Publié par Christian Larnet le 17 mai 2019

Les procureurs français ont rouvert une enquête sur l’assassinat en 2013 de trois militants kurdes, selon une source judiciaire et l’avocat des familles des militants décédés.

La France avait abandonné en 2017 toutes les procédures judiciaires liées aux assassinats à Paris, après que le principal suspect, un ressortissant turc de 34 ans, soit décédé des complications d’une tumeur au cerveau un mois avant l’ouverture prévue de son procès.

Sakine Cansiz, fondatrice du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) au début des années 1980, et deux autres femmes kurdes avaient été retrouvées mortes dans le Centre d’information kurde à Paris en janvier 2013 avec une balle dans la tête.

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A l’époque, les enquêteurs français avaient laissé entendre qu’Omer Guney pouvait avoir agi sur instruction des services de renseignement turcs.

Les agences d’espionnage turques ont bien entendu nié toute implication dans les meurtres, laissant entendre qu’ils étaient plutôt liés à des conflits internes au sein du groupe militant du PKK qui lutte depuis plus de trois décennies pour l’autonomie kurde.

Le ministère turc des Affaires étrangères n’a pas réagi sur la réouverture de l’enquête française, mais l’affaire pourrait avoir un impact sur les relations diplomatiques de la France avec la Turquie.

La nouvelle enquête a été confiée à un juge d’instruction de l’unité antiterroriste, a indiqué la source judiciaire. Elle fait suite à une plainte contre X déposée par des proches des trois militants pour complicité dans des meurtres liés à une activité terroriste.

En France, une telle plainte exige automatiquement qu’une enquête préliminaire soit ouverte.

« Enfin, il y a de l’espoir pour les familles des victimes que nous pourrons dire avec certitude, et dénoncer, la manière dont ces assassinats ont été organisés », a déclaré à Reuters l’avocat des proches, Antoine Comte.

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