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Publié par Magali Marc le 13 mai 2019

Tandis que Trump joue dur contre Téhéran, les Européens se disent «...pleinement attachés à la préservation et à la mise en oeuvre intégrale de l’accord sur le nucléaire (…)» et déplorent les sanctions américaines.

Le régime des mollahs, de son côté, menace de renoncer aux engagements pris à l’occasion de l’accord international de 2015 (qu’il n’a jamais respectés) .

Pour les lecteurs de Dreuz, j’ai traduit l’article de *Amir Taheri paru le 12 mai sur le site du Gatestone Institute.

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Les trois préoccupations de l’Europe au sujet de l’Iran

Quand on s’adresse à des groupes de réflexion et à des décideurs politiques européens ces derniers temps, on a l’impression que, vu d’Europe, l’Iran est un cauchemar récurrent que tout le monde souhaite voir disparaître.

Il y a quelques années, beaucoup en Europe croyaient que l’Iran était tombé dans l’oubli. Aujourd’hui, cependant, le cauchemar est de retour, les tambours de guerre battant à l’arrière-plan.

La vérité, c’est que l’Union européenne n’a jamais eu de politique cohérente pour faire face au cauchemar, si ce n’est de souhaiter sa disparition. Huit ans de valse hésitation du président Barack Obama autour de la question iranienne ont permis aux Européens de remettre à plus tard une analyse sérieuse de la situation dans la République islamique.

C’est ce qui semble avoir conduit les Européens à se rallier avec précaution à la ligne dure adoptée par l’Administration Trump à Washington. À en juger par les discussions en cours dans les milieux politiques européens, les puissances européennes pourraient bien peser de tout leur poids en faveur de la politique de « pression maximale » de Trump lors du prochain sommet du G7 en France au mois d’août.

Lors d’entretiens informels, les décideurs politiques et les conseillers européens ont exprimé trois préoccupations concernant la stratégie de «pression maximale».

1. La première, c’est que cette politique, qui vise surtout à persuader les dirigeants khomeynistes de modifier leur comportement sur certaines questions de politique étrangère, peut, en fait, conduire à un effondrement systémique en Iran et entraîner un changement de régime aux conséquences imprévisibles. La question est la suivante : qui prendra les rênes de l’Iran et veillera à ce que ce vaste pays ne se transforme en un nouveau «territoire non gouverné» au cœur du Moyen-Orient ?
Je pense que la question vise à éluder le problème de la confrontation avec un régime voyou qui a provoqué la crise actuelle. L’Iran possède une bureaucratie ancienne et bien établie, remontant au XVIe siècle, et capable d’opérer dans le cadre d’une culture de gouvernance forte. Malgré les graves dommages causés aux structures de l’État par les mollahs et leurs acolytes, le réservoir d’expérience et de talents disponibles est suffisamment vaste pour assurer la gouvernance même en pilotage automatique.

2. La deuxième préoccupation est que le changement de régime en Iran pourrait déclencher une avalanche de réfugiés se dirigeant vers l’Europe alors que les pays de l’UE sont toujours aux prises avec les problèmes créés par l’afflux de réfugiés syriens. La population de l’Iran est presque quatre fois supérieure à celle de la Syrie, ce qui signifie que l’Europe pourrait être confrontée à quatre fois plus de réfugiés.

Toutefois, cette préoccupation n’est peut-être pas justifiée.

Tout d’abord, l’Iran a été une source de réfugiés dès les premiers jours du régime khomeyniste. À l’heure actuelle, plus de huit millions d’Iraniens, soit environ 10 % de la population, sont en exil, principalement en Europe et aux États-Unis, selon le ministère des Affaires étrangères de l’Iran.

Remplacer le régime actuel par quelque chose de moins odieux pourrait, en fait, inspirer un flux inverse aux exilés iraniens qui rentreraient chez eux.

C’est ce qui s’est passé en Irak après la chute de Saddam Hussein. Au cours des cinq premières années qui ont suivi la libération, environ 3,2 millions d’Irakiens exilés, dont la moitié en Iran, sont rentrés chez eux.

L’histoire montre que les mauvais régimes produisent des réfugiés au cours de la première décennie de leur existence. Nous l’avons vu à Cuba après que Fidel Castro eut pris le pouvoir. Aujourd’hui, un changement de régime à La Havane conduirait presque certainement au retour de certains exilés cubains, et non à un nouvel exode de réfugiés.

La situation en Syrie est exceptionnelle. Le soulèvement populaire contre le régime d’Assad n’a pas pu aboutir parce que la Russie et la République islamique sont intervenues pour l’écraser.

Dans le cas de l’Iran, il est peu probable que la Russie veuille ou puisse répéter le scénario syrien pour sauver les mollahs. En outre, personne n’est en mesure d’assumer le rôle d’allié que la République islamique a joué en Syrie.

3. La troisième préoccupation exprimée par les Européens est que la stratégie de «pression de proximité » de Trump puisse mener à une guerre. Dans ce contexte, certains Européens affirment que c’est la peur de la guerre qui alimente les feux du fanatisme à Téhéran. Un haut responsable européen nous a dit que la République islamique se comporte de manière agressive parce qu’elle se sent entourée d’un «grand nombre de troupes américaines».

Cette hypothèse est fondée sur un manque d’attention aux faits. Les États-Unis comptent actuellement environ 170 000 militaires, sur un total de 1 280 000 militaires actifs, stationnés dans 66 pays, soit le nombre le plus bas depuis la Seconde Guerre mondiale. Les deux tiers d’entre eux sont stationnés en Allemagne, au Japon et en Corée du Sud.

Dans les régions que l’Iran pourrait considérer comme faisant partie de sa zone de proximité, le personnel militaire américain compte moins de 15.000 hommes.

En revanche, dans cette même zone, la République islamique compte plus de 100 000 soldats, dont des mercenaires afghans, libanais, irakiens et pakistanais en Syrie et en Iraq, sans compter les unités du Hezbollah et les Houthi au Liban et au Yémen.

Toutefois, la possibilité d’une guerre ne peut être complètement écartée.

Un classique persan sur l’art de gouverner et la guerre, dit : « Les mots sont les premières flèches tirées lors d’une guerre.»

Les mollahs et leurs sbires ont établi des records inimaginables dans le nombre de «flèches verbales» anti-américaines abattues chaque jour. Du côté américain, John Bolton, Mike Pompeo et Brian Hook leur ont rendu la pareille avec intérêt.

Cependant, une guerre des mots pourrait tout aussi bien mener à une véritable guerre.

Dans son «Dialogue entre les Athéniens et les Méliens », Thucydide a montré comment la guerre des mots entre Athènes et Sparte et la préparation militaire constante sur l’île de Melos ont fini par déclencher la guerre du Péloponnèse (431-404 av. JC).

Au XVe siècle, les rois du Portugal et de l’Espagne se sont battus pour la propriété d’une île dont on a découvert plus tard qu’elle avait été mise sur la carte par une erreur de cartographie. La paix est venue quand les Portugais ont accepté de céder l’île inexistante aux Espagnols.
Les mollahs jouent avec le feu et « celui qui joue avec le feu risque de se brûler!»

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Traduction de Magali Marc (@magalimarc15) pour Dreuz.info.

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Source: https://www.gatestoneinstitute.org/14206/europe-concerns-iran

https://www.gatestoneinstitute.org/14206/europe-concerns-iran

* Amir Taheri a été rédacteur en chef du quotidien Kayhan en Iran de 1972 à 1979. Il a travaillé ou écrit pour d’innombrables publications, publié onze livres et il est chroniqueur pour Asharq Al-Awsat depuis 1987.

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