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Publié par Jean-Patrick Grumberg le 25 mai 2019

Ce dimanche, les citoyens belges vont triplement voter, et certains s’attendent à un bouleversement de la politique du pays.

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Surnommée « la mère de toutes les élections », dimanche, la Belgique aura : des scrutins fédéraux, régionaux et européens. Les Belges éliront :

  • Des nouveaux députés,
  • Les représentants des six parlements du pays
    • le parlement fédéral,
    • les parlements régionaux flamand, wallon et bruxellois,
    • et le parlement des communautés française et allemande)
  • Viendra ensuite la question de former des coalitions pour diriger le pays.

Un nouveau record de durée sans gouvernement ?

  • En 2011, la Belgique est devenue le détenteur du record du monde de la plus longue période sans gouvernement : 589 jours.
  • Il est possible que le record puisse être encore battu.

Pour les élections dans les trois régions de Belgique, les derniers sondages suggèrent qu’il y aura des coalitions simples et sans surprise :

  • Une majorité de droite en Flandre,
  • Des majorités de gauche en Wallonie et à Bruxelles.

Ces paysages politiques différents, entre le nord et le sud du pays, pourraient encore une fois causer des problèmes majeurs pour la formation du gouvernement fédéral, puisque probablement dominé par l’une des majorités régionales, et donc pas la majorité dans l’autre région.

Sondages et surprises

  • La Nouvelle Alliance flamande (N-VA), premier parti belge est-elle à même de gouverner la royauté, alors qu’elle a pour programme de diviser le pays ?
  • Le parti du Premier ministre Charles Michel s’est écroulé dans les sondages.

Un discours nationaliste pour succéder à Michel

La N-VA veut diviser la Belgique, mais cela ne veut pas dire qu’elle ne dirigera pas le pays. Le mois dernier, les nationalistes flamands ont déclaré que Jan Jambon, ancien ministre de l’Intérieur et acteur central dans la réponse aux attentats terroristes de 2016 à Bruxelles, serait son choix comme Premier ministre.

Jambon, dont l’adhésion à l’idéal séparatiste l’a aidé à gravir les échelons du parti, a passé des semaines à donner des interviews à la presse francophone pour améliorer son image au-delà de la fracture linguistique.

Certains parlent de « l’une des campagnes électorales les plus ‘belges’ jamais menées par un candidat au poste de Premier ministre.

D’autres parties se sont montrées prudentes avant de lancer des challengers contre Jambon.

  • L’ancien premier ministre socialiste francophone Elio Di Rupo pourrait faire face à la concurrence de son propre collègue Paul Magnette, maire de Charleroi, qui a presque fait dérailler l’accord commercial UE-Canada.
  • Le Premier ministre sortant, Charles Michel, espère rester en poste. Mais il semble avoir perdu sa prime à l’ancienneté lorsque le gouvernement s’est effondré en décembre à la suite d’un différend sur le pacte migratoire des Nations unies.

Les démagogues Verts cherchent à capitaliser sur les peurs climatiques

Contrairement à l’Australie, où l’élection surprise de Scott Morrison a signé la dénonciation populaire de la campagne des Travaillistes principalement axée sur le réchauffement climatique, les Belges ne semblent pas avoir encore atteint ce degré d’indépendance du consensus imposé par les médias, car l’une des principales retombées des élections locales de 2018 en Belgique a été le succès des partis verts de part et d’autre de la fracture linguistique, en particulier à Bruxelles.

  • En Wallonie, le parti Ecolo devrait passer de 8,2 % aux dernières élections fédérales belges en 2014 à 19,1 %.
  • A Bruxelles, le parti Ecolo devrait plus que doubler son score pour devenir le plus grand parti de la région de la capitale avec 22,9 % des voix. La coprésidente du parti, la musulmane d’origine marocaine Zakia Khattabi, pourrait devenir la première femme à la tête du gouvernement bruxellois – soit plus tôt que ceux qui dénoncent l’islamisation de la Belgique le pensaient.

Renouveau de la droite populiste

Le Vlaams Belang tente de renaître dans la politique belge. Le parti, qui s’aligne politiquement sur la Ligue du Vice-Premier ministre italien Matteo Salvini et économiquement sur le Rassemblement national de Marine Le Pen, est en lice avec un peu moins de 15% des suffrages en Flandre.

