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Publié par Thierry Ferjeux Michaud-Nérard le 9 avril 2019
Sarah Halimi

Le Figaro : Le chroniqueur judiciaire du Figaro, Stephane Durand-Souffland, qui veut faire le mauvais procès de l’irresponsabilité pénale dans l’affaire du meurtre de Sarah Halimi, montre sa grande ignorance et sa totale incompétence, aussi bien en ce qui concerne les maladies mentales et leur traitement, que la psychiatrie générale, et de plus, en ce qui concerne les perspectives de réinsertion des malades mentaux.

Péremptoire, il décrète que « La place des malades mentaux criminels « se trouve » dans les hôpitaux psychiatriques sécurisés. » Il écrit : « Deux collèges d’experts, sur les trois qui se sont succédé, ont estimé que le meurtrier de Sarah Halimi, 65 ans, de confession juive, tuée sauvagement en 2017, pouvait être déclaré pénalement irresponsable. Certes, des témoins ont entendu Kobili Traoré crier « Allah akbar » et « j’ai tué le sheitan » (le diable). Cela ne suffit pas à déduire qu’il a commis, « sciemment », un crime antisémite. »

Pourquoi, comment ? Stephane Durand-Souffland assène : « Un délire, ancré dans l’air du temps, peut se nourrir d’antisémitisme, d’homophobie, d’islamophobie… Le délirant reste, avant tout, un fou ». (???)

Voilà pourquoi votre fille est muette : « Un fou reste, avant tout, un fou ». Et un ignorant péremptoire reste, avant tout, un ignorant. Il écrit : « Qui a déjà « vu un fou » dans le box d’une cour d’assises ? »

« Il offre « le spectacle affligeant » d’un homme – plus rarement d’une femme – « gavé de psychotropes » (un miracle de la psychiatrie qui abrutit les patients !) qui s’indigne qu’on mette en doute sa santé mentale.

« Il répond aux questions. Les médicaments atténuent les symptômes de son mal (!!!).

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« Quand il nie l’évidence, on dit qu’il ment. Faux : il délire, car il croit à ses propres inepties ». (!!!)

Question : Qui pourra jamais croire aux propres inepties de Stephane Durand-Souffland ?

Si un fou reste toujours un fou : Alors, pas de perspective d’amélioration et pas de guérison. Pas de réinsertion possible. En conséquence, tout traitement est inutile et la psychiatrie doit sûrement retrouver les bonnes vieilles méthodes en vogue au XVIII ème siècle. Il reste alors les chaînes et la camisole de force pour valider un enfermement à vie. Pas de psychothérapie possible nous dit Stephane Durand-Souffland car : « Ses mots, bien qu’organisés en phrases grammaticalement correctes, n’ont aucun sens ». Ben voyons !

Stephane Durand-Souffland conteste la validité des expertises psychiatriques : « Chaque personne est comme un ordinateur qui parle. C’est par là qu’il connaît les formules magiques données par Dieu, les obligations divines », déclarait Stéphane Moitoiret, condamné à 30 ans de réclusion criminelle pour le meurtre d’un enfant. Il est difficile d’écarter la possibilité qu’une « très forte pression politique » ait pu, à l’époque des faits (2017), conduire certains experts psychiatres à ne pas retenir l’abolition du discernement de l’intéressé.

Pourquoi, comment ? Stephane Durand-Souffland ne le dit pas : « La notion d’irresponsabilité pénale, toutes les démocraties la reconnaissent. Contrairement aux idées reçues, les psychiatres n’invoquent qu’avec parcimonie l’article 122-1 du Code pénal qui dispose que « n’est pas pénalement responsable la personne qui était atteinte, au moment des faits, d’un trouble psychique ou neuropsychique ayant aboli son discernement ou le contrôle de ses actes ». Mais l’expertise affirme que Kobili Traoré ne souffre pas de maladie mentale !

« Pour de bonnes et de mauvaises raisons (???) les fous furieux sont peu nombreux !

« Et il est souvent plus courageux, par les temps qui courent, de conclure à l’irresponsabilité que de se défiler en confiant le diagnostic à une cour d’assises. Les psychiatres restent à ce jour les individus les plus qualifiés pour dire qui est fou et qui ne l’est pas. » Il semblerait que Stephane Durand-Souffland fasse fausse route. Les psychiatres ne sont pas les individus les plus qualifiés en matière de folie, car leurs compétences sont limitées aux seules maladies mentales connues et répertoriées à ce jour.

Le Figaro avec AFP : « Meurtre de Sarah Halimi : une contre-expertise conclut à l’irresponsabilité du suspect. Une nouvelle contre-expertise conclut à « l’abolition du discernement » du suspect au moment des faits, compromettant la perspective d’un procès, a-t-on appris de source proche du dossier. Cette troisième expertise affirme que Kobili Traoré ne souffre pas de maladie mentale alors qu’il est interné d’office en milieu psychiatrique depuis son acte à l’unité psychiatrique pour malades difficiles de Villejuif (Val-de-Marne) !

