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Publié par Manuel Gomez le 7 mai 2019

Il est tout de même étonnant que des historiens aussi « prestigieux » que Olivier Le Cour Grandmaison, maître de conférence en sciences et philosophie politiques à l’université d’Evry-Val d’Essonne, que Gilles Manceron, historien, qu’Emmanuelle Sibeud, professeur d’histoire contemporaine à l’université Paris 8, que Louis-Georges Tin, président du CRAN, Catherine Coquery-Vidrovitch, professeur émérite d’histoire de l’Afrique à l’université Diderot Paris 7 et Patrick Farbiaz, animateur de «Sortir du colonialisme» soient si peu, ou si mal volontairement, informés sur ces tragiques événements alors que, selon eux paraît-il, les stigmates de cette tuerie collective demeurent visibles 74 ans après !

Ces voix qui se font entendre régulièrement et militent pour le rétablissement de relations apaisées entre la France et l’Algérie, surtout dans la période trouble politiquement qu’elle vit actuellement, et qui souhaitent que le voile soit levé, mais cela dans le but avoué publiquement que l’État français reconnaisse officiellement les crimes commis en son nom, pas uniquement le 8 mai 1945 mais également tout au long de son histoire coloniale.

Confortés évidemment par la déclaration de campagne électorale, en 2017, du futur président Emmanuel Macron, faite à Alger : « Il y a bien eu crime contre l’humanité durant la période coloniale en Algérie (par l’armée française bien sûr) ». 

Il fallait que cela fut précisé car il ne fallait surtout pas que certains puissent mal interpréter sa pensée un seul instant et supposer que le FLN et l’ALN avaient pu commettre des crimes contre l’humanité !

Le 8 mai 2015, le Président de la République, François Hollande, avait promis, lors de son allocution télévisée, qu’il demanderait l’ouverture prochaine des archives publiques. Promesse qu’il avait déjà faite lors de son élection en 2012 et qu’il ne tiendra pas jusqu’à son départ en 2017.

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Les Algériens réclament une repentance de la France, notamment sur ces événements, mais ils ne sont pas les seuls car le « collectif pour la reconnaissance des massacres du 8 mai 1945 en Algérie (Sétif, Guelma, Kheratta) » demande, outre la reconnaissance, l’ouverture de toutes les archives et l’inscription dans la mémoire nationale de ces événements par le biais de gestes forts des plus hautes autorités de l’Etat et la diffusion des documentaires relatifs à ces événements dans l’Education Nationale comme dans les médias publics français.

Promesse reprise par le président Macron et qui n’est toujours pas tenue, pourquoi ?

*Parce que l’ouverture de ces archives publiques révéleraient certaines vérités qu’il est préférable d’occulter actuellement car elles ne vont ni dans le sens de l’histoire ni dans le sens de certains historiens et encore moins de la propagande algérienne, bien au contraire.

Revenons brièvement sur le déroulement réel des événements du 8 mai 1945 : une manifestation pro-indépendantiste avance vers le centre-ville de Sétif. Elle est soi-disant pacifique.

Un jeune algérien, Saâl Bouzid, élève un drapeau algérien au-dessus de la foule.

Un coup de feu part et il est tué.

Qui a tiré ? On ne le saura jamais, comme toujours en pareil cas (Qui a tiré le 26 mars 1962 rue d’Isly à Alger ?)

Notons seulement qu’il aurait fallu un « sniper » de tout premier ordre pour abattre au fusil ce jeune algérien à plusieurs dizaines de mètres au milieu de centaines de manifestants !

Justement, cette foule de manifestants (pacifiques) se rue sur le centre-ville et égorge 23 européens innocents, enfants, femmes et vieillards, et fait plus de 80 blessés, à l’arme blanche et armes à feu.

Et comme cela était prémédité, dans les localités autour de Sétif on dénombre en même temps plus de 72 morts.

Il y aurait eu, selon certains historiens et conférenciers, 45.000 morts algériens au cours des jours qui ont suivi dans toute la proche région (C’est un mensonge).

D’autres sources font état d’environ 20.000 morts (C’est également un mensonge).  

