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Publié par Thierry Ferjeux Michaud-Nérard le 7 juin 2019
Sarah Halimi

Une passion antisémite ancrée dans l’air du temps se nourrit de l’antisémitisme musulman.

Le crime « passionnel » évoque la force du destin, obscure et implacable. Le drame met en jeu la passion antisémite violente et la mort. Les avocats, la presse et l’opinion publique refusent de voir dans le passage à l’acte criminel l’effet d’un « délire » temporaire. Kobili Traoré toxicomane habituel, drogué au haschich, aurait-il été dépassé par la violence d’une « passion » antisémite sous l’effet de la drogue ?

Pour la plupart des gens, il est difficile de comprendre le drame du Meurtre de Sarah Halimi.

C’est un drame qui met en jeu les émotions, la religion, la passion antisémite et la mort.

« Allahou Akbar » un cri de guerre ! Comment comprendre qu’un homme puisse tuer « la femme juive » au nom d’Allah, pour venger le prophète des juifs mécréants, en criant : « Allahou Akbar : Allah est le plus grand », le cri de guerre des djihadistes ? Ces gens-là, les juifs mécréants, n’ont rien compris à l’islam : la foi doit se nourrir du fanatisme. Mais l’Islam est la parole de Dieu transmise par Mahomet ! « l’Islam ne prône pas la violence, mais la tolérance. » L’Islam porte un message de paix et de fraternité !

« Alors, faudrait-il s’emporter à chaque fois qu’on s’en prend au prophète de l’Islam ? » (Imam)

Si le crime « passionnel » évoque obscurément une sorte de destin implacable, le crime provoqué par cette « passion antisémite » n’a rien à voir avec l’amour, la paix et la fraternité. C’est simplement une « passion » fanatique antisémite où « la femme juive » est traitée de diable, comme un objet à éliminer.

Le meurtre est le résultat de l’échec d’un délinquant récidiviste et d’un drogué. Le plus souvent, le délinquant qui a connu l’échec n’a qu’une hâte : « oublier » sa mésaventure. Il existe un type d’homme chez qui le complexe d’infériorité est flagrant. Pour lui, l’échec est vécu sur le plan affectif. Il ne peut pas être assimilé ni dépassé. Pour ce type d’homme, gagner les faveurs d’Allah et réussir dans un attentat contre les juifs mécréants devient une sorte de « substitut affectif » contre l’échec qui remet profondément en cause l’équilibre émotionnel de sa personnalité. Le toxicomane habituel est souvent en proie à un processus de désagrégation physique, morale et spirituelle. Tout l’univers mental du toxicomane, futur meurtrier, abandonné habituellement dans la drogue, bascule alors dans le passage à l’acte criminel.

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L’homme ne peut s’empêcher de projeter sur les juifs mécréants toute l’étendue de sa rancœur. Il tente de fuir la réalité et il essaye de se réfugier dans un projet islamiste. C’est à ce moment que les humiliations accumulées deviennent très dangereuses en préparant la « situation pré-criminelle ».

À partir de ce moment, l’exaspération des puissances destructrices est déclenchée.

Le crime passionnel est généralement éclairé par la reprise d’importance de la religion. Dans la drogue et la délinquance, il a dû sacrifier quelque chose d’important pour sa religion. Ainsi, la religion retrouve une « réelle valeur » affective à ses yeux pour tenter de lutter contre la spirale de l’échec. Un processus de désespoir criminel peut résulter des conflits liés à la drogue et à la religion. De là, le futur criminel se méprise et vit une honte croissante. Il se comporte comme s’il ne tenait déjà plus à la vie.

Auparavant, la religion était délaissée. Lorsque arrive le moment des humiliations accumulées, la question la religion revient au premier plan. Dès lors, la religion est brusquement revalorisée.

Les avocats, la presse et l’opinion aimeraient voir dans le criminel une « victime ». Selon eux, le meurtrier serait bien une « victime » du désespoir. On retrouve souvent dans les prétoires cette manière de déformer la réalité, notamment à propos des délinquants décrits comme des « victimes » de la société.

À les croire, le meurtrier serait bien la « victime » de ses « impulsions », complètement dépassé par la violence incontrôlée de sa « passion ». Cette attitude qui vise à faire passer un meurtrier pour une « victime » s’oppose à une prise en compte de sa responsabilité. Malgré cela, il existe bien un « processus criminogène passionnel » d’ordre affectif qu’il s’agit de considérer avec sérieux. Contre la pseudo-théorie des « impulsions », soi-disant imprévisibles et incontrôlées, le meurtrier affirme pourtant sereinement aux Assises que, certainement, il « ne recommencera plus ». Et une telle contradiction ne choque personne !

