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Publié par Hélios d'Alexandrie le 28 mars 2019

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Un commentaire récent m’a particulièrement interpellé, rédigé par JiCé à propos de ma dernière analyse, il se lit comme suit :

« Vous devez maintenant utiliser vos dons pour rendre aux européens leur fierté et le courage d’une rébellion contre l’islamisation. »

J’aimerais d’emblée clarifier un point. Je ne suis pas européen ni de souche européenne, j’observe l’Europe d’une certaine distance ce qui me donne l’avantage de l’éloignement. Francophone et francophile, je me souviens de ce qu’on nous enseignait à l’école au sujet de la France : « tout homme a deux patries, la sienne et puis la France. » En paraphrasant cette citation de Thomas Jefferson, je me permets de l’étendre à l’Europe :

« Tout homme dans son cœur vit sur deux continents, le sien et puis l’Europe. »

Pourquoi l’Europe ?

Répondre à cette question exigerait d’écrire un traité de plusieurs volumes, mais un traité qui je le crois pourrait se résumer en une seule phrase : « Parce que sans l’Europe le monde d’aujourd’hui serait pareil au monde de l’antiquité. »

L’enchaînement des civilisations ressemble à une course à relais, dans l’antiquité les civilisations qui ont pris naissance autour des grands fleuves (Égypte et Mésopotamie) ont passé le flambeau à la Grèce qui par la suite l’a transmis à Rome et à travers elle à une grande partie de l’Europe. Il s’agissait dans tous ces cas de civilisations relativement statiques, incapables de se dépasser une fois qu’elles ont atteint leur apogée. Il en a été de même pour la Perse, l’Inde, la Chine et le Japon : des civilisations brillantes mais qui sont restées figées dans leur apparente perfection.

L’Europe d’aujourd’hui est le produit du Moyen-âge, époque bénie durant laquelle ont été réunies toutes les conditions requises pour le progrès. Un progrès continu qui, du moyen-âge à la postmodernité, en passant par la renaissance, les lumières, la révolution industrielle et le vingtième siècle, ne s’est jamais démenti. On peut raisonnablement affirmer que ce qui distingue la civilisation européenne de toutes les autres est cet élan irrésistible qui l’amène à se surpasser.

Certes la civilisation européenne se confond avec la civilisation occidentale. Cette dernière n’est pas exclusivement européenne, elle est aussi américaine. Mais l’Amérique est fille de l’Europe, un cordon ombilical les relie toutes les deux, qui leur permet de se nourrir l’une de l’autre, à tel point qu’il est difficile à présent d’imaginer que l’une pourrait survivre après la disparition de l’autre.

Le moyen-âge européen source principale du progrès

Pourquoi l’Europe du moyen-âge a-t-elle épousé le progrès ? D’ou vient qu’elle ait produit autant d’innovations et dans autant de domaines ? Avant de répondre à cette question, examinons les faits. La liste d’inventions et d’innovations est longue, mais il suffit de mentionner les progrès dans les techniques agricoles et industrielles, entre autres la charrue lourde à versoir, dite du moyen-âge, et le système de rotation culturale, lesquels ont considérablement augmenté la production de céréales tout en conservant la fertilité des sols. Le collier d’épaule des chevaux de trait, lequel a permis de transporter de lourdes charges plus rapidement et sur de plus longues distances. L’usage généralisé de l’énergie hydraulique des cours d’eau et celle du vent, deux sources d’énergie qui ont permis de se passer de la force musculaire des hommes et des bêtes, tout en réduisant les coûts de production et de fabrication. L’utilisation du fer comme armature renforçant la pierre taillée dans la construction d’édifices en hauteur, tels que les cathédrales. Le gouvernail d’étambot, fixé par des charnières à l’arrière des navires, qui a sensiblement amélioré leur manœuvrabilité et facilité leur contrôle, etc. Comme on peut s’en rendre compte, le moyen-âge a laissé libre cours à l’esprit inventif et innovateur des Européens ; l’abondance et la prospérité ont été les conséquences directes de ces inventions.

Il y a des raisons à cela, la première étant la disparition de l’esclavage, la seconde la valorisation du travail manuel. Les deux sont en opposition directe avec la culture de l’antiquité gréco-romaine dont l’édifice de civilisation repose en grande partie sur l’exploitation du travail de millions d’esclaves. Pour les élites intellectuelles de l’antiquité, les techniques et les métiers avaient peu de valeur, elles passaient loin derrière la rhétorique et la philosophie. L’examen objectif des données historiques nous amène à conclure que la disparition de l’esclavage et la valorisation du travail manuel en Europe sont le fruit du christianisme, en effet la doctrine chrétienne reconnaît la dignité de chaque homme aux yeux de Dieu. Jésus-Christ est mort sur la croix pour le salut de tous les hommes et non de certains d’entre eux à l’exclusion des autres. La Vérité, celle que le Christ a fait connaître, libère les croyants des chaînes du péché, mais elle les amène aussi à libérer leurs esclaves, et à abolir l’esclavage par la suite. Également, Jésus durant sa vie cachée a travaillé manuellement comme charpentier, nombre de ses disciples étaient pêcheurs, Saint-Paul apôtre fabriquait des tentes, tous étaient juifs et le judaïsme en leur temps valorisait le travail manuel.

