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Publié par Thierry Ferjeux Michaud-Nérard le 1 mai 2019

Pascal de Crousaz : « Rappel de la position israélienne lors des négociations de Begin à Camp David sur un accord-cadre pour la paix au Proche-Orient, préparatif à un traité de paix entre l’Égypte et Israël.

« Le gouvernement israélien issu des élections de mai 1977 veut, pour des raisons sécuritaires, accroître la mainmise sur les territoires occupés de Gaza, la Cisjordanie, Jérusalem-Est et le Golan.

« Sur la position du gouvernement israélien, son hypothèse est que le temps travaille en faveur d’Israël. Le ministre de l’Agriculture Ariel Sharon affirme que, deux décennies plus tard, il y aura un million de colons dans les territoires occupés et toute rétrocession deviendra absurde et impossible. Le cabinet israélien va modérer l’activisme des Américains. Leur rôle doit faciliter l’instauration de négociations bilatérales. Ils sont priés de ne pas prendre position publiquement sur les points de désaccord avec Israël, tels que les frontières, les colonies ou la question palestinienne. Dayan l’a dit à Carter en 1980 : « Sans l’Égypte, il n’y a plus de guerre majeure possible contre Israël ! » Même au prix d’un retrait du Sinaï, la position du cabinet Begin est de maintenir des colonies, des aéroports militaires et des forces à l’est de la péninsule. Le traité de paix devrait l’emporter sur tout engagement préalable de défense mutuelle signé par l’Égypte avec d’autres États. Dans les négociations avec l’Égypte, il faudra éviter une extension du concept de retrait des territoires occupés à la Cisjordanie et plus encore à Jérusalem-Est. Le but est de consolider les gains territoriaux de la guerre des Six Jours jugés essentiels : Renoncer au Sinaï pour mieux garder la Cisjordanie, Gaza et Jérusalem-Est !

« Le successeur de Begin, Itzhak Shamir, a déclaré que, après le retrait israélien du Sinaï effectué, Israël avait respecté la résolution 242 de l’ONU qui demandait le retrait de territoires. Ayant rempli ses obligations, Israël pouvait rester en Cisjordanie et (sur le plateau du Golan). »

Donald Trump reconnaît la souveraineté d’Israël sur le plateau du Golan : L’heure est venue pour les États-Unis de reconnaître la souveraineté d’Israël sur le plateau du Golan. L’État hébreu, qui l’a occupé en 1967, lors de la guerre des Six Jours, l’a annexé en 1981, ce que le Conseil de sécurité de l’ONU a jugé nul et non avenu. « Après 52 ans, il est temps pour les États-Unis de reconnaître totalement la souveraineté d’Israël sur le plateau du Golan, qui est d’une importance stratégique essentielle pour la sécurité de l’État d’Israël et la stabilité de la région », Donald Trump sur Twitter. Benjamin Netanyahu réclamait ce geste depuis longtemps. Il a salué une décision courageuse : « Alors que l’Iran cherche à se servir de la Syrie pour détruire Israël, le président Trump reconnaît la souveraineté israélienne sur le plateau du Golan. Merci Président Trump, « Vous avez fait l’histoire ! » Selon la Syrie : Trump illustre le « soutien aveugle des États-Unis » à Israël.

Netanyahu, pour la première fois sur le plateau du Golan depuis son occupation par Israël en 1967, proclame que le Golan occupé restera « pour toujours » israélien : la partie annexée du plateau syrien du Golan « restera pour toujours dans les mains d’Israël ». « Il est temps que la communauté internationale reconnaisse la réalité, il est temps qu’après 50 ans elle reconnaisse enfin que le Golan restera à jamais sous souveraineté israélienne ». « Quoi qu’il se passe de l’autre côté (en Syrie), la frontière ne bougera pas » !

« Nous ne nous opposerons pas à un accord sur la Syrie à condition qu’il ne se fasse pas aux dépens de l’État d’Israël et que les forces de l’Iran, du Hezbollah (libanais) et de Daech (l’organisation État islamique) soient expulsées » de Syrie ». Il a dit « douter fortement que la Syrie puisse redevenir ce qu’elle a été ».

Israël et la Syrie restent officiellement en guerre. « L’État hébreu occupe depuis la guerre de juin 1967 1.200 km2 du plateau du Golan (nord-est), dont l’annexion en 1981 n’a jamais été reconnue par la communauté internationale, alors que quelque 510 km2 restent sous contrôle syrien. Depuis cinq ans, des roquettes tombent périodiquement du côté du Golan occupé par l’État hébreu, où vivent plus de 20.000 colons israéliens et 20.000 Druzes, une minorité arabophone et musulmane également présente en Syrie.