Des chercheurs algériens du Centre Historique sur l’Algérie, Messieurs Mesli et Arroua, ont estimé le nombre de victimes de la répression entre 8 et 10.000 et affirment que tous les autres chiffres ne sont que de la propagande politicienne.

Ancien premier ministre algérien, Belaïd Abdessalam, a affirmé que le chiffre de 45.000 retenu par les gouvernements algériens successifs, et depuis, en France, par différentes associations, médias, historiens et politiciens, ne l’était uniquement qu’à des fins de propagande anti-française.

Selon l’historien Gilles Manceron : « La France serait de nos jours encore malade de n’avoir pas reconnu cette page sanglante de son histoire et les séquelles de son passé colonial prolongeraient le racisme républicain et seraient à l’origine des soubassements des manifestations racistes et islamophobes d’aujourd’hui, même au cœur de l’État ».

Si la France est malade, monsieur l’historien, c’est de nourrir en son sein quelques citoyens qui la haïssent.

Vous êtes des ennemis de la France et même de l’Algérie.

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Puisque c’est le souhait des Algériens, de tous les historiens cités plus haut et du Président de la République, voici un bref résumé de ce que révéleront ces archives concernant notamment les événements du 8 mai 1945 relaté par des historiens à la demande du CFHM (Commission Française d’Histoire Militaire). (Source : Le Figaro – mai 2015)

Ont participé à cette recherche officielle les historiens reconnus suivants : Mohammed Harbi, Annie Rey-Goldzeiguer, Roger Benmebarek, Charles-André Julien, Charles-Robert Ageron, Jean Monneret, Gilbert Meynier, Guy Pervillé, Jean-Pierre Peyroulou, Roger Vétillard, Bernard Lugan.

(Je me permets d’apporter de l’eau au moulin de ces historiens grâce à des propos qui m’ont été relatés en personne par Ferhat Abbas et qui confirment la véracité de ce qu’ils affirment et, d’autre-part, l’opportunité qui a été la mienne d’interviewer le général Tubert, alors qu’il était devenu maire d’Alger.)

*Le 14 mars 44, Ferhat Abbas a constitué les « Amis du Manifeste de la Liberté » (A.M.L.) qui comptait jusqu’à cinq cent mille adhérents. Il s’agissait pour lui d’internationaliser le problème algérien.

*le 28 avril 45, Il a réclamé l’autonomie de l’Algérie, sous une forme fédérative, et a préparé activement le soulèvement de Sétif.

il m’a relaté sa rencontre, quelques jours avant ce 8 mai 1945, avec Chekib Arslan.

Qui était Chekib Arslan ? Un agent du MI6 anglais

Un accord avait été passé en Syrie entre les services secrets anglais et un agitateur professionnel islamiste, Chekib Arslan, qui réclamait la guerre sainte contre la France.

Les Britanniques exigeaient le soutien des arabes dans la lutte qui les opposait aux israéliens et, en échange, ils soutiendraient tous les efforts des islamistes partout où ils combattraient les Français.

Fort de cette assurance formelle, Chekib Arslan se rend dans le Constantinois où Il rencontre Ferhat Abbas et les responsables des partis nationalistes algériens qui appellent à manifester ce 8 mai 45.

Il a reconnu avoir été manipulé par cet agent payé pour développer un mouvement insurrectionnel en Algérie.

Donc cette manifestation politique fut autorisée par les autorités françaises à la condition qu’il n’y ait ni armes ni drapeau algérien.

Pourquoi cette dernière condition ? Quelques jours avant, le 1er mai, ce drapeau algérien avait été brandi pour la première fois par des membres du PPA et les autorités françaises avaient souhaité que cela ne se reproduise pas.

Les revendications politiques étaient de deux ordres totalement opposés :

1/ Pour le clandestin Parti Populaire Algérien de Messali Hadj, éloigné dans un premier temps vers El Goléa puis vers Brazzaville avant d’être incarcéré, il s’agit de retrouver sa position de leader du nationalisme algérien, qui lui est contestée par Ferhat Abbas, et de promouvoir l’indépendance de l’Algérie.

