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Publié par Thierry Ferjeux Michaud-Nérard le 8 avril 2019
Sarah Halimi

Face à la défiance qui touche la justice, qui ne date pas d’aujourd’hui, on peut se demander, avec le meurtre de Sarah Halimi, si la justice a tout simplement encore un sens. La méfiance à l’égard de la justice est très ancienne. Elle remonte au moins à Molière, et sans doute même avant. La justice concerne l’organisation de la vie commune des hommes. Même si les fins poursuivies peuvent varier d’une époque à une autre ou d’un endroit à un autre. La justice a pour rôle essentiel d’empêcher la guerre de tous contre tous.

Selon l’adage, si les hommes étaient des anges, il n’y aurait pas besoin de justice !

La justice doit être comprise comme centrée sur la liberté de conscience, la liberté étant entendue de façon concrète comme le fait de choisir son comportement ou de ne pas vouloir se gouverner soi-même.

Ainsi, c’est à une réflexion autour de l’évolution de l’idée de liberté que convie la psychiatrie vulgaire.

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Le Figaro avec AFP : « Meurtre de Sarah Halimi : une contre-expertise conclut à l’irresponsabilité du suspect. Une nouvelle contre-expertise conclut à « l’abolition du discernement » du suspect au moment des faits, compromettant la perspective d’un procès, a-t-on appris de source proche du dossier. Dans la nuit du 3 au 4 avril 2017, Kobili Traoré s’était introduit chez sa voisine Lucie Attal – aussi appelée Sarah Halimi – au troisième étage d’une HLM de Belleville. Aux cris d’Allah Akbar, entrecoupés d’insultes et de versets du coran, ce jeune musulman toxico-délinquant l’avait rouée de coups avant de la précipiter dans le vide.

Alors qu’il est interné d’office en milieu psychiatrique depuis son acte, Kobili Traoré séjourne à l’unité pour malades difficiles (UMD) de Villejuif (Val-de-Marne), cette troisième expertise affirme que le suspect ne souffre pas de maladie mentale ! Mais il aurait été pris d’une bouffée délirante aiguë d’origine exotoxique !

La question du discernement du suspect, interné après son arrestation, est centrale dans le dossier.

La première expertise psychiatrique concluait que, la nuit du meurtre, il avait été pris d’une bouffée délirante aiguë, (habitué) à une forte consommation de cannabis, qui avait altéré son discernement sans pour autant l’abolir. Mais une première contre-expertise concluait au contraire de la précédente à l’irresponsabilité pénale totale de Kobili Traoré, mis en examen pour meurtre, et la juge avait ordonné une troisième expertise.

« C’est une conclusion (pour cette troisième expertise) très curieuse. On nous dit qu’il n’aurait aucune maladie mentale et qu’il n’a connu qu’une bouffée délirante qu’au moment des faits », s’est étonnée auprès de

l’AFP Me Caroline Toby, avocate des trois enfants de la victime. Les parties civiles craignent que ces contre-expertises conduisent la juge d’instruction à ordonner un non-lieu. Une éventuelle décision en ce sens pourrait encore faire l’objet d’un recours devant la cour d’appel de Paris.

« Comme les enfants et la famille de Sarah Halimi, nous attendions ce procès pour que justice leur soit rendue et pour que l’antisémitisme qui tue en France aujourd’hui soit aussi sur le banc des accusés », a réagi le CRIF (Conseil représentatif des institutions juives de France) dans un communiqué, souhaitant que soit laissée à un jury populaire d’assises « la possibilité de trancher le débat d’experts ». Le caractère antisémite avait été retenu par la juge d’instruction, à l’issue d’un bras de fer avec le parquet et les parties civiles.

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« Cette instruction est menée en dépit du bon sens », indique Me Gilles-William Goldnadel, l’avocat de la sœur de la victime. « J’ai du mal à comprendre comment les experts sont parvenus à de telles conclusions. »

La psychiatrie s’inscrit dans une continuité qui justifie différentes conceptions de l’irresponsabilité qui mènent à la désorganisation croissante de la vie en société. Ce qui a changé la justice, ce sont les domaines où la psychiatrie est apparue comme nécessaire de façon dogmatique quasi-religieuse pour infiltrer la sphère privée de la vie des gens et l’espace public tandis que ses nécessités étaient considérée comme valides.

La psychiatrie judiciaire recevrait une nouvelle dignité pour pénétrer l’espace public sous la forme de la vérité de la justice par excellence, la montée en puissance de la psychiatrie en constituant l’aboutissement ultime. Une forme de monopole arbitraire de la psychiatrie, induite par ce déplacement de la décision de la sphère judiciaire à la sphère psychiatrique, provoque une modification du sens de la justice, dont on peut se demander si elle a encore un sens. S’ensuit une critique et une mise en garde contre le caractère arbitraire de la psychiatrie et de ses contradictions subjectivistes en particulier dans les décisions judiciaires. Nous devons donc évaluer en psychiatrie une série de questions complexes guidant la suite du raisonnement judiciaire.

Bien des questions mettent en cause notre manière d’aborder et de concevoir la psychiatrie judiciaire, en raison de la confusion qui règne trop souvent dans l’appréciation de la réalité des faits criminels dans le temps très précis de l’action, où aucun des experts n’était présent, qui s’est déroulée des mois ou des années auparavant. Témoin cette contre-expertise paradoxale qui aurait conclu à l’irresponsabilité pénale totale.

Alors, vers un non-lieu dans ce dossier emblématique de l’antisémitisme ? À ce qu’il semble, la juge estimerait impossible de statuer sur ces expertises contradictoires et donc d’établir la responsabilité Kobili Traoré. C’est un coup dur pour les familles de Sarah Halimi la victime, et ses proches, engagés depuis des mois dans un épuisant combat judiciaire, exposés à cet antisémitisme nié et qui ne dit pas son nom.

Considérant qu’il est impossible de déterminer avec certitude la responsabilité Kobili Traoré à la date du meurtre, les experts psychiatres devraient en rester là. Il convient de leur rappeler l’adage selon lequel : « L’homme sage est celui qui connaît ses limites (de sa compétence) et qui s’efforce de ne pas les dépasser ».

En quoi ces experts psychiatres pourraient-ils mettre fin à la présente information judiciaire ? Une source judiciaire semble indiquer que l’on s’orienterait vers un non-lieu dans ce dossier de l’antisémitisme criminel, ce qui fragilise, du même coup, la perspective d’un procès attendu par la communauté victimisée.

Le scandale de l’antisémitisme a éclaté, sur le plan pénal, à la suite de cet homicide volontaire après des menaces et des insultes antisémites répétées. Peut-on nier que de telles horreurs soient perpétrées au vu et au su de nombreux témoins ? Peut-on nier que des menaces et des insultes antisémites ponctuées de coups de poings portés par Kobili Traoré sur Sarah ressortent on ne peut plus clairement de l’antisémitisme ? Peut-on nier que les expressions « Tuer le shetan » « Allah Ouakbar » Dieu m’en est témoin suffisent à démontrer le mobile antisémite de cet assassinat ? Peut-on nier que le rapport d’expertise psychiatrique mentionne à la page 54 que le crime de Kobili Traoré est un acte délirant et antisémite ? (adapté de Sarah Cattan)

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Thierry-Ferjeux Michaud-Nérard pour Dreuz.info.

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