  • Au début des années 2000, le parti avait le soutien d’un électeur flamand sur quatre, mais ces dernières années, une grande partie de son soutien s’est déplacée vers la N-VA.
  • Son renouveau pourrait être dû à sa popularité auprès des jeunes hommes blancs. Selon un sondage récent, un jeune homme blanc sur quatre a déclaré qu’il voterait pour le Vlaams Belang.
  • A noter que ce sondage disait aussi qu’une jeune femme sur trois voterait pour les Verts.
  • Selon un autre sondage, jusqu’à 40 % des personnes qui ont dit qu’elles voteraient pour l’extrême droite ont moins de 34 ans.

La droite conservatrice wallonne

La Flandre pourrait pencher vers la droite, mais la Wallonie est l’une des rares régions européennes à ne pas être affectée par la montée de l’extrême droite populiste. Cela pourrait changer depuis qu’Alain Destexhe a quitté le parti libéral de Charles Michel en février pour tester le terrain avec un nouveau parti de droite, inspiré de la N-VA.

Destexhe se positionne fermement à droite de son ancien parti, à qui il reproche « d’avoir voté trop souvent comme les socialistes et le PTB [d’extrême gauche] » – en miroir du comportement du RPR/ UMP/ chez le voisin français, souvent moqué sous le quolibet UMPS par contraction avec le PS, parti socialiste.

Je voulais créer un parti de centre droit, un parti de droite – comme Les Républicains en France, comme les libéraux aux Pays-Bas, a-t-il dit.

  • Avec seulement trois mois de préparation avant les élections, Destexhe a trouvé 331 candidats pour se présenter aux parlements régionaux et fédéraux à Bruxelles et en Wallonie. Mais le parti est toujours en dessous du seuil avec 3 pour cent, quelques jours avant le vote.

Effondrement gouvernemental

  • La coalition de Michel avec la N-VA et d’autres partis s’est effondrée en décembre à cause d’une querelle interne au sujet de l’infâme Pacte des Nations Unies sur les migrations, un accord international que Michel a soutenu mais que la N-VA a dénoncé.
  • Des mois plus tard, la scission au sujet de la migration semble appartenir à l’histoire ancienne.

« L’immigration [en tant que sujet] joue un rôle moins important aujourd’hui, même si c’est quelque chose que les électeurs trouvent important », considèrent plusieurs experts.

  • Le principal résultat de l’effondrement du gouvernement pourrait être de rendre plus difficiles les prochains pourparlers de la coalition fédérale.

Le déficit budgétaire hante les partis au pouvoir

  • L’ancien gouvernement fédéral était en faveur d’une politique budgétaire conservatrice.
  • Mais il n’a pas tenu sa promesse d’éliminer le déficit budgétaire – une critique qui pourrait nuire aux anciens partenaires de la coalition.
  • Dans ses prévisions économiques du printemps 2019, la Commission européenne a écrit que le déficit de la Belgique en 2019 sera de 1,3 % et qu’il pourrait atteindre 1,5 % en 2020 en l’absence de mesures gouvernementales.
  • La question est apparue au cours de la campagne actuelle, mais sa résolution nécessiterait des décisions impopulaires, de sorte qu’il est peu probable qu’on s’y attaque de front avant la fin des votes.

Les évêques invitent à mots couverts les catholiques à voter à gauche

Que veulent dire les évêques, lorsqu’ils invitent les catholiques à voter avec «discernement» ?

  • Ils rappellent Laudato Si’, l’encyclique « écologique » du pape François, qui précise que « la Terre est l’héritage de toute l’humanité, notre ‘maison commune’. Elle nous est donnée, elle ne nous appartient pas. La conscience d’une origine commune, d’une appartenance mutuelle et d’un avenir partagé par tous, est nécessaire. Et pour répondre au défi du changement climatique, il faut « revoir la hiérarchie de nos besoins, avec les renoncements qui s’ensuivent, en privilégiant le spirituel au matériel ». Il faut également «réfléchir à nos modes de consommation, qu’ils concernent en particulier l’alimentation, les transports ou l’utilisation de l’énergie ».
  • Les évêques déclarent qu’il serait « courageux de repenser le fonctionnement et les finalités de notre système économique [car] une économie sociale de marché doit être au service de l’être humain, et en particulier des plus fragiles et … offrir à chaque être humain la possibilité d’une existence digne » .
  • Ils plaident pour que le « réseau de soins de santé [ne soitØ pas régi par la seule recherche d’efficacité et de rentabilité ».
  • Et bien entendu, cerise sur le gâteau empoisonné, ils insistent sur l’importance des flux migratoires, affirmant que « l’accueil de l’étranger et son intégration dans notre société doivent rester au centre de nos réflexions pour le monde que nous voulons transmettre aux générations futures » . Et ils rejettent ce qu’ils appellent la tentation du « repli sur soi » qui est, selon eux, « une voie sans issue ».

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Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

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