Publié par Guy Millière le 13 avril 2019

Je ne suis pas croyant. Je me définis en général, lorsqu’on me pose la question, comme un agnostique, ce qui signifie que je sais que je ne sais pas si Dieu existe.

Je n’en ai pas moins le plus profond respect pour le judaïsme, qui est le monothéisme fondateur et la base de toutes les valeurs éthiques de la civilisation occidentale. Je n’oublie pas un seul instant, quand on me parle de Jésus, que celui-ci était juif.

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Je ne suis pas persuadé qu’il était le fils de Dieu, et je pense plutôt qu’il était le fils d’un charpentier de Nazareth, une ville de Galilée sise dans la montagne à une trentaine de kilomètres du lac de Tibériade.

Je considère le christianisme comme une universalisation du judaïsme et, dès lors, comme ce qui a permis à la civilisation occidentale de prendre forme et consistance.

Je regrette infiniment que le christianisme ait été marqué par l’antisémitisme, et je considère comme une avancée importante et positive le rejet par le catholicisme depuis le concile Vatican II de l’expression délétère de «peuple déicide».

Vivant aux États-Unis où le courant religieux chrétien le plus important aujourd’hui est le courant évangélique, je suis heureux de constater que le courant évangélique est le courant religieux chrétien le plus éloigné de tout antisémitisme, et sans doute le courant le plus proche du christianisme des origines : celui prêché par Paul de Tarse (Saul) et Pierre (Shimon Barjona).

Je respecte le pape en tant qu’autorité morale et chef de l’Église catholique.

Je sais que des papes au cours des récentes décennies ont, par leurs positions éthiques, joué un rôle crucial et sans aucun doute historique :

  • le cardinal Karol Józef Wojtyła, devenu le pape Jean-Paul II, a nettement contribué à la délégitimation du communisme. Quand bien même ce dernier ne serait pas tombé sans l’action stratégique de Ronald Reagan, Jean-Paul II n’a pas été étranger à la chute de l’empire soviétique et à la libération de l’Europe centrale.
  • Le cardinal Joseph Aloisius Ratzinger, devenu le pape Benoît XVI, a défendu des principes essentiels face à l’islam et à l’islamisation du monde.

Le pape qui lui a succédé en 2013, le cardinal Jorge Mario Bergoglio, devenu pape François, m’a semblé immédiatement ne pas du tout être du même acabit que ses deux prédécesseurs.

Il suffisait de consulter les informations concernant son passé en Argentine pour comprendre qu’il incarnait un virage préoccupant.

Il était en effet proche d’un courant appelé la théologie de la libération, souvent définie comme «christo-marxisme».

La théologie de la libération avait été dénoncée en son temps par Jean-Paul II, qui avait dit qu’elle n’était «pas en harmonie avec l’enseignement de l’Église », et avait rappelé aux membres du clergé qu’ils étaient des guides spirituels, et pas des militants politiques.


  • Dès 2013, François a multiplié les déclarations teintées d’anti-capitalisme, d’écologisme radical, de tiers-mondisme.
  • Il s’est rendu à Bethléem et a accepté de parler devant une peinture murale identifiant Jésus à un «Palestinien» et devant une autre montrant Jésus enfant revêtu d’un keffieh, au côté de membres d’une organisation terroriste islamique, l’Autorité Palestinienne, qu’il a reconnue en tant qu’«Etat palestinien». Il a prié devant le mur construit pour protéger les Israéliens de tueurs de Juifs á un emplacement où une inscription comparait le sort de Bethléem à celui du ghetto de Varsovie. 
  • Il n’a cessé d’incriminer le monde développé, a accusé l’Occident de ne pas accueillir davantage d’immigrants venant du monde musulman.

Tout en engageant à plusieurs reprises un dialogue avec des représentants de l’islam, il est resté d’un silence extrême face aux persécutions et aux massacres subis par des chrétiens dans les pays du Proche-Orient musulman et en Afrique subsaharienne.

Il vient de récidiver, ce qui n’est pas surprenant, et a, en terre musulmane, à Rabat, lancé un appel exigeant que les pays européens respectent les engagements du pacte de Marrakech, accueillent toujours davantage de «réfugiés» et voient en eux «le Christ lui-même».

En un temps où l’Europe se déchristianise et s’islamise, cet appel est suicidaire, scandaleux, et constitue une trahison de ce qui est censé être le rôle de l’Église.

Le moins qu’on puisse souhaiter est que l’Église, après le pape François, se dote d’un pape qui serait un digne successeur de Jean-Paul II et Benoît XVI.

Si ce n’est pas le cas, le futur de l’Église risque fort d’être très sombre.

Marx et Allah pourraient s’installer en maîtres au Vatican, avec les conséquences qu’on imagine aisément.

Guy Millière

Adapté d’un texte publié sur les4verités.com

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