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« Flavius Josèphe, auteur romain de confession juive du 1er siècle de notre ère a décrit la conquête du Golan par les armées romaines. Il relate la présence de villages juifs ainsi que le siège et la prise de la forteresse de Gamala en 66 dans « la Guerre des Juifs ». La présence juive dans la région se termine dès 636, lors de la conquête arabe d’Omar Ibn al-Khattab. Au Moyen-Âge, croisés et troupes seldjoukides s’opposent pour le contrôle des hauteurs du Golan. Car, qui dit hauteur, dit ascendance sur les positions ennemies. Sous le joug de l’Empire ottoman, des peuplades majoritairement druzes s’y installent, jusqu’à aujourd’hui ».

Daniel Haïk : « Moshé Dayan, héros de la Guerre des Six Jours, fut le prototype du sabra israélien, né les armes à la main. Après la victoire éclair de la Guerre des Six Jours, il devient le militaire le plus célèbre au monde et entre de plain pied dans la légende d’Israël. Une légende embellie, au crépuscule d’une vie de combats : l’accord de paix historique entre l’Égypte et Israël dont il aura été la cheville ouvrière. »

Michel Bar-Zohar, L’Histoire secrète de la guerre des Six Jours © Fayard 1968 : « J’ai rapporté l’entretien du 13 juin 1960, entre de Gaulle et David Ben Gourion. Je cite : « Le Général de Gaulle se penche vers David Ben Gourion : « Dites-moi, Monsieur le Président, quels sont vos rêves, les vrais, sur les frontières d’Israël ? David Ben Gourion : « Il y a 15 ans, je vous aurais répondu : « Je voudrais que l’État d’Israël englobe la Transjordanie et arrive au nord jusqu’à la rivière du Litani, au Liban« . David Ben Gourion a ajouté :

« Nous avons besoin d’une grande immigration, car Israël est la terre de tout le peuple juif. »

La guerre des Six Jours, le 6 juin : « L’opération est couronnée d’un plein succès. Gaza est tombée aujourd’hui. À l’aube, une brigade motorisée a attaqué la Cisjordanie, conquis plusieurs villages autour de Jérusalem, et pris la « Ville Blanche » (Ramallah). Ce soir, les unités israéliennes ont achevé la conquête de la Cisjordanie et poursuivi les colonnes de la Légion arabe qui traversent le Jourdain. L’armée israélienne n’a l’intention ni d’aller à Amman, ni de débarrasser Hussein de sa couronne. Les combats touchent à leur fin.

« Le Gouvernement jordanien déclare qu’il accepte le cessez-le-feu. À Tel-Aviv, Moshé Dayan tient une conférence de presse : « Israël a atteint ses objectifs politiques et militaires ». II rappelle sa position au sujet du canal de Suez : « L’Armée d’Israël peut parvenir au canal sans difficulté, mais ce n’est pas notre objectif. Pourquoi aller à Suez et nous embourber dans des problèmes internationaux quand cette affaire ne nous concerne pas ? » Un problème grave, essentiel, préoccupe les dirigeants israéliens : la Syrie !

« C’est elle, la responsable de toute la crise. C’est elle qui a créé la tension en envoyant les commandos d’El Fatah sur le territoire israélien, c’est elle qui, plus que tout autre État arabe, s’est distinguée par sa haine aveugle contre Israël. C’est elle qui, depuis 19 ans, a bombardé les kibboutzim sans défense, étendus à ses pieds, face à ses blockhaus fortifiés. La Syrie a souffert moins que les autres pays arabes de la défaite de 1948 et elle est sortie indemne des combats de 1956. Sera-t-elle épargnée, cette fois encore, pour continuer à détruire et à tuer ? Depuis le début des combats, les Syriens bombardaient les kibboutzim galiléens. Quelques compagnies d’infanterie et de blindés ont lancé une attaque timide sur le kibboutz Dan, mais elles ont battu en retraite dès que les Israéliens ont contre-attaqué. Depuis, ils ont préféré se retrancher dans leurs imprenables bastions et faire pleuvoir des tonnes d’obus sur les villages exposés de la vallée.

