Publié par Abbé Alain Arbez le 23 mai 2019

Il y a 9 ans, en célébrant la « journée mondiale du migrant et du réfugié », le pape Benoît XVI exprimait officiellement une réflexion sensée et réaliste sur les phénomènes migratoires qui affectent le continent européen.

Il faut noter qu’il y a une différence marquée entre migrant et réfugié dans la formulation. Loin de toute confusion, Benoît XVI était dans son rôle lorsqu’il recommandait le sens de l’accueil à l’égard des personnes persécutées. Il précisait : « face à différentes formes de persécutions, il arrive que la fuite devienne nécessaire ».

Mais l’élément fort de sa prise de position est que « si toute personne détient le droit à immigrer, les Etats ont le droit de défendre leurs frontières et de réguler les flux migratoires ».

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Il ajoutait en 2011 : « Les immigrés ont le devoir de s’intégrer dans le pays d’accueil en respectant ses lois et l’identité nationale ».

Ces messages respectent l’hospitalité au sens biblique mais rappellent que les droits s’accompagnent de devoirs. Ce que dit le pape s’inscrit dans la droite ligne du catéchisme catholique :

§ 2241 « Les nations mieux pourvues sont tenues d’accueillir – autant que faire se peut – l’étranger en quête de sécurité et de ressources vitales.

Les autorités politiques peuvent – en vue du bien commun dont elles ont la charge – subordonner l’exercice du droit d’immigration à diverses conditions juridiques, notamment au respect des devoirs des migrants à l’égard de leur pays d’adoption.

L’immigré est tenu de respecter – avec reconnaissance – le patrimoine matériel et spirituel de son pays d’accueil : il doit obéir à ses lois et contribuer à ses charges ».

Le magistère, eu égard à sa responsabilité morale, ne peut pas se déjuger.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Abbé Alain René Arbez, prêtre catholique, commission judéo-catholique de la conférence des évêques suisses et de la fédération suisse des communautés israélites, pour Dreuz.info.

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