La nécessité est mère de l’invention et de l’industrie, la disparition de la main-d’œuvre servile a incité les Européens à trouver d’autres moyens de produire à bas prix, ils ont donc pris le parti d’innover et d’inventer. D’autre part le travail manuel a acquis son sens le plus élevé dans les monastères et les couvents. Moines et moniales travaillaient de leurs mains une partie de la journée et durant l’autre partie se consacraient à la prière, c’est ainsi que le travail manuel et la prière sont devenus indissociables, et c’est justement là qu’est née l’éthique de travail des Européens.

Parlant de monastères et de couvents, leurs croissances en nombre et en taille en ont fait des centres économiques de premier plan, leurs surplus de production les ont amenés à participer à des échanges commerciaux d’envergure ; l’accumulation de capital qui en a résulté a permis d’investir davantage dans les moyens de production et dans la construction de nouvelles infrastructures ; c’est là que le capitalisme a vu le jour, ses bienfaits n’ont pas tardé à s’étendre à la population qui gravitait autour des monastères. La prospérité a été favorable à la piété populaire, l’essor des sites de pèlerinages et la croissance du nombre de pèlerins ont eu des retombées sociales, culturelles et économiques semblables aux retombées du tourisme aujourd’hui. C’est ainsi que les pèlerins européens ont contribué à unifier culturellement et spirituellement l’Europe.

Autres réalisations et inventions qui ont profité à l’humanité : la cheminée intégrée dans la maçonnerie des maisons, les lunettes et les verres correcteurs, les horloges mécaniques installées dans les clochers et les beffrois afin de marquer le temps pour les habitants des villes, la notation de la musique qui a permis la composition, la diffusion et l’interprétation des œuvres musicales, l’orgue et sa diffusion à grande échelle dans les églises, etc.

Les universités telles que nous les connaissons ont vu le jour et se sont répandues au Moyen-âge : Bologne, Paris, Montpellier, Oxford, Arezzo, Salamanque, Padoue, Naples, Toulouse, Cambridge, Coimbra, Pérouse, pour les plus anciennes, suivies plus tard de Prague, Cracovie, Vienne, Heidelberg, Cologne, Leipzig. Des bibliothèques ont également été aménagées au profit des étudiants et de leurs maîtres. La théologie, le droit canon, les langues et la philosophie y étaient enseignés, on y apprenait aussi l’art de débattre et de convaincre ; mais les sciences de la nature (mathématiques, optique, astronomie) ainsi que la médecine avaient également leur place et il est notoire que des hommes de religion tels que Robert Grossetête, Roger Bacon et Albert de Cologne aient été les premiers à jeter les bases de la connaissance scientifique et de la science expérimentale. Le mythe de l’obscurantisme du moyen-âge européen a la vie dure, il reflète le point de vue biaisé des philosophes du dix-huitième siècle à l’égard de leurs devanciers.

La Grèce a certes inventé la démocratie mais celle-ci ne concernait pas tous les habitants, esclaves et métèques étaient exclus. C’est dans les villes et les bourgs du moyen-âge que la vraie démocratie est née. À l’encontre des idées reçues, elle a connu de beaux jours sous sa forme municipale et elle a été active du moyen-âge jusqu’à la Révolution française. Des pratiques démocratiques populaires ont été instituées même dans les villages, où une assemblée composée de tous les habitants prenait les décisions. Ces assemblées étaient souveraines et avaient même un statut juridiquement reconnu. Elles étaient également indépendantes, ni les seigneurs ni même le roi n’avaient le droit de s’immiscer dans leur champ de compétence.

Mais cette description succincte des réalisations de l’Europe chrétienne au Moyen-âge resterait incomplète si le sujet du statut de la femme n’était pas abordé. Abstraction faite des difficultés de l’existence qui d’ailleurs affectaient davantage les hommes que les femmes, le moyen-âge a été plus favorable aux droits des femmes et à leur autonomie que la renaissance et les lumières. Le christianisme y a joué un rôle central en affirmant l’égalité des sexes et leur égale dignité, tel qu’enseigné dans la bible. Les personnages bibliques de sexe féminin sont nombreux ; d’Ève à Marie mère de Jésus, en passant par Sarah, Haggar, Rebecca, Rachel, Dalila, Ruth, Bethsabée, Athalie, Esther, Judith, Élisabeth et Marie de Magdala, les femmes sont à l’honneur, elles présentent en majorité des modèles positifs : intelligentes, sages, aimantes, sensibles, courageuses, entreprenantes et résolues, elles jouent un rôle central dans la protection du peuple de Dieu et le salut de l’humanité. Le moyen-âge peut s’enorgueillir de ses savantes abbesses, de ses poétesses, de ses patronnes d’entreprises, et même de ses guerrières, elles étaient libres et fortes. Rien n’illustre autant le haut rang acquis par la femme au moyen-âge, que le lien qui attache le preux chevalier à sa dame et qui s’exprime par l’amour chaste, le respect voire la soumission. Également l’essor du culte marial et la consécration de plusieurs cathédrales et églises à la Vierge Marie, nous disent à quel point le Moyen-âge avait une haute idée de la femme.

