Quantcast
FLASH
[23/05/2019] En Ile-de-France majoritairement immigrée, 10 200 hommes et femmes sont séropositifs sans le savoir, selon les estimations de l’Institut national de la santé  |  Inde : victoire historique du parti conservateur de Modi aux législatives  |  Le président du directoire du journal Le Monde, Louis Dreyfus, convoqué le 29 mai par la DGSI  |  Marine Le Pen devra rembourser 300 000 € au Parlement européen, dans l’affaire des assistants parlementaires des députés européens FN  |  Hérault : Une dizaine de tombes du cimetière de Bédarieux dégradées et vandalisées  |  [22/05/2019] Centrafrique : une religieuse franco-espagnole, âgée de 77 ans, a été égorgée  |  [21/05/2019] Effet Trump. Nouveau sondage : la confiance du public dans le marché de l’emploi atteint 71% – plus haut de toute l’histoire des Etats-Unis (Gallup)  |  La poupée Barbie a eu 60 ans cette année (elle ne les fait pas)  |  L’Europe ne succombera pas aux ultimatums de l’#Iran, déclare le ministre français des Finances Bruno Le Maire  |  Il semble que #Trump va changer son slogan. #MAGA devient Keep America Great  |  [20/05/2019] Israël : les militaires de rang officiers et supérieurs ne doivent plus utiliser que des iPhone car ils ont un meilleur niveau de sécurité que tous les concurrents  |  mardi 21 mai, manifestation pro-Israël devant l’Ambassade d’Islande (52 avenue Victor-Hugo, 16e) à 19 heures. N’hésitez pas à venir nombreux avec des drapeaux Israéliens  |  Suisse : plus de 63 % des électeurs ont accepté de durcir et aligner les lois du pays sur les règles de l’UE en matière d’armes à feu  |  [19/05/2019] Egypte : attentat terroriste, nombreuses victimes suite à l’explosion d’un bus de touristes près des pyramides en plein ramadan  |  [18/05/2019] Effet Trump : la confiance des ménages a atteint son plus haut depuis 15 ans  | 
Rafraichir régulierement la page
Publié par Gilles William Goldnadel le 9 avril 2019

Les déconvenues de Joe Biden, le dernier combat culturel des indigénistes ou les moqueries dont Ian Brossat fait l’objet sont pour l’avocat Gilles-William Goldnadel la preuve, par l’ironie, que la morale se retourne souvent contre ceux qui la font.

Pour contribuer à Dreuz.info en utilisant votre carte de crédit sans vous inscrire à Paypal, cliquez sur ce lien Paypal.Dreuz, et indiquez le montant de votre contribution.

Trois histoires d’imposture montrent que les révolutions moralisatrices, quand elles tournent au ridicule, dévorent leurs propres enfants.

La première histoire ne concerne certainement pas un enfant mais l’ancien vice-président des États-Unis, Joe Biden, un démocrate de 76 ans. Celui-ci était en tête des sondages pour placer le meilleur opposant possible en face du président républicain. Mais le pauvre Joe Biden, un modéré bon teint très expérimenté, est rattrapé par la patrouille féministe des libéraux américains de plus en plus gauchisants qui n’ont pas été les derniers à célébrer ce tsunami intégriste MeToo qui érige la délation des comportements inappropriés en premier devoir moral et civique. Certes, le vieux Joe n’est pas le premier libéral sentencieux à faire les frais de la révolution morale qu’il aura appuyée.

Le premier de tous, nul n’y a trop insisté, aura été Harvey Weinstein lui-même qui n’avait pas trouvé de mots trop durs pour stigmatiser le comportement grossier du président honni à l’égard des femmes.

Manifestement, la révolution sexiste et racialiste dévore les vieux démocrates blancs complaisants de plus de 70 ans.

Son ancienne maîtresse, Asia Argento, égérie du mouvement MoiAussi qui aura pris longtemps et improbablement la pose victimaire, est poursuivie pour harcèlement d’un mineur.

Idem pour Avital Ronell, critique littéraire mondialement connue et féministe israélo- américaine radicale devant l’éternel (voir ses déboires dans mes Névroses Médiatiques (Plon, page 213).

Mais l’originalité de la mésaventure Biden se caractérise par le fait que ce qui lui est reproché bien que concernant des vétilles évanescentes nullement constitutives du moindre harcèlement risque de lui faire perdre toute chance de se retrouver à la Maison-Blanche. Ce qui est porté à sa charge est d’avoir «un style tactile». La principale accusation portée contre lui émane de Lucie Florès.

Cette ancienne élue démocrate du Nevada a raconté qu’il l’avait embrassée «sur le haut de la tête». Entendez sur le front. On comprend que ce geste obscène est difficilement oubliable.

Le problème est que Jo Biden n’a jamais lésiné pour apporter son soutien à la cause féministe radicale comme l’a rappelé, pour lui porter assistance pendant le danger, l’une des leaders de MeeToo: l’actrice Alyssa Milano.