Plus encore, le meurtrier considère que la « victime » c’est lui. De son point de vue, il a vraiment été la victime de la drogue et dans cette affaire, son rôle a été seulement celui de l’exécutant d’Allah.

Bien plus, selon lui, « la femme juive » a tout fait pour blesser sa religion et provoquer ainsi sa rage et son exaspération. En conséquence, il ne pouvait lui pardonner. C’était une question de justice. C’est ce sentiment de « justicier » qui va l’encourager à frapper mortellement « la femme juive » parce qu’il voulait la punir. C’est ce qui a justifié, du point de vue de sa morale religieuse, le passage à l’acte.

Quand le besoin de justice entre en jeu, la situation devient très dangereuse. À ce stade, il est impossible au futur criminel de trouver la paix. L’appel aux grands principes religieux explique la « mission du justicier ». C’est pourquoi, le processus de justification du meurtrier montre bien que l’acte appartient au domaine religieux, du respect de sa morale, et de la sauvegarde des valeurs de l’islam.

Pour le passage à l’acte, il faut que « la femme juive » soit totalement disqualifiée aux yeux du futur meurtrier. Il ne peut plus vivre sans corriger cela. Il est devenu indifférent à la vie. À ce moment-là, l’avenir ne l’intéresse plus. Un seul objectif : il lui faut faire justice et punir « la femme juive ». Il va donc la punir et « venger » le prophète de l’Islam. Mais il est certain que la drogue a facilité ce projet criminel.

La personnalité du meurtrier est, en apparence, celle d’un brave garçon. Mais en réalité, c’est un lâche incapable de faire face à sa situation. Le meurtrier est ordinairement un être faible, suggestible et médiocre. C’est un sujet assez immature, assez peu communicatif et vivant en général plutôt replié sur soi. Il s’est montré habituellement peu doué pour les relations et peu capable d’attirer la sympathie.

C’est souvent un sujet carencé, très intolérant à la frustration, qui voulait être choyé et qui a cherché à fuir dans les drogues. C’est ce sentiment de frustration et d’injustice qui détermine ses idées religieuses de substitution et le processus justicier qui va ensuite conduire au drame. C’est pourquoi le criminel n’explique pas son geste. Il peut seulement tenter de justifier son action en voulant punir « la femme juive » d’abord rouée de coups et qu’il a traitée violemment de « sheitan » (le « diable » en arabe).

Le déroulement du processus criminogène résulte de mécanismes psychologiques dominants d’ordre affectif. Ils se déroulent en dehors du contrôle direct de l’intelligence. L’homme commence à se laisser aller et à s’abandonner moralement. De là, toute sa personnalité se met à la dérive. Il est devenu indifférent à l’avenir. Cette indifférence se traduit dans le langage et les attitudes du pré-criminel.

Quoi qu’il en soit, les études constantes de la criminologie montrent bien que le futur meurtrier conserve son sens moral au cours de toute l’évolution du processus criminogène et que sa conscience morale n’est en aucun cas abolie avant, pendant et après le déroulement de l’action.

La revalorisation de la religion, de soi et du courage islamiste. C’est pourquoi il tente de vivre jusqu’au meurtre le personnage antisémite qu’il a essayé de montrer jusqu’alors dans ses menaces et dans son comportement. Il doit montrer l’image de l’homme énergique capable d’accomplir son crime.

Le processus est en marche et la crise finale devient inévitable par respect à des engagements solennels. En conséquence, il va se faire le défenseur de la fidélité aux valeurs de l’Islam et trouver le courage nécessaire qui lui manque pour agir. Il va donc pouvoir agir sous l’effet des drogues !

 En juin 2017, le déroulement des faits était précisé par Rozenn Morgat : « Meurtre sauvage à Paris : démence ou antisémitisme ? » À Paris, la communauté juive milite pour que le caractère antisémite du meurtre de Sarah Halimi soit reconnu. Sarah Halimi, juive orthodoxe de 66 ans, a été défenestrée. Deux mois après les faits, le meurtrier, qui a récité des sourates du Coran avant de s’en prendre à la victime, est toujours placé en établissement psychiatrique. « Ce serait tuer Mme Halimi deux fois que de ne pas reconnaître ce chef d’accusation aggravant », explique le président du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), Francis Kalifat, pour qui « le mode opératoire » du meurtrier ne laisse planer aucun doute. Dans la nuit du 3 au 4 avril, vers 4 heures du matin, K.T., un Français de 27 ans d’origine malienne habitant aussi le 30 rue de Vaucouleurs, sort de chez lui et se rend chez des amis qui résident au 26, au troisième étage. Côté cour, les deux immeubles se jouxtent.

