Quantcast
FLASH
[12/10/2019] Au moins 4 morts et 3 blessés dans une fusillade à New York  |  4 morts, nombreux blessés dans une fusillade à Brooklyn  |  Attentat par fusillade en Samarie illégalement colonisée par les Palestiniebs : des terroristes musulmans ont ouvert le feu à partir d’un véhicule – Pas de blessés  |  [11/10/2019] Attaque au couteau près du Capitol à Washington  |  Une explosion s’est produite ce matin (vendredi) sur un pétrolier iranien dans la mer Rouge, près de la ville portuaire de Djedda, en Arabie saoudite. L’Iran parle de 2 tirs de missiles  |  [09/10/2019] Le préfet de police de Paris porte plainte pour « apologie du terrorisme » après que des commissariats franciliens ont reçu des appels avec des chants islamistes de vidéos de propagande de Daesh  |  Allemagne-Fusillade: Au moins 2 morts à Halle dans ce qui paraît être un attentat #antisémite  |  [07/10/2019] Avant la visite programmée du président Trump, le syndicat de la police du Minnesota imprime un T-shirt « les flics pour Trump »  |  Les socialistes au pouvoir au Portugal remportent les élections mais n’obtiennent pas la majorité absolue  |  [06/10/2019] Fusillade dans le Missouri à Kansas City : 4 morts et 5 blessés  |  [05/10/2019] Tremblement de terre à San Francisco  |  Vendredi, 2 gardes protégeant une synagogue #Berlin ont arrêté un syrien qui tentait d’entrer dans le bâtiment avec un couteau  |  La semaine avait commencé avec la condamnation de #Zemmour, et terminé avec la tragique preuve qu’il avait raison  |  [04/10/2019] Grosse explosion entendue près de véhicules de #Tsahal à la frontière de #Gaza  |  Sans surprendre personne, le parquet antiterroriste se saisit de l’attentat de Paris qui a fait 4 morts  | 
Rafraichir régulierement la page
Publié par Thierry Ferjeux Michaud-Nérard le 13 avril 2019
Sarah Halimi

Jforum.fr (Source Huffingtonpost) : « Meurtre de Sarah Halimi : 32 intellectuels exigent un procès ».

La psychiatrisation judiciaire est-elle le nouvel outil du déni de réalité ?

« En mars 2019, une deuxième contre-expertise pratiquée sur Kobili Traoré a conclu à « l’abolition du discernement » de Kobili Traoré « au moment des faits ». Il aurait été pris 1. d’une « bouffée délirante aiguë » 2. « d’origine exo-toxique », mais d’après l’expertise des psychiatres, « il ne souffrirait pas de maladie mentale ».

« La première expertise psychiatrique concluait 1. A une « bouffée délirante aiguë » 2. liée à une « forte consommation de cannabis », qui avait seulement « altéré son discernement sans pour autant l’abolir ».

« Mais une première contre-expertise concluait à l’irresponsabilité pénale de Kobili Traoré ! »

Des intellectuels peuvent-ils légitimement critiquer les incohérences des expertises psychiatriques ? Ont-ils le droit d’exiger un procès juste et une justice rendue « au nom du peuple français » avec « des débats contradictoires et l’espoir que justice soit rendue à Sarah Halimi victime d’un crime antisémite barbare ? »

Pour contribuer à Dreuz.info en utilisant votre carte de crédit sans vous inscrire à Paypal, cliquez sur ce lien Paypal.Dreuz, et indiquez le montant de votre contribution.

Causeur, Régis de Castelnau : « Tribune de 39 intellectuels pour Sarah Halimi : attention aux mauvais procès ! » La tribune pour Sarah Halimi signée par une trentaine d’intellectuels et de journalistes lundi dans Le Figaro remet en cause l’instruction en cours. Malvenu ! C’est le premier mot qui vient à l’esprit de Régis de Castelnau pour qualifier la démarche entreprise par un certain nombre d’intellectuels signataires d’une tribune demandant que l’auteur du meurtre de Sarah Halimi ne soit pas déclaré irresponsable par la juge d’instruction « et non pas par la justice pénale », comme l’écrit improprement Régis de Castelnau.

