Publié par Gally le 17 avril 2019

A l’issue de la Première Guerre mondiale, les fleurons du patrimoine français et pas des moindres, étaient en ruines. Le milliardaire américain John Rockefeller Jr. les fit restaurer à coup de millions pour leur rendre la splendeur qu’ils ont aujourd’hui.

Au début des années 20, John Rockefeller fit don d’une somme importante afin d’assurer la restauration et la réhabilitation de trois monuments historiques français de premier ordre : la cathédrale de Reims, le château de Fontainebleau et le château de Versailles.

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Après la Première Guerre mondiale, comme d’autres grands monuments français, Versailles était particulièrement dégradé. Non pas à cause des bombardements, mais parce que le palais et le domaine avaient été abandonnés, le pays ayant d’autres priorités que la préservation de son patrimoine.

Touché par l’ampleur des dégâts lors de sa visite en Europe, le milliardaire américain John Davison Rockefeller Junior (1874-1960), fils du fondateur de Standard Oil, propose en 1924 au gouvernement français de financer la restauration de trois grands monuments : la cathédrale de Reims, gravement endommagée par les bombardements allemands du début de la guerre, et les palais de Versailles et de Fontainebleau.

En 1924, Rockefeller écrit au président français, Raymond Poincaré, pour demander la permission de l’aider :

« Ces trésors… font partie du patrimoine de toutes les nations, car leur influence est une source d’inspiration pour l’art universel ».

Heureux de l’aide offerte, le gouvernement accepta.

Rockefeller choisi l’architecte Welles Bosworth pour superviser les travaux. En quelques années, la générosité du grand mécène américain permit de restaurer à Versailles le château, les jardins et le parc, ainsi que les palais Trianon et leurs jardins. L’intervention des Rockefeller fut le premier grand mécénat de Versailles, suivi de nombreux autres.

Sans Rockefeller, le château de Versailles serait une ruine

« On peut dire que les Américains ont sauvé Versailles », explique Catherine Pégard, présidente de l’Etablissement Public du Château, Musée et Domaine National de Versailles.

« Le début de l’histoire du mécénat de Versailles est vraiment le moment où John D. Rockefeller Jr. vint en France après la première guerre mondiale, dans les années 1920, et vit l’état absolument lamentable du château de Versailles. »

Entre 1925 et 1928 seulement, la Fondation Rockefeller versa 2 166 000 $ pour la restauration de Versailles.

En 2013, les Américains représentaient 12 % de tous les visiteurs à Versailles. C’est peut-être pour remercier Louis XVI d’avoir envoyé Lafayette et ses troupes à l’aide de Washington, ou en reconnaissance des traités de Versailles et de Paris en 1783, qui ont mis fin à la guerre d’indépendance américaine avec la Grande-Bretagne.

Il reçu en 1936 la décoration française la plus élevée, la Grande Croix de la Légion d’Honneur qui sera également remise des décennies plus tard à son fils, David Rockefeller.

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