La civilisation du moyen-âge islamique

Sans les acquis de la civilisation du Moyen-âge européen, la renaissance n’aurait pas eu lieu. N’eut été du tremplin du moyen-âge, le monde moderne tel que nous le connaissons n’aurait pas émergé. Mais une autre civilisation du moyen-âge a vu le jour, précédant de peu celle de l’Europe. La civilisation dite islamique a pour quelques siècles étendu sa domination sur une partie importante du monde connu. Puissante et riche elle a favorisé à ses débuts la philosophie et les sciences ; Héritière des arts et des connaissances de l’antiquité, elles les a pour un temps préservés, commentés et enrichis. Elle a produit un grand nombre de penseurs et de savants, dont les travaux, traduits en latin, ont grandement influencé les penseurs et savants européens. La taille gigantesque de l’empire islamique a permis la circulation et la diffusion des idées, les philosophes et les savants n’étaient pas tous musulmans, un grand nombre d’entre eux étaient chrétiens et juifs et ce sont les chrétiens qui ont traduit les œuvres antiques du grec à l’arabe. Certains des savants-philosophes dits musulmans étaient dans les faits incroyants et ne s’en cachaient pas, ils se sentait beaucoup plus proches des œuvres philosophiques grecques que du coran.

La civilisation du moyen-âge islamique avait pris un bon départ et elle était en avance sur l’Europe dans le domaine scientifique. Cette avance elle aurait pu la garder et même l’accroître ; possédant des moyens extraordinaires et des sujets talentueux dans tous les domaines, elle aurait pu mettre à profit ses acquis pour aller de plus en plus vite et de plus en plus loin. Mais quelque chose s’est passé qui a fait en sorte qu’elle s’est arrêtée, presque d’un coup, avant d’amorcer son recul. On ne peut attribuer la cause ni au manque de moyens ni à la pénurie de talents, la cause est ailleurs et elle de l’ordre du spirituel, exactement comme l’essor et le progrès de la civilisation européenne ont des fondements spirituels.

De la même façon que le christianisme a libéré les esprits et ouvert la porte au progrès, l’islam face à la science et à la philosophie a choisi la régression. Ce sont les différences théologiques qui expliquent cette divergence des résultats. Dans l’islam Allah est infiniment transcendant, il guide qui il veut et égare qui il veut, l’être humain n’est pas libre, toutes ses actions, même les mauvaises sont voulues par Allah, son salut ou sa damnation dépendent également de lui, seule la mort au combat pour la cause d’Allah garantit le salut. Le coran est la parole incréée d’Allah, il est parfait et éternel comme lui. Mahomet est le sceau des prophètes, il représente l’homme parfait, il est le beau modèle que les croyants doivent imiter. Avec le coran, ses actes et paroles constituent la base de la loi (la charia), celle-ci règle dans les moindres détails la vie quotidienne du croyant, dont le salut dépend de son observance des obligations religieuses et de sa conformité aux règles strictes de la charia.

Mais l’islam n’est pas seulement une religion, il est autant sinon plus un messianisme conquérant et totalitaire qui s’impose aux peuples vaincus, saccage leur patrimoine culturel et les convertit à la pointe de l’épée. Seuls les juifs et les chrétiens, détenteurs d’anciennes révélations, qu’ils auraient d’ailleurs « corrompues » et que le coran a rendus « caduques », ne sont pas forcés de se convertir ; ils doivent cependant accepter la suprématie des musulmans et une série de conditions et d’obligations humiliantes. Leur droit à la vie est conditionnel au paiement d’une rançon annuelle en or, dont ils doivent s’acquitter lors d’une cérémonie avilissante. La société islamique est par essence inégalitaire, la loi ne s’applique pas de la même façon à tout le monde, trois facteurs déterminent le statut juridique : le sexe, la religion et la condition d’homme libre ou d’esclave.

L’islam au neuvième siècle a choisi la pétrification. À ses débuts le dogme n’était pas encore figé et laissait donc de la place à la spéculation. Le courant philosophique des mutazilites, favorisant la rationalité et le libre examen, a défendu la notion de coran créé, donc imparfait comme l’est toute créature et donc passible d’être complété par l’effort de réflexion (l’ijtihad). Les mutazilites introduisaient un élément de doute dans la doctrine, sans le vouloir ils déstabilisaient l’islam et menaçaient par le fait même la cohésion de l’empire abbasside. Écartés du pouvoir, ils furent l’objet de persécution avant de quitter la scène. Après leur disparition on ferma les portes de l’ijtihad mettant fin définitivement à l’effort de réflexion. Désormais la lecture et la compréhension du coran seront littérales, et du fait que plusieurs passages se contredisent, on décréta que les versets tardifs abrogeront ceux qui furent révélés en premier.

