Publié par Gaia - Dreuz le 2 mai 2019

Source : Bfmtv

Parmi les critiques adressées par le chef de l’État à ses ministres, au lendemain de leur séminaire gouvernemental, figuraient des griefs sur le déroulement de la campagne des européennes. Celle de LaREM peine à prendre son envol. 

L’inquiétude à propos de la campagne de La République en marche commence à gagner le sommet de la hiérarchie. Mardi, au lendemain d’un séminaire gouvernemental qu’il n’a pas jugé suffisamment productif et concret, Emmanuel Macron a fait part de ses craintes lors du Conseil des ministres.

« On a des sondages très mauvais pour les européennes. Ils sont en dessous de mon score de premier tour et en dessous de ma cote de popularité. Même quand elle était très basse », a froidement constaté le chef de l’État, selon un témoin interrogé par BFMTV. 

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Sur-place

Le ton est donné. Il faut dire que la liste « Renaissance », chapeautée par Nathalie Loiseau, fait du sur-place dans les enquêtes d’opinion qui la placent systématiquement au coude-à-coude avec celle du Rassemblement national. Dans notre dernier baromètre Elabe, LaREM recueille 22,5% des intentions de vote, devant un RN à 21,5%.

Cette stagnation est due en partie à un contexte social détournant largement l’attention du scrutin, mais aussi, sans doute, à une campagne qui patine et qui pâtit des quelques faux-pas médiatiques de l’ex-ministre.

À en croire les échos émanant du Conseil des ministres, les reproches d’Emmanuel Macron visent également le défaut de mobilisation de ses troupes, aussi bien ministres que parlementaires. Le président a dû expliquer que les élections européennes comportaient un enjeu crucial de politique intérieure. À savoir, qu’il sera « plus difficile de mener ‘l’acte II’ du quinquennat en étant affaibli par un mauvais résultat » le soir du 26 mai. 

« Il faudra, par conséquent, monter au créneau et faire campagne », a résumé un ministre auprès de BFMTV.

Campagne courte, messages simples

Dans Le Parisien, une autre source a fait part d’une observation plus alarmiste:

« En substance, c’était: si on est deuxième aux européennes, il y a de grandes chances pour que ce Conseil des ministres ne se tienne pas avec toutes les mêmes têtes dans un mois. » 

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Quant au Premier ministre Édouard Philippe, il s’en est tenu à inciter les membres de son gouvernement à se montrer plus efficaces: une campagne courte nécessite des messages simples. 

Mardi soir, ce sont les caciques parlementaires de LaREM qui se sont rendus à l’Élysée: cadres dirigeants des groupes à l’Assemblée nationale et au Sénat, responsables des commissions parlementaires… Tous ont pu constater, à des degrés d’appréciation divers, le coup de semonce adressé par Emmanuel Macron à ses ministres. 

« Le séminaire gouvernemental n’a pas débouché sur grand-chose, c’est vrai », a concédé un élu auprès de BFMTV. Au sujet de la campagne électorale, il ajoute: « Les sondages sont mauvais, très bien. Mais quand on voit le score des Républicains… »

Ou l’art de se comparer pour se consoler?

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