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Publié par Magali Marc le 3 avril 2019

Afin de dissuader Ankara de s’équiper du système antimissiles russe S-400, Washington a décidé ce 1er avril de priver les Turcs de toutes les livraisons d’équipements destinées aux avions de chasse américains F-35.

Pour les lecteurs de Dreuz, j’ai traduit cet article paru sur le site de i24News, le 1er avril.


Les États-Unis suspendent les livraisons de F-35 à la Turquie à cause de l’achat par Ankara d’armes russes

Israël et les pays membres de l’OTAN s’inquiètent de l’achat par Ankara du système antimissiles S-400.

Les États-Unis ont déclaré qu’ils interrompaient les livraisons à la Turquie d’avions de combat F-35 après qu’Ankara ait signé un accord avec Moscou visant à acheter le dispositif de défense antimissiles et antiaérienne S-400, que Washington juge incompatibles avec les équipements de l’OTAN.

Après des mois d’avertissements, les États-Unis ont déclaré que la décision de la Turquie d’acheter le système de missiles russes S-400 était incompatible avec le maintien du programme emblématique des avions de combat américains.

« Jusqu’à ce qu’ils renoncent à la livraison du S-400, les États-Unis ont suspendu les livraisons et les activités liées à la mise en place de la capacité opérationnelle des F-35 turcs », a déclaré le porte-parole en chef du Pentagone, Charles E. Summers Jr.

Dans l’attente d’une décision sans équivoque de la Turquie de renoncer à la livraison du S-400, les livraisons et les activités liées à la mise en place de la capacité opérationnelle du F-35 turc ont été suspendues pendant que notre dialogue sur cette question importante se poursuit avec la Turquie.

Si la Turquie se porte acquéreur du S-400, sa participation continue au programme des F-35 est menacée.

La décision américaine d’arrêter les livraisons survient au moment où Ankara devrait acquérir le système avancé de défense antimissile S-400 de la Russie, un accord sur lequel Washington a exprimé sa préoccupation.
Toutefois, la Turquie a refusé de se retirer de l’accord avec la Russie.

En février, le vice-président américain Mike Pence a déclaré que Washington « a clairement indiqué que nous ne resterons pas les bras croisés pendant que les alliés de l’OTAN achètent des armes à nos adversaires. Nous ne pouvons pas assurer la défense de l’Occident si nos alliés deviennent dépendants de l’Orient

En mars, le général Curtis Scaparrotti, chef du Commandement américain pour l’Europe, a averti que l’utilisation par la Turquie du système de défense antimissile S-400 constituerait une menace pour les avions de chasse F-35, et qu’Ankara serait avisée de renoncer à cet accord. « C’est un problème pour tous nos avions, mais surtout pour le F-35 », a-t-il dit. Les Américains craignent que le système de défense antimissile russe S-400 apprenne à repérer et à suivre les avions de combat F-35, compromettant ainsi leur capacité à échapper aux armes russes à l’avenir.

Le sénateur américain Thom Tillis a également commenté l’accord d’Ankara avec Moscou le mois dernier, affirmant que le Congrès américain est conscient des risques que comporte cet accord. « Pourquoi diable envisageraient-ils une décision qui nous obligerait à revenir sur l’idée qu’ils peuvent faire partie de la chaîne d’approvisionnement dans le cadre du programme d’avion d’attaque interarmées », a dit M. Tillis.

Israël et les alliés de la Turquie à l’OTAN, en particulier, se sont inquiétés de l’achat par Ankara des systèmes de missiles de défense aérienne S-400.

Israël est actuellement le seul pays du Moyen-Orient à posséder des avions de combat F-35. La semaine dernière, le chef de l’armée de l’air israélienne, Amiram Norkin, a déclaré qu’Israël est le premier pays de la région à utiliser le chasseur furtif.

Un penchant pour la Russie

L’achat d’un système russe est très inhabituel pour un membre de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord, l’alliance occidentale forgée pour contrer l’Union soviétique.

L’annonce de la suspension américaine est intervenue deux jours avant que les ministres des Affaires étrangères des 29 pays membres de l’OTAN ne soient attendus à Washington pour célébrer le 70e anniversaire de l’alliance – et quelques heures après que le parti du président Recep Tayyip Erdogan, l’AKP, ait subi une défaite électorale surprise dans les grandes villes dont Istanbul.

Erdogan, dont les relations avec l’Occident se détériorent fortement au fur et à mesure qu’il réprime la dissidence chez lui, s’est de plus en plus tourné vers Moscou comme partenaire.

Les touristes russes ont fait de la Turquie leur première destination, ce qui constitue un stimulant économique vital. La semaine dernière, le ministre russe des Affaires étrangères Sergei Lavrov s’est rendu en Turquie, où le ministre des Affaires étrangères Mevlut Cavusoglu a insisté pour aller de l’avant avec l’achat du S-400. « Nous avons un accord avec la Russie et nous sommes liés par cet accord », a déclaré M. Cavusoglu aux journalistes.

Espérant offrir une alternative, les États-Unis ont approuvé l’année dernière la vente de missiles Patriot à la Turquie – un accord auquel Ankara a déclaré qu’il était ouvert.

Quatre sénateurs ont proposé la semaine dernière d’interdire légalement le transfert des F-35 vers la Turquie si elle achète le S-400. L’un des sénateurs, le Démocrate Chris Van Hollen du Maryland, a salué la suspension du Pentagone et s’est engagé à « continuer ses efforts au Sénat pour empêcher cette possibilité dangereuse de devenir réalité ».

Des liens difficiles avec les États-Unis

Les relations de la Turquie avec les États-Unis se sont tendues l’année dernière lorsque le président Donald Trump a imposé des tarifs douaniers, frappant la lire turque, à cause de l’emprisonnement d’un pasteur américain détenu dans le cadre d’une rafle massive à la suite de la tentative de coup d’État contre Erdogan.

Le pasteur, Andrew Brunson, a été libéré et Trump a semblé s’attacher à Erdogan et a discuté avec lui avant d’annoncer sa décision de retirer les troupes américaines de Syrie.

Mais les tensions ont rapidement refait surface lorsque les États-Unis, ont dit craindre qu’Erdogan ne frappe des combattants kurdes, leurs alliés, en Syrie, et quand un tribunal turc a jugé un employé du consulat américain, Metin Topuz, l’accusant d’espionnage.

Topuz, un citoyen turc, est accusé de liens avec Fethullah Gulen, un prédicateur turc qui vit en exil volontaire aux États-Unis. Erdogan a exigé à plusieurs reprises que les Américains extradent Gulen qu’il accuse d’avoir fomenté le coup d’Etat.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Traduction de Magali Marc (@magalimarc15) pour Dreuz.info.

Source : i24news

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