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Publié par Jean-Patrick Grumberg le 6 juin 2019
Barack Obama, vice-président Joe Biden et son fils Hunter Biden le 30 janvier 2010

« Joe Biden domine Trump de plus de 10 points dans plusieurs Etats-clé pour remporter la présidentielle », titre The Hill. Ca vous rappelle, je suppose, les sondages des mêmes organismes, avec les mêmes méthodes, au même moment, dans les mêmes Etats, annonçaient qu’Hillary Clinton dominait Trump…

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Il y a de quoi sourire. Mais j’ai des sujets plus importants à aborder avec vous dans cet article. Plus importants parce que je suis prêt à manger mon chapeau si vos journaux les évoquent.

Il s’agit des affaires de corruption qui impliquent Joe Biden, que le public américain découvrira au bon moment lors des débats face à Donald Trump, puisqu’aucune télévision américaine n’en parle, et qu’aucun journaliste ne veut enquêter – ils veulent faire élire le salace vieillard.

Le dossier chinois

Lorsque Joe Biden, alors vice-président des Etats-Unis, se rend à Pékin en décembre 2013, son fils Hunter, qui n’a aucune fonction dans aucune administration américaine, fait partie de la délégation. Il accompagne le vice-président à bord d’Air Force 2.

Au cours de cette visite, Biden a été très critiqué pour sa déconcertante indulgence concernant la colonisation progressive de la mer de Chine méridionale par le régime communiste, et les pratiques commerciales déloyales chinoises.

Dix jours plus tard, Rosemont Capital, une société d’investissement récemment créée par Hunter Biden, le fils du vice-président, en partenariat avec – tenez-vous bien – Chris Heinz, le fils de la famille propriétaire de l’empire du Ketchup Heinz et gendre du futur secrétaire d’Etat John Kerry, obtenait 1,5 milliard de dollars du gouvernement chinois.

L’écrivain d’investigation Peter Schweizer explique :

Hunter Biden n’a aucune expérience en Chine. Il n’a aucune expérience en capital-investissement. Et la Chine lui confie 1,5 milliards de dollars à gérer.

L’accord qu’il a obtenu, personne d’autre, parmi les grandes firmes de capital-investissement ne l’a eu : ni Goldman Sachs, ni la Bank of America, ni Blackstone. Personne n’a obtenu ce marché.»

Petit fonds deviendra grand

Le petit fonds [Rosemont] s’est rapidement développé, expliquait Schweizer en 2018 dans le New York Post, partant d’une petite entreprise avec peu ou pas d’antécédents.

Les partenaires rattachèrent plusieurs succursales à Rosemont Capital, dont Rosemont Seneca Partners, Rosemont Seneca Technology Partners et Rosemont Realty.

Parmi les diverses transactions, l’une des préoccupations les plus importantes et les plus troublantes était Rosemont Seneca Partners.

Plutôt que de s’installer à New York, la capitale financière du monde, Rosemont Seneca loua des locaux à Washington, DC, le centre politique du pays.

Et moins d’un an après l’ouverture des portes de Rosemont Seneca, Hunter Biden et Devon Archer étaient en Chine, avec un accès au plus haut niveau de l’Etat. Le compte rendu d’une réunion à laquelle participait le Thornton Group est mentionné sur son site Web en langue chinoise. Il explique que « Les dirigeants chinois ont souhaité la bienvenue au Groupe Thornton, avec son partenaire américain Rosemont Seneca, Hunter Biden (deuxième fils de l’actuel vice-président Joe Biden) ».

Il y eut une seconde rencontre avec plusieurs des mêmes titans financiers chinois à Taiwan en mai 2011.

Pour une petite entreprise comme Rosemont Seneca, qui n’a pas d’antécédents, c’était un niveau impressionnant d’accès aux principaux acteurs financiers chinois, seulement deux semaines après que Joe Biden eut ouvert le dialogue stratégique américano-chinois avec des responsables chinois à Washington.

Ce qui n’a pas été rapporté à l’époque, précise Schweizer, c’est l’accord que Hunter obtint :

Rosemont Seneca Partners négocia un accord exclusif avec des responsables chinois, qu’ils signèrent environ 10 jours après la visite de Hunter en Chine avec son père.

Ainsi, l’institution financière la plus puissante de Chine, la Banque de Chine qui appartient au gouvernement, mettait sur pied un partenariat avec Rosemont Seneca.

En bref, le gouvernement chinois finançait littéralement une entreprise qu’il possédait maintenant en copropriété avec les fils de deux des décideurs les plus puissants d’Amérique.

Et selon un email révélé dans le cadre d’une enquête de la Securities and Exchange Commission, Rosemont se présentait comme « une société de capital-investissement de 2,4 milliards de dollars appartenant conjointement à Hunter Biden et Chris Heinz » et Devon Archer comme  » associé directeur ».

Au cours des sept années suivantes, alors que Joe Biden et John Kerry négociaient des ententes délicates et à enjeux élevés avec des gouvernements étrangers, les entités de Rosemont conclurent une série d’ententes exclusives, souvent avec ces mêmes gouvernements étrangers.

Fact check

Voulant faire mon travail avec conscience, je suis allé vérifier si les graves accusations de corruption portées contre Biden avaient du corps.

J’ai consulté les principaux sites de fact checking – de vérifications des faits – qui vous vous en doutez, penchent sensiblement vers la partie gauche du spectre politique.

J’ai consulté :

Savez-vous ce que j’ai trouvé ? Rien. Zéro.

Aucun de ces sites, qui sont, comprenez-le, plus rapides que leur ombre à corriger les accusations portées contre des Démocrates, n’a publié le moindre démenti, la moindre étude, la plus petite enquête sur Rosemont et Hunter Biden.

Pourtant, le très sérieux site basé à Washington The Hill, un média de gauche, évoque clairement l’affaire dans un article publié en 2018 – ce qui n’empêchera personne, chez les Démocrates, de soutenir que tout ceci est une théorie conspirationniste.

En fouillant bien, on trouve une référence à une autre affaire de corruption dans laquelle est impliqué Joe Biden, cette fois avec l’Ukraine. Mais rien sur la Chine.

Sauf erreur de ma part, ni Joe Biden, ni son fils, ni la société Rosemont n’ont publié de démenti, ou menacé Peter Schweizer de poursuites en diffamation.

Faillite du journalisme

Avant de vous laisser tirer vos propres conclusions, j’ajouterai que nous sommes ici devant un cas typique où les journalistes devraient être la force de contre-pouvoir qu’ils ont toujours prétendu être, les chiens de garde qui protègent la démocratie contre les abus de pouvoir des riches et des puissants. Et ils faillissent misérablement à leur tâche pour protéger « leur » élu, et seraient totalement incapables, s’ils étaient confrontés à la question, d’expliquer pourquoi, autrement que par haussement d’épaules en accusant une conspiration d’extrême droite. Mais ce n’est pas en décidant par avance de l’issue d’une affaire que l’on enquête.

Conclusion de Peter Schweizer

Ma frustration, dit Schweizer, n’est pas que les reportages sur Trump aient été trop durs, mais que les reportages sur l’administration Obama aient été beaucoup trop mous ou, dans certains cas, inexistants.

Ma conclusion

Les Démocrates qui liront cet article ne seront pas affectés pour autant. Ils préféreront sans hésiter un candidat corrompu comme Joe Biden, que Donald Trump. Les Indépendants, en revanche, c’est bien moins sûr. Quant aux hésitants des Etats qui penchent une fois Républicain une fois Démocrate, ils vont prêter attention.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

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Sources qui ont servi à la rédaction de cet article :

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