La civilisation du moyen-âge islamique ne s’est jamais relevée de ce coup auto-infligé. Le doute et la pensée spéculative des mutazilites ouvraient la porte aux remises en question, à la pluralité des opinions et donc au progrès, s’ils avaient été protégés par le pouvoir califal, ils auraient permis à la civilisation du moyen-âge islamique d’effectuer de véritables bonds en avant. Mais les choses se sont pas passées autrement, le coran et les paroles de Mahomet ont été mis à l’abri de l’analyse critique. Il était impérieux d’agir ainsi parce que c’est la religion qui accorde au pouvoir califal la légitimité et c’est également au moyen de la religion que le pouvoir califal entend maintenir la cohésion de l’empire. Le calife a eu à choisir entre le progrès et l’islam, son choix s’est arrêté sur l’islam.  ;

Mais il y a un autre point qui sépare idéologiquement l’Europe médiévale de l’empire islamique, il s’agit de l’esclavage. Celui-ci fournit une main-d’œuvre abondante et peu coûteuse en terme d’argent, mais ses effets à long terme sont extrêmement négatifs, non seulement sur le plan moral mais également sur la capacité de la société de progresser. Le travail produit par les esclaves dispense de chercher de nouvelles méthodes ou techniques de production, il constitue donc un frein à l’innovation. L’esclavage repose sur l’inégalité foncière entre les êtres humains, celle-ci engendre une société farouchement conservatrice, voire immobilistes, du fait que les maîtres et les possédants s’opposent à toute réduction de leurs privilèges.

Partie plus tôt et avec davantage de ressources, la civilisation du Moyen-âge islamique s’est laissée distancer par la civilisation européenne. Durant la course le lièvre islamique a été frappé soudain de paralysie, tandis que la tortue européenne s’est vue pousser des ailes. Alors que le monde musulman s’enfonçait dans la torpeur et le marasme sous le joug du califat ottoman, l’Europe inventait l’imprimerie, découvrait l’Amérique et entrait de plain-pied dans la « renaissance ».

Un monde profondément marqué par l’Europe

Je n’aime pas beaucoup ce mot « renaissance », il laisse entendre qu’après la chute de l’Empire romain d’Occident, l’Europe a traversé une longue période sombre, en fait tout un millénaire d’obscurantisme, dont elle a émergé en faisant « renaître », comme par enchantement, la civilisation de l’antiquité grecque et romaine. Ce Moyen-âge, dont il semble qu’on devrait en avoir honte et qu’on serait justifié de dénigrer, ne serait qu’un entre-deux pitoyable séparant deux époques éblouissantes ! Si on me laissait le choix, je remplacerais « renaissance » par « effervescence », car il s’agit bien de cela, la longue période de gestation que fut le moyen-âge s’est terminée par un jaillissement, en fait une explosion d’énergie créatrice dans tous les domaines ; jamais dans l’Histoire de l’humanité un tel phénomène ne s’était produit. L’Europe a investi patiemment durant tout un millénaire et la voilà qui récolte les dividendes de son labeur. Elle peut bien regarder en arrière et mesurer le chemin parcouru, non pour se reposer sur ses lauriers mais pour s’élancer en avant et transformer le monde. C’est ce qu’elle a fait presque sans prendre son souffle durant cinq siècles. Au cours de cette période d’accélération continue, elle a fait faire à l’humanité des pas de géants dans tous les domaines ; mais elle ne s’est pas contentée d’innover et de créer, elle a répandu généreusement ses bienfaits.

Il serait long et fastidieux d’énumérer les réussites, il suffit de dire que durant les cinq derniers siècles, l’Europe, rejointe plus tard par l’Amérique, a été la source de la presque totalité du progrès réalisé par l’humanité. Sciences, techniques, inventions, agriculture, communications, architecture, médecine, philosophie, littérature, arts, musique, religion, droit, administration, politique, autant de domaines qui lui doivent presque tout, à tel point qu’il n’est pas exagéré de dire que le monde a vécu et vit encore à l’ère européenne. L’Europe n’a pas seulement permis à l’humanité de mieux vivre et de vivre plus longtemps, elle l’a également profondément marquée dans le champ des idées et sur le plan spirituel. Il n’y a aucune culture sur terre qui n’ait pas été touchée, voire fécondée par celle de l’Europe, on peut à juste titre voir en elle un phare à la fois intellectuel, culturel et spirituel.

D’aucuns m’accuseront de contempler l’Europe avec des lunettes fortement teintées de rose. Qu’ils se rassurent je n’occulterai pas les « graves péchés » qu’elle a commis et commet encore, et dont les principales victimes ont été et le sont encore les peuples européens. Le chapelet de conflits violents qui ont ensanglanté l’Europe, de la guerre de Trente Ans jusqu’à la Seconde Guerre mondiale, est un indice qui ne trompe pas d’un mal profond qui ronge ce continent. Ce mal c’est la sagesse qui vient à manquer au moment où l’Europe en a le plus besoin, car l’effervescence et le dynamisme ne  ; vont jamais sans excès. Il y a un rêve qu’il est sage de ne pas réaliser. Ce rêve, aussi inutile que nuisible, c’était et c’est toujours la fusion des nations européennes dans une seule entité : un Empire, un Reich ou une Union. Le génie des Européens ne peut donner sa pleine mesure sous un régime de tutelle, chaque nation européenne a besoin d’espace pour se mouvoir et respirer. Les nations européennes me font penser à des porcs-épics, qui pour vivre en bon ménage doivent garder une certaine distance entre eux, mais qui par temps froid doivent se rapprocher l’un de l’autre pour conserver la chaleur. Exercice périlleux et équilibre difficile à atteindre, ce qui rend folle l’idée de les attacher l’un à l’autre.

