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Publié par Magali Marc le 3 juin 2019

Le Procureur général, William Barr semble bien décidé à faire la lumière sur les agissements ds hauts responsables des services de renseignements lors de la campagne présidentielle de 2016. Le 31 mai, il a accordé à CBS une longue interview dans laquelle il explique en quoi consiste son enquête.

Pour les lecteurs de Dreuz, j’ai traduit l’article de Michael Goodwin, paru le 1er juin dans le New York Post, qui résume assez bien l’essentiel des propos de Barr.


William Barr déterminé à démêler la vérité derrière le mensonge russe

Vous avez envie d’une bonne lecture ce weekend ? Ne cherchez pas plus loin que la transcription de l’entrevue de CBS News avec le procureur général William Barr.

Appeler ça une bombe ne lui rend pas justice. L’entrevue est remplie de commentaires explosifs les uns après les autres au sujet de l’avocat spécial Robert Mueller, des médias et de sa propre enquête sur les enquêteurs.
Voici quelques exemples de ce que le Vérificateur général avait à dire :

  • « Alors c’était bidon, toute cette idée que Trump était de mèche avec les Russes est bidon. »
  • « Il est difficile de lire certains messages du FBI et de ne pas avoir l’impression qu’il y avait en jeu un parti pris flagrant, et c’est épouvantable. »
  • « L’utilisation des capacités de renseignement et de contre-espionnage contre une campagne politique américaine est pour moi sans précédent. C’est une limite sérieuse qui a été franchie. »
  • « La réaction des médias est étrange. Normalement, les médias seraient intéressés à faire la lumière et à découvrir la vérité. »
  • « L’une des ironies aujourd’hui, c’est que les gens disent que c’est le président Trump qui s’attaque à nos institutions. Je ne vois vraiment aucune preuve de cela (…) De mon point de vue, l’idée de résister à un président démocratiquement élu et de l’accuser sans arrêt, vous savez, de changer les règles du jeu sous prétexte que nous devons arrêter ce président, c’est là que se produit l’attaque contre nos normes et nos institutions. »

Il y a beaucoup plus que cela. Le seul fait que Barr ait accordé cette interview, en plus des autres choses qu’il a dites, c’est comme Noël, le 4 juillet et Thanksgiving, en une seule journée. Une nouvelle ère a commencé à Washington. Alléluia !

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Personne ne va regretter la période précédente. Souvenez-vous d’un moment révélateur le 3 janvier 2017, quelques semaines à peine avant l’entrée en fonction de M. Trump, lorsque le sénateur Chuck Schumer a mis en garde le président élu contre toute querelle avec la CIA. « Si vous vous attaquez à la communauté du renseignement, ils ont six façons de se venger de vous (…) », avait-il dit.

Peut-être Schumer savait-il alors jusqu’où les chefs du renseignement de Barack Obama étaient allés pour espionner Trump et jusqu’où ils étaient prêts à aller pour faire tomber un président auquel ils s’opposaient. Ces mêmes personnes – James Comey, John Brennan et James Clapper – poursuivent leurs efforts jusqu’à ce jour, même s’ils ne sont plus en fonction.

Bien qu’il y ait encore beaucoup de choses que nous ne savons pas, Barr semble absolument déterminé à tout apprendre – et à en dire autant qu’il le peut au public.

D’où ses moqueries à l’égard des médias pour avoir tenté d’étouffer son enquête et la déclassification de documents clés en prétendant qu’il allait révéler des sources et des secrets.

Le New York Times, le valet de l’État profond, a même déclaré dans un article que Barr pourrait « affaiblir la CIA » et mettre en danger la vie de ses sources.

Le journal a cité l’exemple d’une source de renseignements qu’il a qualifiée d’assez proche de Vladimir Poutine pour être capable de révéler à l’équipe d’Obama que Poutine avait personnellement ordonné une ingérence russe en 2016.

Citant « d’anciens responsables du renseignement », y compris presque certainement Brennan, le New York Times a écrit que le chef de la CIA de l’époque « apportait les rapports de la source russe directement à la Maison-Blanche, les gardant hors du briefing quotidien du président en matière de renseignement », et les « mettait dans une enveloppe pour les yeux seulement de Barack Obama et d’un cercle restreint d’assistants ».

Sauf que, en révélant cela, le Times n’a-t-il pas donné à Poutine un gros indice sur un indic de la CIA qui vit dans son entourage ?

Le journal n’a-t-il pas ainsi admis que la conclusion de l’agence de renseignement sur le rôle de Poutine venait d’une seule source ?

La réponse à ces deux questions est oui ! Voilà qui fait du Times un danger bien plus grand pour les sources et les secrets de la CIA que William Barr. Dans le même article, le Times a également glissé subrepticement un fait assez surprenant : la CIA et la National Security Agency ont participé à l’« enquête » sur la campagne électorale de Trump.

La Gray Lady, le Washington Post, CNN et d’autres ont cessé depuis longtemps d’être de véritables organes d’information.Ils ont été les meneuses de claque du gauchisme totalitaire des années Obama et ont marché en parfaite harmonie avec l’hypothèse selon laquelle Hillary Clinton serait et devrait être la prochaine présidente.

Au début, ils se moquaient de Trump et méprisaient ses supporters, les considérant comme des intrus mal lavés. Une fois que Trump a obtenu la nomination du GOP, ils ont pointé leurs chalumeaux vers lui afin de s’assurer qu’il ne s’assoirait jamais dans le Bureau Ovale.

Après son élection, ils ont fait partie de la résistance ou, pour reprendre l’expression mémorable de Steve Bannon, ils se sont joints au « parti de l’opposition ».

En dépit de leur abandon de toutes les normes journalistiques pour devenir partisans, les médias anti-Trump demeurent puissants dans la vie américaine.

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Les Démocrates et le reste de la gauche, en passant par les universitaires et jusqu’aux comédiens dans les talkshows de fin de soirée, s’inspirent du Times et de ses semblables.

Pendant deux ans, le journal et ses compagnons de voyage ont mené la charge sur la soit disant collusion avec la Russie, et ont souvent présenté Trump comme un traître. À l’instar des Dems tels que Jerry Nadler, Adam Schiff et Maxine Waters, les médias de gauche sont toujours les derniers à défendre une cause perdue.

Raison de plus pour que Barr aille de l’avant. Il sait que le salissage contre lui ne fait que commencer, mais il a dit à Jan Crawford, journaliste de la CBS, qu’il conserve le sens du devoir parce que, à 69 ans, « ça ne fait vraiment aucune différence ».

Je me rends compte que nous vivons dans une période hyper-partisane et je savais que ce ne serait qu’une question de temps si je me comportais de manière responsable et que je les nommais tels que je les vois, je serais attaqué parce que de nos jours les gens ne se soucient pas des mérites et de la substance . Ils se soucient seulement de savoir qui en bénéficie, qui en profite, que ce soit mon camp ou l’autre, tout est mesuré en termes politiques.

Son engagement en faveur de la protection de l’État de droit s’accompagne d’une vision fataliste de l’avenir.

Tout le monde doit mourir un jour et je ne suis pas, vous savez, je ne crois pas à l’idée homérique que l’immortalité vient en obtenant que des odes vous louangeant soient chantées au cours des siècles.

Peut-être qu’il n’obtiendra pas que des odes homériques soient chantées en son honneur mais si Barr va au fond du complot des initiés contre Trump, l’Amérique lui sera à jamais redevable.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Traduction de Magali Marc (@magalimarc15) pour Dreuz.info.

Sources:

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