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Publié par Magali Marc le 26 mars 2019
Le socialisme est une philosophie de l’échec, le credo de l’ignorance et l’évangile de la jalousie.

Les lecteurs de Dreuz connaissent le rabâchage moralisateur de ceux qui défendent les bienfaits du socialisme : justice sociale, partage des richesses, libération des travailleurs exploités par le capitalisme, etc. Mais pour les jeunes occidentaux de 20 ans qui n’ont pas connu l’Union Soviétique et ont vaguement entendu parler de Staline, Mao et Pol Pot, le rêve socialiste vaut la peine d’être poursuivi. Cet article s’adresse à eux.

Pour les lecteurs de Dreuz, j’ai traduit cet article de Philip Carl Salzman*, paru le 22 mars, sur le site du Gatestone Institute. À partager sans restriction avec les jeunes francophones occidentaux que vous connaissez.


Le rêve socialiste : Prenez garde à ce que vous souhaitez

Depuis longtemps, il semble que le socialisme a définitivement échoué dans la pratique et a perdu son attrait en tant qu’idéologie économique. L’Union des Républiques Socialistes Soviétiques (URSS) s’est effondrée ; ses satellites d’Europe de l’Est se sont libérés dans les années 1990 ; la Chine est passée du socialisme au capitalisme d’État à partir des réformes économiques de 1978 et n’a cessé de progresser avec énergie depuis ; Cuba communiste a refusé de devenir une destination touristique offshore pour Canadiens et Européens et le Venezuela socialiste s’est totalement écrasé.

Dans un essai de 1989 intitulé « La fin de l’histoire », Francis Fukuyama affirmait qu’avec les événements mentionnés ci-dessus, nous assistions à « une victoire incontestée du libéralisme économique et politique ».

Les partis socialistes ont, bien sûr, été présents dans de nombreux pays européens tout au long des XXe et XXIe siècles et ont même été dominants à un moment donné dans certains pays. Mais ils ont eu tendance à être « roses » plutôt que « rouges » et ont généralement favorisé les politiques de l’État providence plutôt que la prise en charge des moyens de production. En ce moment, la plupart des pays européens luttent pour rester en vie économiquement.

Ainsi, le Parti travailliste britannique a abandonné la propriété de l’État sur les moyens de production dans une révision de la clause IV de sa constitution effectuée en 1993.

Toutefois, le socialisme a récemment repris du poil de la bête sur la scène politique américaine et continue d’être le principe fondateur du Nouveau Parti démocratique du Canada (NPD).

Aux États-Unis, « l’attitude des Démocrates à l’égard du socialisme n’a pas changé matériellement depuis 2010. 57 % d’entre eux en ont aujourd’hui une opinion positive. Le principal changement chez les Démocrates, c’est qu’ils sont moins nombreux (47%) à avoir une vision optimiste du capitalisme.
Dans l’ensemble, les « Américains âgés de 18 à 29 ans voient le socialisme plus positivement (51%) que le capitalisme (45%) » (Sondage Gallup, août 2018**).

L’attirance des jeunes pour le socialisme ne devraient pas surprendre ceux qui savent que notre système éducatif, de l’école primaire à l’université, a été pris en charge par les Marxistes, avec leur appel bien connu à changer un monde soi-disant divisé en oppresseurs et en opprimés.

Ça veut dire que si je réussis à m’enrichir c’est parce que quelqu’un, quelque part, se fait exploiter. Il n’y a pas de modèle économique dans le marxisme dans lequel si « Je gagne, tu gagnes, nous gagnons tous ».

De nos jours, l’éducation se compose en grande partie de propagande politique anti-occidentale, anticapitaliste, ainsi que de propagande politique contre les Blancs et les hommes.

Cette orientation socialiste était présente lors des primaires présidentielles de 2016 du Parti Démocrate, qui auraient probablement été confiées au socialiste autoproclamé Bernie Sanders si le Comité national démocrate n’avait pas truqué les primaires (NdT : en faveur d’Hillary Clinton). L’orientation pro-socialiste s’est manifestée à nouveau lors de l’élection de 2018 à la Chambre des Représentants et des déclarations subséquentes d’Alexandria Ocasio-Cortez, qui s’est présentée comme étant une « socialiste démocratique ».

