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Publié par Dreuz Info le 26 mai 2019

Source : Vudejerusalem

Liliane Lurçat vient de nous quitter. Insuffisamment connue du grand public, bien qu’elle ait publié de nombreux ouvrages, elle eut cependant un vrai succès d’estime auprès de ceux qui se sont intéressés à l’école et à sa lente destruction depuis bientôt cinquante ans.

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Son dernier livre, co-signé avec Laurent Lafforgue[, des enseignants et philosophes : « La débâcle de l’école : Une tragédie incomprise »* sonnait le tocsin afin de susciter un sursaut des autorités de l’Éducation nationale, sursaut qui ne s’est pas produit car l’Institution s’est enlisée encore plus avant dans une vision de l’école égalitariste et déstructurante, qui ne pouvait que déboucher sur des résultats catastrophiques et une inégalité toujours plus grande.

Docteur en Psychologie et docteur es Lettres, elle a été directrice de recherche au CNRS. Ses investigations l’ont menée à enquêter dans les écoles maternelles et primaires de Paris et de la région parisienne pendant toute sa carrière.

Enseignante, j’avais pris connaissance des œuvres de Liliane Lurçat dans les années 1990 quand j’ai été confrontée à la destruction programmée de l’école de Jules Ferry, imposée par les « penseurs » de l’éducation qui sévissent, hélas, encore aujourd’hui.

Parmi les lectures critiques que je faisais à cette époque, Liliane Lurçat fut pour moi un guide des plus précieux car elle abordait l’origine et le cheminement idéologique de cette destruction en s’appuyant sur des exemples à la fois historiques et concrets, dans un ouvrage capital : « La destruction de l’enseignement élémentaire et ses penseurs »*. Ses livres sont aux antipodes du discours abscons des idéologues des sciences de l’éducation et riches d’une expérience sur le terrain permettant de comprendre les mécanismes qui allaient déstructurer l’école et abolir la transmission qui avait pourtant fait ses preuves depuis la troisième République.

Sa connaissance de l’enfant, de ses besoins spatiaux-temporels, de son développement psychologique et cognitif l’ont amenée à démontrer, notamment, que les nouvelles méthodes d’apprentissage de la lecture : globale et semi-globale mais aussi du calcul, se sont avérées désastreuses et ont constitué un handicap dans les apprentissages de base, dès l’école primaire. Dans son livre : « La destruction de l’enseignement élémentaire et ses penseurs », Liliane Lurçat nous permet d’appréhender les idéologies à l’œuvre qui ont empêché la plupart des élèves de maîtriser la langue. Car il y a bien eu destruction volontaire d’un système qui, sans être parfait, permettait à tous les enfants, quelque fût leur milieu, d’accéder à des connaissances de base essentielles.

Cette destruction a commencé avec l’apprentissage de la lecture et de l’écriture en abandonnant la méthode syllabique au profit d’une méthode aléatoire : globale et semi-globale et en dissociant la lecture de l’écriture. Ce découplage s’est révélé catastrophique si l’on considère le nombre d’élèves qui suivent aujourd’hui des séances d’orthophonie pour- soi-disant- dyslexie. La pensée gauchiste visait, à travers ces transformations, jamais évaluées, à faire croire que la lecture ne doit pas être « l’exclusivité d’une élite savante et cultivée » et, pour qu’elle soit accessible à tout le monde, qu’il « faut apprendre à lire de manière fonctionnelle, des écrits eux-mêmes fonctionnels. » D’où l’idée que chacun a le temps d’apprendre à lire, à son rythme (et pourquoi pas tout au long de la vie, proclameront les nouveaux pédagogues). Par ailleurs, Liliane Lurçat fait une critique exhaustive d’un certain Foucambert, parmi d’autres idéologues, qui voulait « déscolariser la lecture ».

« Foucambert interprète l’opposition des méthodes en termes révolutionnaires. Dans quel but ? C’est la fin de l’école républicaine, annonce-t-il, « ce qui est certain, c’est que le comportement alphabétique est devenu superflu ». « L’ère de l’alphabétisation est en train de s’achever. » Mais pas celle de l’écrit, poursuit Liliane Lurçat, on va donc remplacer l’alphabétisation par la « lecturisation » car « l’école n’a plus guère de raison d’être en tant qu’instrument d’alphabétisation », elle doit « rompre avec ses pratiques historiques ».

Ce que veulent ces penseurs, c’est la Révolution ! Thème que Vincent Peillon reprendra plus tard.

De façon minutieuse, Liliane Lurçat a démontré comment des idéologues de gauche, sous couvert de recherche scientifique ont abandonné les méthodes traditionnelles qui avaient fait leurs preuves pour favoriser des théories aventureuses, bien qu’expérimentales et procédant de l’idée que l’école traditionnelles reproduisait les inégalités sociales (Bourdieu).