« Cette initiative est malvenue et ce pour plusieurs raisons. La lecture du texte montre la cause que les signataires entendent servir, celle de « la lutte contre l’antisémitisme musulman ». Combat qui ne passe pas par « une volonté d’instrumentaliser la justice » à son service, meilleur moyen de ne pas poser les vrais problèmes (de politique politicienne) et en lui reprochant une position de complaisance, vis-à-vis des dérives islamistes.

« Rappelant que ce n’est pas la première tentative de faire pression sur la justice dans ce dossier, le texte de la tribune contribue à faire de la procédure judiciaire « l’otage d’un combat politique » (ou seulement à constater que la procédure judiciaire est déjà, et cela depuis le début, « l’otage d’un combat politique ») !

Régis de Castelnau : « Il faut rappeler que l’espace où doit se dérouler impérativement une procédure pénale est celui du prétoire, avec les règles qui s’y appliquent et qui sont destinées à faire émerger autant que faire se peut une vérité judiciaire support d’une décision rendue au nom du peuple français et opposable à tous. » Mais pour cela, encore faut-il qu’il y ait procès, ce que demandent les signataires de la tribune !

Régis de Castelnau : « Prenant la forme d’un réquisitoire, nécessairement unilatéral, choisissant les détails, multipliant les sous-entendus sur l’attitude des magistrats et de la police de quartier (non) intervenue ce jour-là, la pétition présente l’affaire pour soutenir une cause ! (Serait-ce trop demander) que Kobili Traoré soit déclaré responsable de ses actes, traduit et jugé en cours d’assises ? Ainsi il « existerait un espoir que justice soit rendue à Sarah Halimi, victime d’un crime antisémite barbare ».

Toutes les péripéties de la procédure, dont on rappelle (combien il a été difficile de reconnaître son caractère contradictoire) et qu’y interviennent le parquet autorité de poursuite (réticente), la défense et les parties civiles sont présentées comme autant de tentatives pour ménager et exonérer celui qui a tué Sarah Halimi. Il y a des détails étranges (???) sur la façon dont sont rapportées les expertises psychiatriques.  

Tout d’abord, le premier expert intervenu est nommé par les signataires : il s’agit de Daniel Zagury, psychiatre très médiatique, comme s’il s’agissait de faire valoir une forme d’argument d’autorité.

La tribune dit « qu’une expertise réalisée par Daniel Zagury rendue au bout de six mois établissait que K. Traoré avait fait une bouffée délirante aiguë (BDA) suite à une « consommation massive de cannabis ».

Il conclut à « l’altération du discernement et à une responsabilité pénale ».

Abolition ou altération, telle est la question de l’article 122–1 du code pénal.

Parlant d’abolition du discernement, l’alinéa premier de cet article indique : « N’est pas pénalement responsable la personne qui était atteinte, au moment des faits, d’un trouble psychique ou neuropsychique ayant aboli son discernement ou le contrôle de ses actes. » Le deuxième alinéa traite de l’atténuation de la responsabilité et par conséquent de la peine encourue en cas d’altération du discernement.

Régis de Castelnau : « C’est le choix de l’altération qu’a fait en conscience le Docteur Zagury. Le départ entre l’abolition et l’altération est « une question très délicate à trancher », surtout lorsque l’on instruit et ensuite juge une affaire criminelle qui a donné lieu à « beaucoup de passion ». Une seconde expertise a été ordonnée et réalisée par un collège de trois experts, qui ont tranché « une question très délicate à trancher » en faveur de l’abolition. Face aux avis divergents, une troisième expertise a été ordonnée et confiée à un collège de quatre experts pour « une question très délicate à trancher » qui ont choisi l’abolition du discernement !

