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Publié par Magali Marc le 3 mai 2019

Nombreux sont ceux qui ont dénoncé la caricature antisémite du New York Times paru le 25 avril dans son édition internationale.

Ils ont fait le lien avec l’attaque menée contre les Juifs de la synagogue Habad House à Poway, près de San Diego, le 27 avril dernier.

Mais Caroline Glick* va plus loin. Elle estime que la Gray Lady a sa part de responsabilité dans la montée de l’antisémitisme de la gauche américaine.

Pour les lecteurs de Dreuz, j’ai traduit son article publié sur le site de Breitbart News, le 30 avril.

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Le New York Times, centre de diffusion de l’antisémitisme en Amérique

Ces derniers jours, de nombreux Juifs aux États-Unis sont sous le choc. Les attaques semblent provenir de toutes parts.

Tout d’abord, jeudi, l’édition internationale du New York Times a publié une caricature étonnamment antisémite dans sa page éditoriale. On y voyait un président aveugle, Donald Trump, vêtu comme un Juif ultra-orthodoxe, d’un costume et d’une kippa noirs, portant les lunettes noires d’un aveugle conduit par un chien-guide avec le visage du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou.

Au cas où le message – que les chiens juifs mènent l’Américain aveugle par le bout du nez – n’aurait pas été assez clair, le chien Netanyahou portait un collier avec un médaillon représentant l’étoile de David.

Sous le feu des critiques, après avoir d’abord refusé de s’excuser pour la caricature, qu’il a retirée de son édition internationale en ligne, le Times a publié un désaveu dimanche, mais n’a pris aucune mesure contre les éditeurs responsables.

Deux jours après la publication de la caricature haineuse du NY Times, des Juifs de la synagogue Habad House à Poway, près de San Diego, ont été attaqués pendant la prière par un suprémaciste blanc armé d’un fusil.

John Earnest, le tireur, a assassiné Lori Glibert Kaye, 60 ans, et blessé le rabbin Yisroel Goldstein, Noya Dahan, 9 ans, et son oncle, Almog Peretz.

À première vue, il n’y a pas de lien significatif entre la caricature du Times et l’attaque de Poway. Dans son manifeste en ligne, Earnest s’est présenté comme un nazi dans la foulée de Robert Bowers, le suprémaciste blanc qui a massacré 11 Juifs dans la Synagogue de l’Arbre de vie, à Pittsburgh, en octobre dernier.

Le New York Times, par contre, exprime ouvertement sa haine des suprémacistes blancs qu’il associe au président Donald Trump, considéré comme son ennemi juré.

En apparence, ces deux tendances promulguant la haine des Juifs n’ont aucun point commun. Mais un examen sérieux de la propagande anti-juive du Times conduit à une toute autre conclusion.

Le New York Times – en tant qu’institution qui propage des messages, des récits et des démonisations anti-juives – est profondément lié à la montée de la violence suprémaciste blanche contre les Juifs.

Il y a plusieurs raisons à cela.

Premièrement, comme l’a souligné Seth Franzman du Jerusalem Post, Bowers et Earnest partagent deux haines : celle des Juifs et celle de Trump.

Les deux hommes détestent Trump, qu’ils considèrent comme un ami des Juifs. Earnest parle de Trump comme étant « Ce sioniste, ce juif amoureux, cet anti-Blanc, ce traître enc**é. » Bowers a écrit qu’il s’opposait à Trump parce qu’il est entouré de Juifs, ce qu’il considère comme étant une « infestation » à la Maison Blanche.

Le New York Times déteste aussi Trump. Et comme Bowers et Earnest, il promeut l’idée dans ses articles et ses éditoriaux que le soutien de Trump à Israël nuit aux intérêts américains et profite aux Juifs cupides.

En 2017, au moment même où le récit de la collusion russe s’installait dans les médias, Politico a élaboré une théorie de la conspiration antisémite qui a placé Habad au centre du projet infâme de faire conspirer le président russe Vladimir Poutine avec Trump afin de voler l’élection à Hillary Clinton, la candidate démocrate.

Ce reportage obscène présentait Habad comme étant « un mouvement hassidique international dont la plupart des gens n’ont jamais entendu parler ». En vérité, Habad est l’un des plus grands mouvements religieux juifs au monde et le mouvement religieux juif qui connaît la plus forte croissance aux États-Unis.

Le reportage, intitulé « The Happy-Go-Lucky Jewish Group that Connects Trump and Putin » (L’Association juive insouciante qui relie Trump et Poutine), affirmait que le Grand Rabbin russe Berel Lazar, qui est le plus haut représentant de Habad, servait d’intermédiaire entre Poutine et Trump.

Il a fait cela, selon Politico, en raison de ses liens étroits avec les rabbins de Habad aux États-Unis, lesquels ont des liens de longue date avec Trump.

