Quantcast
FLASH
[22/05/2019] Centrafrique : une religieuse franco-espagnole, âgée de 77 ans, a été égorgée  |  [21/05/2019] Effet Trump. Nouveau sondage : la confiance du public dans le marché de l’emploi atteint 71% – plus haut de toute l’histoire des Etats-Unis (Gallup)  |  La poupée Barbie a eu 60 ans cette année (elle ne les fait pas)  |  L’Europe ne succombera pas aux ultimatums de l’#Iran, déclare le ministre français des Finances Bruno Le Maire  |  Il semble que #Trump va changer son slogan. #MAGA devient Keep America Great  |  [20/05/2019] Israël : les militaires de rang officiers et supérieurs ne doivent plus utiliser que des iPhone car ils ont un meilleur niveau de sécurité que tous les concurrents  |  mardi 21 mai, manifestation pro-Israël devant l’Ambassade d’Islande (52 avenue Victor-Hugo, 16e) à 19 heures. N’hésitez pas à venir nombreux avec des drapeaux Israéliens  |  Suisse : plus de 63 % des électeurs ont accepté de durcir et aligner les lois du pays sur les règles de l’UE en matière d’armes à feu  |  [19/05/2019] Egypte : attentat terroriste, nombreuses victimes suite à l’explosion d’un bus de touristes près des pyramides en plein ramadan  |  [18/05/2019] Effet Trump : la confiance des ménages a atteint son plus haut depuis 15 ans  |  [16/05/2019] « J’espère ne pas entrer en guerre avec l’Iran » a déclaré Trump aujourd’hui  |  Une station de radio d’un Etat Démocrate s’est rebaptisée en « Trump 103.3 FM »  |  Échec total des #antisémites du #BDS : Madonna arrive en #Israël et aucun pays ne s’est retiré de l’#Eurovision à Tel Aviv !  |  Sorties scolaires : le Sénat français vote pour l’interdiction du port du voile pour les mères accompagnatrices  |  [15/05/2019] Israël : le tremblement de terre a été mesuré à 4.6 sur l’échelle de Richter  | 
Rafraichir régulierement la page
Publié par H16 le 13 mai 2019

Dans un précédent billet, je notais, attristé, la propension des médias à toujours choisir par défaut l’angle le plus catastrophiste possible pour présenter des informations. Si on comprend aisément que ces médias ne s’occupent plus du tout des trains qui arrivent à l’heure, force est de constater qu’ils essaient toujours de trouver les pires catastrophes ferroviaires à raconter… Quitte à les provoquer.

La semaine écoulée aura été encore une fois une excellente démonstration de cette tendance qui, si elle existe probablement depuis que les médias eux-mêmes existent, semble avoir pris une tournure démentielle – hystérique, même ? – ces dernières années.

Au règne de l’information, parfois mâtinée de propagande discrète des États lorsqu’ils avaient encore une solide mainmise sur sa diffusion, s’est substitué celui du buzz, de la médiatisation à outrance qui n’a pas tardé à tourner à l’aigre, aidé en cela par des réseaux sociaux amplifiant naturellement les clivages, cristallisant les opinions d’autant plus facilement qu’elles ne sont plus guère exprimées en détail mais résumées à de petites phrases cinglantes dont le but est d’être facilement diffusables sur les plateformes ad hoc.

Pour contribuer à Dreuz.info en utilisant votre carte de crédit sans vous inscrire à Paypal, cliquez sur ce lien Paypal.Dreuz, et indiquez le montant de votre contribution.

Dans ce règne de l’émotion avant tout, le débat est devenu complètement impossible. Certes, le passé regorge de ces rixes de plateau où certains intervenants en venaient presqu’aux mains. Cependant, il subsistait par ailleurs de vastes espaces où le dialogue était possible, où les opinions des uns et des autres pouvaient être présentées en plus de 2 minutes chrono sans l’interruption aussi vitaminée que stupide de l’hôte journalistique/tête à claque au sourire pepsodent, où les développements intellectuels sous-jacents à ces opinions n’étaient pas résumés à une infographie baveuse où quelques petits smileys s’ébattent pour masquer l’indigence des propos.

De nos jours, si le propos dépasse trois phrases de cinq mots, si l’opinion n’est pas synthétisable en 200 caractères, hashtag #MonAvis compris, il n’est plus audible ou il sera coupé au montage. Il faut faire court, condensé, épuré jusqu’au squelette quitte à perdre une encombrante colonne vertébrale au passage.

Le bilan est évidemment navrant.

Il suffit de regarder les quelques minutes qu’ont duré l’échange récent entre Pascal Praud, ses invités et Claire Nouvian récemment pour s’en convaincre avec un facepalm. Ici, la position de certains intervenants, pas en ligne avec la doxa officielle « Il y a un réchauffement, c’est l’Homme qui le provoque, il faut intervenir », a suffisamment choqué (réponse émotionnelle) l’invitée pour que l’ensemble parte rapidement en sucette rhétorique.