Les partisans démocrates se prétendent « socialistes démocratiques », mais l’URSS a toujours prétendu qu’elle défendait la démocratie contre le capitalisme, et la Corée du Nord se proclame officiellement comme étant « la République populaire démocratique de Corée, un véritable État ouvrier où le peuple est complètement libéré de l’exploitation et de l’oppression».

Le bilan du socialisme sur le front de la démocratie et de l’économie n’est pas meilleur que son bilan en matière de liberté et de prospérité ; sur tous les plans, c’est un énorme échec.

L’égalité socialiste

L’objectif du socialisme est supposément d’accroître l’égalité économique en répartissant la richesse de la société entre les individus et les familles. Pour ce faire, on prend la richesse de ceux qui ont plus que la moyenne et on la redistribue à ceux qui ont moins que la moyenne.

Comme la richesse ne sera généralement pas cédée volontairement, la redistribution devrait être appliquée par des organismes gouvernementaux, appuyés par des lois et des règlements administratifs. Cependant, dans la pratique, le socialisme a généralement conduit les membres des gouvernements à redistribuer les richesses en se les appropriant ou en les versant à leurs associés.

Même au sein du gouvernement américain, à l’heure actuelle, les membres du Congrès ne s’engagent pas à respecter les lois auxquelles ils sont liés dans le reste du pays. Comme Lee Atwater (un stratège Républicain de Reagan) le disait : « Les chiens n’aiment pas la nourriture pour chiens ». (***)

L’égalité est une valeur vague mais importante dans la culture occidentale issue des Lumières. Mais l’égalité de quoi ? Elle a d’abord été présentée historiquement comme l’égalité devant la loi, puis a évolué vers l’égalité des chances et, dans la théorie socialiste, elle est présentée comme l’égalité des résultats.

L’égalité des résultats rompt la relation entre la possibilité de profiter des avantages de sa production et la confiscation de ces avantages pour les distribuer à d’autres, comme le montre le slogan de Marx : « De chacun selon ses capacités, à chacun selon ses besoins ».

Pourtant, Staline souhaitait maintenir un lien entre la production et la distribution. Il a inséré dans la Constitution soviétique le slogan modifié : «De chacun selon ses capacités, à chacun selon son travail ».

Les partisans de l’égalité de résultat exigent une déconnexion encore plus radicale entre le travail et l’emploi.

La députée Alexandria Ocasio-Cortez a fait circuler un résumé de sa proposition de « Green New Deal » qui préconise un soutien économique de l’État pour ceux qui « ne peuvent ou ne veulent pas travailler ».

La production et la distribution

Le socialisme met l’accent sur la redistribution de la richesse. La production est négligée, lorsqu’elle n’est pas dédaignée – une activité que les gouvernements risquent de mal faire car il n’y a pas de surveillance ou de libre concurrence du marché.

Ainsi, un problème majeur de tout gouvernement socialiste est le manque de production de biens et de services qu’il souhaite redistribuer.

Une autre critique majeure du socialisme est que la déconnexion entre le travail et la récompense sape la motivation à travailler et à innover. Pourquoi travailler ou prendre des risques quand les profits, si on en réalise, vont être distribués aux autres ?

Les gouvernements socialistes doivent redistribuer quoiqu’il arrive, et le déclin de la production s’avère être un enfer. Si vous enlevez l’incitation à travailler et à produire, vous finissez par supprimer les producteurs. Ceux qui ont visité l’Union soviétique se souviennent d’avoir essayé d’attirer l’attention d’un serveur dans un restaurant : pourquoi quelqu’un devrait-il les servir s’il n’est pas récompensé pour son aide ?

Il y a actuellement une crise sanitaire en Europe car les médecins fuient les États membres plus pauvres à la recherche d’un meilleur salaire dans les États membres plus riches et, au Royaume-Uni, moins de gens s’inscrivent à l’école de médecine. C’est la raison pour laquelle Margaret Thatcher avait dit : « Le problème du socialisme, c’est qu’on finit par manquer de l’argent des autres ».

