Publié par Manuel Gomez le 26 mars 2019

Les partisans du FIS (Front Islamiste du Salut), parti dissous depuis 1992, après la période dramatique vécue par l’Algérie qui avait fait près de 300.000 morts, ont décidé vendredi d’organiser une marche à Kouba, dans la proche banlieue d’Alger, qui est le fief du leader actuel du FIS, Ali Belhadj, toujours autorisé à prêcher dans la mosquée.

Le FIS, repris en main par le clan Bouteflika après sa dissolution, tente ainsi de faire une réapparition sur le plan politique en tirant profit de la révolte populaire pacifique, et en proposant, dans un premier temps, des prières et des chants religieux, avec des slogans islamistes qui font ressurgir les douloureux souvenirs de leurs années de dictature religieuse.

La manifestation a été perturbée par l’incursion et les slogans plus actuels d’une jeune population qui refuse tout gouvernement qui lui serait imposé par un quelconque parti politique.

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Malgré l’appui de nombreux médias, mis à leur disposition à l’aide de subventions, cette mouvance islamiste radicale espère toujours pouvoir imposer au peuple ses interdictions et ses règles religieuses et sociales, comme par exemple obliger les femmes à porter le hijab (voile islamique), interdire les musiques, la télévision, l’égalité hommes/femmes et pratiquer la « Charia », tout ce qui est en contradiction totale avec les aspirations de la jeunesse algérienne qui justement manifeste depuis plusieurs semaines pour davantage de liberté et aspire à écarter les structures qu’elle n’a pas connu, celles des années de guerre d’indépendance et celles de l’oppression du FIS.

Il ne s’agit nullement d’un « Printemps arabes » à la tunisienne mais l’aspiration à un semblant de démocratie, malgré la main mise de la religion, qui éloignerait les hommes d’affaires connus en Algérie et qui participent largement à la corruption du pouvoir, mais également les forces rétrogradent islamistes et tous ceux qui veulent soit récupérer, soit détourner, ce mouvement populaire et isoler les provocateurs.

Le rôle de l’ALN (Armée Populaire Algérienne) étant de protéger la sécurité nationale, les frontières du pays et s’opposer à toute ingérence étrangère mais surtout pas à intervenir contre le peuple afin de ne pas se diriger vers une sortie de crise à l’égyptienne.

En ce qui concerne la conférence nationale annoncée par l’actuel président les manifestants ne veulent surtout pas qu’elle soit organisée par des personnalités choisies parmi celles qui ont déjà gouverné avec le gouvernement actuel.

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On ne peut que leur souhaiter que cette « Conférence nationale », qui devrait résoudre tous les problèmes politiques, ne soit pas identique au « Grand débat » français, qui lui ne résoudra aucun des problèmes que subie la France actuellement ! Ce qui, dans les deux cas, serait de « noyer le poisson » au profit exclusif de ceux qui gouvernent malgré l’opposition du peuple !

Mardi 26 mars, évoquant l’article 102 de la Constitution de la République Algérienne, le général-major de l’Armée Nationale Populaire, Ahmed Gaïd Salah, demande le destitution du président de la République, Abdelaziz Bouteflika, pour cause de maladie grave et durable et incapacité d’exercer ses fonctions.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Manuel Gomez pour Dreuz.info.

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