La suite, logique mais particulièrement agaçante, est à l’avenant : on assiste à présent à un déchaînement de propos haineux de la part de ceux qui prétendent pourtant œuvrer pour le bien de l’Humanité (et des générations futures). Pour eux, toute cette situation est intolérable tant elle les a choqués (restons sur le plan émotionnel). Compte-tenu de tout ce que l’on sait de façon sûre, certaine, et surtout indiscutable, il est justement impensable qu’on en ai discuté.

Dès lors, non seulement il ne faut plus que l’opposition s’exprime (au besoin, on l’accusera de sexisme, on utilisera le mot de « négationnisme », lourdement connoté négativement, pour la faire taire), mais lorsqu’elle osera malgré tout ne pas se laisser faire, on l’attaquera par tous les moyens possibles. Par exemple, en pondant une pétition, là encore faisant appel à l’émotion.

Pour les médias, c’est une manne à laquelle il est impossible de résister : non seulement, il y a eu clash (des intervenants se sont traités de noms d’oiseau, miam !) mais en plus, il n’est plus question du débat de fond mais exclusivement d’émotion, d’outrage et de petits bras agités ! Chouette ! Il suffira ensuite de choisir un camp (c’est très facile pour certains, moins pour d’autres) et on pourra même rejouer le match par presse ou télé interposées. Cela fait vendre.

Le principal problème de tout ce cirque est qu’alors les débat entre citoyens lambda, médiatisés par les journaux et les télévisions sont avant tout polarisés par… les journaux et les télévisions eux-mêmes qui ont beau jeu de se présenter comme arbitre des bienséances (tantôt pro ou anti, selon le média) alors qu’ils ont surtout été les instigateurs de ces tensions.

Ici, il ne s’agit pas de dire que les débats partent ainsi en empoignades parce que les médias sont trop heureux de récolter ensuite la tempête ainsi générée. C’est vrai, mais c’est un effet de bord d’un autre phénomène, beaucoup plus insidieux : ce sont les médias qui ont posé les termes du débat. Ce sont eux qui ont polarisé les opinions. Ce sont eux qui ont caricaturé à souhait les uns et les autres, trop souvent en choisissant au passage un camp (présenté comme celui du Bien, du Bon, du Socialement et Politiquement correct).

Ne ratez aucun des articles de Dreuz, inscrivez-vous gratuitement à notre Newsletter.

Or, avec cette polarisation, non seulement ces médias ont tué les vrais débats et l’expression sereine d’opinions divergentes que pourtant nous avons tous un besoin impérieux d’entendre et de connaître pour nous forger notre propre opinion, mais en plus ces médias ont-ils, sans bien s’en rendre compte, organisé les prochaines catastrophes sociales, économiques ou autres que nous devrons subir, les politiciens leur emboîtant le pas avec la démagogie la plus crasse qui les caractérise de nos jours.

Pour illustrer mon propos, je prendrai le cas maintenant caricatural de Cash Investigation, cette consternante émission d’Élise Lucet, devenue l’égérie de tout ce que le pays contient de gauchistes les plus intellectuellement ravagés. On la découvre par exemple s’interrogeant sur l’ampleur des nouvelles épidémies de rougeole, maladie très infectieuse dont on connaît pourtant le mode de propagation et dont on sait largement se vacciner depuis des années… Pourtant, c’est la même Lucet et son équipe qui, il y a presque un an, nous avaient fait profiter, avec leur habituel aplomb, de leur fine enquête sur les laboratoires pharmaceutiques justement pourvoyeurs de ces vaccins en mettant en lumière toutes les abominations dont ils se rendaient coupables, au détriment évident de notre santé. N’y voyez aucun lien, malheureux ! La baisse de la couverture vaccinale française est un pur hasard, c’est évident !

À ce train, on attend avec effroi le moment où on va découvrir différents problèmes de production (pénuries, risques sanitaires – par exemple, celui lié au datura) après la disparition complète du glyphosate, « courageusement » dénoncé dans les « enquêtes » d’Élise et sa fine troupe de Tintins intrépides, ou, pour en revenir aux hystéries climatiques, lorsqu’on découvrira une mortalité trop importante de certaines populations, incapables de se chauffer suite aux hausses stratosphériques de prix de l’énergie, copieusement tabassée de taxes environnementales mises en place grâce aux appels larmoyants des sauveurs du genre humain…

Ces méthodes discutables prouvent ici leur efficacité pour à la fois créer un débat animé (pour le dire gentiment), puis pour déclencher ensuite des effets pervers qui tomberont à point nommé pour alimenter d’autres chroniques avec un cynisme difficilement camouflable.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © H16. Publié avec l’aimable autorisation de l’auteur (son site)

Loading...
Merci de cliquer sur J'aime pour soutenir Dreuz