Publié par Manuel Gomez le 18 avril 2019

Samir El Jebli à droite en compagnie de Carles Puigdemont / DR

Un candidat aux prochaines élections communales en Espagne, tête de liste du Parti Démocratique Européen Catalan surveillé par les services de renseignement.

Samir El Jebli, naturalisé espagnol mais d’origine marocaine, est candidat dans la localité de Canovellas, 16.000 habitants, à 32 kilomètres de Barcelone. Il est actuellement mis sous surveillance par les services de renseignement espagnol après des accusations d’espionnage et, surtout, pour sa proximité avec le leader de son parti, Carlos Puigdemont, exilé en Belgique.

El Jebli est considéré par le DGED comme «un espion dormant». Cet individu, âgé de 29 ans, était déjà 4ème de liste du parti CIV aux élections de 2015 sans que cela pose problème

Ce qui a changé c’est son récent voyage, le 26 mars à Bruxelles, dans l’objectif de s’entretenir avec Puigdemont.

La DGED estime qu’il a été « infiltré » par le Maroc afin de les informer sur tous les mouvements de l’indépendantisme, ce qui pourrait être utilisé contre l’Espagne.

Le Maroc souhaite avoir quelqu’un proche de Puigdemont, alors que déjà le Parti Socialiste est déjà sous contrôle grâce au député d’origine marocaine, Mohamed Chaïb, selon des informations fournies en juin 2018 par le milieu pro-Polisario.

Ce n’est d’ailleurs pas le premier, ni probablement le dernier, à subir les foudres du DGED, en 2013, et sur ordre du CNI, pour « menace à la sécurité et à la stabilité des institutions » c’est le politique naturalisé espagnol mais d’origine marocaine, Nouredddine Ziani, qui avait été expulsé.

Selon les services du contre-espionnage « Aucun candidat d’origine marocaine, adhérent dans un parti politique en Espagne, ne se présente à une élection sans l’aval du Maroc ».
(On ne peut que craindre qu’il en soit de même en France sans que cela ne gêne le moins du monde, ni le gouvernement, ni les partis politiques, ni les services du renseignement.)

L’émergence de candidats politiques d’origine marocaine inquiète fortement les milieux espagnols. Cela a été également signalé par le leader du parti VOX, Santiago Abascal, en ce qui concernait notamment la députée Najat Driouech ben Moussa, du parti de la Gauche Républicaine Catalane.

Puisqu’il est question de VOX, il est intéressant de signaler qu’il compte aujourd’hui près de 50.000 adhérents, contre 3500 en 2017, et sur les réseaux sociaux ses partisans atteigne le chiffre de 150.000, alors que tous réunis, Parti Popular, Ciudadanos et PSOE, se comptent aux alentours de 200.000. « Podemos » paraissant hors de course actuellement.

Invisible il y a deux ans, VOX flirte désormais avec les 10% dans les sondages pour les législatives générales du 28 avril.

Ses deux leaders charismatiques sont à la « Une » de l’actualité et ils viennent d’inaugurer la campagne avec le slogan « Pour l’Espagne » dans un lieu mythique, à Cavadonga, dans les Asturies.

C’est de ce village qu’en l’an 722 le roi Pélage le Conquérant lança « La Reconquista » contre les musulmans, qui s’acheva à Grenade en 1492.

Une manière forte d’indiquer qu’il fallait respecter les racines chrétiennes de l’Espagne, menacée, comme le reste de l’Europe et plus particulièrement la France, par l’islam radical.

Ils ne cachent d’ailleurs pas leur volonté première d’expulser tous les « sans papier » marocains, ainsi que tous les « imams suspectés de radicalisme » et de supprimer l’apprentissage de la langue arabe dans les écoles.

Ils estiment que les 2 millions de musulmans présents en Espagne, dont près de la moitié ont la nationalité espagnole, cela est suffisant pour le pays.

Les propos du secrétaire général de VOX, Javier Ortega-Smith, ne laissent aucun doute sur ce sujet : «
L’ennemi commun pour notre pays c’est l’invasion islamiste ».

Surnommé le « Rambo de Vox », Javier Ortega-Smith est le plus actif physiquement. Agé de 50 ans, sportif de haut niveau et ceinture noire de Karaté, il est l’un des héros des GOES (Groupe d’opération spéciales (Un corps d’élite de l’armée de terre basé à Alicante) et il revendique son « hispanité inconditionnelle ».

Après l’Islam, c’est son intransigeance à l’égard des indépendantistes catalans qui fait la force de VOX et, tout récemment, devant la recrudescence des agressions, sa proposition d’avoir le droit, pour tous citoyens, de posséder une arme à feu en cas de légitime défense.

Mais également sa ferme opposition au transfert du corps de Francisco Franco vers un autre site que celui où il repose actuellement « El Valle de los Caïdos ».

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Manuel Gomez pour Dreuz.info.

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