« Igal Alon ressent la douleur des kibboutzim du Nord. Afin de pousser le gouvernement à lancer une offensive contre la Syrie, il a formé une délégation d’habitants des villages bombardés venue demander à Eshkol d’attaquer les plateaux syriens et d’en finir une fois pour toutes avec les batteries qui portent la mort dans leurs maisons : « Cette guerre ne peut se terminer en laissant les Syriens indemnes, disent à Eshkol les chefs de la délégation. Si les Syriens gardent les plateaux après la guerre, nous quitterons nos villages et nous irons chercher la paix ailleurs. » Eshkol et plusieurs autres ministres sont d’avis qu’une opération militaire d’envergure doit être lancée contre la Syrie. Une seule personne s’y oppose : Moshé Dayan.

« La position de Moshé Dayan se fonde sur une série de raisons. Hanté par les souvenirs de 1956, il se souvient de ce qu’il s’est passé à Port-Saïd quand cette ville fut conquise par les Franco-Britanniques. Le Consul soviétique est venu voir les notables de Port-Saïd et leur a dit : « Ne capitulez pas, ne signez pas de cessez-le-feu, même si vous ne pouvez plus combattre. » Moshé Dayan ne sait pas encore que l’Égypte vient d’accepter le cessez-le-feu. « Que va-t-il arriver, se demande Moshé Dayan, si, malgré notre victoire dans le Sinaï, l’Égypte refuse de cesser le feu ? Nous serons obligés de maintenir une grosse armée sur le front égyptien, peut-être encore longtemps. D’autre part, sur le front syrien, nous n’avons pas assez de troupes pour lancer une offensive. Nous devons ramener des troupes disponibles en les prenant sur les autres fronts de la région nord qui se seront calmés. Mais même si nous arrivons à concentrer à temps ces renforts et à frapper les Syriens, qu’arrivera-t-il ensuite si la Syrie et l’Égypte n’acceptent pas le cessez-le-feu, et si notre armée est écartelée sur deux fronts éloignés l’un de l’autre de plusieurs centaines de kilomètres ? »

« Moshé Dayan craint une réaction soviétique en cas d’opération contre la Syrie. Et les spécialistes soulignent que Moscou a promis à maintes reprises de défendre le régime syrien contre toute agression.

« N’est-ce pas l’attitude du Kremlin, soucieux de défendre la Syrie, qui est à l’origine du conflit tout entier ? L’U.R.S.S. pourrait intervenir pour aider les Syriens et Israël n’a pas la certitude qu’une opération russe, limitée dans l’espace et dans le temps, susciterait une intervention américaine. Ce sont les raisons du « Non » catégorique de Moshé Dayan. Tard dans la nuit, les membres du Conseil de guerre se dispersent. La Syrie ne sera pas attaquée. Et tout laisse croire qu’elle échappera au sort de la Jordanie et de l’Égypte.

« 9 juin :l’Égypte a accepté le cessez-le-feu. Cela change les données du problème. Moshé Dayan décide d’agir : « Où est Itzhak Rabin ? » Le Chef d’État-Major n’est pas là. Le général Weitzmann non plus. « Appelez Dado au téléphone ! » Dado, soit le général David Elazar, commande la région nord. Dayan reçoit entre-temps d’autres rapports d’où il ressort que les Syriens intensifient leurs bombardements sur les villages de Galilée. « Dado, dit Moshé Dayan, tu as le feu vert. Prends les plateaux syriens. — Tout ? demande le Général. — Tout, dit Dayan. » À 9 heures 40, des vagues d’avions israéliens piquent sur les plateaux syriens et pilonnent les positions fortifiées. À midi, sous une pluie d’obus syriens, des blindés, des unités d’infanterie et des parachutistes se lancent à l’assaut des hauts plateaux. Les plateaux syriens ressemblent à une grande table qui domine toute la région. Au nord, la table s’appuie aux flancs du Mont Hermon. Au sud et à l’ouest, elle se termine en pentes abruptes. Et les Israéliens ne peuvent venir que de l’ouest. Or, à l’ouest, les Syriens les attendent. Les blindés et les commandos israéliens lancent leur assaut sur cinq points différents à la fois.

« Le paysage est complètement différent de celui du Sinaï. Ni le terrain ni les fortifications ne sont comparables. Les forteresses égyptiennes paraissaient imprenables, celles des Syriens sont beaucoup plus puissantes. Le plateau tout entier semble ne former qu’une seule et unique forteresse, avec des bunkers souterrains à plusieurs étages, d’épaisses murailles de béton, des blockhaus et des tranchées sans fin, des champs de mines, des positions de blindés et d’artillerie. À l’arrière, dans la ville de Kouneïtra, des instructeurs russes et des officiers d’artillerie russes donnent instructions et directives aux troupes syriennes.