Mais cette idée folle n’a jamais cessé d’être entretenue, les fleuves de sang qu’elle a fait couler ont fini par miner la conscience des Européens. Les millions de morts des deux guerres mondiales ne sont jamais absents de leur mémoire, la souffrance morale pour être sourde, n’en est pas moins profonde, il n’est rien de plus douloureux que la blessure qui ne guérit pas.

Le réveil du monde islamique : un don de l’Europe

Le califat ottoman a gardé le monde musulman dans une profonde léthargie durant quatre siècles. Les puissances maritimes européennes y ont contribué en choisissant de contourner le Cap de Bonne Espérance, plutôt que de passer par les échelles du levant pour atteindre les marchés de l’Asie. Le réveil fut brutal quand Bonaparte débarqua en Égypte à la fin du dix-huitième siècle ; soudain les pays islamiques se découvraient démunis et impuissants face aux infidèles. Cependant ces derniers leur apportaient ce qui leur manquait et dont ils avaient absolument besoin pour se relever et réaliser leur destin : un modèle à suivre ou dont ils pouvaient à tout le moins s’inspirer. Les décennies qui ont suivi ont vu effectivement l’Égypte se relever sous la houlette de Mohamed Ali et grâce à l’expertise et l’assistance de nombreux européens dont une majorité de Français. Une renaissance certaine à laquelle contribuèrent fortement les nombreuses missions religieuses, principalement catholiques et françaises, tant dans le champ de l’éducation que celui de la santé. Ces missions n’avaient pas comme objectif de convertir les musulmans au christianisme, mais de donner aux jeunes, tant musulmans que chrétiens, une formation académique solide, leur permettant une fois adulte de contribuer à l’avancement de la société. C’est ainsi que la culture et les valeurs européennes se frayèrent un chemin dans les esprits, contribuant à changer lentement mais sûrement les mentalités.

L’État de faiblesse et d’arriération du monde islamique était tel, qu’il opposa très peu de résistance à la culture européenne. Il lui fallait tout apprendre et surtout y mettre les bouchées doubles pour rattraper son retard. Face au géant européen, il n’avait d’autre choix que de s’incliner, non pour s’humilier mais pour découvrir et apprendre, ce qu’il fit d’ailleurs sans pour autant se départir de son identité et de sa culture. Au respect dû au maître européen, l’élève musulman ajouta la reconnaissance et l’admiration, désormais tout Européen se verra affublé du titre de Khawaga, ce qui veut dire maître d’école ou professeur. Cette rencontre  ; entre deux mondes, jadis antagonistes, s’est faite sous les meilleurs auspices, leur collaboration s’est avérée fructueuse, et leurs relations, empreintes de bienveillance et de respect. l’Égypte, la Syrie et les pays d’Afrique du Nord se mirent à regarder de plus en plus, non en direction d’Istanbul mais en direction de Paris, Rome et Londres. Vers la fin du dix-neuvième siècle, le Khédive Ismaïl qui a fait faire à l’Égypte un pas de géant dans la modernité pouvait dire sans aucune gêne : « mon pays n’est pas en Orient mais en Europe. »

L’influence des puissances européennes fut déterminante dans la libération des chrétiens d’Orient de la tyrannie islamique. Objets d’humiliations et de persécutions depuis plus d’un millénaire à cause de leur foi, ces chrétiens, levantins et coptes, poussèrent un long soupir de soulagement quand l’Europe chrétienne intervint en leur faveur ; dès le milieu du dix-neuvième siècle, le régime de la dhimmitude se trouva aboli, du moins en Égypte. De loin plus ouverts à la culture européenne que ne l’étaient les musulmans, les chrétiens d’Orient ne tardèrent pas à assimiler l’enseignement de l’Europe, ils en profitèrent pour se placer à l’avant-garde de la marche vers le progrès et la modernisation. Dépositaires et promoteurs de la culture européenne, ils décuplèrent l’effort civilisateur des Européens par leur action discrète mais efficace. Ils jouèrent un rôle déterminant sur le plan culturel en traduisant et diffusant les chefs-d’œuvre de la littérature mondiale, et modernisèrent la langue arabe pour en faire un outil de communication adapté aux besoins du monde moderne. La dette du monde islamique à leur égard est immense, car en tant qu’intermédiaires multilingues et à l’aise dans deux cultures, ils aidèrent les musulmans à franchir le seuil de la modernité. Actifs et même hyperactifs dans les champs de l’information et de la culture, ils furent les pionniers du journalisme, du théâtre et plus tard du cinéma. Grâce à eux, un pont a été jeté entre l’Europe et le monde musulman.

