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Publié par Jean-Patrick Grumberg le 2 mai 2019
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Chaque fois que je suis en Israël à la période de la Journée du souvenir de la Shoah, et parce que je suis étourdi et que j’oublie, je me laisse surprendre par le retentissement des sirènes, à 10h du matin.

A part certains Arabes israéliens, et je ne sais pas s’ils prennent ainsi un malin plaisir à afficher aux yeux de leur concitoyens juifs leur joie que 6 millions de juifs aient été exterminés par leur héros, Hitler, le pays se fige pendant 2 minutes.

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Dans les rues, les gens arrêtent leurs voitures, leurs camions, leurs motos, – oui, même sur l’autoroute. Ils sortent de leurs véhicules, et se tiennent debout. En silence.

J’étais en train de travailler. J’ai entendu les sirènes. Je me suis levé. J’ai regardé vers le sol, comme pour enfoncer mon regard vers l’intérieur de mes pensées. Et pendant ces deux minutes où j’ai honnêtement assez peu pensé aux morts, j’ai surtout pensé aux vivants – je ne sais pas me refaire.

Et je me suis répété ce que je me dis à chaque fois concernant ces vivants là : « Salopards. Ordures. Excréments de l’humanité ».

« Pourquoi est-ce à moi de penser aux morts et pas aux présidents, Premiers ministres et ministres des pays responsables de l’holocauste ? Pourquoi les pays européens, tous complices d’un génocide qui fait que le peuple juif compte 2 millions moins d’âmes aujourd’hui qu’il y a 70 ans, se lave-t-il si vite les mains tout en donnant des leçons de morale à Israël ?

Mais j’ai la réponse : elle s’appelle géopolitique et soumission.

Géopolitique, parce que l’Europe est le premier marché pour les produits israéliens, et si le Premier ministre israélien montait le ton contre le continent non-musulman le plus antisémite, ce sont les entreprises israéliennes, donc leurs salariés, et indirectement toute l’économie du pays, qui en subirait peut-être, probablement, les conséquences. Parce que ce chantage qui ne dit pas son nom existe oui.

Soumission, parce que l’élite de gauche israélienne, bien que le gouvernement soit de droite depuis 20 ans, est partout présente dans les institutions, les grands corps d’Etat, la haute administration, l’académie, les médias – partout où l’on n’obtient pas un poste par le vote populaire mais par la cooptation, les diplômes, et quelque fois la corruption du copinage. Et cette gauche est toujours, constamment, irrémédiablement habitée du fantasme d’être aimée par ses pairs européens.

Salopards, ordures, excréments de l’humanité : montrez les moi, les présidents, les dirigeants. Où sont-ils, les détenteurs de la morale universelle ? Salopards. Levez-vous Macron. Levez-vous Merkel. Levez-vous May… Levez-vous, dirigeants de l’UE. Antonio Tajani, Donald Tusk, Viorica Dăncilă, Jean-Claude Juncker, levez-vous ! Levez-vous et faites une minute de silence en souvenir de la Shoah. Vous incarnez la continuité des Etats, les Etats qui ont envoyé les juifs dans les chambres à gaz des boches. Notre Shoah, vos crimes contre l’humanité.

Levez-vous. Pas moi, vous. Et demandez-moi pardon, salopards.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

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