Publié par Jean-Patrick Grumberg le 9 mai 2019

Le déficit commercial des États-Unis avec la Chine, l’une des priorités du programme « America First » – qui est en réalité un programme « les classes moyennes oubliées d’abord » de Trump, est tombé à son plus bas niveau depuis cinq ans en mars.

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C’est dans le contexte d’une envolée des exportations, dont le soja, d’une indécente bonne santé de l’économie, qui a progressé à 3,2 % de PIB, et d’un taux de chômage qui n’a jamais été aussi faible depuis 50 ans, que le ministère du Commerce a déclaré ce jeudi que le déficit commercial avec la Chine a diminué de 16,2 % à 20,7 milliards de dollars, le plus bas niveau depuis mars 2014, parce que les importations en provenance de la Chine ont diminué de 6,1 % en raison de la baisse des impôts sur les sociétés américaines, et que les exportations vers la Chine ont bondi de 23,6 % en mars en raison du nettoyage au Karcher des réglementations bureaucratiques qui parasitent l’activité commerciale des entreprises.

L’an dernier, Washington a rééquilibré les suicidaires droits de douane à hauteur de 250 milliards de dollars importés de Chine. Beijing a cru pouvoir riposter en imposant des droits sur des produits américains d’une valeur de 110 milliards. Mais Trump, en bon stratège, avait auparavant redressé et solidifié l’économie du pays, ce qui permettait d’absorber sans beaucoup sourciller une éventuelle riposte chinoise.

Cette dernière, dont l’économie repose beaucoup sur le vol des brevets d’invention des entreprises innovantes, la dévaluation de leur monnaie pour abaisser le prix de leurs produits à l’export, une protection douanière extrêmement stricte à l’import, la négociation de droit de douane quasiment nuls en jouant sur la protection internationale offerte aux pays en voie de développement (c’est la seconde puissance mondiale, mais aucun dirigeant avant Trump n’a eu le courage de dénoncer cet abus) et un gros dumping commercial, a durement accusé le coup.

Et parce qu’il veut forcer Beijing à des échanges commerciaux sur des bases honnêtes et équilibrées, le président Donald Trump a déclaré dimanche qu’il va encore relever de 10 à 25 % les droits de douane sur les produits chinois d’une valeur de 200 milliards de dollars. Ce, jusqu’à ce que la Chine comprenne enfin que le président américain ne prend pas les choses à la légère, et qu’il entend, durant sa présidence, tourner la page sur 40 ans de politiques ineptes, et indifférentes à la situation de la classe moyenne américaine, laquelle a été durement touchée.

Conclusion

Ces bons résultats sont une excellente nouvelle pour Trump, mais ils apportent une petite leçon d’économie aux politiques et citoyens – qui sans vraiment comprendre de quoi ils parlent – accusent la « mondialisation » des maux dont ils souffrent, alors que ce sont les impôts suicidaires imposés par leur gouvernement, et les réglementations stupides de leurs administrations qui tuent leur économique et le développement de leurs entreprises, et non les salaires très faibles pratiqués en Chine, qui est essentiellement un tournevis sans valeur ajoutée créative. D’ailleurs les salaires moyens aux Etats-Unis sont plus élevés que ceux de la France, qui patauge dans le marasme économique tandis que les Etats-Unis de Trump taillent des croupières aux Chinois.

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