« Dans cette configuration, l’appartement de la famille D. est mitoyen avec celui de Sarah Halimi, et leur balcon est contigu au sien. Les D., qui connaissent K.T., le laissent entrer. Celui-ci adopte une attitude inquiétante. Ils décrivent le jeune homme comme étant « nerveux » et « agressif ». Pris de panique, ils se barricadent dans une pièce avec leurs enfants et appellent la police à 4 h 22.

« L’homme entame une « prière » ponctuée de « Allah akbar » dans le salon, assez fort pour que le père de la famille D. distingue des sourates du Coran : « Martyrs ». Une équipe de trois policiers de la BAC de quartier arrive sur place à 4 h 25. Postés devant la porte des D., ils « décident de ne pas intervenir », prétextant des renforts en route. Sa « prière » achevée, K.T. se dirige vers le balcon, l’enjambe et va chez Sarah Halimi. Pour Me Buchinger, la stratégie du meurtrier présumé, qui s’est introduit chez des amis pour accéder au balcon de la victime, ne trompe pas.

« Tout comme son accoutrement et le soin qu’il a pris de se changer avant d’agir !

« C’est ce que font les « martyrs » radicalisés quand ils s’apprêtent à rejoindre le paradis ».

« S’ensuivent des actes de torture et de barbarie d’une « cruauté insoutenable ». Surprise dans son sommeil, la victime est d’abord rouée de coups, tout en étant traitée de « sheitan » (le « diable » en arabe). Une voisine, réveillée par les cris, appelle Police Secours vers 4 h 45. Elle décrit une femme en train de se faire frapper sur le balcon en face du sien. Une seconde équipe de la BAC se rend alors au 30 rue Vaucouleurs et se positionne dans la cour de l’immeuble. Sous le regard des policiers, Sarah Halimi est défenestrée quelques minutes plus tard. Par la suite, le meurtrier présumé retourne dans le salon de la famille D. pour « reprendre sa prière ». Ce n’est qu’à ce moment que la première équipe de policiers postée devant chez les D., rejointe par quinze collègues de la BAC de Paris, intervient, à 5 h 35. Ils embarquent K.T. puis le placent en garde à vue, sans résistance de sa part.

« Une analyse toxicologique est effectuée révélant la présence de cannabis dans son sang.

« Vers 9 heures du matin, le jeune homme s’est rebellé jusqu’à se battre avec huit policiers, qui ont peiné à le maîtriser. Après cet incident, le médecin a jugé son état psychiatrique incompatible avec la garde à vue. Il a été emmené à l’hôpital Saint-Maurice, puis déplacé vers un autre établissement.

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« Sans jamais avoir été entendu par la police.

« Outre le fait que K.T. n’a toujours pas été placé en détention provisoire, Me Buchinger retient l’acharnement envers la victime, qui révèle un meurtre au caractère antisémite « indéniable ». D’après lui, un antisémitisme latent perçait au 30 rue de Vaucouleurs depuis que la famille du meurtrier présumé est arrivée, il y a dix ans. « Cette femme n’était pas en sécurité », assure l’avocat qui a recueilli le témoignage des proches : « À plusieurs reprises, sa fille a été bousculée et insultée dans la cage d’escalier par la sœur de K.T. » Celle-ci n’a jamais porté plainte, ce qui n’étonne pas l’avocat, puisque « la plupart des victimes [d’antisémitisme] préfèrent se taire ».

« Quand on fouille le passé du suspect, son casier judiciaire révèle plusieurs séjours en prison pour des actes de délinquance et de « violence aggravée ». Parmi eux, la « séquestration » d’une voisine cambodgienne quelques années plus tôt, à laquelle il comptait soutirer de l’argent.

« K.T. n’avait jamais été interné en hôpital psychiatrique auparavant. Pourtant, deux jours avant le drame, il présentait des marques d’agitation, déambulant dans l’appartement en répétant le mot « sheitan« . Ses proches ont raconté que la veille du meurtre, « il s’était rendu à la mosquée pour prier tout l’après-midi« … Le tueur présumé était-il dément ou conscient au moment de passer à l’acte ? Pour les avocats, plusieurs éléments du dossier réfutent l’argument de la démence. Le plan pour atteindre le balcon de Sarah Halimi et les paroles du suspect au moment où il a agi : « Lorsqu’il fait basculer sa victime par-dessus le balcon, il crie aux policiers qui sont dans la cour : « Attention, cette femme va se suicider ! » Cela prouve qu’il était conscient de ce qu’il faisait », explique Me Buchinger. » (Rozenn Morgat)

Le discernement confirme bien le caractère passionnel antisémite du meurtre de Sarah Halimi.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Thierry-Ferjeux Michaud-Nérard pour Dreuz.info.

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