Leurs conversations radio en russe sont clairement captées par les récepteurs israéliens !

« À l’heure du déjeuner, Yonina Ben-Or reçoit la Feuille decombat, le quotidien que l’Armée de l’Air publie au cours de la bataille. Dans les pages du milieu, une longue interview avec « le commandant Arié, chef d’escadrille de Fouga » : « Nous avons le sentiment que nous combattons sur le sol de notre patrie historique. C’est émouvant, de voler au-dessus d’Hébron, de Jéricho, de Bethléem. Il y a plus de trois mille ans, Josué a pris Jéricho. Nous la prenons maintenant pour la deuxième fois. Je suis ému, je l’avoue. Moi-même, je ne connaissais pas la profondeur des sentiments qui vivaient en moi, à l’égard de ces lieux historiques, et en Galilée, berceau du peuple juif. Je voudrais que mes enfants puissent visiter tous ces endroits où le peuple juif a vécu. Je voudrais moi-même visiter ces endroits après la guerre. »

Yves Cuau, Ce jour là : 5 juin 1967 Israël attaque, © Éditions Robert Laffont : « Ygal Allon, ministre du Travail, reçoit une délégation des kibboutzim de Haute-Galilée. Cet ancien général, héros de la guerre de 1948, est un représentant du parti Achdut HaAvoda (émanation des kibboutzim de gauche) au gouvernement.

« Ses électeurs tiennent les propos suivants : « Tu vas prévenir le gouvernement que nous quitterons le pays si la Syrie sort indemne de cette guerre. Elle est à l’origine de tout. Elle envoie depuis des années des terroristes harceler nos villages. Si elle ne reçoit pas sa punition, nous n’avons plus rien à faire en Israël. » La démarche est sans précédent. Depuis la création de l’État d’Israël, les kibboutzim sont les gardes-frontières, les sentinelles, les Templiers d’Israël. La menace que formulent ces grands gaillards est un événement.

« Ygal Allon s’en entretient avec Moshé Dayan. Le général l’écoute avec attention et lui répond :

« Ne t’en fais pas. Demain, on ramène deux brigades de Jordanie et ils vont la sentir passer. »

« En Syrie, c’est le début de la guerre. Moshé Dayan avait refusé pendant trois jours d’attaquer avec des moyens trop faibles. Il sait qu’il n’a que très peu de temps. Le dispositif n’est pas complètement en place, et il va falloir jeter les unités dans la bataille au fur et à mesure de leur arrivée dans le secteur du front. Et le temps presse. À l’aube, Moshé Dayan appelle « Dado » David Elazar : « Peux-tu y aller immédiatement ? » – « Oui » répond le commandant du secteur Nord – « Alors fonce et fais vite », lui dit Dayan. Dès l’ordre d’attaque, Rabin rejoint son P.C. avancé dans le Nord. Cette opération un peu précipitée, c’est sa chose, son enfant chéri, son souci, depuis que le gouvernement lui a demandé d’étudier la possibilité d’une sévère action de représailles contre la Syrie. Autant les plans de la campagne du Sinaï ont été révisés jusqu’à la dernière minute en fonction du dispositif égyptien, autant la campagne de Jordanie a été improvisée, autant celle du Golan est prête depuis longtemps. Rabin et David Elazar connaissent toutes les positions syriennes, par des photos aériennes, des rapports d’espions, et même par les observations sur le terrain de commandos infiltrés.

« L’opération « Marteau » est prévue dans ses moindres détails. Le plateau syrien du Golan est l’une des plus puissantes lignes de fortification jamais construites dans le monde. Depuis la signature des accords d’armistice en 1948, les Syriens ont eu le temps d’y travailler dix-neuf ans pratiquement sans interruption avec la collaboration d’experts allemands puis soviétiques. Ils ont construit trois lignes de fortifications successives en béton armé, dont les murs atteignent parfois deux mètres d’épaisseur. De vieux chars de fabrication allemande ont été enterrés en première ligne, tandis que les T 54 et T 55 de fabrication soviétique sont retranchés sur la deuxième ligne. La puissance de l’artillerie est énorme. Les services de renseignement israéliens ont décelé la présence de 270 canons environ, dont près de la moitié sont d’un modèle soviétique très récent (1966). Leur portée est de 25 km. Toutes ces pièces peuvent tirer ensemble dix tonnes d’obus à la minute, sur un front de soixante kilomètres de longueur. La défense antiaérienne compte près de deux cents pièces. Les armes antichars sont nombreuses. Le champ de tir de chaque position croise celui des positions voisines. D’énormes projecteurs installés dans les bunkers peuvent balayer tout le terrain.