2/ Pour Ferhat Abbas et son parti « Les Amis du manifeste de la liberté » il s’agit de la reconnaissance égalitaire de tous les habitants de l’Algérie et l’accession à la citoyenneté française. (On a pu constater dans les années qui ont suivi 1945 la guerre sanglante que se sont livrés aussi bien en Algérie qu’en métropole les partisans du PPA et du FLN dont le bilan fut de plusieurs milliers de morts.)

Donc parmi les manifestants (environ cinq mille) nous retrouvons ces deux courants contraires et souvent opposés.

Le complot est ainsi élaboré en secret dans les jours qui ont précédé la «manifestation pacifique». Le clash sera provoqué par quelques terroristes infiltrés parmi les manifestants.

**Contrairement à ce qui est généralement affirmé, l’émeute de Sétif n’était pas la conséquence directe de la colère des manifestants provoquée par la mort d’un soi-disant scout, Saâl Bouzid, qui avait brandi un drapeau de l’Algérie indépendante.

Cette manifestation sans objectif revendicatif, autorisée par les autorités préfectorales, fut en réalité une véritable insurrection armée qui fit 23 morts et 80 blessés européens à Sétif (dont le régisseur du marché Gaston Gourlier tué 2 heures avant le début de la manifestation ) et d’autres par armes à feu et armes blanches dans les minutes qui suivirent les altercations entre forces de l’ordre et manifestants.

Aussitôt à la suite des meneurs ce fut la ruée vers le centre ville où les émeutiers hurlant des slogans meurtriers : « Tuez les chrétiens, tuez les juifs, tuez tous les non croyants » massacrèrent tout ce qu’ils rencontrèrent : enfants, femmes, vieillards, qui participaient à l’allégresse générale du retour à la paix.

Les forces de l’ordre obligées d’intervenir ramenèrent le calme en moins de 2 heures avec un bilan de 35 manifestants tués et des dizaines de blessés.

Le véritable but de cette manifestation, soi disant improvisée, était bien au contraire de lancer un projet d’insurrection nationaliste dans le but d’installer dans une «zone libérée» un gouvernement provisoire algérien présidé par Messali Hadj principal dirigeant du Parti du Peuple Algérien.

Ce gouvernement devait siéger à la ferme Maïza, près de Sétif, mais l’évasion ratée de Messali, qui était en résidence surveillée à Reibell, et son transfert à Brazzaville ont déjoué ces plans.

La preuve en est apportée car, au même moment et dans plusieurs endroits sans aucun lien évident avec la manifestation de Sétif, d’autres soulèvements se déroulent dans une vingtaine de localités de la région (Périgotville, Chevreul, Kerrata, Lafayette, Sillègue, El Ourici, etc.) et plus de 60 Européens sont tués.

A Guelma, la manifestation est interdite mais elle débute vers 18 heures et se heurte immédiatement aux forces de police. Plusieurs manifestants, 2 policiers et 1 gendarme sont blessés. Le lendemain, dans une dizaine de villages de la région, les Européens sont agressés. Il y aura 12 morts et 2 blessés.

Les effectifs de la police nationale à Sétif n’étaient que de 40 hommes. Dans les villages les gendarmeries n’étaient représentées que par 3 ou 4 hommes. C’était le cas à Kheratta, Chevreul et Lafayette.

Des renforts arrivent du Maroc, de Tunisie et d’Alger : 10.000 hommes sont déployés dans le Constantinois mais seulement 3700 dans la subdivision de Sétif, la plus vaste (sa surface est l’équivalent de 2 départements métropolitains), la plus montagneuse et la plus touchée.

La répression n’a débuté que le 9 mai. Conduite par l’armée elle a été certainement démesurée.

Elle n’a concerné que les communes où des Européens ont été tués et blessés.

Ce qui s’est passé en Algérie en mai 1945 est donc bien connu des historiens et très éloigné de l’histoire officielle algérienne.

La population indigène a été victime d’un guet-apens ce 8 mai 1945.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Manuel Gomez pour Dreuz.info.

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