Dans un autre livre tout aussi important : « Vers une école totalitaire ? »* Liliane Lurçat avait révélé, en pionnière qu’elle était, que les penseurs des Sciences de l’éducation par la mise en place du « pédagogisme », faisaient de la pédagogie « en soi » le moteur de la connaissance au détriment des disciplines. Cette confusion conduisit à imposer un projet pédagogique appliqué dans les IUFM où les « compétences » allaient remplacer les connaissances afin de créer un homme nouveau. L’illettrisme s’est répandu et du même coup, la fonction enseignante s’est disqualifiée auprès des enfants et des parents. Sont apparues alors les « zones d’éducation prioritaire[ », généralement dans les banlieues à forte population immigrée et les « penseurs » de l’éducation, loin de remettre en cause leurs théories fumeuses, ont décidé que l’école devait se mettre à la portée de ces élèves en difficulté sociale.  Liliane Lurçat écrit à ce sujet :

« Le modèle que sous-tend l’expérience des ZEP présente une analogie troublante avec l’Affirmative Action aux États Unis. L’Affirmative Action consiste à favoriser les défavorisés en introduisant notamment dans l’appréciation des résultats des étudiants, des considérations de race et de sexe. »

Nous sommes loin de la formation d’hommes libres, nourris de la tradition et ayant acquis les outils de base pour s’approprier des connaissances et développer une pensée autonome. Liliane Lurçat avait déjà analysé qu’à la place des connaissances fondamentale, s’installait une politique de bourrage de crâne afin de faire des élèves de bons petits soldats formatés aux idées des « droits de l’homme »

« Le discours est principalement politique et il répète des thèmes ambiants : lutter contre le racisme, ouvrir les frontières, faire voter les immigrés et les étrangers. L’influence de la télévision est également très forte, elle fournit des modèles et suggère les désirs et les identifications. »

Cette analyse était non seulement juste mais elle s’avérait prémonitoire. En effet, tous ces thèmes étrangers aux connaissances allaient se développer par la suite et faire de l’école une immense caisse de résonnance à la bien-pensance, par exemple en supprimant des pans entiers de l’histoire de France, au profit de l’histoires de régions du monde, en imposant l’apprentissage de l’arabe à l’école, en réduisant les grands classiques de la littérature à la portion congrue, en imposant la théorie du genre dès le plus jeune âge et ses corolaires que sont la prise en compte des LBTG et des sexualités choisies.[ L’école s’est arrogé le droit d’éduquer sans instruire !

Spécialiste de la petite enfance, Liliane Lurçat a été une pionnière dans les études concernant la relation des enfants à une télévision mortifère. Dans son livre : « Des enfances volées par la télévision : Le temps prisonnier »* elle analyse les effets délétères de l’abandon des jeunes enfants devant l’écran télévisuel. Comment enfants et adolescents sont devenus captifs d’un univers violent, décervelant, qui ne permet aucun travail de l’imagination mais conduit le jeune cerveau à absorber, sans toujours les comprendre, des images séductrices qui s’imposent sans lui laisser la possibilité de les soumettre à une distance raisonnable ou à la vraisemblance. La télévision, pour beaucoup de jeunes devient une drogue, une addiction qui les soumet souvent à une vision faussée, voire caricaturale du monde. Ce qui ne peut manquer d’avoir de graves conséquences sur leur vie psychique et leur jugement. On le voit quotidiennement avec la violence qui se développe dans les cours d’école, sans parler des scènes pornographiques qui font des ravages chez les très jeunes et les adolescents. Ajoutons, que l’image est plus attractive parce qu’immédiate ; elle se substitue à la lecture et à l’effort que celle-ci oblige mais qui est d’une richesse incomparable.

Enfin, je ne saurais rendre cet hommage à Liliane Lurçat, écrivain et penseur, sans évoquer, grâce au blog de Pierre Lurçat, son fils[, les persécutions nazies qu’elle eut à subir en tant que Juive, lors de son internement à Drancy en 1944 quand elle était encore adolescente.

Cette discrimination dramatique ne l’a pas empêchée d’aimer la France mais aussi de constater avec tristesse, bien avant les dernières années de sa vie, comment notre pays se délite sous les coups d’une immigration totalement incontrôlée, refusant de s’intégrer et qui est à l’origine d’un antisémitisme violent qu’on croyait révolu et d’un antichristianisme avéré. Elle qui avait émigré en France, y avait fait des études universitaires et avait apporté une contribution intellectuelle de premier ordre à la France, nous a quittés avec sans doute un sentiment d’inquiétude et de tristesse face aux périls qui noircissent notre avenir. Par bonheur, ses enfants, petits – enfants et arrière – petits enfants font et feront fructifier l’héritage qu’elle et son époux, le philosophe et scientifique François Lurçat[, leur ont transmis.

Ses livres sont propres à éclairer ceux qui veulent comprendre comment nous en sommes arrivés là, dans cet état de dé-instruction qui cause des ravages parmi les jeunes qui n’ont pas la possibilité de quitter l’école publique pour des établissements privés hors contrat où l’on dispense un véritable enseignement de la transmission des connaissances. L’école égalitaire promise par les idéologues, s’est muée en une école de la discrimination par l’argent.

© Evelyne Tschirhart

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