« Des boyaux et des tranchées, protégés par des toits bétonnés, relient entre elles les positions qui sont pourvues pour la plupart de sortes d’auvents destinés à empêcher la pénétration du napalm.

« Un général américain en retraite définira à la fin de la guerre le plateau de Golan comme un « Monte Cassino fortifié » à lamanièrede la « ligne Maginot » ! La tâche des Israéliens s’annonce difficile !

« Les violents bombardements aériens des trois jours précédents ont eu un effet psychologique non négligeable dans la mesure où ils ont obligé les Syriens à rester enfermés dans leurs casemates et où ils doivent être un peu assourdis, mais les fortifications ont peu souffert. Tsahal attaque naturellement au seul endroit où l’adversaire ne l’attend pas. Quelques mouvements de troupes très ostensibles depuis la veille dans la région de Gadot ont laissé penser aux Syriens que l’assaut aurait lieu dans ce secteur.

« Hypothèse logique, car la région offre le plus de facilités à une pénétration sur le plateau de Golan.

« L’ancienne route de Damas enjambe à cet endroit le Jourdain, puis grimpe en territoire syrien. Au Nord et au Sud, le rebord du plateau est en revanche très raide. Enterré dans son trou dans l’orangeraie, juste derrière Kfar Szold, plus bas dans la plaine, le guetteur du kibboutz assiste, lui aussi, à ce bombardement. Il a pour mission de surveiller le sommet du plateau, invisible à ses camarades retranchés à contre-pente, et de les prévenir en cas d’assaut des Syriens. Depuis le début de la matinée, ses jumelles sont braquées sur les rochers d’où l’ennemi pourrait surgir brusquement. Il est inquiet de ce déchaînement de l’artillerie qui peut préluder à un assaut. Mais son attention est soudain détournée de la crête par un extraordinaire spectacle.

« À 400 mètres, en direction du Nord, trois énormes bulldozers jaunes progressent vers la frontière en grinçant et en cahotant. Arrivés la veille de Tibériade, ils avaient trouvé un abri imparfait pour la nuit derrière le Tell Abou Katzir, un monticule sur lequel était situé avant la guerre le poste des observateurs de l’O.N.U.

« À l’immense surprise du guetteur, les trois gros engins se lancent à l’assaut de la pente, à l’endroit où elle est la plus abrupte et la plus rocailleuse sur toute la longueur de la frontière, dans un secteur où il n’existe aucune piste permettant de déboucher sur la crête. La déclivité est si forte que les conducteurs n’aperçoivent que les capots de leur machine. Et, bien que les obus tombent de toutes parts, des soldats, qui progressent lentement à reculons en brandissant de petits fanions, les dirigent au milieu des obstacles naturels et des champs de mines dont ils ont des relevés d’une absolue précision. Plusieurs autres bulldozers sont prêts à prendre la relève, et trois conducteurs ont été désignés pour chaque engin. Il est impossible de protéger efficacement les hommes pendant ce travail dangereux et le commandement a envisagé de lourdes pertes.

« Mais le tir de l’artillerie syrienne continue à se concentrer sur la route et sur le kibboutz. L’ennemi se rend compte que quelque chose se prépare, mais il n’a plus d’observateurs en position sur la crête. L’aviation les a délogés depuis longtemps. Après une heure, les trois bulldozers jaunes atteignent le rebord du plateau avec leur petite escorte d’infanterie. Ils ont à peine achevé leur mission que le sol tremble dans toute cette région de Haute-Galilée. La brigade blindée, commandée par le lieutenant-colonel Albert, charge en direction de la frontière. Le guetteur de Kfar Szold compte un char, dix chars, trente chars, puis il arrête de compter.

« Dans leurs positions de combat, les défenseurs du kibboutz hurlent de joie.

« Les blindés passent au ras de leur village, à l’intérieur duquel les femmes et les enfants sont toujours enfouis dans leurs abris, et s’engagent les uns après les autres sur la piste ouverte par les bulldozers.

« Un quart d’heure plus tard, les premiers éléments blindés débouchent sur le plateau.

« Pour la première fois dans l’histoire d’Israël, des soldats juifs ont pris pied sur le Golan.

« Les forces d’Albert sont articulées en deux bataillons de chars et un bataillon d’infanterie portée, chargé du nettoyage. À la suite d’une erreur des éléments de reconnaissance, le premier bataillon dépasse son objectif et s’engage sur la piste de Kala. Pas question de faire demi-tour en raison de son étroitesse, et le bataillon continue dans cette direction. Il se heurte à très forte résistance.