C’est ainsi que le génie du christianisme a été rendu au monde oriental, sans le concours de l’Europe il était condamné à survivre dans un état de dormance perpétuelle. Il n’était pas nécessaire de prêcher le christianisme aux musulmans, il suffisait de le laisser parler à travers la culture européenne. Les musulmans se sentirent libres de prendre ce qui leur convenait, mais bien souvent ils rencontraient des difficultés à concilier ce qui leur semblait bon avec les règles étouffantes de l’islam. L’évolution des mœurs se fit donc avec lenteur et les musulmans prirent soin de s’assurer que cette évolution n’était pas incompatible avec l’islam. Finalement, à force de compromis et d’adaptation, leur compréhension de la religion changea, mais uniquement à la surface car il s’avéra extrêmement difficile de toucher au noyau dur de l’islam.

La bataille la plus farouche mais également la plus emblématique se déroula à la fin du dix-neuvième siècle et au début du vingtième, elle eut pour enjeu la libération de la femme. Ce furent des hommes musulmans qui entreprirent de lancer le mouvement, partis en Europe pour étudier, ils y côtoyèrent les femmes européennes et furent profondément ébranlés. Le contraste entre la femme européenne, instruite, libre, entreprenante et la femme musulmane, ignorante, recluse et passive leur apparut scandaleux ; ils réalisèrent également qu’il était impossible à la société de progresser, tant que la condition des femmes demeurerait inchangée. Le mouvement de libération de la femme  ; suscita des résistances farouches, les autorités religieuses le combattirent pied à pied mais durent finalement baisser pavillon. Déclenché par des hommes il suscita des émules chez les femmes, elles furent les pionnières du féminisme et jouèrent un rôle important tant sur le plan politique que social. Contrairement au discours convenu des islamistes et des experts autoproclamés de la gauche, ce ne fut pas « l’impérialisme culturel européen » qui initia le mouvement de libération de la femme et imposa le féminisme aux masses musulmanes. Les Européens ne jouèrent aucun rôle dans le combat que menèrent les féministes musulmanes contre l’obligation de porter le voile. Cependant ces dernières avaient de l’instruction, elles parlaient le français et l’anglais et avaient pour la plupart visité l’Europe. Leur campagne contre le voile s’acheva par une victoire totale, toutes les femmes musulmanes « tombèrent » le voile, les épouses et les filles des imams d’el Azhar sortaient  ; tête nue et arboraient des vêtements à la mode européenne.

Il existe un domaine où le génie de l’Europe a fait des merveilles, je veux parler de l’archéologie. La conquête arabe et l’islam avaient largement coupé les peuples conquis de leurs racines historiques et culturelles. Égyptiens, syriens, iraquiens et nord-africains, contemplaient les nombreux vestiges que leurs lointains ancêtres leur avaient légués, sans rien y comprendre. En se convertissant à l’islam leurs aïeux s’imposaient l’amnésie, désormais leur Histoire démarrait avec l’islam, rien de ce qui le précédait n’avait de valeur, rien de ce que fut leur identité ne devait survivre. Ils étaient égyptiens, cananéens, syriens, phéniciens, chaldéens, hébreux, amazighs, etc. et les voilà devenus arabes, ils renoncèrent à ce qu’ils étaient pour s’identifier à leurs agresseurs. Les multiples génocides culturels perpétrés par l’islam n’ont pas d’équivalents dans l’Histoire de l’humanité, et il est surprenant que peu d’historiens en parlent et qu’aucun d’entre eux n’ose les dénoncer.

L’Europe a rendu l’Égypte aux Égyptiens, la Phénicie aux libanais, Carthage aux tunisiens, Ninive et Babylone aux Irakiens et ce qui est encore plus important elle a déchiffré les écritures anciennes et a fait revivre des langues mortes depuis des millénaires. Sans l’Europe il n’y aurait pas eu de découvertes archéologiques, les édifices de l’antiquité n’auraient pas été préservés et nous ne saurions rien des civilisations antiques. Par son action désintéressée elle ne rendait pas seulement service aux peuples d’Orient, elle rendait accessibles à toute l’humanité leurs nombreuses richesses culturelles.

Le contraste avec ceux qui font revivre l’islam des origines est on ne peut plus frappant. Les musulmans qui se réclament de Mahomet et de ses successeurs immédiats, qu’ils soient talibans ou soldats du califat islamique (DAECH), n’ont que de la haine pour tout ce qui précède l’islam, et se font une obligation religieuse de détruire les témoignages du passé. Les bouddhas de Bamyan, les colosses de Ninive, les statues du musée de Mossoul et les ruines de Palmyre ont payé un lourd tribut à l’islam. Ces crimes commis contre la mémoire de l’humanité témoignent de cette politique authentiquement islamique qui consiste à faire table rase de tout ce qui n’est pas musulman.

Le monde islamique : une renaissance avortée

Pour que les musulmans n’aient pas à souffrir et pour que le malheur ne les frappe pas, il est important que l’islam soit faible. Les pétrodollars, les mosquées fondamentalistes, l’endoctrinement à la haine, la rage meurtrière, bref tout ce qui donne de la vigueur à l’islam, a des effets catastrophiques sur l’humanité, et c’est principalement les populations musulmanes qui en souffrent le plus. Tant que l’islam était faible, il paraissait inoffensif et les musulmans pouvaient jouir en paix des bienfaits de la civilisation. Les Iraniens du temps du Chah étaient heureux, les Égyptiens du temps de la monarchie étaient heureux, les Algériens du temps de la colonisation étaient heureux. L’islam était alors très faible, il se tenait tranquille et tout le monde était heureux.

