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Publié par Gilles William Goldnadel le 15 avril 2019

La victoire de Benjamin Nétanyahou montre que le politiquement correct n’a plus de prise sur les électeurs qui partout dans le monde plébiscitent des leaders populistes.

Le résultat des élections israéliennes et la victoire de Benjamin Nétanyahou sont riches d’enseignements, et pas seulement pour l’État juif. Une fois de plus, dans une démocratie, une droite décomplexée l’a emporté.

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Et cette absence de complexes, s’agissant du cas israélien, n’est pas une formule vide de sens.

Ainsi, Benjamin Nétanyahou, ces derniers mois, aura multiplié les contacts avec une droite européenne que l’idéologie de l’antinazisme devenu fou, largement capitalisée électoralement par la gauche morale «antiraciste», avait peinte en brun. Qu’importe, transgressant son surmoi et les réticences d’une partie de l’établissement de la diaspora qui ne se caractérise pas par l’anticonformisme, le premier ministre israélien a serré la main d’un premier ministre autrichien allié à la droite dure. Ce qui n’est pas si facile psychologiquement dans un pays parlant allemand.

Il a également serré la main d’un M. Orban dont certains philosémites à géopolitique variable considèrent qu’il se montre antisémite en critiquant le spéculateur mondialiste Georges Soros sans jamais pourtant avoir fait allusion à sa judéité.

Le peuple israélien n’a donc pas fait exception à la règle actuelle.

Constatons que les opinions israéliennes et diasporiques, arrivées à l’âge de la maturité, n’ont pas tordu le nez. Les traumatismes avérés de l’islamisme étant désormais plus prégnants que les fantasmes d’un passé instrumentalisé.

En revanche, il n’aurait certainement pas serré la main du travailliste anglais Corbyn, non seulement anti-israélien fanatique mais encore antisémite pathologique, ce qui n’est pas contradictoire mais aisément complémentaire contrairement à ce que laisse à croire une extrême gauche paradoxale.

De manière générale, Netanyahou, ami de Donald Trump, ne voit plus d’offense à être taxé de populiste, la taxe médiatique dont s’agit s’avérant désormais moralement légère et électoralement payante.

Car le premier Israélien élu comme le dernier Européen venu sont aujourd’hui capables de constater que les résultats israéliens, loin d’être particuliers, correspondent au mouvement dextrogyre mondial qui a vu coup sur coup les Américains, les Italiens, les Autrichiens, les Polonais, les Brésiliens et d’autres peuples encore porter au pouvoir des hommes et des partis qui avaient en commun d’être méprisés par les prétendues élites.

Pour le décrire plus négativement, une personnalité ou un parti de la gauche dite morale, chouchou des médias bien-pensants et des artistes soi-disant généreux présente désormais un aspect révulsif que ne compense plus dans les urnes le dénigrement médiatique du politiquement correct à l’égard du candidat populiste.

C’est dans ce cadre explicatif que le parti travailliste israélien est aujourd’hui en déroute et ressemble, à s’y méprendre, au parti socialiste français.

Le parti socialiste Israélien (Mapai aujourd’hui Avoda) incarnait le parti des pionniers fondateurs, des kibboutzim, ou des militaires prestigieux (Ben Gourion, Golda Meir, Isaac Rabin), il est surtout aujourd’hui le parti d’une partie des intellectuels, des artistes, des Ashkénazes fortunés, et des minorités branchées du Nord de Tel-Aviv. Bref, le fameux révulsif électoral décrit plus haut.

De nos jours, l’heure est à la professionnalisation de la politique, et il n’est demandé aux candidats que d’avoir eu l’adresse d’avoir su se placer en bonne place sur la liste.

Sans doute la clé de compréhension de cette constatation arithmétique est à rechercher moins dans la sympathie ou la confiance qu’inspire un populiste que dans l’exaspération que ressent l’opinion à constater l’écart entre le discours de la gauche morale et sa réalité comportementale.

Bien entendu cette observation psychologique n’empêche pas non plus de prendre en compte les déconvenues du peuple à constater les errements concrets de l’idéologie esthétique et multiculturelle.

Le peuple israélien n’a donc pas fait exception à la règle actuelle.

Autre constatation des élections israéliennes qui devraient servir de leçon à l’opinion française: les ravages du mode de scrutin proportionnel. A fortiori lorsqu’il est intégral.