Son commandant est grièvement blessé. La mâchoire fracassée, il tente de griffonner ses ordres sur des feuilles de calepin, mais la douleur le terrasse. Deux autres officiers qui prennent le commandement sont atteints à leur tour. En début d’après-midi, un lieutenant de 21 ans a pris la relève. La plupart des blindés sont touchés par le tir des canons antichars enfouis dans leurs casemates. Les liaisons radio ne fonctionnent plus, la plupart des postes sont endommagés, et les officiers sont obligés de donner leurs ordres en brandissant des fanions, ce qui les rend très vulnérables. Lorsqu’une formation de T 34 syriens surgit, les rescapés du bataillon sont dans une situation désespérée. La plupart des équipages abandonnent leurs chars pour tenter de résister dans des maisons détruites. Ils sont sauvés in extremis par l’intervention de l’aviation. En fin d’après-midi, ils arrivent en face de Kala. Tous les chars sont touchés et la plupart des hommes sont blessés.

« De son côté, le colonel Albert progresse dès le début de la percée en direction de Zaoura par une piste étroite, jugée par les Syriens impraticable pour les chars. La progression est rapide, mais lorsque la colonne débouche à proximité de Zaoura, les Syriens ouvrent un feu d’enfer et détruisent le char de tête. Les officiers descendent pour guider les autres engins immobilisés et beaucoup d’entre eux sont touchés.

« Après la prise de Zaoura, Albert laisse sur place le bataillon d’infanterie pour nettoyer les lieux et se porte au secours de son unité en difficulté à Kala. Il se heurte en route aux T 34 rescapés de l’attaque aérienne israélienne et à une formation de chasseurs de chars SU 100 embusqués dans un village à flanc de montagne qui opposent une résistance opiniâtre. C’est à la tombée de la nuit que les deux bataillons peuvent faire leur jonction. Au prix de lourdes pertes, ils ont réussi une percée décisive dans un terrain montagneux, considéré comme impropre à ce genre de tentative pour toutes les académies militaires du monde !

« Albert regroupe ses forces, évacue les blessés par hélicoptère et se retranche sur place pour la nuit.

« La route de Kuneitra est ouverte, et pendant que les hommes d’Albert enfonçaient la ligne de défense syrienne dans leur secteur, ceux de la brigade Golani menaient plus au nord les combats les plus acharnés, les plus furieux de toute la guerre. La brigade Golani est une institution nationale en Israël, et c’est l’une des meilleures unités de Tsahal. Elle est composée uniquement de volontaires et il est difficile de s’y faire admettre. Depuis des années, la brigade Golani tient les Syriens en respect. Ses faits d’armes lors de la guerre d’Indépendance sont légendaires dans tout le pays. À la veille de la guerre, ses officiers connaissaient dans les moindres détails les positions du Golan, minutieusement reproduites sur des « boîtes à sable ».

« La brigade Golani devait jouer un rôle capital dans l’opération « Marteau » envisagée pour la fin du mois de mai. Elle connaît donc parfaitement son rôle en ce 9 juin 1967. Elle s’engouffre dans la brèche ouverte par les blindés d’Albert, et le bataillon « Éclair », commandé par Moshe Klein, se dirige sur Tel Fahar, tandis que le bataillon « Béliers » avance en direction de Bahariat et de Banias. Tel Fahar est la position clé de la région, la plus puissamment défendue, et qui domine tout le secteur. Les half-tracks de « Barak » (l’Éclair) sont immédiatement pris sous de violents tirs croisés. Celui du colonel Klein est touché dans les premiers. Toutes les positions syriennes concentrent leur tir sur la colonne qui perd la plupart de ses véhicules.

« Klein donne l’ordre de continuer à pied et divise ses hommes. Une partie d’entre eux, dirigés par le capitaine Karinski, va attaquer par le Nord. À la tête des autres, il va tenter de progresser par l’Est. Dès le début de l’avance, Klein est tué, et son adjoint grièvement blessé. Karinski dans son secteur attaque avec 12 hommes au lieu d’une compagnie entière. Tous les autres ont été touchés. Karinski pénètre dans une tranchée syrienne, mais il est abattu à bout portant. Sur la position méridionale, le capitaine Aharon attaque lui aussi avec des effectifs squelettiques. Les « bengalores » sont restés dans les half-tracks en flammes et il n’est pas question de faire sauter les barbelés. Deux hommes s’élancent et se couchent sur le réseau.