Confrontés au défit de la civilisation européenne, des penseurs-réformateurs musulmans tels que Gamal el Dine al Afaghani, Abd el Rahmane el Kawakebi, Mohamed Abdou et Mohamed Rashid Reda, se tournèrent vers l’islam des origines pour trouver une solution à l’extrême faiblesse du monde islamique. Loin d’admettre que l’islam est responsable de l’arriération des peuples musulmans, ils ont au contraire affirmé qu’il s’accorde parfaitement avec la science et qu’il existe une compatibilité complète entre lui et la pensée rationnelle ; pour eux la faiblesse de l’islam est due aux interprétations erronées des textes sacrés ! Prônant le retour aux sources, c’est à dire au temps du prophète et de ses successeurs bien guidés, ils prétendirent avoir trouvé la solution : celle-ci passe inévitablement par l’unité de tous les musulmans sous un régime califal, qui cependant tiendrait compte de la volonté populaire ! Loin de toucher au « noyau dur » de l’islam, les réformateurs ont au contraire ajouté à sa dureté. Ils n’ont d’ailleurs pas été les seuls à vouloir réformer l’islam avec plus d’islam, d’autres qui prônaient l’idée d’une théocratie démocratique, se sont cassé les dents à vouloir réaliser la quadrature du cercle. Rien n’est aussi navrant que ce spectacle non-stop de réformateurs qui passent le plus clair de leur temps, non à changer profondément l’islam, mais à le recouvrir de nouvelles couches de peinture.

Ces réformateurs qui en bout de ligne n’ont rien réformé pensaient reproduire en terre d’islam le succès de l’Europe chrétienne, mais sans le christianisme qui l’a rendu possible. Pour eux comme pour les islamistes aujourd’hui, seules les avancées scientifiques et techniques étaient dignes d’intérêt ; les libertés, les droits individuels, l’égalité entre les personnes, la démocratie et la séparation des pouvoirs ne leur disaient strictement rien. En bons Sisyphes ils ne se lassaient pas de gravir la montagne de l’islam, chargés du poids de leur « réforme » ; peu importe pour eux que l’islam soit réfractaire à l’idée même de changement, l’important était de faire croire à la possibilité de cette réforme et à sa réalisation imminente.

L’échec des réformateurs témoigne paradoxalement de la fragilité de l’islam, dont le « noyau dur » doit être protégé par le blindage de l’interdit. Il est interdit de toucher aux dogmes de l’islam, non parce qu’ils sont d’essence divine, mais parce qu’ils sont fragiles ; le moindre souffle, la moindre critique et c’est le château de cartes qui s’effondre. La montée du fondamentalisme n’est rien d’autre qu’une tentative désespérée de protéger l’islam, c’est le raidissement préterminal qui précède le cataclysme et c’est éminemment dangereux.

La conquête islamique de nouveau à l’ordre du jour

Le monde islamique est à l’image de ses réformateurs, il ressemble à un oiseau dont l’une des pattes est solidement attachée et qui bat des ailes sans pouvoir s’envoler. Les prémices de sa renaissance étaient prometteuses mais les mêmes forces qui l’ont précipité dans le déclin, l’ont empêché de prendre son envol. Aujourd’hui ces forces plus que jamais sont à l’œuvre, elles possèdent des moyens puissants et sont bien connectées aux rouages du pouvoir, non seulement dans les pays islamiques mais autant sinon davantage en Occident. Ces forces sont représentées par tous ceux qui, conscients que l’islam est figé et incapable de relever le défi de la civilisation, cherchent néanmoins à imposer sa tyrannie sur autant de pays que possible. Ces gens savent que l’islam ne réussira jamais et qu’il se trouve à la croisée des chemins, soit qu’il se laisse glisser dans l’insignifiance, ou qu’il entreprenne de dominer la civilisation. Nous voilà revenus à l’ère des conquêtes, mais les nouveaux combattants dans la voie d’Allah n’ont rien à espérer de leur force militaire, c’est pourquoi ils font usage d’autres moyens : l’invasion-peuplement, le parasitisme, la ruse, la tromperie, l’infiltration, la corruption, l’intimidation, le rejet de la société d’accueil, la calomnie et la menace, bref l’instrumentalisation de la haine et de la mauvaise foi. Quant à la violence qui se manifeste par la terreur, sa fonction est d’épuiser les ressources de l’ennemi et détruire son moral pour qu’il renonce à résister.

