Publié par Isaac Franco le 13 mai 2019

Le jour où il plébiscitera la Jérusalem réunifiée, tolérante et multiconfessionnelle, et dénoncera l’Al Quds qui urinait sur les stèles juives…

Le jour où il privilégiera l’accomplissement de la Terre promise au mythe de la terre volée…

Le jour où il réputera légitimement acquis les territoires conquis au terme de guerres défensives, et reconnaîtra à Israël le bénéfice des traités internationaux qui, seuls, définissent sa géographie et fondent le Droit.

Le jour où il répudiera l’ignominie d’une symétrie entre Shoah et Nakba comme celle d’une équivalence entre la Loi du Retour et le droit au retour…

Le jour où il préférera le nom de Judée Samarie à celui de Cisjordanie, et renoncera à la supercherie d’un destin politique commun aux Arabes de Judée Samarie et de Gaza…

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Le jour où il intégrera que cette mince bande côtière partage aussi et surtout une frontière avec sa mère biologique, culturelle et spirituelle, l’Egypte…

Le jour où il condamnera les assassinats collectifs de civils juifs, et refusera toute tribune au racisme antisémite des terroristes islamistes et de leurs mandants en costumes trois-pièces…

Le jour où il démasquera les organisations armées dont les miliciens masqués défilent le bras tendu à Gaza, Téhéran ou au Liban, ou ceux encore qui impriment pour leurs enfants des livres qui leur feront longtemps préférer le culte de la mort au service de la vie…

Le jour où il dénoncera le lien organique entre le credo politique du fondamentalisme islamiste et le racisme de l’idéologie nazie…

Le jour où il réprouvera mêmement les pulsions antisémites de la droite radicale, de l’extrême-gauche et de l’islam politique…

Le jour où il dédaignera l’exploitation et l’étalage indécents de la souffrance, ses cris trop bruyants et ses larmes trop brillantes, et partagera dignement la douleur pudique d’un père qui enterre son fils assassiné…

Le jour où il réapprendra à distinguer l’extrémiste de l’activiste, le terroriste du résistant et le milicien du militant…

Le jour où il demandera des comptes à une cause qui s’abrite derrière ses enfants, ses femmes et ses vieillards dans les écoles, les marchés, les hôpitaux ou les mosquées pour viser d’autres enfants, femmes et vieillards coupables du seul crime d’être juifs…

Le jour où il condamnera les slogans des incendiaires et des indignés professionnels dans ses rues et sur ses plateaux de télévision…

Le jour où il grattera et découvrira sous leurs anathèmes la marque du ressentiment nihiliste, du préjugé haineux et d’une frivolité narcissique et esthétisante…

Le jour où il conviendra que c’est la création de l’Etat d’Israël qui a signé l’acte de naissance de l’identité palestinienne…

Le jour où il distinguera la critique légitime de la politique des gouvernements de l’Etat d’Israël de la négation de sa légitimité, et méprisera le boycott de ses produits…

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Le jour où il débusquera et pénalisera l’inspiration et l’évidente pulsion antisémites dans les replis du discours antisioniste, confondra le double langage des faux marchands de paix, et fera la guerre à ceux qui font la guerre à la paix…

Le jour où ses dirigeants et faiseurs d’opinion applaudiront à l’éthique et à la retenue d’une armée citoyenne qui répugne à tuer ses ennemis autant que ceux-ci aiment sacrifier leurs enfants…

Le jour où ils proclameront à l’unisson que face au terrorisme et à tous ceux qui l’inspirent, l’instrument, le financent et le récompensent, ils sont tous juifs et Israéliens…

Le jour où ils déclareront que la solidarité avec une démocratie agressée pèse d’un poids incomparablement plus lourd que le pétrole qui étanche la soif des automobiles et des avions, des maisons et des usines…

Le jour où ils commanderont que résonne partout, dans leurs villes et jusque dans leurs villages les plus reculés, la même plainte longue et douloureuse de cette sirène qui pétrifie les habitants de Jérusalem, Tel-Aviv, Ashdod ou Sderot les jours de commémoration du génocide juif…

Le jour où ils rappelleront fièrement leurs ambassadeurs en poste à Téhéran et déféreront devant le Tribunal Pénal International les génocidaires qui conduisent l’Iran et la région toute entière à leur perte, les dirigeants des organisations terroristes du Hamas, du Jihad islamique et du Hezbollah et, pour faire bonne mesure, les négationnistes kleptocrates de l’Autorité palestinienne…

Le jour où, à grands coups de pied au cul, ils chasseront de l’enceinte de l’ONU les guignols mandatés par les dictatures qui flétrissent sa charte…

Le jour où ils installeront dans le quartier de leurs ambassades enfin déménagées dans cette Jérusalem réunifiée, un Conseil des Droits de l’Homme débarrassé des caricatures qui moquent impunément sa mission…

Le jour enfin où les intelligences et les consciences du monde, proclameront que ce n’est pas l’Etat d’Israël qui est la plus grande source de menace et d’instabilité pour la paix du monde, mais le manque indécent de solidarité et d’empathie qu’elles lui ont témoigné toutes ses premières 71 années d’existence…

Le jour où ce long rêve deviendra réalité, alors, alors seulement, le monde sera en paix. Avec lui-même.

Et, détail accessoire, le jour où les Palestiniens auront renoncé à mentir, inciter au meurtre et glorifier leurs assassins…

Le jour où les Palestiniens auront renoncé à emprunter, détourner et caricaturer les racines et les fidélités fondatrices de l’Etat d’Israël pour construire les mythes falsificateurs qui affirment leur légitimité, alors, alors seulement, ces Palestiniens enfin devenus adultes auront peut-être gagné le droit d’espérer recevoir un jour l’aumône d’un Etat.

Isaac Franco, Chroniqueur à Radio Judaïca Bruxelles

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