« Leurs camarades leur passent sur le corps ! Les Israéliens s’emparent de plusieurs bunkers sans trop de pertes, mais ils sont pris sous un tir violent provenant du Nord de la position. Des hommes ne cessent de tomber et à la fin de l’après-midi Aharon est toujours cramponné au Sud de la position et il ne lui reste que deux soldats en état de se battre. Le colonel Yona, commandant la brigade Golani, comprend que les renforts seront décimés comme le bataillon Barak s’ils prennent la même voie. Il donne pour mission à la compagnie de reconnaissance du capitaine Rouvke d’atteindre Tel Fahar par l’Est pour surprendre ses défenseurs.

« Rouvke parvient avec ses half-tracks à proximité de la position, il continue à pied et saute dans une tranchée à la tête de ses hommes. Le colonel Yona, témoin, a raconté une partie de la bataille :

« Mon second et moi-même arrivâmes dans la position ennemie où l’on se battait avec les dents, les griffes et les poings. Un de mes officiers, Rouvke, avançait vers l’un des bunkers du centre, lorsqu’un officier syrien surgit devant lui, un revolver à la main. Rouvke appuya sur la détente de sa mitraillette U.Z.I, mais il n’entendit qu’un déclic. Le chargeur était vide. Il n’était pas question de regarnir et Rouvke crut sa dernière heure arrivée, lorsqu’il comprit que le Syrien était dans la même situation : son arme était vide !

« L’ennemi assena à Rouvke un coup de crosse sur la tête. L’officier israélien frappa son adversaire avec une telle force qu’il en eut l’épaule démise, mais il fit tomber le Syrien. Il se jeta sur lui, l’empoigna à bras-le-corps, et les deux hommes roulèrent sur le sol de béton du bunker, jusqu’à l’arrivée du capitaine David qui envoya une rafale dans le dos du Syrien. Rouvke sortit vivant de cette lutte, mais l’on eût dit un mort.

« Il était couvert de sang : celui de son adversaire et celui de ses propres blessures, causées par une balle dans la jambe, et une autre qui lui avait effleuré la poitrine.

« Cette position fortifiée fut le théâtre d’une demi-douzaine de faits d’armes semblables. L’attaque des hommes de Rouvke permet aux Israéliens d’enlever la totalité de la zone Sud de la position de Tel Fahar.

« Tel Fahar communique par un réseau de tranchées couvertes avec la zone Nord. Les combats sont furieux. Les Syriens sont retranchés dans leurs bunkers, et dès qu’ils se sentent encerclés, ils se précipitent dehors en de furieuses contre-attaques. À plusieurs reprises, certains d’entre eux font mine de se rendre avec des drapeaux blancs, et ils ouvrent le feu au dernier moment. On se bat pour chaque tranchée, pour chaque monticule, pour chaque fortin. Lorsque les Israéliens sont enfin maîtres des lieux à la tombée de la nuit, la compagnie syrienne retranchée dans la position a eu soixante tués et les trente prisonniers sont tous blessés.

« Les Israéliens ont eu trente-sept morts à Tel Fahar. Avec les combats d’El Djiradeh dans le Sinaï, au premier soir de la guerre et le premier assaut des parachutistes de « Motta » contre la vieille ville de Jérusalem dans le secteur de l’école de police, les combats de Tel Fahar ont été les plus acharnés de la guerre des Six jours. Pendant que le bataillon « Barak » livre bataille à Tel Fahar, le bataillon « Bok’im » (les Béliers), sous les ordres du lieutenant-colonel Benny, attaque Bourdj Babil et Tel Azaziat, autres points clés du triangle de fer syrien dans la région avec Tel Fahar. Les chars tentent d’emprunter le chemin de patrouilles de l’adversaire, mais celui-ci l’a miné. Le char et les half-tracks de tête sautent et Benny décide de continuer à pied.

« Les Syriens ont l’impression d’être tournés et un certain nombre des défenseurs des deux positions se sont enfuis. Bourdj Babil n’est plus défendu que par une poignée d’hommes qui tentent à plusieurs reprises le coup de la fausse reddition et se font tuer jusqu’au dernier. Les autres se sont repliés sur Tel Azaziat, un éperon rocheux hérissé de rochers noirâtres et d’un arbre mort, truffé de tranchées et de bunkers, et renforcé par des chars enterrés. Lorsque les Israéliens montent à l’assaut, trois officiers syriens sortent de leurs fortins et leur annoncent la reddition de la position.  Cette fois, ce n’est pas une ruse. Ils veulent éviter des combats inutiles. Mais beaucoup de leurs hommes ne sont pas du même avis et 50 d’entre eux se feront tuer sur place. Pendant ce temps, une autre unité de la brigade Golani a occupé la position d’Urfie, face à Notera.