Après la publication de cet article, Maggie Haberman, journaliste vedette du New York Times, a tweeté : « Nous avons écrit il y a quelques semaines à propos du « rabbin de Poutine » Berel Lazar, qui a fait appel à un assistant de Trump ». L’article du Times alléguait l’existence de liens généralisés entre les hauts responsables de la campagne de Trump et les responsables russes. Parmi les nombreux liens discutés, il était question d’une réunion que le conseiller de Trump, Jason Greenblatt, avait eue avec Lazar.

En d’autres termes, la théorie antisémite présentée par Politico, qui plaçait de façon calomnieuse Habad au centre d’un complot visant à aider Trump à usurper la présidence américaine, a été d’abord proposée par le New York Times.

Le Times est bien connu pour son hostilité envers Israël. Mais cette hostilité ne se limite jamais à Israël lui-même. Elle englobe également les Juifs américains qui soutiennent Israël. Par exemple, dans une longue « analyse » (11 000 mots) du mouvement antisémite BDS (boycott, désinvestissement, sanctions) publiée fin mars, le Times a effectivement délégitimé tout soutien juif à Israël.

L’article, rédigé par Nathan Thrush, prétend être une analyse objective du BDS, qui appelle à la destruction d’Israël et utilise des formes de guerre sociale, économique et politique contre les Juifs qui soutiennent Israël, mais en réalité il s’agit d’une démonstration selon laquelle le soutien continu à Israël est inacceptable.

Plutôt que d’analyser objectivement le BDS, l’article de Thrall en faisait la promotion – et, à travers lui, l’article délégitimait le soutien juif américain à Israël.

L’article commence par une description des discussions sur Israël menées par le comité de la plate-forme du Parti Démocrate avant la Convention nationale démocrate de 2016. Le comité était composé de représentants du sénateur Bernie Sanders (candidat indépendant du Vermont) et de représentants de l’ancienne secrétaire d’État, Hillary Clinton.

Thrall a écrit :

Les représentants choisis par Sanders[…] étaient tous issus des minorités, y compris James Zogby, directeur de l’Arab American Institute et ancien haut fonctionnaire des campagnes présidentielles de 1984 et 1988 de Jesse Jackson, Deborah Parker, militante amérindienne, et Cornel West, professeur et auteur afro-américaine enseignant alors au Union Theological Seminary.

Les représentants choisis par Mme Clinton et le D.N.C. (Le Comité national démocrate) qui ont pris la parole sur la question étaient tous juifs et comprenaient le député à la retraite Howard Berman, qui est maintenant lobbyiste, Wendy Sherman, ancienne sous-secrétaire d’État aux affaires politiques, et Bonnie Schaefer, une donatrice philanthrope et démocrate de la Floride, qui avait fait des dons à Mme Clinton.

Autrement dit, les représentants anti-israéliens étaient tous des militants des droits civiques et des membres de groupes de victimes légitimes. Les représentants pro-israéliens étaient tous là à cause de leur argent.

Et bien sûr, parce qu’ils sont tout-puissants, les Juifs ont gagné.

La promotion par le New York Times des diffamations anti-juives et plus généralement de leur relation avec Israël englobe tout. Le Times a réagi, par exemple, à la désignation par Trump du Corps des Gardiens de la révolution iraniens comme étant une organisation terroriste en suggérant qu’il pourrait amener les États-Unis à désigner les services de renseignement israéliens comme étant des organisations terroristes.
Pourquoi ? Parce qu’ils sont israéliens. Et que les Israéliens sont des terroristes.

Le Times a utilisé la mort récente d’un maître espion israélien pour régurgiter une accusation longtemps discréditée selon laquelle Israël aurait volé de l’uranium enrichi aux États-Unis.

Selon son habitude, le Times présentait cette accusation d’Israël en caractères gras et publiait ensuite une correction en petits caractères.

En outre, dans le cadre de sa guerre de longue date contre les autorités religieuses orthodoxes israéliennes, un chroniqueur du Times, Bari Weiss, a allégué à tort que le rabbinat israélien contrôlait la circoncision, ce qui suggère que cette pratique serait obligatoire.

La semaine dernière, le Times a affirmé à tort que Jésus était un Palestinien. La Représentante antisémite, Ilhan Omar, (Démocrate du Minnesota) a repris à son compte cette fausseté. Le Times a attendu une semaine avant de publier une correction.

Quant à Ilhan Omar, le Times a faussement prétendu que les seuls Démocrates du Congrès qui dénonçaient ses tweets antisémites étaient des Juifs – alors qu’en fait, la direction démocrate du Congrès, qui n’est pas composée de Juifs, les a dénoncés.

L’hostilité du journal envers les Juifs est tellement forte et omniprésente qu’en dépit de l’attention accrue du public à l’égard des Juifs générée par sa caricature anti-juive de Trump guidé par le Chien Netanyahou, le Times a publié dimanche un article sur les bat mitzvahs qui dépeint le rite de passage religieux des jeunes filles de 12 ans comme une célébration matérialiste entièrement axée sur l’ascension sociale. En d’autres termes, le judaïsme décrit par le Times est dénué de toute signification intrinsèque. Les Bat Mitzvahs ont été présentés comme une façon tape-à-l’œil de faire la promotion de leurs filles matérialistes et insignifiantes par des Juifs matérialistes et insignifiants.

