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Publié par Gilles William Goldnadel le 7 mai 2019
GILLES WILLIAM GOLDNADEL

Pour Gilles-William Goldnadel, l’accusation faite à Nathalie Loiseau d’avoir appartenu à un syndicat d’extrême-droite prouve qu’aux yeux de l’idéologie médiatique, il est bien plus grave d’être ou d’avoir été d’extrême-droite que d’extrême-gauche.

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Il est compréhensible qu’en période électorale, une droite à courte vue ait pu regarder avec une joie mauvaise sa concurrente principale se débattre maladroitement quand son parcours estudiantin en compagnie du GUD lui a été mis sous les yeux.

Pour n’avoir pas su assumer son passé avec droiture, Madame Loiseau aura pris du plomb dans l’aile gauche.

Ceci posé, les droites auraient tort de se contenter de cette satisfaction à court terme et ne pas voir qu’il s’agit du dernier piège d’une idéologie médiatique asymétrique.

Si en effet Mediapart avait révélé que Nathalie Loiseau avait milité en ses vertes années à l’Humanité Rouge ou à la Ligue Communiste Révolutionnaire, il n’y aurait pas eu scandale.

Il est au demeurant aussi piquant que révélateur que le journal électronique patronné par Edwy Plenel ait pu sans le moindre complexe vouloir complexer la tête de liste macroniste avec son passé alors même que ce dernier avait applaudi en 1972 au massacre des athlètes israéliens lors des JO de Munich du temps que, sous alias, il militait dans une organisation trotskiste.

Sous l’empire d’une idéologie médiatique encore dominante, il est bien plus grave d’être ou d’avoir été d’extrême droite plutôt que d’être ou d’avoir été d’extrême gauche.

La signification de cette absence de complexes se passe de grande analyse: sous l’empire d’une idéologie médiatique encore dominante, il est bien plus grave d’être ou d’avoir été d’extrême droite plutôt que d’être ou d’avoir été d’extrême gauche.

Certes, les derniers résultats électoraux montrent que l’on peut être désormais étiqueté médiatiquement de manière désobligeante et de ne point s’en mal porter dans les urnes.

C’était au demeurant la thématique même de notre avant-dernière chronique dans ces mêmes colonnes le 15 avril: «Le politiquement correct est désormais impuissant face au populisme».

Il n’en demeure pas moins qu’à ce stade de déliquescence morale et politique de la gauche sermonneuse, il est nécessaire de refuser à présent cette asymétrie honteusement injuste. 

Avant que de dire pourquoi elle l’est doublement, il est sans doute indispensable d’expliquer les raisons de l’injustice.

Elles sont elles-mêmes duales. D’une part, en raison de la fascisation et de la nazification pathologiques de la vie politique mise à toutes les sauces shoatiques (voir notamment mes «Névroses Médiatiques» (Plon)), d’autre part et par voie de conséquence, par l’absence de procès du communisme et par le négationnisme des crimes de ce dernier (voir notamment Thierry Wolton, «Le Négationnisme de gauche» (Grasset))

C’est donc sous ce prisme d’une désinformation délibérée que l’on peut aujourd’hui appartenir au Parti Communiste Français sans rougir et être noirci pour appartenir à l’ex Front National.

Il n’est pas sûr que la morale politique et la morale tout court y trouvent leur compte.

Si l’extrême droite se caractérise stricto sensu par le racisme revendiqué et le refus de la démocratie, aucun parti parlementaire français ne peut être classé ainsi.

Mais il est une autre injustice qu’il convient d’aborder sans crainte intellectuelle. C’est l’appellation elle-même d’«extrême droite», avec la dose de soufre qu’elle contient encore pour les raisons expliquées plus haut.

Au fil de nombreux articles et dans l’ouvrage précité, j’ai eu l’occasion d’observer que dans le cadre de l’information politique prétendument objective, le terme «extrême droite» était utilisé plus facilement que l’épithète d’«extrême gauche», les journalistes préférant utiliser, pour qualifier les partis et personnalités extrêmement à gauche, en ce compris le parti communiste et les Insoumis, les termes moins disqualifiant de «gauche radicale» ou «gauche de la gauche». Il est difficile de n’y déceler un parti pris idéologique au moins inconscient. Il n’est pas douteux que l’expression «extrême droite» sera immédiatement associée, dans l’inconscient imaginaire collectif fantasmé, au racisme et à l’antisémitisme de la période brune, à Berlin comme à Vichy. Il affuble pourtant le plus souvent des personnalités qui ne sauraient y être associées, ne serait-ce que compte tenu du temps passé depuis cette période largement révolue. Le fait que ce soit l’église cathodique, comme il me plaît de l’appeler, qui s’arroge unilatéralement ce droit d’étiquetage sans contrôle pose un vrai problème démocratique… qui ne semble pas la gêner.

Toujours dans le même ordre d’idées, on remarquera que l’épithète politique péjorative de «droitier» ne connaît pas de symétrie, le personnel politique français ne comprenant apparemment pas de gauchers… également, on pourra noter que s’il existe nommément sur les réseaux sociaux «une fachosphère»-dont l’appellation ne se veut certainement pas flatteuse, la gauchosphère y est à peine nommée et l’islamosphère non répertoriée…

Il n’est certainement pas plus moralement répréhensible d’appartenir ou d’avoir appartenu à l’extrême droite qu’à l’extrême gauche.

Or, et c’est là où je veux en venir enfin, à supposer même qu’on n’accepte pas de voir le personnel politique se qualifier lui-même subjectivement sans l’assistance non requise d’une presse rien moins qu’objective, la désignation d’«extrême-droite» pour qualifier désormais la droite la plus à droite sur l’échiquier électoral français est rien moins que spécieuse. Si en effet, l’extrême droite se caractérise stricto sensu par le racisme revendiqué et le refus de la démocratie, aucun parti parlementaire français ne peut être classé ainsi. Allons même plus loin, si une conception élargie de l’extrême droite désignait à présent un parti hostile à l’avortement et à l’homosexualité ou militant pour le rétablissement immédiat de la peine de mort, alors le Rassemblement National ne pourrait en être contrairement à certains groupuscules ultra, a fortiori racistes et antisémites.

Au rebours, de nombreux groupes internationalistes récusent la démocratie «bourgeoise» et l’idée même de nation et de frontière. À l’occasion, ils n’hésitent pas à avoir recours à la violence contre la police. Ils sont ouvertement antisionistes. Ils regardent les expériences marxistes passées ou présentes, de La Havane à Caracas, avec sympathie. Pourtant, ils sont souvent tenus pour n’appartenir qu’à «la gauche radicale» et non extrême.

À ce stade de la réflexion et de l’état de maturité de l’opinion, il est temps sans doute de transgresser l’ultime tabou politique et médiatique: il n’est certainement pas plus moralement répréhensible d’appartenir ou d’avoir appartenu à l’extrême droite qu’à l’extrême gauche.

Surtout lorsqu’on n’est pas d’extrême droite.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Gilles-William Goldnadel. Publié avec l’aimable autorisation du Figaro Vox.

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