Publié par Abbé Alain Arbez le 7 mai 2019

Des groupes musulmans n’hésitent pas à vociférer en pleine ville d’accueil comme Amsterdam, Malmö, Berlin ou Rome la célèbre phrase : «  Ô Juifs, souvenez-vous de Kaybar »…Ce qui n’annonce rien de bon.

A titre d’exemple, cette phrase fétiche en islam, et liée à son histoire, s’illustra autour d’un événement terroriste majeur : après qu’en 2002, à Bali, une puissante bombe ait été déposée dans un lieu de vacances bondé d’Occidentaux et d’Israéliens, pour faire plus de 200 victimes ainsi que des centaines de blessés. Le procès du poseur de bombe musulman eut lieu et c’est devant la Cour de Justice indonésienne, qu’Amrozy Bin Nur Hasin, auteur du carnage d’Européens et d’Israéliens, et membre de la Jemaa islamiyah, s’écria, avec son sourire énigmatique: « Juifs, vous vous souviendrez de Kaybar ! ».

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Question : pourquoi faudrait-il se souvenir de Kaybar ?

A l’époque de Mahomet, Kaybar était une oasis au milieu du désert, peuplée de cultivateurs juifs qui avaient fait revivre ce coin de désert grâce à d’ingénieux systèmes d’irrigation. En 628, le prophète chef de guerre s’en empara sans hésiter; par calcul, il autorisa les juifs à rester chez eux et à pratiquer leur religion, mais en contrepartie d’une lourde taxe permanente et du prélèvement du 50% de leur production dans les potagers et les palmiers-dattiers.

Le prédateur s’empara par la même occasion de Safyia, une belle femme juive de Kaybar, repérée par lui parmi ses nombreuses proies féminines devenues esclaves et soumises à ses caprices sexuels.

Par la suite, les chrétiens de Najrân subirent exactement le même type de racket que l’épisode de Kaybar. Car Mahomet avait déclaré avant de mourir: « On ne devra pas laisser deux religions côte à côte dans la péninsule d’Arabie ». (Sira II, 665-671).

On lit dans « La vie du Prophète » de Ibn Hicham : « Après la mort du prophète, les musulmans étaient comme un troupeau sans berger. Les juifs et les chrétiens commençaient à relever la tête… »

Aussi,dès 640, le calife Omar s’empressa d’exproprier et d’expulser d’Arabie tous les non musulmans. Cette terre, initialement habitée et mise en valeur par des juifs et chrétiens devint l’espace sacralisé exclusif du Beau Modèle et de ses adeptes, et ce, jusqu’à nos jours.

Tous ces événements furent aussitôt considérés par la charia comme fondateurs de la pratique du djihad et firent jurisprudence définitive auprès des cadis pour le statut des « dhimmi », (juifs et  chrétiens). Et c’est bien à partir de Kaybar que la discrimination fut officiellement instituée envers les impies et les mécréants.

On comprend alors mieux la répartie sarcastique du criminel Amrozy, lors de son jugement à Bali pour ses crimes anti Occidentaux et anti juifs, puisque Kaybar avait été la référence redoutable qui déciderait du sort des multitudes d’ « infidèles » lors des conquêtes musulmanes de leurs territoires.

Ce qui donne un aujourd’hui un relief particulier à cette menace réitérée ces derniers temps lors de manifestations revendicatives de « réfugiés » dans des villes européennes.

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Les conséquences criminogènes de cet épisode conquérant ont continuellement démontré leur nocivité au cours des siècles, et cela fonctionne encore à l’identique aujourd’hui dans le mental des attaquants islamistes.

Kaybar a symbolisé la mort programmée de régions entières d’Orient et d’Asie, autrefois habitées par des populations juives et chrétiennes florissantes, Kaybar ! – slogan souvent chanté sur le mode de cantiques guerriers – annonce régulièrement le renforcement haineux des agressions contre les juifs, non seulement en Israël, mais aussi au cœur même de l’Europe judéo-chrétienne.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Abbé Alain René Arbez, prêtre catholique, commission judéo-catholique de la conférence des évêques suisses et de la fédération suisse des communautés israélites, pour Dreuz.info.

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