L’autre problème, très lié au premier, est exposé sans trop d’aménité par Michael Bloch, journaliste au JDD (4 avril): «ces révélations risquent de rouvrir le débat sur le profil de Jo Biden: un homme blanc de 76 ans…». Compte tenu de ses deux vices rédhibitoires et du fait que Jo, en bon surfeur, aura toujours accompagné le mouvement démocrate dans le sens du vent dominant, celui-ci a été contraint de payer une amende prétendument honorable à la mode du temps en s’excusant: «je serai plus attentif au respect de l’espace personnel à l’avenir» a-t-il déclaré spécialement.

Manifestement, la révolution sexiste et racialiste dévore les vieux démocrates blancs complaisants de plus de 70 ans.

En France, la dernière folie du pseudo antiracisme montre que fort heureusement le ridicule ne tue pas encore. Une pétition à l’initiative de deux universitaires dont une certaine Mme Mame-Fatou Niang («MariannesNoires» sur Twitter) a été abritée aimablement par l’Obs. Ces indigénistes assez indigents exigent de voir enlevée une œuvre du peintre Hervé Di Rosa exposée sans incidents depuis 28 ans à l’Assemblée Nationale parmi d’autres parce qu’ils la considèrent raciste et offensante à l’égard des noirs.

La révolution de l’antiracisme addictif est en train de dévorer ses propres enfants délirants lors de grotesques bacchanales.

Pour ceux qui l’ignoreraient, Hervé Di Rosa, né à Sète en 1959 est un peintre français notoirement connu qui incarne emblématiquement avec Robert Combas le mouvement pictural dit de la «figuration libre».

Cette peinture empreinte ses traits et caractères au rock, aux graffitis ainsi et surtout à la B.D.

Sur Twitter, la blogueuse «laïque» Sandrella révèle avec drôlerie la façon dont Di Rosa a dessiné, comme à son habitude, les visages de deux esclaves qui brisent leurs chaînes: «aux yeux exorbités, lèvres surdimensionnées, dents carnassières» ce qui aurait choqué des militants proches de Mariannes Noires qui ont diffusé leur indignation par voie de pétition dans l’Obs et #Lafresquedelahonte.

Ces bêtitionnaires auraient pu constater que c’est dans la manière et le style même de ce peintre qu’ils ont cloués au pilori que de figurer librement les humains avec des traits grossis aussi extrêmement quelle que soit leur couleur de peau.

Voilà bien sûr qui fait penser à la récente expédition anticoloniale en Sorbonne pour censurer un blackface imaginaire au motif que des acteurs blancs portaient des masques noirs pour jouer une pièce antique.

Mon lecteur pense bien que je ne l’aurais pas dérangé avec ces inepties si je n’avais eu la mauvaise surprise d’apprendre que le webmaster de l’Assemblée Nationale n’avait eu l’incroyable pusillanimité de faire disparaître honteusement l’œuvre du site électronique de l’Assemblée républicaine et française sous les cris de victoire parfaitement justifiés de la militance indigente.

Mais le plus croquignolesque achève sa course folle lorsqu’on apprend que l’œuvre incriminée était dédiée à la première abolition de l’esclavage en 1794, ce qui n’en fait pas a priori un monument du racisme français et que le peintre avait été choisi en 2013 pour illustrer les poèmes d’Aimé Césaire intitulés «l’intelligence en guerre contre le racisme». On nous accordera qu’on avait déjà rencontré pire négrophobe encore.

La révolution de l’antiracisme addictif est en train de dévorer ses propres enfants délirants lors de grotesques bacchanales.

Ian Brossat valide mon adage qui veut que le plus pervers se reconnaît à celui qui tient le discours moral le plus sévère. 

Reste, pour terminer avec un sourire, la révolution environnementale et le discours moralement démagogique qui l’accompagne en campagne électorale.

C’est la tête de liste communiste, Ian Brossat qui valide mon adage qui veut que le plus pervers se reconnaît à celui qui tient le discours moral le plus sévère. Surtout lorsque cela ne lui coûte pas cher.

Lors de l’»Emission Politique», le candidat Brossat a noblement déclaré: «Un Paris- New York, c’est un an de chauffage d’une famille. Il faut absolument dissuader les voyages en avion».

Las, force est déjà de constater que le pouvoir de dissuasion de M. Brossat sur lui-même est limité:

Un esprit dont je blâme évidemment l’espièglerie a eu l’idée taquine de poster sur Twitter quelques exemples de beaux voyages dont M. Brossat s’est vanté sur Facebook, sans doute pour faire mourir d’envie ses petits camarades de parti. Et nous aussi: Boa Vista au Cap Vert, le port de Calvi pour admirer les yachts blancs, les montagnes alpines vues d’un aéronef, et bien entendu un pèlerinage de fidélité en terre castriste… Toutes destinations sans doute magnifiques mais gourmandes en kérosène liquide et dont on laissera à notre voyageur au long cours le soin de calculer combien de familles il aurait annuellement chauffées.

Les révolutions moralisatrices fondées sur l’imposture dévoreront toujours les petits imposteurs.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Gilles-William Goldnadel. Publié avec l’aimable autorisation du Figaro Vox.

Ne ratez aucun des articles de Dreuz, inscrivez-vous gratuitement à notre Newsletter.

Loading...
Merci de cliquer sur J'aime pour soutenir Dreuz