Les gouvernements socialistes ont une solution monétaire toute trouvée : ils impriment plus d’argent. Cela fonctionne pendant un moment, mais au bout d’un certain temps. l’inflation arrive jusqu’à ce que l’argent perde toute valeur et qu’on ne puisse plus acheter aucun bien ou service, à condition qu’il y ait quelque chose à acheter, ce qui, rendu là, n’est généralement pas le cas.

L’inflation au Venezuela, pays riche en pétrole, a atteint 80 000 % en 2018, selon Forbes. L’« égalité » socialiste devient une pauvreté et une famine égales pour tous, à l’exception peut-être de quelques-uns au gouvernement.

L’égalité «uber alles»

Si l’égalité est une valeur occidentale importante, elle n’est en aucun cas la seule. La prospérité est une autre valeur occidentale importante, et c’est exactement ce qui se perd à mesure que la production diminue. De plus, si l’égalité devient la seule valeur, l’efficacité est perdue. Les biens et services ne sont ni développés ni mis à disposition. De plus, les économies contrôlées par les gouvernements sont très inefficaces : les économies sont extrêmement complexes et rapides ; les bureaucraties sont maladroites et lentes.

La liberté est une autre valeur importante, mais sous le socialisme, elle est extrêmement restreinte. L’expropriation et la redistribution de la richesse font que les gens perdent leur capacité d’épargner, d’inventer, de se déplacer, d’acheter et de donner.

L’égalité et la liberté sont incompatibles.

Le socialisme signifie que vous remettez votre liberté au gouvernement, qui prétend savoir mieux que vous comment dépenser votre argent. Malheureusement, l’histoire prouve qu’il s’agit plutôt d’une spirale de la mort de l’économie et de la prestation des services, qu’il soit question de la qualité inférieure de l’éducation publique aux États-Unis ou de la prestation des soins de santé aux anciens combattants.

Pendant des années, aux États-Unis, les soins de santé des anciens combattants, gérés par le gouvernement, étaient misérables; et si l’on n’était pas content, on ne pouvait rien y faire.

Le gouvernement n’arrêtait pas de changer les gestionnaires. Aujourd’hui, le président Donald J. Trump tente enfin de s’attaquer à la crise que sont devenus les soins de santé des anciens combattants. Comment ? En les privatisant.

La justice est aussi une valeur importante. Mais si la justice consiste à donner à chacun ce qui lui est dû, prendre la richesse de ceux qui l’ont méritée, pour la donner à ceux qui ne l’ont pas méritée, est une pratique pour le moins douteuse.

La gouvernance socialiste

Plus une économie est sous le contrôle du gouvernement, plus le gouvernement et ses bureaucrates s’approprient le pouvoir. Pour empirer les choses, il n’y a aucun moyen de s’assurer que le gouvernement assumera ses responsabilités de façon responsable. Comme l’a dit le regretté chef de la Fédération américaine des enseignants, Albert Shanker, au sujet de l’état lamentable de la gratuité de l’enseignement dans les écoles publiques américaines : « Quand les écoliers commenceront à payer des cotisations syndicales, je me mettrai à représenter leurs intérêts ».

Les conséquences sont graves : comme l’écrivait Lord Acton à Mgr Creighton en 1887, « Le pouvoir tend à corrompre et le pouvoir absolu corrompt absolument ».

L’égalité économique qui exige un gouvernement fort aboutit généralement à l’inégalité politique : les dirigeants politiques et l’élite bureaucratique sont sous contrôle politique – et avec elle économique. Dans la hiérarchie politique socialiste, ceux qui sont au sommet sont proches du pouvoir absolu ; ceux qui sont en bas n’ont aucun pouvoir.

Le socialisme s’est révélé incompatible avec la démocratie. Les pays socialistes ont tendance à devenir des dictatures arrogantes, des États à parti unique, totalitaires dans leur culture et leur sécurité. Les agences de sécurité ont carte blanche pour s’assurer que tout le monde se conforme aux règles.

Discussion

La principale raison pour laquelle le socialisme a gagné en popularité en Amérique du Nord est, bien sûr, que tout le monde aime « les choses gratuites », surtout l’«argent gratuit». Il n’est pas difficile de voir l’attrait de voter pour des gens qui promettent de vous enrichir.

Ce qui nourrit cet appui au socialisme c’est l’envie.