Et pour disqualifier l’avis (d’autorité) de ces sept experts assermentés, les pétitionnaires s’improvisent (non-pas) psychiatres (dixit Régis de Castelnau) mais font seulement la critique intellectuelle justifiée dans un pays libre « des incohérences et les contradictions des expertises psychiatriques », ce qui est très différent.

On comprend que la tâche du juge est de critiquer et de montrer comment la tendance au consensus de la plupart des expertises psychiatriques rend inefficace l’étude sérieuse des affaires criminelles, car l’expertise psychiatrique ignore souvent la motivation réelle du comportement criminel. Cette ignorance des expertises psychiatriques crée la confusion dans les esprits des jurés du fait que l’ensemble des contenus psychiatriques imaginaires et doctrinaires des expertises sont justifiés par l’argument d’autorité. De nos jours, les rapports d’expertise psychiatrique sont imprégnés de contradictions fondées sur de pures hypothèses.

Comment les expertises psychiatriques pourraient seules vouloir expliquer par l’argument d’autorité des actes monstrueux qui restent incompréhensibles pour la pensée des gens ordinaires ? C’est aussi ce qui explique que la thèse de la folie passagère, « autrement dit la bouffée délirante », a la vie si dure !

Loin de la méthode scientifique, l’explication psychiatrique ne parvient qu’à produire un raisonnement pseudo-scientifique qui essaye de masquer son caractère arbitraire sous une apparence illusoire de vérité.

L’impossibilité de comprendre le comportement criminel fait que la pseudo-explication psychiatrique devient la justification d’un travail d’épuration et d’élimination du problème de la motivation antisémite !

Ne ratez aucun des articles de Dreuz, inscrivez-vous gratuitement à notre Newsletter.

La critique judiciaire des rapports d’expertise médicale résulte du rapport de Robert Barrot, Président de la 19ème chambre du T.G.I. de Paris, pour qui le principe de la critique judiciaire des rapports d’expertise doit être « justifié à la fois sur le plan juridique et sur le plan technique ». « La critique (est) un esprit de vigilance et d’attention qui, lorsqu’un rapport d’expertise présente des anomalies, s’exprime par une contestation motivée ». Robert Barrot met en cause directement « le raisonnement » suivi par l’expert dans son rapport. Le juge (et l’avocat) doit pouvoir « analyser le raisonnement de l’expert pour en détecter les failles ». La mission d’expertise n’exige pas seulement une « description » des signes cliniques, mais une « explication » des faits en fonction des troubles cliniques éventuels constatés. Les « explications » de l’expertise doivent être considérées comme « une proposition soumise à la critique judiciaire ». La simple description des symptômes psychiatriques éventuels dans le but de définir une maladie mentale n’explique en rien l’enchaînement causal du passage à l’acte criminel par le trouble mental supposé. C’est pourquoi le juge doit contester la validité de l’expertise.

La critique va porter non pas sur la description des symptômes allégués, mais sur la réalité du trouble mental dans le temps de l’action et sur l’imputabilité du passage à l’acte criminel au trouble mental évoqué par l’expert. Il arrive souvent que la pathologie mentale rapportée dans le temps de l’action « n’existe pas ou n’est pas démontrée ». Le principe de la causalité est souvent mis en défaut par le raisonnement approximatif de l’expertise psychiatrique qui est incapable de faire la démonstration que la pathologie mentale constatée serait la cause exclusive, directe et certaine, du passage à l’acte criminel. Il ne suffit pas de faire un diagnostic du trouble mental avéré « dans le temps de l’action », il faut montrer en quoi le comportement criminel en est la conséquence, et non pas le résultat criminel d’une idéologie de nature islamiste radicale et antisémite.

Le psychiatre doit rechercher des anomalies mentales ou psychiques « dans le temps de l’action » et le cas échéant, les décrire et préciser à quelles affections elles se rattachent. Il doit formuler un diagnostic dans le cas où son examen découvrirait « des anomalies mentales avérées et non pas seulement supposées ».