Tout cela nous amène donc à la fusillade dans une synagogue samedi dernier et au phénomène plus vaste de l’antisémitisme croissant en Amérique, qui, bien que relégué en marge de la droite politique, est en train de devenir une force dominante dans le Parti Démocrate en particulier et dans la gauche politique en général.

Dans un éditorial suivant la publication de la caricature, Bret Stephens, le chroniqueur pro-israélien du clan des NeverTrump du Times, a immédiatement dénoncé la caricature et la relation facile du journal avec l’antisémitisme, et a minimisé la présence de l’antisémitisme au New York Times.

Stephens attribue la décision de publier la caricature dans l’édition internationale du New York Times à la petite équipe du bureau parisien du journal et insiste sur le fait que « l’accusation selon laquelle l’institution [c’est-à-dire le Times] est antisémite est en quelque sorte une calomnie ».
Mais bien sûr, il ne s’agit pas d’une calomnie. Il s’agit d’une déclaration de fait, révélée par la décision du journal de publier une caricature qui aurait sa place dans une publication nazie.

Et cela nous ramène à la question de la responsabilité du Times dans la montée de l’antisémitisme aux États-Unis.

Stephens a tenté de minimiser le pouvoir du Times d’influencer le discours public aux États-Unis en replaçant ses reportages antisémites dans le contexte d’un phénomène plus vaste. Mais le fait est que si le New York Times a depuis longtemps cessé d’être le «journal de référence» pour quiconque n’appartient pas à la gauche politique en Amérique, il n’en demeure pas moins la plus puissante organisation de presse aux États-Unis, et sans doute dans le monde.

Le Times a le pouvoir de fixer les termes du discours sur chaque sujet qu’il aborde. Politico a estimé qu’il était raisonnable d’alléguer une conspiration juive mondiale dirigée par Habad qui reliait Poutine à Trump parce que, comme Haberman le suggérait, le Times avait présenté cette théorie grotesque et sectaire trois semaines auparavant.

L’Université de New York s’est sentie à l’aise de décerner, la semaine dernière, un prix prestigieux au groupe Students for Justice in Palestine, une association étudiante antisémite liée au Hamas, parce que le Times fait la promotion de sa campagne de harcèlement contre les étudiants juifs.

La propagation active du sentiment anti-juif par le Times n’est pas le seul moyen par lequel le journal promeut la haine des Juifs. Il s’est approprié le discours sur l’antisémitisme d’une manière qui libère le journal et ses partisans des allégations selon lesquelles ils font partie du problème.

Le Times a mené la charge en réduisant le discours acceptable sur l’antisémitisme à une discussion sur l’antisémitisme de la droite.

Sous l’influence du journaliste Jonathan Weisman, avec l’aide compétente de Weissand Stephens, le Times a fait valoir que les antisémites les plus dangereux en Amérique sont ceux qui soutiennent Trump. La base de cette calomnie est la fausse affirmation selon laquelle Trump qualifiait les néo-nazis qui ont protesté à Charlottesville en août 2017 de «braves gens». Comme l’a fait remarquer Joel Pollak de Breitbart, Trump a spécifiquement condamné les néo-nazis et a simplement dit que les manifestants sur les lieux qui voulaient que la statue de Robert E. Lee soit préservée (et ceux qui s’y sont pacifiquement opposés) étaient des gens bien.

Le Times a utilisé cette fausseté comme un moyen de promouvoir l’idée que la haine des Juifs commence avec Trump – lequel est sans doute le président le plus pro-juif de l’histoire des États-Unis, qui a influencé le Parti Républicain, lequel a activement défendu les Juifs face au sectarisme démocratique, ainsi que ses partisans.

En attribuant à Trump, aux Républicains et aux partisans de Trump, une hostilité imaginaire contre les Juifs, le Times a effectivement donné carte blanche aux Démocrates et à ses collègues antisémites haïssant Trump, de promouvoir la haine des Juifs.

John Earnest et Robert Bowers n’ont pas reçu des éditeurs du New York Times l’ordre d’entrer dans les synagogues et de massacrer les Juifs. Mais leur décision de le faire a été prise dans un climat de haine à l’égard des Juifs dont le Times fait la promotion chaque jour.

Après le massacre des fidèles juifs de la synagogue de l’Arbre de vie à Pittsburgh, le New York Times et ses chroniqueurs qui haïssent Trump ont blâmé Trump pour l’action de Bowers. Non seulement c’était une calomnie, mais c’était aussi de la pure projection.

* Caroline Glick est une journaliste et commentatrice de renommée mondiale sur le Moyen-Orient et la politique étrangère américaine. Elle est aussi l’auteure du livre: The Israeli Solution : A One-State Plan for Peace in the Middle East. ( La Solution israélienne: Un projet d’État unique pour la paix au Moyen-Orient.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Traduction de Magali Marc (@magalimarc15) pour Dreuz.info.

Source: Breitbart

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