Stephane Durand-Souffland veut croire que « la place des malades mentaux criminels se trouve dans les hôpitaux psychiatriques sécurisés, quitte à ce qu’ils n’en sortent qu’au jour de leur enterrement ». (???)

Pourtant, si Kobili Traoré n’est pas un malade mental, il ne peut en aucun cas être interné d’office en milieu psychiatrique et il devrait pouvoir sortir très prochainement ! Dans ce cas précis, est-ce qu’un fou reste, encore et toujours, un fou en liberté ? », même si les fous furieux sont peu nombreux, dixit Durand-Souffland.

Jean-Paul Sartre a rédigé ainsi l’avant-propos de l’ouvrage de R. D. Laing et D. G. Cooper, Reason and Violence, Tavistock Publications, Londres. © 1964 : « Ce qui me séduit, c’est votre souci constant de réaliser une approche « existentielle » des troubles psychiques. Je pense qu’on ne peut comprendre les troubles psychiques à partir du seul « déterminisme médical » ni par une combinaison de « concepts psychiatriques » qui restent extérieurs à l’expérience vécue. Je crois qu’on ne peut comprendre ni guérir les troubles psychiques sans un « respect originel de la personne du patient ». Mais aussi, par un effort constant pour saisir sa situation difficile et pour retrouver « la réponse de la personne à cette situation ». Je tiens la maladie mentale comme l’issue « actuelle » que la personnalité « libre » du patient, dans son unité totale, invente pour  « pouvoir vivre une situation invivable ». J’attache le plus grand prix à l’étude du « milieu familial » et je suis convaincu que vos efforts contribuent à rapprocher du temps où « la psychiatrie sera enfin plus humaine ».

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A. de Waelens (© Encyclopædia Universalis) : « Le terme de folie, antérieur à l’institution de la psychiatrie moderne, n’a jamais eu vraiment cours en psychiatrie. L’idée d’assimiler la folie à une maladie, de vouloir coûte que coûte qu’elle soit semblable en son principe aux autres maladies, en dépit de différences qui demeurent irréconciliables, cette idée n’a jamais pu s’imposer absolument. Même l’emprise décisive que la pensée scientifique exerce sur la culture occidentale n’a pu parvenir à opérer cette complète assimilation.

« Le concept de maladie mentale ne recouvre donc pas purement et simplement celui de folie.

« Bien que l’idée que l’Occident s’est faite de la folie ait connu de très importantes variations, elle n’a jamais cessé d’apparaître en liaison avec l’idée de la raison.

« La folie est « l’autre de la raison », mais un autre dont le rapport à celle-ci varie selon les époques.

« La folie peut être (je suis) « un autre » qui conteste la raison à l’intérieur d’elle-même.

« Elle peut être encore ce visage de ténèbres, cette certitude de mort, cette bête de désir, que la raison s’efforce de vaincre mais sur lesquels il n’y a pas de victoire définitive. Il y a donc une vérité de la folie, vérité tragique et d’avertissement. De là, l’extrême ambiguïté qui caractérise l’attitude de toutes les sociétés et de toutes les cultures vis-à-vis des fous. On les chasse ou on les exhibe comme l’image de ce qui menace chacun. Ou encore, on leur donne la parole là où elle est retirée à tous les autres : les bouffons des princes et des rois. Elle témoigne de la perpétuelle illusion de l’homme et aussi de son contraire : « la folie de la croix ».

« Le sage, tel Érasme, peut la regarder de loin et s’en divertir. » (A. de Waelens).

« L’antipsychiatrie : Le discours de la folie et la société (© Encyclopædia Universalis) :

« La pratique de l’antipsychiatrie, qui se veut au plus haut point incluse dans la cité – posant comme un de ses buts essentiels la tolérance et l’acceptation de la folie, voire sa lecture, à la manière dont on décrypte un rêve ou un symptôme –, ne pouvait que se centrer sur l’articulation de la folie et de la société.

« Elle a d’abord contesté l’obligation des soins qui fait du psychiatre un auxiliaire de la police par le processus d’internement. C’est là un malaise dénoncé par les psychiatres eux-mêmes. Mais, plus encore, cette obligation des soins, dit l’antipsychiatrie, conduit le sujet en crise aiguë à la chronicité.

« À partir de là, l’antipsychiatrie s’inscrit dans un projet politique en dénonçant le rôle que la société fait jouer à la psychiatrie, un rôle répressif fondé idéologiquement sur un savoir médical.

« Ce savoir médical tend à plaquer le modèle de la santé physique sur la santé mentale et à objectiver le malade en négligeant son discours, qui est révélateur non seulement de sa plainte, mais beaucoup plus de la non-reconnaissance de son existence par une société aliénée dans le rendement et le profit.

« La répression exercée par la psychiatrie s’articule avec la répression générale qui sévit dans les sociétés modernes. « L’antipsychiatrie a choisi de défendre le fou contre la société » (Maud Mannoni).