« C’est par cette brèche que la brigade blindée du lieutenant-colonel Uri s’engouffre en direction de Kafr Roya, tandis que sur toute la frontière, les fantassins et les parachutistes de Tsahal réussissent à percer la première ligne de défense syrienne à Jelbina, Dardara, Tel Hillal et Darbachie. Le général David Elazar a ordonné ces percées pour décontenancer l’ennemi et pour l’empêcher de déceler l’axe principal de l’offensive. Cette tactique est systématiquement employée par l’armée israélienne. De fait, les Syriens ne modifieront pas leur dispositif durant la nuit, nuit que Tsaltal utilise pour regrouper ses unités et les ravitailler en carburant.

« Les pertes ont été proportionnellement beaucoup plus lourdes que dans le Sinaï ou en Cisjordanie.

« La première ligne des formidables fortifications du Golan a été enlevée en une seule journée au prix d’une centaine de morts. La première vague d’assaut juive sur les positions syriennes a été lancée par des hommes qui avaient fait d’avance le sacrifice de leur vie. Peu d’entre eux sont revenus, mais les autres sont passés. Sur le Golan, les bombardements aériens n’avaient guère fait de dégâts et les positions retranchées étaient intactes. Les Israéliens se sont battus d’homme à homme. À la tombée de la nuit, la partie est presque gagnée. « Dado » David Elazar avait raison lorsqu’il déclarait à ses officiers à la veille de la bataille :

« Les Syriens opposeront une résistance farouche pendant la première phase du combat.

« Mais une fois les premières lignes percées, ils seront incapables de se réorganiser pour la défense en profondeur. Si nous arrivons à enlever leur première ligne, et il faut que nous y arrivions coûte que coûte, leur dispositif tout entier s’écroulera. »

« Pendant ce temps, les débats de l’O.N.U. se poursuivent durant toute cette journée de vendredi dans une confusion totale. Le représentant israélien, M. Gideon Raphaël, est dans une situation assez délicate.

« Le représentant syrien ne cesse de protester contre l’envahissement de son pays. À l’en croire, la Syrie a été brutalement attaquée par le « monstre israélien » et les Nations éprises de paix doivent condamner cette injustifiable agression. Gideon Raphaël réplique en donnant lecture des communiqués faisant état des dégâts causés par les Syriens dans les kibboutzim frontaliers et des rapports des observateurs étrangers.

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« Il cite une proclamation de la radio syrienne diffusée la veille à Damas : « Sionistes puants, vous aviez cru que la guerre serait terminée en quelques jours. Mais nous vous faisons savoir que la guerre ne sera pas terminée avant des années« . « Comment la Syrie peut-elle sincèrement demander un cessez-le-feu et tenir en même temps ces propos (pour continuer la guerre) ? » demande le représentant à l’O.N.U, Gideon Raphaël. »

Michael Laitman : « Depuis la fondation de l’État d’Israël en 1948, après que 6 millions de juifs ont péri dans les camps, la mémoire de la Shoah a été instaurée pour ne jamais oublier les horreurs du passé.

Ne jamais oublier la menace du nettoyage ethnique : « Une cérémonie nationale a eu lieu et la sirène a retenti, immobilisant le pays pendant une minute, pour ne jamais oublier le massacre orchestré par les nazis, sous le nom de « solution finale », officialisant les camps de la mort et le nettoyage ethnique de l’Europe ».

Au total : Pour protéger les kibboutzim de Haute-Galilée des bombardements syriens qui portent la mort dans leurs maisons, la décision a été prise d’attaquer les plateaux syriens et d’en finir avec les batteries syriennes ! C’est pourquoi tant de jeunes soldats courageux de Tsahal ont fait le sacrifice de leur vie en 1967.

Et c’est pourquoi Netanyahu a proclamé, sur le plateau du Golan sécurisé depuis son occupation par Israël en 1967, que le Golan restera « pour toujours » israélien : « La partie annexée du plateau syrien du Golan « restera pour toujours dans les mains d’Israël ». « Il est temps que la communauté internationale constate la réalité et qu’elle reconnaisse enfin que le Golan restera à jamais sous souveraineté israélienne ».

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Thierry-Ferjeux Michaud-Nérard pour Dreuz.info.

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