Publié par Christian Larnet le 12 mai 2019

Les services de renseignements européens les décrivent comme des « bombes à retardement » et la « prochaine génération d’attentats-suicide à la bombe ». La France n’en veut pas. L’UE poursuit la France devant la Cour de justice des Communautés européennes

La France a été traduite devant la Cour européenne des droits de l’homme pour avoir refusé l’entrée aux enfants des djihadistes de l’État islamique. Les grands-parents de deux enfants qui, avec leur mère islamiste, sont actuellement détenus par les combattants kurdes syriens, ont intenté une action en justice devant la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) pour faire annuler la décision française.

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La France a adopté une approche au cas par cas à l’égard des épouses et des enfants de terroristes de l’ISIS qui avaient quitté le pays pour se battre en Syrie et en Irak.

Étant donné que la décision française est juridiquement considérée comme un « acte de gouvernement » et ne peut donc pas faire l’objet d’un recours devant les tribunaux nationaux, l’affaire a été portée devant un tribunal de l’UE ayant compétence pour remplacer les lois françaises, a confirmé l’avocat contestant la décision du gouvernement.

« Je n’arrive pas à croire que nous sommes dans un pays qui refuse de sauver ses enfants, qui les abandonne impunément à la maladie et à la mort », s’est plaint l’avocat.

Selon les estimations, le nombre d’enfants élevés et endoctrinés par l’ISIS serait d’environ 45 000. Ils ont été décrits par les services de renseignement européens comme des « bombes à retardement » et la « prochaine génération de kamikazes ».

France24 a communiqué les détails de l’affaire en instance devant la Cour de justice de l’UE :

La plainte a remis à l’ordre du jour l’épineuse question du rapatriement des enfants des djihadistes européens présumés en Syrie. Marie Dosé, l’une des avocates représentant les grands-parents, a parlé à France 24 de l’affaire qu’elle a portée devant la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) à Strasbourg en leur nom.

L’affaire concerne un garçon de 4 ans et une fille de 3 ans qui sont détenus avec leur mère française, qui fait l’objet d’un mandat d’arrêt délivré par un juge antiterroriste français.

Ces trois derniers mois, ils ont été détenus dans le camp d’Al-Hol, dans le nord-est de la Syrie, où ils sont arrivés de Baghouz, le dernier camp du groupe de l’État islamique en Syrie. Avec une population de plus de 70 000 habitants, Al-Hol est surpeuplé et grouille de maladies, selon les ONG qui ont tiré la sonnette d’alarme sur la situation dans le camp et mis en garde contre une catastrophe humanitaire imminente.

Le procès soutient que la France permet aux enfants d’être exposés à des traitements inhumains et dégradants dans un camp en proie à la maladie et à la malnutrition, et soutient que la France viole ainsi la Convention européenne des droits de l’homme, qui dispose que « nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ». Les avocats citent également une autre règle européenne selon laquelle « nul ne peut être privé du droit d’entrer sur le territoire de l’Etat dont il est ressortissant ».

  • Sur plus de 42 000 djihadistes étrangers qui ont rejoint ISIS entre 2011 et 2016, environ 5 000 venaient de pays européens.
  • On estime que 2 000 ressortissants français ont quitté le pays pour se battre pour le califat.
  • Actuellement, les prisons françaises détiennent environ 500 de ces djihadistes.
  • Ces terroristes de l’ISIS qui reviennent constituent une grave menace pour la sécurité. Les attentats de Paris de novembre 2015, qui ont fait 130 morts, ont été perpétrés par un groupe de djihadistes français et belges revenant du califat de l’ISIS.

Des femmes et enfants criminels

Beaucoup de ces « veuves » et « orphelins » de retour au pays ne sont pas innocents. Les épouses de l’ISIS ont dirigé la redoutée brigade de la charia, ou brigade Al-Khansaa, dans les territoires capturés, imposant la loi islamique aux femmes par la terreur et la torture. Des enfants d’à peine cinq ans ont été utilisés par ISIS pour mutiler et exécuter des prisonniers.

Ces enfants de l’ISIS représentent une grave menace pour l’Europe.

  • Les services de renseignements allemands ont mis en garde à plusieurs reprises contre le retour d’enfants endoctrinés par ISIS.
  • Il y a des enfants qui ont subi un lavage de cerveau et qui ont été fortement radicalisés dans des « écoles situées dans des zones contrôlées par l’Etat islamique », selon une évaluation des services de renseignements allemands de 2017, ajoutant que nombre d’entre eux « s’étaient tellement radicalisés et s’étaient tellement identifiés à l’idéologie d’ISIS que, de toute évidence, ils doivent aussi être identifiés comme des jihadistes ».

Il est ironique que les terroristes d’État islamiques qui ont commis les pires crimes contre l’humanité de ces derniers temps exigent le privilège et la protection que leur accordent les lois occidentales civilisées lorsqu’il s’agit de traiter avec eux et leurs familles.

Le procès expose également la vulnérabilité des Etats membres européens soumis aux lois et conventions de l’UE.

Les tribunaux de l’UE ont souvent le pouvoir d’annuler les décisions rendues par les tribunaux nationaux ainsi que les décisions prises par les gouvernements nationaux élus. Au lieu de créer un tribunal européen pour poursuivre ces criminels de guerre islamistes de retour au pays, les tribunaux de l’UE s’affairent à examiner les procès intentés au nom des jihadistes.

Il est intéressant de voir à quel point l’UE est une machine infernale : une des rares bonnes décisions prises au bénéfice de la population française par le médiocre président Macron pourrait ainsi être annulée par des gens encore plus médiocres que lui qui agissent non pas au nom des peuples européens, mais d’une idéologie suicidaire.

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