Il est humain d’envier ceux qui ont plus et mieux. Cependant, il est douteux qu’une bonne politique sociale puisse se fonder sur de tels sentiments : comme l’histoire le démontre, on finit par avoir pire et moins.

S’il est vrai que les systèmes électoraux sont ouverts à ce genre de proxénétisme, les promesses s’avèrent généralement fausses (ainsi, l’ancien président Barack Obama disait « Vous allez pouvoir garder votre médecin » ; «Vous serez capables de conserver votre plan de soins de santé» ; « la Loi sur les Soins de Santé Abordables permettra à chaque famille d’économiser 2500 dollars »). Les électeurs intelligents ont bien fait de ne pas s’y fier.

L’avidité et l’envie d’aujourd’hui semblent avoir pour cause le déclin de la fibre morale américaine. Selon le journaliste Matthew Continetti :

Les valeurs bourgeoises d’honnêteté, de fidélité, de diligence, de retenue, de satisfaction retardée et de maîtrise de soi qui régnaient autrefois en maître ont été contestées pendant de nombreuses décennies et remplacées par une éthique d’expression personnelle, de gratification, de satisfaction immédiate et de demande de l’impossible.

De plus, comme le souligne l’historien Victor Davis Hanson en parlant de ceux qui préconisent des restrictions à la liberté d’expression :

Je pense que la façon dont ils le font, c’est en utilisant le langage orwellien. Ce qu’ils veulent dire c’est que la liberté d’expression est un discours de haine parce que vous pourriez être cruel envers certains groupes. La censure porte le nom d’avertissement déclencheur, la ségrégation et un certain scepticisme concernant le réchauffement planétaire sont des formes de créationnisme ou de négationnisme.

Aujourd’hui, il est interdit de mentionner le déclin de la vertu en Amérique ; toute mention amène une foule de militants épris de «justice sociale» et prêts à démolir quiconque en parle.

Selon le mode de pensée orwellienne, les soi-disant «antifascistes» sont les vrais fascistes : une nouvelle police de la morale essaie de faire taire ceux qui ne sont pas d’accord avec eux.

La raison de la perte des valeurs morales américaines semble être que la croyance dans les valeurs américaines a été remplacée par le relativisme culturel et le multiculturalisme, qui prétendent que toutes les valeurs, croyances et cultures sont également valables, et que les valeurs non américaines sont peut-être même meilleures que les valeurs américaines.

Pour beaucoup d’Américains, ces valeurs semblent avoir été déclassées au profit de la cupidité, du racisme et du militarisme – et la meilleure solution à la perte des valeurs américaines est le socialisme sous la forme d’un «tout est gratuit».

Pour les Américains qui ne veulent pas suivre la voie de l’URSS, de la Chine communiste, des Khmers rouges du Cambodge, de la Corée du Nord, de Cuba et du Venezuela, il existe une autre voie.

Si l’une des principales craintes des Américains est le coût d’une maladie catastrophique, le président Ronald Reagan a proposé un programme d’aide gouvernementale rien que pour cela, et une économie de marché libre de choix pour le reste des soins médicaux (****).

Ce serait certainement un programme moins écrasant sur le plan économique pour tout le pays et ses contribuables et plus durable que d’enfermer un pays dans un système de santé bureaucratique et centralisé qui a malheureusement fourni des soins de santé de plus en plus détériorés, avec des coûts qui explosent et des temps d’attente de plus en plus longs, pour de moins en moins de gens, partout où il a été essayé.

La prétendue égalité absolue du socialisme détruit la prospérité, la liberté et la démocratie.

*Philip Carl Salzman est professeur émérite d’anthropologie à l’Université McGill, chercheur principal au Frontier Centre for Public Policy, boursier au Middle East Forum et directeur de Scholars for Peace in the Middle East.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Traduction de Magali Marc (@magalimarc15) pour Dreuz.info.

Source :https://www.gatestoneinstitute.org/13925/socialism

Références :

  • ** https://news.gallup.com/poll/240725/democrats-positive-socialism-capitalism.aspx
  • *** http://www.peggynoonan.com/trump-was-a-spark-not-the-fire/
  • ****https://www.nytimes.com/1986/02/05/us/reagan-seeks-welfare-plan-to-free-poor-from-government-dependency.html
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