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Publié par Manuel Gomez le 28 mai 2019

C’est l’histoire de Robert Palmade, né un soir de Juillet 1955, abandonné le lendemain par sa mère, en Algérie Française, en pleine guerre. (Oui, des mères abandonnaient aussi leurs enfants en Algérie Française) Pupille de la nation française, Robert a été pris en charge, placé en pouponnière, puis dans des familles d’accueil.

Orphelin donc, il est confié par sa mère à l’Assistance publique en Algérie française dès sa naissance, en 1955.

Une simple lettre, une déclaration d’abandon, où elle explique ne pouvoir élever son enfant « en raison de graves conséquences qui pourraient en résulter », comme l’atteste le procès-verbal du 24 juillet 1955 du service des enfants assistés à Aumale, dans le département d’Alger.

On n’en saura pas davantage sur ces raisons.

Elle ne lui a légué que son prénom, Robert.

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Baptisé Palmade, le jeune pupille de l’Etat français est placé en pouponnière, puis confié à trois familles successives. Des placements avec leur lot de drames.

« Je me souviens en particulier de cette femme qui m’a brûlé avec une petite cuiller chauffée à blanc parce que je faisais pipi au lit. Une nuit, elle m’a jeté dehors avant qu’un voisin me ramène au commissariat. »

Malgré ses recherches, il ne retrouve aucune trace de sa mère.

Lors de la signature des accords d’Evian, l’administration coloniale plie bagage.

La plupart des pupilles de l’Etat dans les orphelinats sont rapatriés en métropole.

Pas Robert Palmade : dans la confusion du rapatriement des fonctionnaires, il a été « oublié ».

Laissé sur place par les autorités lors de leur départ, en 1962. Comme ont été laissés sur place également Paulette Lignette, Julien Ruffet, René Tenguy et combien d’autres orphelins, pupilles de la nation française, ainsi oubliés par l’administration française ?

Robert Palmade avait 7 ans. Il a vu arriver dans l’orphelinat une nouvelle équipe éducative algérienne.

Envoyé dans un centre avec d’autres enfants algériens, Robert y est resté trois ans avant d’être à nouveau placé dans une famille kabyle. Trop pauvre pour assurer le suivi d’un enfant scolarisé, le père de famille l’a obligé à quitter l’école et à l’aider à vendre du fumier.

En 1969, un décret du gouvernement algérien ordonnait de changer les noms des enfants à consonance étrangère : Robert Palmade est devenu pendant des années Abdelkader Achli.

(En France aucun décret n’oblige à changer les prénoms à consonance étrangère !)

Abdelkader, Robert, Français, Algérien, pupille, orphelin, c’est l’histoire d’une vie gâchée, d’une vie passée à côté, d’une identité trouble, brouillée, toujours entre deux, jamais à sa place, toujours seul. C’est l’histoire d’un enfant, d’un homme, qui s’est battu pour ne pas perdre son nom, Robert Palmade.

« C’est un mariage forcé entre l’Algérien que je suis devenu et le Français que j’ai toujours été. »

Vingt-deux ans après son arrivée en France, l’homme blessé, qui a dû subir le traumatisme d’une identité modifiée sans jamais savoir s’il était français ou algérien.

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Un jour, la France est partie. Toute la France. L’armée, les colons, les politiques, les administrations, les documents de première importance, les pieds-noirs, les harkis, les familles et leurs enfants, les meubles et les animaux. En 1962, tous les Français sont partis pour la France, sauf moi et d’autres enfants laissés à l’orphelinat, à ses murs, à ses nouveaux occupants. »

Dès son arrivée en France, vingt-deux années plus tard, il a voulu obtenir réparation pour abandon en tant que pupille de l’Etat.

( Source : Le Monde et merci à Paule Madeleine Lartigue).

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Manuel Gomez pour Dreuz.info.

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