Ceux qui refusent d’admettre que l’Europe fait face à une invasion islamique planifiée sont les premiers à battre en retraite et à céder à toutes les exigences de l’islam. Leur déni ressemble à une trahison, mais à une trahison qui se veut morale et qui les autorise à distribuer des anathèmes contre ceux qui se permettent de décrire la réalité. Car l’islam n’est pas uniquement protégé par ses sectateurs les plus fanatiques, ses protecteurs européens veillent au grain et réagissent à la moindre velléité de résistance. Pour l’étouffer, ils ont tout un catalogue de qualificatifs, qui sont autant d’accusations gratuites, destinées à punir le parler-vrai. Les champions européens de l’islam sont bien outillés et bien armés, ils ont à leur disposition des médias à leur image, un système de justice politisé et une mouvance de gauche dont l’ADN totalitaire s’accorde merveilleusement avec l’islam. Un étage au-dessus, sévissent les tireurs de ficelles du mondialisme, ils surveillent avec le sourire l’exécution de leur plan. Tout se déroule comme prévu : les nations se dissolvent, les territoires se morcellent, les frontières disparaissent, les identités s’effritent, les cultures s’appauvrissent, les coutumes les traditions et les valeurs s’étiolent. L’Europe post-européenne est en gestation depuis trente ans et le mondialisme apatride s’apprête à la mettre au monde ; pour que le projet réussisse, il suffit que les Européens ne disent rien et ne fassent rien.

Le sursaut par la fierté

Mes amis européens que vous est-il arrivé ? Accordez-vous un instant pour regarder en arrière et mesurer le chemin que vos ancêtres ont patiemment, intelligemment, passionnément, amoureusement, joyeusement, courageusement et, bien souvent, douloureusement parcouru. Cette Europe que vos aïeux vous ont laissée en héritage, vous en êtes les dépositaires devant Dieu et devant l’humanité. Avez-vous l’intention de transmettre le dépôt à vos descendants ou laisser à d’autres le soin de le mutiler ? Plus de soixante-dix ans de paix vous ont fait croire à la pérennité de la paix et du bonheur, mais sachez que cette paix et ce bonheur vous les avez eus à crédit et qu’il est temps à présent d’acquitter votre dette. Vous aimeriez prolonger l’insouciance, la jouissance et l’ivresse mais vous ne le pourrez pas, car la terreur et l’humiliation vous attendent au tournant.

Votre droit d’aînesse vous l’avez échangé contre le plat de lentilles de l’individualisme. Vous vous êtes laissés distraire et dépouiller de votre foi chrétienne et vous, les brebis sans berger, avez été dispersées et êtes à présent sans défense face aux loups. L’énergie et le courage vous manquent et vous cherchez en vain en vous-mêmes la volonté de défendre votre culture, votre honneur et votre patrie.

Mais tout espoir n’est pas perdu car il vous est possible de vous ressaisir. Votre épée est courte et elle est émoussée, mais c’est quand même une épée, il est possible de l’allonger et il n’en tient qu’à vous de l’aiguiser. Cette épée c’est votre fierté et, laissez-moi vous le dire : vous avez de quoi être fiers, vous avez de quoi redresser la tête et regarder droit dans les yeux tous ceux qui œuvrent à votre déchéance.

Cette vieille maison, cette vieille église, cette cathédrale, ce vieux château, près desquels vous passiez sans  ; les honorer du regard, eh bien ils ont plein d’histoires à vous raconter : les mains calleuses et pieuses qui les ont érigés, les fidèles qui ont prié sous leurs voûtes, les barons et les dames qui ont tissé leur légende et les poètes qui les ont célébrés. Prêtez l’oreille quand les vieilles pierres vous parlent, elles témoignent de l’amour de ceux qui les ont taillées et ajustées l’une à l’autre. Cet amour qui a traversé les âges elles vous le rendent comme elles l’ont reçu, c’est l’amour de vos ancêtres qui ont bâti pour durer et pour enchanter votre cœur et vos yeux.

Écoutez religieusement cette sonate ou cette symphonie, lisez dans le recueillement ce poème, caressez du regard cette statue, admirez longuement ce tableau, c’est pour vous qu’ils ont été composés, sculptés et peints, et ils sont votre héritage ; ils sont non seulement à vous, ils font partie de vous. Plongez-vous dans ce roman, apprenez l’Histoire de cette époque, imprégnez-vous de ces pensées, versez des larmes à ce drame, riez de bon cœur à cette comédie, et vous installerez le passé dans votre présent, vous saurez que vous n’êtes pas seuls, que vos racines plongent très loin et surtout que vous êtes très riches.

Pensez à toute cette science née du génie et des travaux des savants européens, songez combien l’humanité leur est redevable ; même ceux qui vous haïssent et veulent vous dominer ont en profité et en profitent encore. Pensez aux milliards de vies préservées ou sauvées grâce au génie médical de l’Europe, et pensez aux multitudes délivrées de l’ignorance grâce à son enseignement. Il n’y a pas de dette plus grande que celle que le monde a contractée envers l’Europe, une dette à vrai dire éternelle, non remboursable autrement que par la gratitude et l’admiration.

Il est grand temps que vous vous armiez de fierté et de courage tranquille. Laissez-vous inspirer par l’Esprit de l’Europe, il est fait de foi et de raison, d’amour et d’espérance, de labeur et de courage, d’intelligence et d’humanisme, de vision et de responsabilité, d’entreprise et d’étude, d’imagination et de joie de vivre. Les forces qui œuvrent à votre déchéance et à l’effacement de votre civilisation s’alarment à l’idée que vous puissiez renouer avec notre nature profonde, car la seule arme qu’ils fourbissent contre vous est celle de la résignation et du désespoir.

Et rappelez-vous bien de ceci : l’humanité a besoin de vous et elle ne peut pas se passer de vous.   

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