M. Nétanyahou a certes été élu de manière incontestable, mais même dans ce cadre victorieux, il ne pourra pas gouverner sans appoint. L’extrême droite ayant été laminée, ce sont les partis juifs orthodoxes ayant remporté un succès très relatif qui seront en mesure d’imposer sinon leur loi, en tous les cas certaines qui leur sont chères, dans le cadre d’un chantage dont ils sont les experts.

Appliqué à Israël, pays dont on connaît les problèmes existentiels, le mode de recrutement de son personnel politique aboutit à une médiocratie morale et intellectuelle qui pourrait se révéler dangereusement mortelle. Il y a trente ans, le peuple israélien allait puiser ses députés à la Knesset dans le vivier élitaire de l’armée ou des kibboutz. De nos jours, l’heure est à la professionnalisation de la politique, et il n’est demandé aux candidats que d’avoir eu l’adresse d’avoir su se placer en bonne place sur la liste. L’auteur de l’article n’est pas non plus le plus mal placé pour pouvoir affirmer, comparaisons à l’appui, que le député moyen israélien n’arrive pas à la cheville de son alter ego français à qui il est demandé, sur deux tours de scrutin, de faire montre du minimum culturel syndical.

Cette affirmation empirique n’est même pas invalidée par le dernier scrutin des élections législatives françaises qui a vu arriver au Palais-Bourbon des centaines de députés macronistes dont le talent premier est d’avoir figuré sur une affiche ornée d’une bonne enseigne commerciale. C’est tout dire.

Au royaume des aveugles, on sait le borgne roi. Mais Benjamin Netanyahou, malgré l’âge venant, a encore très bonne vue et la langue bien pendue.

Ainsi donc le député moyen israélien est très moyen. Au royaume des aveugles, on sait le borgne roi. Mais Benjamin Netanyahou, malgré l’âge venant, a encore très bonne vue et la langue bien pendue. Ayant imposé depuis des lustres l’économie libérale dans un pays né socialiste, les résultats économiques et financiers sont exceptionnels mais son bilan social et sociétal assez déplorable en matière de misère des plus pauvres et d’inégalités criantes dans un pays d’immigration idéaliste et volontaire. La société israélienne se révèle d’autre part, assez indifférente et dure au quotidien mais fabuleusement soudée en période exceptionnelle.

Il n’empêche, ce système électoral qui oblige au compromis permanent, force les meilleurs à la compromission. Il finit fatalement par éroder et corrompre les âmes. 

Il ne manquerait plus que ce système en France…

M. Nétanyahou et sa droite étant vainqueurs, la gauche morale étant vaincue, une opinion médiatique distraite a eu tôt fait d’annoncer que le camp de la paix avait été défait. 

La réalité, tellement méconnue par l’église cathodique de France, est autrement plus complexe.

Il est certes indéniable que l’opinion israélienne-toutes tendances confondues- s’est radicalement convertie à la résignation et n’attend plus rien à terme d’un processus de paix inexistant.

La Doxa convenue fait porter l’entière responsabilité de l’échec sur la partie israélienne et plus spécialement sur le maintien des «colonies» de Cisjordanie. Ce mensonge a été tellement matraqué qu’il est devenu la virtuelle vérité. La réalité, tellement ingrate à rappeler dans la bonne société, que l’échec de la paix est à débiter principalement sur le compte banqueroutier de l’islamo-nationalisme de Palestine.

La gauche israélienne, de Peres et Rabin à Barak et Olmert aura fait toutes les propositions de restitution territoriale, en ce compris Jérusalem. En pure perte. Sauf en matière d’attentats.

Au royaume des aveugles, on sait le borgne roi. Mais Benjamin Netanyahou, malgré l’âge venant, a encore très bonne vue et la langue bien pendue. Mais l’église cathodique ne s’intéresse pas à l’irrédentisme congénital, à l’antisémitisme héréditaire, à la fascination du martyre, culturelle, de la partie arabe palestinienne. Toutes factions confondues. 

L’auteur du présent article, qui n’idéalise certainement pas le personnel politique israélien, ne forme comme toujours que le même vœu: qu’un millième de ce regard critique acéré qui focalise Israël soit dévolu sur son adversaire.

Au lieu de désabuser le premier et d’encourager les outrances du second, ce serait au demeurant le meilleur service rendu à deux camps condamnés à partager.

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Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Gilles-William Goldnadel. Publié avec l’aimable autorisation du Figaro Vox.

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