Publié par Christian Larnet le 23 avril 2019

La police a arrêté 40 suspects dans les attentats au Sri Lanka, dont le chauffeur d’une camionnette prétendument utilisée par des jihadistes et le propriétaire d’une maison où vivaient certains d’entre eux.

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Mardi a été déclaré jour de deuil national dans ce pays insulaire, alors que des funérailles massives ont eu lieu pour certaines des victimes.

Le président sri-lankais a donné à l’armée toute latitude pour arrêter les suspects – des pouvoirs qui ont été utilisés pendant la guerre civile de 26 ans mais qui ont été retirés quand elle a pris fin en 2009.

Le bilan des attentats de dimanche est passé à 310 morts, a déclaré le porte-parole de la police, Ruwan Gunasekara. Ils se sont produits au milieu de dissensions profondes au sein de la direction sri-lankaise du pays.

Les autorités avaient été averties d’une menace imminente islamiste dans les semaines qui ont précédé l’attaque

Mardi, les autorités sri-lankaises ont prévu d’informer les diplomates étrangers, et d’accepter l’aide du FBI et d’autres organismes étrangers pour la collecte de renseignements, après que des responsables eurent révélé lundi que des avertissements avaient été reçus il y a des semaines quant à la possibilité d’une attaque du groupe musulman radical accusé d’avoir commis cette tuerie.

Les services de renseignement internationaux avaient averti qu’un groupe peu connu, National Thowfeek Jamaath, planifiait des attentats, mais il semble que le bureau du Premier ministre n’en ait été informé qu’après le massacre, ce qui a mis au jour les troubles politiques qui se poursuivent aux plus hauts niveaux du gouvernement sri-lankais.

Le ministre de la Santé Rajitha Senaratne a déclaré que les avertissements ont commencé le 4 avril.

Le 11 avril, le ministère de la Défense avait écrit au chef de la police, aux chefs de la sécurité de la division judiciaire et diplomatique de sécurité, en citant des informations qui comprenaient le nom du groupe.

Les six attaques quasi simultanées contre trois églises et trois hôtels de luxe, ainsi que trois attentats à la bombe plus tard dimanche, ont été les violences les plus meurtrières de la nation insulaire d’Asie du Sud depuis une décennie.

Le Premier ministre Ranil Wickremesinghe a déclaré qu’il craignait que le massacre ne déclenche l’instabilité et il a promis de « doter les forces de défense de tous les pouvoirs nécessaires » pour agir contre les responsables.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Christian Larnet pour Dreuz.info.

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