« Dès lors, le discours de la folie a toutes les chances d’être entendu et Laing affirme : « Je pense que les schizophrènes ont plus de choses à apprendre aux psychiatres sur le monde intérieur que les psychiatres à leurs malades ». L’on pourrait le suivre si on pense qu’une thérapeutique classique ou médicamenteuse vise d’abord à priver le sujet de son expression (et de son identité et de son existence) propre. »

Stephane Durand-Souffland proclame : « Il est facile de se moquer des psychiatres au prétexte qu’ils ont tendance à parler leur sabir et à prendre leurs confrères pour des incapables, avec, pour conséquence, de navrantes querelles d’experts.

« Vouloir juger un fou, c’est « délirer avec le délirant », tenter d’imposer du sens à ce qui n’en a pas (???) et faire semblant d’y parvenir. Les assises ne ramènent pas un schizophrène dans le réel, c’est lui qui entraîne les jurés dans son chaos. Condamner un fou, c’est « envoyer en prison un malade » qui ne sera ni soigné, ni chimiquement contenu ! » (c’est-à-dire par la camisole chimique et par des liens !!!)

Stephane Durand-Souffland ignore les missions de la médecine pénitentiaire et des SMPR.

Wikipédia : « Le Service Médico-Psychologique Régional (SMPR) est une unité de soins en santé mentale présent en France au sein d’un établissement pénitentiaire. Créés initialement par le 14 mars 1986, dans le cadre des secteurs de psychiatrie, leur forme est définie par le décret du 10 mai 1995.

« Ils sont 26 au sein du territoire. Ces unités de soins assurent la prévention, le diagnostic et les soins des troubles psychiques en détention pour la population pénale de l’établissement dans l’établissement où le SMPR est présent. Après un entretien systématique à l’arrivée pour dépister les éventuels troubles, l’équipe prodigue des soins psychologiques et psychiatriques (entretiens individuels, prises en charge groupales ou familiales), après échanges en équipes pluridisciplinaires. »

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Malgré cela, Stephane Durand-Souffland prétend que le condamné « représentera un danger potentiel pour ses codétenus et les surveillants : Confier « un fou » à l’Administration pénitentiaire, c’est accepter l’idée qu’il pourra prétendre, au même titre que tout condamné, à des remises de peine et, le moment venu, à une libération conditionnelle… Tout crime inflige une violence à la société. Dans le cas où il n’est pas suivi d’un procès, le chagrin des parties civiles est exacerbé et le travail de deuil, dont la cour d’assises n’est qu’une étape, se complique douloureusement. Mais le législateur exige depuis des siècles que seuls soient jugés des individus conscients de leurs actes. Passer outre, c’est infliger une nouvelle violence aux victimes, à leurs proches, à la société : la manifestation d’une vérité délirante ne peut faire de bien à personne. »

Selon les experts, si vraiment Kobili Traoré n’est pas un malade mental, il ne peut en aucun cas être interné d’office en milieu psychiatrique et il devrait pouvoir sortir très prochainement !

Quoi qu’il en soit, le propos de Stephane Durand-Souffland ne débouche sur rien et n’apporte aucun éclairage sur cette pénible affaire du meurtre de Sarah Halimi et sur les incohérences des experts.

Et en même temps, Le Figaro : « L’appel de 39 intellectuels : « L’assassin de Sarah Halimi ne doit pas échapper à un procès ». Trente-neuf intellectuels, parmi lesquels Alain Finkielkraut, Jacques Julliard, Pierre Manent, Pierre Nora, Mona Ozouf et Paul Thibaud, demandent dans une tribune que ce crime soit jugé.

Dans la nuit du 3 au 4 avril 2017, à Paris, dans une HLM de Belleville, rue Vaucouleurs, Sarah Halimi, une retraitée de 65 ans, était tirée de son sommeil à 4h30 par Kobili Traoré, âgé de 27 ans. Il se déchaîne contre elle, il la frappe pendant plus de 20 minutes. Les cris de douleur de la victime alertent immédiatement les voisins qui entendent aussi les insultes que Traoré lui adresse, les « Allahou Akbar » et autres psalmodies coraniques. Un petit effectif de police est rapidement sur les lieux, mais pensant être en présence d’un terroriste, « les policiers n’interviennent pas et attendent des renforts ». Tout le monde est témoin du calvaire de Sarah Halimi. Peu avant 5h00, Kobili Traoré défenestre sa victime, en criant (cynique) à la police postée dans la cour : « Attention ! Une femme va se suicider », comme pour couvrir ce geste final qui tuera sa victime. »

Assurément, « l’abolition cynique du discernement » ! Assurément, un acte cynique inconscient !

L’affaire du meurtre de Sarah Halimi, c’est : « Psychiatrie de la misère et misère de la psychiatrie » !

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Thierry-Ferjeux Michaud-Nérard pour Dreuz.info.

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