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Publié par Manuel Gomez le 25 mai 2019
1963. Face à Léon Zitrone, Alain Peyrefitte, Ministre de l’information

Suite à notre article d’hier, avec le témoignage de Jean-Pierre Chevènement, voici ce qui s’est réellement passé il y a un demi-siècle, en Algérie, ce que, peut-être, vous n’avez jamais su, car on s’est bien gardé de vous le dire.

En 1962, le gouvernement de la France était persuadé que les harkis, des Français musulmans, ne pourraient jamais s’intégrer à la société française.

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Alain Peyrefitte, nommé ministre délégué chargé des Rapatriés, expliquait que l’arrivée des harkis en France n’était pas souhaitable car ils étaient trop nombreux, 1.100.000, selon lui, en tenant compte du coefficient familial appliqué aux familles musulmanes.

Cet afflux de réfugiés, disait-il, provoquerait un grave traumatisme et ôterait toute retenue à la bête hideuse du racisme, que la présence déjà de 400.000 musulmans en France n’était pas loin de lâcher.

Et de conclure : « Voulant être humain, on serait inhumain. »

Inhumain ! Le sort des harkis l’a été bien davantage qu’inhumain !

Sur ces 1.100.000 harkis et leurs familles, 50.000 ont pu être rapatriés entre 1962 et 1965 et c’est le premier ministre, Georges Pompidou, qui en avait pris l’initiative, le 19 septembre 1962.

40.000 environ ont pu regagner la France grâce à des filières clandestines, avec l’aide d’ex officiers des SAS (Section administrative spécialisée).

En réalité les harkis n’étaient pas les bienvenus sur le sol français et quand on sait comment ont été accueillis les Pieds Noirs on peut se douter de l’accueil qui leur a été réservé.

Le 16 mai 1962, Louis Joxe, ministre, se prononce devant le comité des affaires algériennes :

Il faut combattre une infiltration qui sous prétexte de bienfaisance aura pour effet de nous faire accueillir des éléments indésirables. »

Pierre Vidal-Naquet, historien et intellectuel nettement classé à gauche, n’a pas hésité à écrire : 

Les harkis se sont fait piéger par le général de Gaulle. Ils ont été abandonnés à leur sort. Les harkis étaient menacés et l’Etat français aurait dû les protéger, mais de Gaulle ne voulait pas qu’il y ait trop d’Algériens en France. Il est temps de reconnaître sa responsabilité dans ce qui s’est passé. »

Ce qui s’est passé serait trop long et trop affreux à décrire. En voici juste un bref aperçu :

  • Des massacres généralisés dans des villages entiers. Des milliers de harkis promenés habillés en femmes, nez, oreilles et lèvres coupés, émasculés, enterrés vivants dans de la chaux ou même du ciment, brûlés vifs à l’essence.

Et pas seulement des harkis, 5 maires musulmans et un conseiller général de l’arrondissement d’Akbou, qui avaient choisi la France, enterrés vivants, le 7 août 1962, leurs têtes hors du sol et recouvertes de miel. Une agonie qui dura plusieurs heures, les visages mangés par les abeilles et les mouches.

A quelques kilomètres de là, des harkis crucifiés sur des portes, d’autres nus et frappés au fouet en tirant des charrues ou les muscles arrachés avec des tenailles.

Selon le général Faivre, pourtant resté fidèle à De Gaulle, entre 50.000 et 70.000 Français musulmans auraient été tués en Algérie entre mars 62 et la fin des années 1966.

Et pendant ce temps-là l’armée française restait l’arme au pied sur ordre : « Il ne faut procéder en aucun cas à des opérations de recherche de harkis et de leurs familles dans les douars. »

Pierre Mesmer, ministre, a déclaré au magazine Le Point :

Au mois de juin 1962 j’ai demandé au général de Gaulle une intervention de l’armée à trois endroits différents pour faire cesser les exactions commises par le FLN. Le général m’a répondu « Il n’en est pas question. Vous n’allez pas recommencer la guerre d’Algérie ! » J’ai estimé qu’il avait raison. »

Tout est dit, n’est-ce-pas !

Il s’avère donc que dans les années 62/66 il était impensable que des Algériens puissent s’intégrer à la France, et ils n’étaient que 400.000 à l’époque.

Aujourd’hui ils sont 8 millions, et il en arrive tous les jours.

Non seulement ils s’intègrent parfaitement, paraît-il ! (Voir la toute récente pénétration en force de femmes en « burkinis » dans une piscine municipale de Grenoble, les prières de rues, les zones et les quartiers de « non droit » sous la protection de leurs dealers) mais en plus, et nous venons de l’apprendre grâce à la récente liste UDMF (Union des Démocrates Musulmans Français), ce sont eux qui « ont fait la France ».

De quoi nous plaignons-nous ?

Une question toute simple : y a-t-il des harkis, ou des descendants de harkis, dans leur liste ?

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Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Manuel Gomez pour Dreuz.info.

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