Et c’est là que la compétence du psychiatre prend fin. C’est pourquoi, le juge doit mettre en cause la valeur médico-légale de l’expertise psychiatrique. L’acte reproché au sujet est-il ou non en relation « directe et certaine », relation scientifiquement prouvée, avec les symptômes allégués. Le raisonnement médico-légal doit faire la démonstration et la preuve du lien de cause à effet. Kobili Traoré était-il atteint, « au moment des faits », d’un trouble psychique ou neuropsychique ayant aboli ou altéré son discernement ?

Kobili Traoré était-il atteint, « au moment des faits », d’un trouble psychique ou neuropsychique ayant aboli ou entravé le contrôle de ses actes ? L’expert doit fournir « la preuve d’une relation directe et certaine » entre l’existence avérée d’un trouble psychique ou neuropsychique et les faits criminels reprochés.

Il ne suffit pas de faire le diagnostic d’un trouble psychiatrique « au moment des faits », l’expertise doit montrer en quoi le comportement criminel est « la conséquence directe et certaine » du trouble psychiatrique.

La question du juge est alors : en quoi l’expertise psychiatrique est-elle utile à la manifestation de la vérité, et de quelle vérité s’agit-il ? Dans le « Traité de la réforme de l’entendement et de la meilleure voie à suivre pour atteindre à la vraie connaissance des choses » Baruch de Spinoza indique :

« À moins qu’on ne prenne les plus grandes précautions… « on tombera immédiatement dans l’erreur ». En effet, là où l’on conçoit les choses « de façon abstraite »… on est sous « l’empire confus de l’imagination ».

Régis de Castelnau : « Le lieu pour statuer sur cette question, dans un pays civilisé, c’est le prétoire (à la condition qu’il y ait procès, c’est ce que demandent les intellectuels) et non pas l’espace médiatique aussi prestigieux soient les signataires de pétitions. Les règles du débat contradictoire (si elles sont respectées) sont là pour ça et il n’est pas très heureux de se livrer à cette pression sur une justice, dont on nous serine qu’elle doit être indépendante et surtout impartiale.

« L’autorité judiciaire ne peut répondre qu’aux questions qui lui sont posées (par le parquet), et si on lui assigne des objectifs qui ne sont pas les siens (alors que la procédure judiciaire est déjà, et cela depuis le début, « l’otage d’un combat politique »), cela ne peut qu’aboutir à la détourner de sa mission.

Pour contribuer à Dreuz.info en utilisant votre carte de crédit sans vous inscrire à Paypal, cliquez sur ce lien Paypal.Dreuz, et indiquez le montant de votre contribution.

Régis de Castelnau : « Cette pression est aussi une façon de se défausser sur la justice du traitement et de la réponse à une question particulièrement brûlante exprimée par le texte même de la tribune : « Quatre experts ont rendu mi-mars 2019 leurs conclusions corroborant la seconde expertise. En France, aujourd’hui, être juif serait-il une incitation au meurtre pour des déséquilibrés psychiatriques ? »

« La psychiatrisation est-elle le nouvel outil du déni de réalité ? »

Régis de Castelnau répond « qu’accuser la justice d’utiliser la psychiatrisation comme nouvel outil du déni de réalité, c’est se dispenser de mener le combat là où il doit l’être. Il n’est pas heureux de disqualifier un principe fondamental de la responsabilité pénale : ne sont responsables pénalement que les individus conscients de leurs actes et le faire en présentant à tort l’application de l’article 122–1 comme un passeport pour l’impunité. Comme laisser entendre que cet objectif aurait amené les psychiatres à émettre leur avis ? »

Circulez, y a rien à voir ! On ne critique pas l’argument d’autorité des psychiatres dont on ne connaît pas les preuves scientifiques avérées qui leur auraient permis d’émettre des avis aussi contradictoires.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Thierry-Ferjeux Michaud-Nérard pour Dreuz.info.

Loading...
Merci de cliquer sur J'aime pour soutenir Dreuz