent les voitures, défoncent les édifices publics et le matériel urbain, que les victimes sont les simples citoyens, les sans-dents, le vulgaire petit peuple disposable, les autorités s’en désintéressent, mais dès qu’ils touchent aux beaux quartiers, ils sortent la grosse artillerie.

Geneviève Legay, 74 ans, victime de la décision de Macron de donner « plus de liberté aux policiers sur le terrain »

A Nice : les manifestants, ces naïfs, croyant que la liberté de réunion et de manifester était un droit fondamental, ont bravé l’interdiction. La police a chargé. Y compris contre Geneviève Legay, 74 ans, qui est tombée dans le coma, selon son avocat, Me Arié Alimi.

La soixantaine de manifestants a refusé de se disperser à la demande des forces de police. Aux alentours de 11h30 les CRS ont chargé. Une femme a été blessée. Elle est tombée au sol, sa tête a percuté un plot. Les pompiers l’ont évacuée. Elle s’appelle Geneviève Legay, elle a 74 ans. Selon son avocat, elle est dans le coma.

Sérieusement blessée à la tête, elle a été transportée aux urgences de Pasteur. « Elle souffre de plusieurs fractures au crâne, au rocher (oreille interne) et des hématomes sous-duraux », a précisé sa fille, ajoutant que les médecins avaient eu « très, très peur » pour elle quand ils l’avaient examinée.A sa fille qu’elle n’a d’abord pas reconnue, Geneviève Legay a raconté ce qui lui était arrivé en ces mots : « Je me souviens qu’un policier m’a chargée et après je ne me souviens de rien. »

Sa fille, contactée par la rédaction de France Bleu Azur parle de prochaines heures cruciales:

« Les médecins nous ont dit que son état est stationnaire mais que les 48 heures vont être déterminantes »

Elle est la dernière victime du recours à la violence ordonné par le président Macron.

Macron pendant les violences des Gilets Jaunes

L’ONU et l’UE ont dénoncé l’usage disproportionné de la force policière, les violences, et les privations des droits fondamentaux imposés par le gouvernement français. (2)

L’arrogant président Macron n’a pas daigné entendre les mises en garde internationales. Geneviève Legay l’a payé.

Nous lui souhaitons un prompt rétablissement.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Christian Larnet pour Dreuz.info.

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  1. Huffington Post
  2. Le Figaro
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